Acigné

commune française d'Ille-et-Vilaine

Acigné est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 6 874 habitants[Note 1]. Elle fait partie des quarante-trois communes de Rennes Métropole.

Acigné
Acigné
La Vilaine, la Cour des Moulins d'Acigné et l'église Saint-Martin.
Blason de Acigné
Blason
Image illustrative de l’article Acigné
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Olivier Dehaese
2026-2032
Code postal 35690
Code commune 35001
Démographie
Gentilé Acignolais
Population
municipale
6 874 hab. (2023 en évolution de +1,99 % par rapport à 2017en évolution de +1,99 % par rapport à 2017)
Densité 233 hab./km2
Population
unité urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 03″ nord, 1° 32′ 12″ ouest
Altitude Min. 29 m
Max. 96 m
Superficie 29,55 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Acigné
(ville isolée)
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Liffré
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Acigné
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Acigné
Liens
Site web ville-acigne.fr

Géographie

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Localisation

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Acigné est située à environ 10 km à l'est de Rennes, préfecture du département.

Le centre-ville se situe à l'extrême sud de la commune, au bord de la Vilaine, alors que le nord de la commune est marqué par l'entrée de la forêt de Rennes (commune de Liffré).

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont La Bouëxière, Brécé, Cesson-Sévigné, Liffré, Noyal-sur-Vilaine, Servon-sur-Vilaine et Thorigné-Fouillard.

Les distances orthodromiques des bourgs voisins sont les suivantes :

Vue aérienne d'Acigné, en 2019. Vue en direction de l'est.

Relief et géologie

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L'altitude varie de 96 à 29 mètres : le point le plus haut se trouve aux confins nord-est de la commune, en forêt de Chevré près du lieu-dit "Les Sapins" ; le point le plus bas se trouve dans la vallée de la Vilaine, à l'endroit où ce fleuve côtier quitte la commune, en aval du Pont-Briand.

La topographie à l'échelle de la commune révèle une pente du nord vers le sud. Le centre d'Acigné se situe donc dans un creux alors que sa campagne est plus en hauteur.

Tout le territoire communal repose sur les schistes d'ère primaire (dits schistes briovériens) qui constituent la base des terrains du Bassin de Rennes. Des limons jaunes les recouvrent sur les interfluves. Les forêts sont installées sur ces limons. Des alluvions modernes tapissent le fond des vallées ; elles sont particulièrement développées dans les vallées de la Vilaine et de la Veuvre, atteignant une largeur d'environ 1 kilomètre[1].

Hydrographie

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La Vilaine à Acigné.
Un étang à Acigné.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, la Veuvre, l'étang de Forge[2], le ruisseau du Gué Renaie[3] et les Davouées[4],[5],[Carte 1].

Le fleuve côtier Vilaine est le principal cours d'eau de la commune. Il coule d'est en ouest et marque la limite sud du territoire, séparant Acigné de Noyal-sur-Vilaine. Acigné se trouve intégralement dans le bassin versant de la Vilaine.

Son principal affluent sur le territoire est la Veuvre qui coule en rive droite, du nord vers le sud[6]. La confluence de la Vilaine et de la Veuvre se situe à l'ouest du centre-ville d'Acigné. La confluence de la Veuvre et son affluent le ruisseau du Gué se trouve à quelques mètres du tripoint entre Acigné, Liffré et La Bouëxière.

Le lit majeur de la Vilaine est très large et le cours de ce fleuve côtier a beaucoup divagué au fil des siècles[7]. La Vilaine provoque périodiquement des crues importantes qui ennoient tout son lit majeur, par exemple en juin 2018[8], lors de l'hiver 2019-2020[9], début 2025[10] ou encore début 2026. Un arrêté du a reconnu l'état de catastrophe naturelle pour la commune d'Acigné suite aux inondations et coulées de boue pour la période du 9 au [11].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Acigné[Note 2].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang du Chevré (0,97 ha) et l'étang du Grand Pré (0,26 ha)[Carte 1],[12].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 748 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à 16 km à vol d'oiseau[19], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].

Transports

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Le pont de Maillé.

Acigné est desservie par les bus du service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) de Rennes Métropole via les lignes 64, 164ex, 200 et 220 et services de bus breizh go pour les collègiens du collège Jacques Brel.

La commune est également desservie par les cars scolaires pour les élèves des établissements de Noyal-sur-Vilaine et de Liffré.

La gare de Noyal - Acigné est située à 2 minutes sur la commune de Noyal-sur-Vilaine. Elle est desservie par le TER Bretagne.

