Val-de-loire (IGP)

indication géographique d'un vin français

Un val-de-loire[note 2], anciennement appelé vin de pays du jardin de la France de 1981 à 2007, puis renommé vin de pays du Val de Loire jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée régionale (le nouveau nom des vins de pays) produit sur l'ensemble du vignoble de la vallée de la Loire.

Val-de-loire
Image illustrative de l’article Val-de-loire (IGP)
IGP val-de-loire rosé et blanc.

Type d'appellation(s) IGP régionale
Reconnue depuis 1981 (VDP) et 2009 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée de la Loire
Localisation Allier, Cher, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loire-Atlantique, Loiret, Maine-et-Loire, Nièvre, Puy-de-Dôme, Sarthe, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne
Climat océanique à l'ouest ; dégradé sous influence continentale à l'est
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
de 1 873 (Nantes) à 1 888 heures (Bourges)
Sol sableux, craie tuffeau, argilo-calcaires, schistes gréseux, granites ou graves
Superficie plantée 4 450 hectares (en 2023)[1]
Nombre de domaines viticoles 1 400 vignerons, six coopératives et 80 négociants[2]
Cépages dominants sauvignon B[note 1], chardonnay B, cabernet franc N, pinot noir N et gamay N
Vins produits 68 % blancs, 16 % rosés et 15 % rouges
Production 323 703 hectolitres (en 2023)[1]
Rendement moyen à l'hectare 72 hl par ha (en 2023)[1]
Site web igpvaldeloire.fr

Histoire

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Origine du vignoble

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Ce sont les Romains qui ont apporté la vigne dans la région du Pays nantais, il y a deux mille ans[3]. C'est au IVe siècle que la vigne se propage sous l'impulsion de saint Martin et ses disciples[4]. Au Xe siècle, grâce au développement des voies de communication, les vignobles de la Loire se développent. En Pays nantais, les ducs de Bretagne ont contribué à développer le vignoble, notamment à travers l'apport de certains cépages comme le berligou ou pinot noir par le duc François II[3]. Lorsque Henri II, comte d'Anjou, accéda au trône d'Angleterre en 1154, le vignoble angevin connut un véritable essor[3],[5].

Scute transportant du vin sur la Loire.

Du Moyen Âge au XVe siècle, les vignobles autour d'Angers, de Saumur et d'Orléans sont en pleine expansion grâce à l'action de la bourgeoisie[3]. Jouissant d’une antériorité ancienne, la notoriété des vins de la vallée de la Loire s’appuie également sur les échanges commerciaux facilités par la navigation fluviale. La Loire est un formidable moyen de circulation qui favorise l’existence des vignobles qui la borde et le commerce des vins[5]. À Orléans, l'élaboration du vinaigre remonte au Moyen Âge. La Loire étant navigable, les vins voyageaient par bateaux. Lorsqu'ils avaient "piqué", ils étaient déchargés à Orléans où les vinaigriers les transformaient en vinaigre. Celui-ci jouissait d'une excellente réputation et Orléans devint la capitale du vinaigre de vin. Ce vinaigre est transformé en vinaigre en 3 semaines dans des tonneaux appelés "vaisseaux" et élevé durant 6 mois dans d'autres fûts en chêne[6]. Les vins de Loire connurent un nouveau développement quand François Ier autorisa en 1532 les États de Bretagne à maintenir, sur leur frontière d'Ingrandes vers Nantes, un droit de commerce avec l'étranger[3].

En 1577, un arrêt du parlement de Paris obligea les marchands de vins à s'approvisionner à quelque quatre-vingts kilomètres de la capitale, provoquant le développement d'une viticulture de masse vers Orléans, Blois, la vallée du Cher ainsi que la Sologne[3]. Développée par Colbert, ministre de Louis XIV qui y fit planter le bois des futurs vaisseaux de la Royale, la forêt de Tronçais, qui s’étend au cœur de l'Allier, est célèbre pour la qualité de ses chênes, appréciée dans le monde entier pour la fabrication de tonneaux. Pour les tonneliers, ce bois serré et régulier permet de fabriquer des barriques d’une exceptionnelle qualité. Il provient du chêne pédonculé (ou chêne rouvre) qui donne un boisé moins aromatique, plus tannique, bien adapté à l'élevage des vins rouges charpentés et aux vins de garde[7]. Le terrible hiver de 1709 ravagea des plants de vignes de la région nantaise, par la suite le cépage nommé melon fut introduit dans cette région viticole car plus résistant au froid[8]. À partir de 1789, la Révolution française eut des effets néfastes sur les vignobles angevin et nantais, à travers les guerres de Vendée[3], les troupes du général Turreau pratiquant la politique de la terre brûlée[9].

