Atlantique (IGP)

appellation viticole française IGP

Un atlantique[note 2], anciennement appelé vin de pays de l'Atlantique de 2006 à 2011, est un vin français d'indication géographique protégée régionale (le nouveau nom des vins de pays) produit sur cinq départements de la façade atlantique. L'appellation appartient au vignoble du Sud-Ouest, mais concerne aussi les vins du département de la Gironde ne pouvant prétendre aux appellations d'origine contrôlée du vignoble de Bordeaux (il est ainsi la seule IGP bordelaise).

Atlantique
Image illustrative de l’article Atlantique (IGP)
Vignes à Pons, en Charente-Maritime.

Type d'appellation(s) IGP régionale
Reconnue depuis 2006 (VDP) et 2009 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignobles de Bergerac, de Bordeaux et charentais
Localisation Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gironde et Lot-et-Garonne
Climat océanique
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 042 heures (à Cognac)
Sol calcaire, sableux ou argileux
Superficie plantée 1 674 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants merlot N[note 1], sauvignon B, cabernet sauvignon N, etc.
Vins produits 46 % rosés ou gris, 32 % blancs et 22 % rouges
Production 88 314 hl (en 2024)[1]
Rendement moyen à l'hectare 58 hl/ha en rosé, 46 en blanc et 37 en rouge (en 2024)[1]
Site web igp-atlantique.fr

Histoire

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Reproduction d'une scène de vendanges à Virollet (en Charente-Maritime), au cœur de la zone de production.

La zone est historiquement concernée par les échanges commerciaux et occupée par la vigne, introduite dès l'Antiquité par les Romains. La tutelle anglaise durant le Moyen Âge contribue à l'essor de la culture viticole.

La grande majorité de la production de la zone est concernée par des appellations d'origine contrôlée ; le « vin de pays de l'Atlantique » constitue donc depuis sa création par le décret du [2] le socle de la production locale en étant attribuée aux vins ne pouvant prétendre aux AOC (parcelles non classées, cépages différents, rendements importants, élevage non reconnu, etc.) dans les vignobles charentais, de Bergerac et de Bordeaux.

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[3] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[4] ; le vin de pays de l'Atlantique devient donc le l'IGP « Atlantique »[5]. Le nouveau cahier des charges est publié en (220 cépages autorisés ; rendement maximum à 120 hl/ha)[6], puis modifié en (liste des communes ; 236 cépages autorisés)[7] et en (238 cépages autorisés)[8].

Vignoble

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C'est l'une des sept IGP régionales de France, qui comportent en leur sein des unités géographiques complémentaires :

  • atlantique ;
  • comté-tolosan (qui peut être complétée par « Bigorre », « Cantal », « coteaux et terrasses de Montauban », « Haute-Garonne », ou « Tarn-et-Garonne ») ;
  • comtés-rhodaniens ;
  • méditerranée (peut être complétée par « comté de Grignan » ou « coteaux de Montélimar ») ;
  • pays-d’oc ;
  • terres-du-midi ;
  • val-de-loire[9] (peut être complétée par « Allier », « Cher », « Indre », « Indre-et-Loire », « Loir-et-Cher », « Loire-Atlantique », « Loiret », « Maine-et-Loire », « marches de Bretagne », « Nièvre », « pays de Retz », « Sarthe », « Vendée » et « Vienne »).
Aires de production des IGP régionales :

Aire de production

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Image externe
Carte des communes concernées

La récolte, la vinification et l'élaboration des vins de l'IGP atlantique se font dans les départements de la Charente, de la Charente-Maritime, de la Dordogne, de la Gironde, et dans certains anciens cantons du département de Lot-et-Garonne, à savoir ceux de Bouglon, Casteljaloux, Duras, Houeillès, Lavardac et de Meilhan-sur-Garonne en totalité, et ceux de Damazan, Laplume, Lauzun, Marmande, Le Mas-d'Agenais, Nérac et de Seyches en partie[8]. Une zone de proximité immédiate a été définie, dans laquelle la vinification et l'élaboration des vins peut s'effectuer. Elle correspond aux arrondissements touchant immédiatement la zone citée précédemment.

Selon le service des Douanes, la superficie revendiquée en 2024 sous l'appellation est de 1 674 hectares[1].

Orographie et géologie

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Le sol de la zone est essentiellement calcaire, argileux, voire argilo-sableux au contact de la région des Landes de Gascogne et caillouteux au contact de l'arène granitique transportée par les cours d'eau descendant du Massif central. Les trois sols les plus favorables à la vigne sont :

  • les sols bruns argilo-calcaires sur substrat calcaire ;
  • les sols lessivés de boulbènes (limono-sableux) issus de recouvrements de limons éoliens sur les sables, argiles et graviers du Périgord ;
  • les sols alluviaux de graviers, argile, sables et limons correspondant aux terrasses anciennes et récentes des fleuves et rivières[8].

Climatologie

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Le climat est très nettement océanique, légèrement dégradé au fil de l'éloignement dans les terres, ponctuellement touché par une influence méditerranéenne dans l'est de la zone.