Les itinéraires de déplacements dits doux, pédestres et cyclables, représentent une douzaine de kilomètres sur la commune, avec 4 itinéraires en ville, une piste cyclable reliant Acigné à Noyal-sur-Vilaine et une autre vers Rennes.

À l'enquête 2021 du Baromètre des villes marchables, Acigné a la meilleure note de France, avec 15,56/20, avec une pratique de la marche « excellente »[22].

Paysages et habitat

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Plan cadastral du bourg d'Acigné en 1819.

Le paysage agraire traditionnel d'Acigné est le bocage avec un habitat dispersé en hameaux ("villages"), les principaux étant Louvigné, Bourgon, Epargé et Grébusson( et fermes isolées, mais il a beaucoup été transformé dans le courant du XXe siècle en raison de la modernisation des activités agricoles (agrandissement de la taille moyenne des parcelles), de l'urbanisation liée à la proximité rennaise (le bourg a énormément grossi avec la création de nombreux lotissements) et de la création de zones d'activité économiques et des nouveaux axes de transport (contournement du bourg côté est par la D 92). Le reste de la commune a toutefois conservé son caractère rural.

L'habitat rural traditionnel était majoritairement construit en bauge, comme dans la majeure partie du Bassin de Rennes[23] ; dans environ 70 % des cas, les logements construits avant le milieu du XIXe siècle étaient à pièce unique pour les hommes et les animaux[24].

La forêt de Rennes est à la limite communale nord-ouest, mais hors du finage communal ; par contre l'extrémité nord-ouest de la forêt de Chevré se trouve dans la partie nord-est du territoire communal.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Acigné est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Acigné[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,8 %), zones agricoles hétérogènes (24,1 %), prairies (12,6 %), zones urbanisées (7,6 %), forêts (6,9 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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La Vilaine et le centre ville.
Rue du centre-ville.
La rue du Grand Four.

Le bourg est au bord de la Vilaine, sur sa rive nord. La rive sud fait partie du territoire de la commune de Noyal-sur-Vilaine et n'est pas constructible car inondable. Le développement de l'agglomération, continu depuis les années 1960, s'est donc effectué en demi-cercle à partir du noyau initial, adossé à la Vilaine.

Jusque dans les années 1950, le bourg comprenait deux quartiers, le « bas du bourg », autour de l'église, et 250 m plus loin, le « haut du bourg » ou Les Clouères, autour de la mairie.

La première extension, un lotissement, a été finalisée en 1959 au nord-ouest du bourg initial. C'est le quartier actuel autour de l'avenue Abbé Barbedet.

Ont suivi d'autres extensions urbaines, parmi lesquels on peut citer, par ordre chronologique :

  • vers le nord, formant le quartier des Verdaudais ;
  • vers l'ouest, avec le quartier de Maillé ;
  • vers l'est, avec le quartier de la Timonière ;
  • et actuellement l'extension vers le nord-est, avec le quartier du Botrel.
Les nouveaux quartiers d'Acigné en 2020 avec, au premier plan, la ZAC du Botrel.

Ces dernières ont été gérées dans le cadre de ZAC (zones d'aménagement concerté). Ces ZAC concernent également le renouvellement urbain du centre-ville[26].

Une ceinture verte entoure l'agglomération, suivant les bords de Vilaine au sud, la vallée du Chevré à l'ouest et le ruisseau de Joval à l'est.

De nombreux villages parsèment la campagne d'Acigné, comme Grébusson, Bourgon, Vernay, Louvigné, etc. Les constructions anciennes y sont fréquemment en bauge (terre), les carrières de pierre étant rarissimes à Acigné et, plus généralement, dans le Bassin rennais.

Logement

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Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Acigné et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017[I 6],[I 7].

Le logement à Acigné en 2017
Acigné Ille-et-Vilaine
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 2 923 546 440
Part des résidences principales (en %) 93,6 86,2
Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,8 6,9
Part des logements vacants (en %) 5,6 6,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 69,6 59,8

Projets d'aménagements

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Acigné dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du [27]. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

La commercialisation en cours (2020) de la première tranche de la ZAC du Botrel concerne 390 logements, en collectifs, semi-collectifs, individuels et lots libres de constructeur. Une deuxième et une troisième tranches suivront[28].

Toponymie

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Les formes anciennes sont : Acigniacum (1030), Aciniacum (1030), de Accigneium (1330)[29].