Musée de l'Artisanat Rural à Tigy, Loiret
Traitement du phylloxéra au sulfure de carbone en 1904.

Au XIXe siècle, l'arrivée du chemin de fer mit les viticulteurs de la Loire face à la concurrence des vins du Midi, certains considérèrent qu'il leur fallait délaisser les gros volumes pour se tourner vers une production de qualité[3]. Mais l'apparition du phylloxéra toucha durement le vignoble à la fin du XIXe siècle. En 1865, quelques pieds de vignes se dessèchent mystérieusement dans le Midi de la France. En 1873, on constate la contamination de l’ensemble du Midi provençal, le Bordelais et la Charente sont touchés. Rapidement les viticulteurs constatent que nul traitement est efficace et qu'il y a danger pour les 2,5 millions d’hectares de vignes qui existent en France. De plus, il fait suite à l'oïdium en 1830, une maladie cryptogamique qui a causé des dégâts considérables. En 1880, c'est le tour des vignobles de la vallée de la Loire. Pour lutter contre cet insecte, on imagine tout : submersion hivernale des vignes pour noyer le puceron ; plantation dans les sables qui lui font obstacle (que 3 % du vignoble). Pour les grands vignobles, on tente des traitements à base de sulfure de carbone qui se révèlent non efficaces et ruineux. Puis à partir de 1877, le vignoble est reconstitué avec des plants américains résistants au puceron. Le Val de Loire va les utiliser bien que les premières récoltes soient décevantes, le vin a un goût particulièrement désagréable qu’on qualifiera de foxé. La solution viendra du greffage des variétés européennes sur des pieds américains résistants. La reconstitution du vignoble se fit jusqu'en 1900 grâce à des encouragements fiscaux et à la formation de coopératives. Mais tout a changé puisqu'on constate une diminution des surfaces (réduite à 1,6 million d’ha), avec des vignobles qui vont disparaître comme celles du nord-ouest ou du centre. De la pénurie pendant près de trente ans, on passa vite à la surproduction et à la mévente des vins[10].

Création du nom

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Le savoir-faire des vignerons a profité à partir des années 1950 du développement de centres de recherches scientifiques et techniques spécialisés (INRA et ITV), et d’enseignements viticoles supérieurs au service la viticulture et l'élaboration du vin sur l'axe ligérien[5]. Mais la partie de la production viticole de la vallée de la Loire qui n'a pas droit à une des appellations (car hors de l'aire parcellaire, cépages non autorisés, rendements trop élevés, ou produits ne correspondant pas), vendue comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG) connait une mévente lors de la seconde partie du XXe siècle. Pour valoriser un peu ce type de production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics ont créé le label « vin de pays » (VDP), d'abord en 1968 à l'échelle départementale ou plus locale[11] (VDP départemental, ou de zone), puis à l'échelle d'un territoire plus vaste (VDP régional), d'où en 1978 la création du « vin de pays du jardin de la France », couvrant le Cher, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret et le Maine-et-Loire (à l'exclusion de la petite partie occidentale de ce département se situant dans l'aire d'appellation du muscadet)[12]. En 1981, le « vin de pays du Jardin de la France » (avec une majuscule supplémentaire) s'étend à la Loire-Atlantique, les Deux-Sèvres, la Vendée, la Vienne et Verneuil-sur-Vienne (dans la Haute-Vienne), avec un rendement maximum de 80 hl/ha et des vins titrant au moins 10,5° d'alcool[13]. En 1996, nouvelle extension à l'Allier, la Nièvre et la Sarthe ; autorisation de compléter le nom du VDP par les noms « Pays de Retz » ou « Marches de Bretagne » ; le rendement passe à 90 hl/ha en blanc et 85 en rouge ou rosé ; le degré minimum est désormais de 10° d'alcool[14]. En 2007, ce VDP est renommé le « vin de pays du Val de Loire », comprenant désormais aussi le Puy-de-Dôme, avec une liste de 16 cépages autorisés[15].

