Thuillies
Thuillies (en wallon Tuyî) est une section de la ville belge de Thuin, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
| Thuillies | |||||
L'église de Thuillies. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Thuin | ||||
| Commune | Thuin | ||||
| Code postal | 6536 | ||||
| Code INS | 56078D | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thulisien(ne)[1] | ||||
| Population | 1 998 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 140 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 17′ 41″ nord, 4° 19′ 44″ est | ||||
| Superficie | 1 423 ha = 14,23 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Thuillies au sein de Thuin | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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| Liens | |||||
| Site officiel | http://www.thuillies.com | ||||
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C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
modifierÀ l'origine, Turoleis était une possession de l'abbaye de Lobbes. Par la suite, le nom devient Tuyphus puis Thulli au XIIe siècle.
Géographie
modifierSituation
modifierThuillies est un village de Thudinie. Administrativement il fait partie de la ville et commune de Thuin, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
Localités limitrophes
modifierGéographie physique
modifierHameaux et lieux-dits
modifierBois
modifierLe Bois Dè Pè, situé au nord ouest du village[2].
Hydrographie
modifierVoies de communication
modifierLe village se trouve au bord de la RN 53 reliant Charleroi à Beaumont.
L'embranchement des anciennes lignes 109 et 111 des chemins de fer belges se trouvait à Thuillies. Le tracé des lignes, sur leur section de Thuillies a été transformé en chemin Ravel.
Évolution démographique
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- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
modifierDe la Préhistoire, l'on a retrouvé une quinzaine de haches polies, brisées pour la plupart. Des silex taillés ont été recueillis en plusieurs endroits, principalement sur la chaussée romaine et vers Donstiennes. Le lieu-dit Laleux a fourni de nombreux artéfacts néolithiques[3]. Une nécropole appelée champ d'urnes a également été découverte au sud de la commune près du hameau d'Ossogne au lieu-dit Couture de Pry. Cette nécropole date de la période allant du Xe siècle au VIe siècle av. J.-C. Les objets retrouvés consistent en des fragments de grandes urnes mêlés à des os calcinés ainsi que des fragments de cinq vases en terre cuite[3]. À l'époque mérovingienne, la région de Thuillies renfermait une grande densité de cimetières indiquant la présence à cette époque de plusieurs grands domaines agricoles contigus et notamment, une villa mérovingienne à Ossogne ayant probablement succédé à une petite villa romaine[3].
Au Moyen Âge, le territoire de Turoleis relevait de l’abbaye de Lobbes, et le hameau d’Ossogne semble avoir constitué le premier noyau d’habitat[4]. La localité disposa de ses propres mayeurs et échevins jusqu’au XIIIe siècle, moment où elle fut acquise par l’abbaye d’Aulne, qui en fit une avouerie confiée au seigneur de Donstiennes[4]. L’établissement religieux y fit ériger une chapelle dédiée à sainte Catherine, rattachée à la paroisse de Donstiennes jusqu’au début du XIXe siècle[4]. Le quartier de La Houzée, avec son église située à l’emplacement du calvaire, releva pour sa part de la paroisse de Gozée jusqu’au XVIe siècle avant d’être intégré à celle de Thuillies, dépendante de l’abbaye de Lobbes et développée près de la ferme de la Cour[4]. Une première église y fut construite dès le Xe siècle et consacrée par le prince‑évêque Notger lors de son passage à Thuin pour la consécration de la collégiale. Cet édifice ancien fut remplacé en 1787 par l’église actuelle, bâtie par l’abbaye de Lobbes[4].
À partir du XIXe siècle, Thuillies connut une croissance économique et démographique notable, notamment dans le quartier de Baulet[4]. Cette évolution fut favorisée par l’ouverture de la route Charleroi‑Beaumont (la nationale 53), l’essor de la culture de la betterave, l’installation de deux sucreries, le développement des plantations et manufactures de tabac, ainsi que l’arrivée du chemin de fer et du tram, qui renforcèrent l’intégration du village dans les réseaux économiques régionaux[4]. Dans les années 1960, les lieux-dits du Champ-Fleuri et les Hamoises furent lotis[4]. En 1977, Thuillies fusionne avec Thuin, une autre alternative de la population désirait de fusionné avec Cour-sur-Heure, Marbaix, Gozée et d'autres avec Donstiennes, Strée et Beaumont[5].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
modifier- Pierre Trogh, de 19?? à 1977, il sera le premier bourgmestre de la ville de Thuin après les fusions.
Patrimoine et culture
modifierPatrimoine architectural
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- L'église Notre-Dame de la Nativité, construite en 1787, présente un style classique[6].
- La ferme de la Cour, autrefois appelée la « Maison du Seigneur », remonte au XVIIe siècle et au dernier tiers du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une ancienne dépendance de l'abbaye de Lobbes[7]. Elle se situe rue de la Garenne.
- La chapelle du Calvaire, construite aux alentours de 1851 et 1852[8].
- La chapelle d'Ossogne, construite aux XVIe et XVIIe siècles dans un style gothique, a été réédifiée vers 1600, puis remaniée en 1739 à l'exception du chœur, et restaurée en 1879, 1932 et 1977[8].
- La ferme du Jardinet, reconstruite en 1650 puis incendiée en 1653, était une ancienne dépendance de l'abbaye du Jardinet à Walcourt. Elle a été remaniée au XIXe siècle[9].
- Le château d'Ossogne. Construit en 1587, il présente des tours cylindriques datant du XVIe siècle et du début du XXe siècle, ainsi qu'une annexe ajoutée au XVIIIe siècle[10].
- La ferme d'Ossogne, datant principalement des XVIIIe et XIXe siècles[10].
Culture
modifierEnseignement
modifierEcole communale de Thuillies, Trî de l'Eglise.
Économie
modifierIndustries et agriculture
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Au XXe siècle : implantation d'une entreprise de constructions métalliques (fabrication de treuils) ayant pour principale clientèle : la batellerie, les sucreries et les charbonnages. Une importante imprimerie installe là ses machines et occupe plus de cinquante personnes. Une carrosserie réputée s'installa en bordure de la route de Beaumont[4].
Sport et vie associative
modifierSport
modifierThuillies possède un club de volley-ball « Tchalou volley » qui joue depuis le championnat 2018-2019 à l'échelon le plus élevé au niveau belge (ligue A nationale). L'équipe joue dans un écrin moderne, la Shape&Go Arena, au centre du village.
Vie associative
modifierNotes et références
modifier- ↑ Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
- 1 2 « WalOnMap | Géoportail de la Wallonie », sur geoportail.wallonie.be (consulté le )
- 1 2 3 Trésors d'art et d'histoire de Thudinie, Liège, Massoz,
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Mulatin 2006, p. 103.
- ↑ Mulatin 2006, p. 106.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 745.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 748.
- 1 2 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 753.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 754.
- 1 2 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 756.
- ↑ « Carnaval de Thuillies », sur Ville de Thuin (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
- Joël Mulatin, Il était une fois l'entité de Thuin, Jumet, iph éditions, , 134 p. (ISBN 2-930336-79-X)