L'origine pourrait en être le suffixe gaulois -akos (latin -acum) précédé d'un nom de propriétaire ou d'habitant : c'est le prénom latin Accinius (dérivé d'Accius) ou Assinius (dérivé d'Assius). Signification : « lieu habité d'Assinius ».

Le linguiste Joseph Loth, s'appuyant sur un document carolingien désignant Acigné sous le nom d'Achiniagas villas, pense pour sa part qu'il s'agit d'une déformation d'Aquiniacus, signifiant « lieu entouré d'eaux » (du latin « accingere », entourer), Acigné étant entouré par la Vilaine au sud, le Chevré à l'ouest et le ruisseau de Vernay à l'est.

En gallo, langue traditionnelle des habitants d'Acigné, la commune est appelée Acignë[30]. En breton — langue dont le village est en dehors de l'aire traditionnelle de diffusion —, la commune est baptisée Egineg[29] par l'Office public de la langue bretonne.

Histoire

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Légende de la Muse de Saint-Julien

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Le Moulin Desgués et la Vilaine à Acigné.
Le Moulin Desgués, la Vilaine et le Pont d'Acigné.

Une légende qui remonterait au Moyen Âge veut qu'une Muse perdue dans les méandres de l'Antiquité aurait tant inspiré par sa beauté extraordinaire l'âme des poètes et des musiciens, que Méduse en devint follement jalouse. Celle-ci se lança à la recherche de la Muse pour lui voler cette beauté et la rendre immortelle en la changeant en statue. La Muse, avertie par un songe, dut, pour échapper à Méduse, fuir ce monde de l'Antiquité… Mais, au moment de le quitter, la Muse se retourna pour contempler ce monde qu'elle ne reverrait plus. C'est alors qu'elle croisa le regard de Méduse la poursuivant toujours. La Muse se changea aussitôt en statue et s'échoua au beau milieu d'un cours d'eau dont la crue soudaine empêcha Méduse de ramener la statue.

Le Moulin Desgués et la Vilaine en crue à Acigné.
Le Moulin Desgués et la Vilaine en crue à Acigné.

C'est ainsi, que, d'après la légende, l'on donna le nom de Vilaine[31] à ce cours d'eau, pour ne jamais oublier les méfaits de la méchante Méduse. Quant à la Muse, elle ne cessa jamais d'inspirer les poètes et les musiciens, qui, au fil des siècles, passèrent à Acigné et finirent par lui donner le nom de Saint-Julien.

Certaines rumeurs laissent à penser que la statue de la Muse de Saint-Julien aurait été retrouvée sur les bords de la Vilaine, non loin de l'actuel Moulin Desgués.

Protohistoire

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En 1956, au nord du bourg, trois haches polies, que l'on date de 3500 av. J.C., ont été trouvées dans un champ par un agriculteur. En 1970, ce sont trois bracelets en bronze finement ciselés datant de 1000 av. J.C. qui ont été découverts au nord du village de La Motte. En 2017, un diagnostic archéologique au Botrel a mis au jour un réseau de fossés de la fin de l'âge du bronze ou du début de l'âge du fer.

Période gallo-romaine

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Une petite nécropole gallo-romaine a été découverte près des Onglées au XIXe siècle. En 1985, les traces d'une villa gallo-romaine ont été détectées par prospection aérienne à proximité. Il a également été reconnu dans le parcellaire d'Acigné la marque d'un arpentage gallo-romain couvrant 900 ha, de chaque côté de la voie romaine de Condate Riedonum (Rennes) à Vindunum (Le Mans) qui traversait le territoire.

Moyen Âge

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Un denier de Charlemagne et de Roland daté d'environ 770 a été trouvé le long du village de Chevré. Les Francs abandonnèrent le contrôle de la région aux Bretons en 851.

La voie romaine évolua en grand chemin de Rennes au Mans via Vitré en traversant le bourg (qui avait dès le XIe siècle une certaine importance commerciale pour cette raison), avant d'être abandonnée au profit d'un autre tracé au sud de la Vilaine par Noyal, sous l'Ancien Régime.