Cave en Val de Loire.

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[16] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[17] ; le vin de pays du Val de Loire devient donc le l'IGP « Val de Loire »[18]. Le cahier des charges est publié en (concernant treize départements, ainsi qu'une large partie des Deux-Sèvres ; 25 cépages autorisés ; rendement maximum à 90 hl/ha ; degré d'alcool à minimum 8,5° ; 14 noms complémentaires)[19]. Lors de son assemblée générale de 2012, le « Syndicat des vins de pays du Val de Loire » a appelé les viticulteurs à continuer à produire de l’IGP val-de-loire. En effet, de 500 000 à 600 000 hectolitres il y a moins de dix ans, ces vins labellisés sont passés à moins de 300 000 hl. Le volume produit au cours de la campagne 2011, plafonnait à 285 000 hl qui a été commercialisé à parts égales entre le négoce et la vente directe. Soit en tout par 1 360 opérateurs répartis sur quatorze départements mais essentiellement concentrés pour les trois-quarts en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Loir-et-Cher. Pour faire face à cette situation, le Syndicat du Val de Loire veut remobiliser ses adhérents et c'est dans ce cadre qu'il a cofinancé une étude lancée par Inter IGP qui regroupe les producteurs du Languedoc, du Sud-Ouest, du Sud-Est et de la Loire. Cette enquête doit dégagé des points de convergences entre les besoins des consommateurs et les vins élaborés par les producteurs[20]. Un des axes privilégiés reste le développement de l'œno-tourisme dans cette région qui possède un patrimoine historique important et qui est classée au patrimoine mondial de l’Unesco[5]. Le cahier des charges de cet IGP a été modifié en (limitation à 12,5 % vol. d'alcool après chaptalisation)[21], en (passage à 32 cépages autorisés)[22] et en (38 cépages)[23].

Vignoble

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Aires de production des IGP régionales :

C'est l'une des sept IGP régionales de France, qui comportent en leur sein des unités géographiques complémentaires :

  • atlantique ;
  • comté-tolosan (qui peut être complétée par « Bigorre », « Cantal », « coteaux et terrasses de Montauban », « Haute-Garonne », ou « Tarn-et-Garonne ») ;
  • comtés-rhodaniens ;
  • méditerranée (peut être complétée par « comté de Grignan » ou « coteaux de Montélimar ») ;
  • pays-d'oc ;
  • terres-du-midi ;
  • val-de-loire[24] (peut être complétée par « Allier », « Cher », « Indre », « Indre-et-Loire », « Loir-et-Cher », « Loire-Atlantique », « Loiret », « Maine-et-Loire », « marches de Bretagne », « Nièvre », « pays de Retz », « Sarthe », « Vendée » et « Vienne »).

Aire de production

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Image externe
Icône décorative. Carte des communes concernées

Ce label est décerné aux vins produits dans une zone qui correspond à tout le bassin viticole Val-de-Loire Centre (l'ensemble du vignoble de la vallée de la Loire). Cette zone couvre 14 départements : l'Allier, le Cher, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Loire-Atlantique, le Loiret, le Maine-et-Loire, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, la Sarthe, les Deux-Sèvres, la Vendée et la Vienne.


Une bouteille de vin de pays du Val de Loire.

L'aire géographique de l'IGP suit le cours de la Loire sur environ 560 kilomètres, elle s'étire de l'Auvergne jusqu'à l'océan Atlantique, traversant Orléans, elle sert d'écrin aux châteaux de la Loire, avant d'atteindre Nantes, les bourrines vendéennes et le marais poitevin[25]. Selon le site de l'interprofessionnelle du Val de Loire, cette IGP concerne un total de 4 600 hectares en production[2].