Encépagement

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Le cahier des charges autorise un total de 238 cépages pour produire cette IGP : abondant B[note 1], abouriou N, aleatico N, alicante Henri Bouschet N, aligoté B, Alphonse Lavallée N, altesse B, alvarinho B, aramon blanc B, aramon gris G, aramon N, aranel B, arbane B, arinarnoa N, arriloba B, arrouya N, arrufiac B, artaban N, aubin blanc B, aubin vert B, aubun N, auxerrois B, bachet N, barbaroux Rs, baroque B, béclan N, béquignol N, biancu gentile B, blanc dame B, bouchalès N, bouillet N, bouquettraube B, bourboulenc B, bouteillan B, brachet N, bronner B, brun argenté N, brun fourca N, cabernet blanc B, cabernet cortis N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, caladoc N, calitor N, camaralet B, carcajolo blanc B, carcajolo N, carignan blanc B, carignan N, carménère N, castets N, césar N, chardonnay B, chasan B, chasselas B, chasselas rose Rs, chatus N, chenanson N, chenin B, cinsault N, clairette B, clairette rose Rs, clarin B, claverie B, codivarta B, colombar B, corbeau N, côt N, counoise N, courbu B, courbu noir N, crouchen B, danlas B, duras N, durif N, egiodola N, ekigaïna N, elbling B, étraire de la Dui N N, fer N, feunate N, floréal B, folignan B, folle-blanche B, franc noir de la Haute-Saône N, fuella nera N, furmint B, gamaret N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N, gamay fréaux N, ganson N, gascon N, genovèse B, goldriesling B, gouget N, graisse B, gramon N, grassen N, grenache N, grenache blanc B, grenache gris G, gringet B, grolleau gris G, grolleau N, gros manseng B, gros vert B, jacquère B, johanniter B, joubertin N, jurançon blanc B, jurançon noir N, knipperlé B, lauzet B, len de l'el B, liliorila B, listan B, lival N, macabeu B, mancin N, manseng noir N, marsanne B, marselan N, mauzac B, mauzac rose Rs, mayorquin B, melon B, mérille N, merlot N, merlot blanc B, meslier Saint-François B, meunier N, milgranet N, molette B, mollard N, monarch N, mondeuse N, mondeuse blanche B, monerac N, montils B, morrastel N, mourvaison N, mourvèdre N, mouyssaguès N, müller-thurgau B, muresconu N, muscadelle B, muscardin N, muscaris B, muscat blanc à petits grains B, muscat à petits grains Rs, muscat cendré B, muscat d'Alexandrie B, muscat de Hambourg N, muscat ottonel B, négret de Banhars N, négrette N, nielluccio N, noir fleurien N, ondenc B, orbois B, pagadebiti B, pascal B, perdea B, persan N, petit courbu B, petit manseng B, petit meslier B, petit verdot N, picardan B, pineau d'Aunis N, pinot blanc B, pinot gris G, pinot noir N, pinotin N, piquepoul blanc B, piquepoul gris G, piquepoul noir N, plant droit N, portan N, poulsard N, précoce Bousquet B, précoce de Malingre B, Prior N, prunelard N, raffiat de Moncade B, ribol N, riminèse B, rivairenc blanc B, rivairenc gris G, rivairenc N, romorantin B, rosé du Var Rs, roublot B, roussanne B, roussette d'Ayze B, sacy B, saint-côme B, Saint-Macaire N, saint-pierre doré B, saphira B, sauvignac B, sauvignon B, sauvignon gris G, savagnin blanc B, savagnin rose Rs, sciaccarello N, ségalin N, select B, semebat N, sémillon B, servanin N, servant B, solaris B, soreli B, souvignier gris B, syrah N, tannat N, tempranillo N, téoulier N, terret blanc B, terret gris G, terret noir N, tibouren N, tourbat B, touriga nacional N, tressot N, trousseau N, ugni blanc B, valdiguié N, velteliner rouge précoce Rs, verdesse B, vermentino B, vidoc N, viognier B, voltis B, UD-31.125 et UD-55.100[8].

Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom d'atlantique la production de vins tranquilles rouges, rosés et blancs, ainsi que des vins tranquilles partiellement désalcoolisés partiellement » car le degré d'alcool est supérieur à 0,5°) rouges, rosés et blancs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que par la mention « primeur » ou « nouveau »[8].

Volumes

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La production déclarée en 2024 a été d'un total de 88 314 hectolitres[1] (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl), dont :

  • 40 448 hl d'atlantique rosé ;
  • 28 122 hl d'atlantique blanc, comprenant notamment 13 409 hl de sauvignon, 1 652 hl de chardonnay et 779 hl de colombard ;
  • 19 744 hl d'atlantique rouge, comprenant notamment 8 249 hl de merlot, 3 179 hl de cabernet sauvignon et 366 hl de côt.

Gastronomie

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Les blancs et rosés, légers et frais, se boivent notamment avec les huîtres d'Arcachon ou de Marennes-Oléron.

Commercialisation

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Le vin IGP atlantique est largement commercialisé en saison touristique sur les stations balnéaires de la côte aquitaine et charentaise.

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Décret du 18 octobre 2006 définissant les conditions de production des vins de pays de l'Atlantique », publié au JORF no 244 du .
  3. « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
  4. INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
  5. « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
  6. « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « ATLANTIQUE » », sur inao.gouv.fr, (PNOCDC de 2011).
  7. « Cahier des charges de l'IGP Atlantique » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  8. 1 2 3 4 5 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « ALANTIQUE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  9. « Carte des IGP régionales en France », sur vinigp.fr (consulté le ) (site de la Confédération des vins à indication géographique protégée de France).

Voir aussi

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Lien externe

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Articles connexes

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