Il est fait mention pour la première fois de la paroisse d'Acigné dans la charte de fondation de l'abbaye Saint-Georges de Rennes vers 1030 : le duc de Bretagne Alain III donne alors à sa sœur Adèle, abbesse de Saint-Georges, les villages d'Espargé, Espinay et Grasbuisson. Trois prieurés furent créés sur le territoire d'Acigné vers le XIIe siècle : celui de Notre-Dame du Hêtre au lieu-dit "le Feu" en bordure du Chevré par les religieuses de l'abbaye Saint-Georges de Rennes ; un autre dans le village de Bourgon par les moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes et un troisième par un ermite nommé Haton dans le village de Louvigné. Ces prieurés contribuèrent à l'essor de la culture de la vigne évoquée dans plusieurs documents d'archives et quelques toponymes. En 1174 les religieuses bénédictines de Saint-Georges cédèrent leurs droits sur l'église d'Acigné aux moines de l'abbaye Saint-Melaine, qui depuis, eurent aussi le droit de présenter le recteur de la paroisse. Au fil des siècles les moines de Saint-Melaine reçurent aussi divers autres dons, notamment de terres et de perception de dîmes, consentis principalement par des membres de la famille d'Acigné ; l'abbé de Saint-Melaine disposa jusque vers la fin du XVIIe siècle des prééminences d'église, avant que celles-ci ne passent aux mains des marquis d'Acigné[32].

Le duc de Bretagne Pierre Mauclerc fit ravager Acigné (le manoir, le bourg et les moulins d’Acigné furent incendiés et les bois seigneuriaux abattus) par une bande de soudards au printemps 1234 car Alain II d'Acigné ne l'avait pas soutenu lors de sa lutte contre le roi de France saint Louis[33].

Pendant la Guerre de Cent Ans deux émissaires envoyés par le duc de Bretagne Jean V le , constatèrent qu’Acigné avait perdu un tiers de sa population et que 42 maisons était abandonnées (on en ignore la cause : un raid anglais ? une épidémie de peste ?). On fit venir des laboureurs du Poitou pour repeupler la paroisse[33].

La famille d'Acigné

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Évocation de la maison forte des seigneurs d'Acigné au XIVe siècle, dans le méandre de la Vilaine.
François Quesnel : Portrait de Judith d'Acigné, comtesse de Brissac (dessin).

C'est en 1040 que le premier seigneur d'Acigné est désigné par Riwallon, un vassal du duc de Bretagne. Après s'être installés près de l'église[34], les seigneurs d'Acigné déplacèrent leur résidence au Fort de la Motte, dans un méandre de la Vilaine[35]. Cette résidence, une maison forte, entourée de douves, d'abord en bois et en terre, puis en pierres, fut abandonnée au début du XVe siècle et tomba en ruine[36]. La famille d'Acigné, initialement vassale des barons de Vitré, bénéficia d'une ascension sociale[37] grâce à ses succès au service du duc de Bretagne, du roi de France et également de beaux mariages, quittant alors Acigné pour d'autres résidences plus prestigieuses. Par exemple Judith d'Acigné[Note 6] , née en 1559, hérita en 1573 de son père Jean VIII d'Acigné la baronnie de Châteaugiron et épousa en 1579 Charles II de Cossé, comte de Brissac, gouverneur de Paris, qui livra la ville à Henri IV. Celui-ci le nomma alors duc, gouverneur de Bretagne et érigea la terre d'Acigné en marquisat ; mais elle ne put empêcher les troupes du duc de Mercœur de piller le manoir de la Havardière en 1589 lors des Guerres de la Ligue ; Judith d'Acigné est décédée le [38].

Temps modernes

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Après l'annexion de la Bretagne, de 1532 et 1675, la Bretagne connut une période de paix et de prospérité. De belles demeures acignolaises du bourg en sont les témoins, comme la maison dite d'Acigné, rue Saint-Louis, et la maison des Chevaliers, rue de Calais.

Une maison située au 2 rue Saint Julien, dite hôtel Saint Julien, s'élève à l'emplacement d'un ancien hôpital (un hospice en fait) fondé par les seigneurs d'Acigné. Mentionné en 1655 mais disparu avant 1738, cet hôpital disposait à l'époque d'une chapelle dédiée à saint Julien et à saint Antoine (elle était déjà ruinée en 1738)[39].

Acigné - Le vieux pont et l'hôtel Saint Julien
Acigné - Le vieux pont et l'hôtel Saint Julien.