Orographie et géologie

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Ce terroir légèrement vallonné et très varié, est constitué de sols sableux, crayeux, de tuffeau, de terres argilo-calcaires, de sols schisteux, gréseux, granitiques et de graves. Il permet aux viticulteurs de produire des vins IGP qui ont un style rappelant celui des appellations de la Loire.

Climatologie

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La vallée de la Loire bénéficie d'un climat tempéré, dominé par des caractéristiques océaniques à l'ouest (du côté de Nantes), avec progressivement une influence continentale en allant vers l'est (dans la région d'Angers, de Tours, puis d'Orléans)[25].

Encépagement

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Sont autorisés par le cahier des charges les cépages suivants : artaban N[note 1], abouriou N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, cabernet cortis N, chardonnay B, chasselas B (uniquement pour les départements du Cher, de l'Indre, du Loiret, de la Nièvre et du Puy-de-Dôme), chenin B, côt N, egiodola N, floréal (de) B, folle-blanche B, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N, grolleau N, grolleau gris G, melon B, merlot N, meunier N, négrette N, opalor B, orbois B, pineau d'Aunis N, pinot blanc B, pinot gris G, pinot noir N, sacy B, sauvignac (de) B, sauvignon B, sauvignon gris G, selenor B, sirano N, soreli B, souvignier gris (de) B, vidoc (de) N, viognier B et voltis (de) B[23].

L'encépagement est resté traditionnel et bien adapté à la diversité des climats et sols rencontrés dans cette vaste région. Dans ce panel se retrouvent les variétés classiques de la vallée de la Loire comme le sauvignon, le chenin et la folle-blanche, pour les cépages blancs, ainsi que le gamay, le grolleau, le cabernet sauvignon et le cabernet franc en cépages noirs[25]. On trouve également pour faire du rouge les cépages secondaires que sont pinot noir, pineau d'Aunis et abouriou, ainsi que pour faire du blanc les variétés grolleau gris, melon de Bourgogne, pinot blanc et orbois[25].

De nouveaux cépages ont été autorisées, essentiellement des « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA), en deux vagues :

  • d'abord en décembre 2019 : artaban, cabernet cortis, vidoc, floréal, soreli, souvignier gris et voltis ;
  • ensuite en juillet 2025 : meunier, opalor, selenor, sirano, sauvignac, selenor et viognier[23].

Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom de val-de-loire la production de vins tranquilles rouges, rosés, gris et blancs, ainsi que des vins partiellement désalcoolisés (« partiellement » car le degré d'alcool est supérieur à 0,5°) dans ces quatre couleurs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que pour les vins tranquilles par la mention « primeur » ou « nouveau »[23].

Pour l'ensemble de ces vins, le rendement maximum à l’hectare est fixé à 90 hectolitres.

Volumes

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Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[1] :

Annéeval-de-loire blanc val-de-loire rosé val-de-loire rouge
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
20232 980222 6187472853 0457274248 04064
20242 839139 7064976237 1954871027 65939
IGP val-de-loire blanc.
IGP val-de-loire, un vin à apprécier en famille.

En 2023, les blancs représentaient 68 % de la production (proportion en augmentation), les rosés 16 % et les rouges 15 %[1]. Les vins blancs sont élaborés essentiellement à base de sauvignon (79 000 hl) et de chardonnay (55 000 hl). Les rouges et les rosés le sont majoritairement à partir du cabernet franc et du gamay[20].

Gastronomie

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IGP val-de-Loire, un vin apéritif et à boire à table.

Chaque cépage apporte à l'IGP ses arômes spécifiques. Par exemple, pour les blancs, le chenin offre des vins aux arômes de pomme et de coing, secs et rafraîchissants; le sauvignon dégage des notes minérales, le chardonnay donne des vins aux arômes d’agrumes de pomme et de beurre frais[26]. Les rouges et les rosés sont caractérisés tant par leurs cépages que par leurs terroirs d'origine : « Le gamay fournit un vin fruité, léger et très gourmand, sur des notes de fruits rouges. Le pinot noir est aussi présent et offre des vins originaux aux notes de cerise et arômes de musc et de cuir. Le cabernet franc fournit des vins puissants avec des tanins bien présents et une palette aromatique allant de la framboise, aux notes florales, et de sous bois »[26].