Acigné comptait, en plus des châteaux de la Motte et des Onglées, une bonne vingtaine de manoirs (Les Ecures, La Havardière, La Ville Aubrée, Boissellerie, Forges, Hil, Ville-Guy, Monthelon, Ifer, Rougerais, Epinay, …)[40]. Amédée Guillotin de Corson cite 11 chapelles dans la paroisse d'Acigné : les chapelles priorales de Bourgon et de Louvigné, Notre-Dame de la Motte d'Acigné (chapelle des seigneurs d'Acigné), Sainte-Trinité de Montellon (fondée en 1606 par Pierre Botherel, seigneur de Montellon), Notre-Dame d'Escures (dépendant du manoir d'Escures), de la Ville-Guy (construite en 1675, détruite probablement lors de la Révolution), des Onglées (dépendant du manoir éponyme), des Forges (détruite), Saint-Gorgon-du-Hil (attestée en 1626, disparue), Brehon (abandonnée) et Saint-Julien (dépendant de l'hôpital), en plus de l'église paroissiale, mentionnée dès 1160, mais l'église fut reconstruite vers le XVIe siècle : ce n'était à l'origine qu'une simple nef à laquelle s'ajouta progressivement quelques chapelles adjaçantes : la chapelle seigneuriale Sainte-Anne où les seigneurs de Forges avaient leur enfeu, la chapelle Notre-Dame (les seigneurs du Hil s'y faisaient inhumer) , la chapelle Saint-Jean (dite aussi du Saint-Nom-de-Jésus en raison d'une confrérie qui y avait son siège et qui bénéficiait d'indulgences accordées par le pape Urbain VIII); un ossuaire se trouvait à proximité de l'église[32].

Une première école de filles est financée en 1718 par les dames Budes de Rennes, les cours ayant lieu chez l'institutrice ; la première maison d'école des filles est fondée en 1729 par les seigneurs de Coniac. On ignore ce qu'il en était pour les garçons[41].

La fin de l'Ancien Régime fut marquée par le développement des tanneries à Acigné, installées en particulier rue des Roches, en bord de Vilaine (on comptait à Acigné une trentaine de tanneurs au XVIIIe siècle)[42].

Carte de Cassini de la commune d'Acigné et de ses environs (1803).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Acigné en 1778 :

« Acigné ; sur la rivière de Vilaine ; à 2 lieues à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché et sa subdélégation. Cette paroisse compte environ 1 900 communiants[Note 7] ; elle a une haute justice, qui de Vitré ressortit au présidial de Rennes. M. de Bonamour en eft le seigneur ; la cure est en la présentation de l'Abbé de Saint-Melaine de Rennes. Le pays produit du froment, du seigle, du bled noir, beaucoup de fruits dont on fait du cidre, et assez de pacages pour les bestiaux : il y a plusieurs cantons en landes, quelques bois, et une grande quantité d'arbres de futaie. (..) On y voit les maisons nobles de la Gretaye, le Pâti du Moulinet, les Onglois, et Montellon , avec les chapelles de Louvigné, du Hy, et des Ecures. Il paraît qu'il existait autrefois un château auprès de cette dernière, puisqu'on y remarque des douves, des fossés, et une fuie en ruines[43]. »

Vers la fin de l'Ancien régime le bourg d'Acigné devait ressembler à cette description : « On y trouvait un auditoire et une halle (au nord-est de l’église), des fours banaux (rue du Grand Four) et une prison, une auberge (au nord-est de l’église) précédée d’un porche, l’hôtel Saint Georges (en face du presbytère), de belles maisons : la Maison aux Chevaliers (rue de Calais), la Maison des Notaires (en face de la place de l’église) »[33].

Révolution française

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L'assemblée électorale des paroissiens d'Acigné, préparatoire aux États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Jean-Christophe Rouillart, sénéchal du marquisat d'Acigné, en présence de 25 paroissiens « et plusieurs autres en grand nombre qui ne savent pas signer ; Jean Marchand[Note 8] et Julien Veillard[Note 9] furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Saint-Aubin-du-Cormier ; un cahier de doléances fut rédigé : les paroissiens se plaignent notamment de la corvée des grands chemins, du tirage au sort de la milice, des corvées et servitudes féodales (des droits de fuies et garennes, des banalités, etc..), des dîmes, etc.[44].

Le , des gardes nationaux provenant d'une vingtaine de paroisses avoisinantes font irruption à Acigné pour piller les maisons des habitants. Les deux commissaires envoyés par le département pour calmer les esprits sont couchés en joue et doivent se retirer pour sauver leur vie[45]. Le centre du village est en partie détruit. À l'origine, les habitants avaient pris le parti du curé réfractaire, ce qui leur valut cet acte de répression. On remarque, à l'intérieur de l'église, la chaire dont les personnages ont été décapités par les gardes nationaux.

Le curé d’Acigné, Paul Le Tranchant, et son vicaire, l’abbé Lévêque, refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et devinrent donc prêtres réfractaires. La population prit fait et cause pour eux (remplacé par un curé constitutionnel, l’abbé Callier, lequel, en butte à l’hostilité de la population, finit par abandonner la prêtrise en 1794). Le curé d'Acigné, Paul Le Tranchant, exerça clandestinement son ministère pendant la Terreur[46]. Il fut arrêté (sur dénonciation) la nuit de Noël 1797, caché à la ferme de la Timonière, chez Julien Veillard, qui était le commandant de la Garde nationale d'Acigné ![47]. Réinstallé officiellement recteur d'Acigné après le Concordat il mourut le [32].

Lors de la Révolution, Acigné manifesta de la résistance aux idées nouvelles, comme beaucoup de paroisses rurales de l'Ouest. En 1795 on comptait une dizaine de chouans à Acigné qui « y répandaient plus de terreur que deux cent hommes de troupe » ; ils obligèrent le notaire Joseph Chalmel, membre du conseil de district et organisateur de la vente des biens nationaux dans la commune (quelques biens appartenant à des nobles émigrés comme les fermes de la Beschère et d'Ifer ainsi que l'étang de la Haute Forge, ou au clergé comme le prieuré de la Motte), à se réfugier à Rennes en 1795. En l'An V un chouan abattit l'Arbre de la liberté à Acigné. Selon un rapport du la Garde nationale d'Acigné comptait alors 242 hommes .. « mais on y trouverait à peine 18 défenseurs de la patrie »[47].

Joseph Fouillard [Fouillart][Note 10], laboureur et tisserand, originaire du hameau de Louvigné, devenu chouan, commit plusieurs assassinats : il tua le Michel Desbien à Villory en La Bouëxière ; au début de 1797 il fut accusé d'avoir rançonné des particuliers et soupçonné de deux meurtres à La Bouëxière et Brécé ; arrêté le par trois soldats de la garnison de Vitré, il parvint à s'évader ; le , il assassina Louis Bierras. Dans la nuit du 8 au il fut surpris en compagnie de trois complices au moulin de la Quinvraye en Betton et abattu par des soldats[47].

Le XIXe siècle

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Acigné vers le milieu du XIXe siècle

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Plan cadastral de la commune d'Acigné en 1819 (tableau d'assemblage).
L'ancienne église d'Acigné dans la seconde moitié du XIXe siècle (dessin, Musée de Bretagne).

Au XIXe siècle, l'économie locale, toujours à dominante agricole, a été marquée par le développement de l'élevage laitier (beurre) et de la production de cidre pour le marché rennais[48]. On trouvait une petite industrie du bois, issue de l'exploitation de la forêt de Rennes proche.

Un recensement de faits divers survenus à Acigné au XIXe siècle a été effectué ; parmi eux une perquisition, liée à la Chouannerie de 1832 au château des Ecures, qui permit d'y découvrir un drapeau blanc, et par ailleurs des homicides, des vols, des rixes, etc.[49].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Acigné en 1843 :

« Acigné (Parocchia de Acigneio) : commune formée de l'ancienne paroisse se ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : les Escures, Louvigné, la Bouexellerie, le Hil, Bourgon, Grébusson, le Plessix, les Onglées, le Chénais, Monthélon, Epinais, les Chanclins, la Jarsais, Brayon, la Villeguy, les Mottes. Moulins à eau de Sévigné, Moncor, Acigné. Cette commune est traversée du nord au sud par la rivière de Veuvre, ou Chevré, et limitée au sud par la Vilaine. Superficie totale 2 952 hectares 68 ares 41 centiares, dont (..) terres labourables 1 609 ha, prés et pâturages 420 ha, bois 276 ha, vergers et jardins 55 ha, landes et incultes 483 ha (..). Moulins à eau : 3. (..) Géologie : la commune repose sur un schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo][50]. »

La gare de Noyal-Acigné, sur la ligne ferroviaire de Paris-Montparnasse à Rennes ouvre en 1857 ; la ligne et la gare sont en Noyal-sur-Vilaine, mais la gare se trouvant approximativement à mi-chemin entre les deux bourgs, la municipalité d'Acigné obtint que la gare porte le nom "Noyal-Acigné"[51].