Du fait de sa situation septentrionale et son climat tempéré, le val-de-loire se caractérise par la fraîcheur, la vivacité et la finesse de ses vins. Majoritairement vinifiés en sec, les blancs sont caractérisés par la finesse de leurs arômes fruités et floraux. Ils s'accordent parfaitement avec les fruits de mer et les crustacés, quand ils sont plus ronds, ils accompagnent les poissons en sauce. Ce sont des vins à consommer jeunes à une température allant de 8 à 13 °C[26].

Les rosés sont des vins légers et rafraîchissant tandis que les rouges, à la structure légère, parfois plus corsée se caractérisent par leur souplesse. Certains, vinifiés à base de pinot N et de cabernet N, sont élaborés pour la garde et peuvent vieillir plus de 5 ans. Ces rouges sont à accorder avec des viandes rouges ou des gibiers, quant aux rosés, ils se marient parfaitement avec les charcuteries et les volailles rôties[26].

Structure des exploitations

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L'IGP val-de-loire rassemble plus de 1 600 vignerons, une quinzaine de caves coopératives et une centaine de négociants[5] qui mettent en marché environ 65 millions de bouteilles par an[26], soit 600 000 d'hectolitres par an[25].

Ces vins représentent à eux seuls près de 95 % de la production des IGP de la région[25], ils ont donc un poids économique important au sein de la production viticole du bassin de la vallée de Loire.

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine : on ne boit pas le Val de Loire, mais du val-de-loire. Sauf que le cahier des charges rajoute des majuscules au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. 1 2 « Les chiffres clés », sur igpvaldeloire.fr (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde no 5 (Loire : Saumur, Chinon, Sancerre) : L'histoire, p. 26.
  4. ↑ Charles Quittanson, Connaissance des vins et eaux de vie, p. 565.
  5. 1 2 3 4 5 Cahier des charges de l'IGP val-de-loire.
  6. ↑ Vinaigre de vin à l'ancienne d'Orléans.
  7. ↑ Forêt du Tronçais sur le site dico-du-vin.com.
  8. ↑ Michel Mastrojanni : Le Grand Livre des Vins de France. Muscadet, p. 165.
  9. ↑ Histoire de la Guerre de Vendée.
  10. ↑ Vignoble du Val de Loire et le phylloxéra.
  11. ↑ « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
  12. ↑ « Arrêté du 18 décembre 1978 portant délimitation de zones de production de différents vins de pays », publié au JORF no 0301 du p. 9938.
  13. ↑ « Décret du 16 novembre 1981 définissant les conditions de production de divers vins de pays », publié au JORF du p. 10156.
  14. ↑ « Décret du 5 décembre 1996 relatif aux vins de pays du Jardin de la France », publié au JORF no 286 du .
  15. ↑ « Décret n° 2007-820 du 11 mai 2007 définissant les conditions de production du vin de pays du Val de Loire », publié au JORF no 110 du .
  16. ↑ « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
  17. ↑ INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
  18. ↑ « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
  19. ↑ « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Val de Loire » », publié au JORF no 0260 du .
  20. 1 2 Val de Loire : les volumes de l'IGP en berne.
  21. ↑ « Arrêté du 17 août 2016 modifiant le cahier des charges de l'indication géographique protégée « Val de Loire » », homologué par l'arrêté du publié au JORF no 0203 du .
  22. ↑ « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAL DE LOIRE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF no 0285 du .
  23. 1 2 3 4 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « VAL DE LOIRE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  24. ↑ « Carte des IGP régionales en France », sur vinigp.fr (consulté le ) (site de la Confédération des vins à indication géographique protégée de France).
  25. 1 2 3 4 5 6 IGP Val-de-loire sur le site vins-de-pays.info.
  26. 1 2 3 4 5 IGP val-de-loire sur le site vin-vigne.com.

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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