Les écoles et l'alphabétisation au XIXe siècle et début XXe siècle

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À la suite de la loi Guizot la municipalité choisit de construire en 1843 une mairie-école (de garçons) et le recteur Barbedet fait construire en 1853 une école des filles, tenue par les Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir ; il fait aussi construire en 1857 une école des garçons, contigüe au presbytère, tenue par les Frères de l'instruction chrétienne. Une nouvelle école publique de garçons est construite en 1892 et une de filles en 1904 (après la loi sur les congrégations), mais les religieuses recréèrent une école privée en y enseignant en habits civils)[41].

Selon une étude sur l'alphabétisation des Français faite en 1877 par Louis Maggiolo à partir des signatures des actes de mariage sur les registres paroissiaux, à Acigné 5 % des mariés signaient (parfois très maladroitement) leur acte de mariage fin XVIIe siècle, 17 % fin XVIIIe siècle, 19 % pendant la période 1816-1820, 40 % entre 1872 et 1876 et 89 % entre 1892 et 1896 ; pour les mariées aucune ne signait son acte de mariage à la fin du XVIIe siècle et 8 % seulement pour la période 1816-1820 ; par contre entre 1892 et 1896 89 % des Acignolaises savaient signer et même 99 % entre 1912 et 1916.. autant que les hommes[52].

Acigné vers la fin du XIXe siècle

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Acigné : la Place des Halles.

Un réaménagement du bourg effectué dans le courant des décennies 1880 et 1890 (avec notamment un élargissement de certaines rues très étroites) faillit faire disparaître (en la privatisant) la Place des Halles qui ne fut sauvée que de justesse. Le souvenir de l'existence de ces anciennes halles seigneuriales qui avaient disparues depuis environ 1620 avait été oublié[53].

Le XXe siècle

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La Belle Époque

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L'église paroissiale, vieille de 400 ans, était en état d’usure complète. Le maire Pierre Georges et le recteur Guillaume Fouré décidèrent de la reconstruire selon les plans de l'architecte Arthur Regnault en style néogothique, mais en conservant une partie du mobilier religieux de l'ancienne église : un retable lavallois de 1670, deux reliquaires de 1680, la chaire à prêcher de 1789, des statues et tableaux anciens, une pierre tombale de 1633, etc. Il y ajouta des nouveaux vitraux, deux confessionnaux aussi de style néogothique, un autel dédié à sainte Anne[54].

L'église d'Acigné, achevée en 1904.
Acigné à la Belle Époque

Le a lieu l'inventaire des biens d'église à Acigné ; le journal Ouest-Éclair écrit : « Aujourd'hui, à huit heures, la paisible paroisse d'Acigné était envahie par 25 gendarmes et 60 artilleurs sous les ordres d'un jeune lieutenant venant d'opérer à Thorigné. Une demi-heure après, M. le recteur et les membres du conseil de fabrique sortent du presbytère et se rendent sur le parvis de l'église. […] L'agent du fisc expose l'objet de sa mission et demande l'ouverture de la porte, ce qui lui est refusé. […] Aussitôt après la foule entonne les cantiques : Nous voulons Dieu, Je suis chrétien, et crie À bas les voleurs ! les crocheteurs ! Après les trois sommations d'usage, et sur réquisition du commissaire, cinq soldats d'artillerie apportent leurs instruments de cambriolage et veulent fracturer la porte du midi qui résiste à leurs efforts. Ils s'attaquent alors à celle de la sacristie qui est mise en pièces au bout de vingt minutes. Pendant le crochetage, quelques jeunes gens enfermés dans l'église ont consciencieusement arrosé les soldats et le chapeau du commissaire »[56].

Un bureau de poste ouvre à Acigné en 1905 et le premier poste téléphonique de la commune est installé en 1912 ; le premier détenteur privé d'un téléphone fut Alain de Tréverret, maire et propriétaire du château des Onglées ; en 1938 la commune comptait 19 abonnés au téléphone[57].

Le journal L'Ouest-Éclair du évoque le « fort joli pays (..) d'Acigné, très pittoresque sous ses épaisses frondaisons » à l'occasion du comice agricole[58] qui s'y tint le et décrit les décorations du bourg et les animations diverses qui s'y déroulent[59].

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts d'Acigné porte les noms de 74 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 4 (Paul Cadieu, Albert Descormier, Pierre Duhamel et Constant Rossignol, tous les quatre marsouins au 1er régiment d'infanterie coloniale) sont morts le même jour (dès le à Rossignol (Belgique) ; Pierre Louvel est mort en 1916 dans des circonstances non précisées ; tous les autres sont morts sur le sol français, y compris Paul Boulanger, caporal au 123e régiment d'infanterie, décoré de la Croix de guerre, mort des suites d'une intoxication le , soit environ deux ans et demi après l'armistice à Paris ; parmi eux, Emmanuel, Léon (deux frères) et Jean Simonneaux, ainsi que Lucien Vannier, ont été décorés tous les quatre à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[60].

Un article de Jean-Jacques Blain présente la vie à Acigné pendant la Première Guerre mondiale[61].

L'entre-deux-guerres

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Jean Meneu, soldat au 1er régiment de zouaves, est mort pour la France le à Sidi Redouane (Maroc) lors de la Guerre du Rif[60].

Une nouvelle école privée (de garçons) est construite en 1933 (actuelles salles paroissiales). Ce n'est qu'en 1968 que l'école privée Jeanne d'Arc devint mixte)[41]. Un patronage catholique (patronage Saint-Martin), un club de football sont créés dans la paroisse et en 1934 une troupe de théâtre dans l'école privée de garçons[62].

En 1933 on comptait à Acigné « 3 bouchers, 2 boulangers, 2 bourreliers, 2 marchands de chaussures, 2 marchands de cycles, 2 marchands d'engrais, 7 épiciers-merciers, un hôtel (Denis), un hongreur, 3 maréchaux-ferrants, 2 marchands de nouveautés, 3 tailleurs, 2 maçons et 17 agriculteurs »[63].

Le deux jeunes enfants après avoir joué avec des allumettes et mis le feu à un hangar périrent dans les flammes dans le hameau d'Epargé en Acigné[64].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts d'Acigné porte les noms de 10 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi ces victimes, Émile Lepert et Louis de Montigny sont des soldats morts en juin 1940 lors de la Bataille de France ; deux soldats sont morts en captivité : Théodore Brossault le à Graz (Autriche) et Joseph Ridard le à Neuss (Allemagne) lors d'un bombardement ; Prosper Chubert, avoué, résistant du réseau Libération Nord, est mort en déportation au camp de concentration de Neuengamme le (chevalier de la Légion d'honneur)[65] ; Pierre Pasquier est mort à Rennes le , donc après l'armistice, de maladie contractée en service ; les circonstances des décès des autres victimes (Mathurin Ménard, PIerre Monnier, Joseph Pilard, Pierre Poulain), ne sont pas précisées[60].

Le marché noir sévissait : par exemple le journal L'Ouest-Éclair du évoque une affaire d'abattage clandestin d'animaux achetés, ainsi que du beurre, des œufs et du fromage, à des paysans d'Acigné et Thorigné et fournis à des restaurants de Rennes[66].

Le conseil municipal d'Acigné est dissous par un arrêté du et une délégation spéciale mise en place, présidée par Armand Le Douarec et composée aussi de 6 autres membres[67].

Un réfractaire du STO, Louis Arondel, vécu caché dans une ferme de Bout-de-Lande pendant la majeure partie de la guerre ; il prit de nombreuses photos illustrant la guerre et la vie quotidienne à Acigné à cette époque[68]. Baptiste Fougeroux, prisonnier de guerre en Allemagne pendant 5 ans entre 1940 et 1945, a consigné ses souvenirs dans un carnet de notes qui a été conservé[69]. Anne Le Douarec, épouse d'Armand Le Douarec, médecin à Acigné (il fut maire d'Acigné en 1942-1943, nommé par le régime de Vichy) a décrit la vie à Acigné pendant l'Occupation[70]. Acigné est libéré par l'armée américaine le [71].

Victor Pannetier, originaire d'Acigné, mais vivant adulte à Noyal-sur-Vilaine, coureur cycliste avant guerre, adhérent du Parti communiste français, fut résistant ; déporté au Buchenwald en septembre 1943, puis au camp de Dora, il fut libéré le par l'Armée rouge et revint vivre à Acigné[72].

L'après Seconde Guerre mondiale

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L'exode rural, conjugué à la perte de 74 hommes pendant la Guerre 14-18, impacta Acigné au XXe siècle, avant que la démographie ne se redresse à partir des années 1960, avec le développement de l'agglomération rennaise qui entraîna l'installation de nouveaux habitants y travaillant.

Le "Foyer Saint-Martin" est inauguré en 1963 : initialement consacré au théâtre (troupe "Les Arlequins") et à une chorale, il devint une salle de cinéma[73]. Rachetés par la mairie en 1973 et géré par une association, les locaux devinrent une salle de cinéma équipée de deux salles en 1999[62].

L'école publique de Chevré est inaugurée en 1978 ; précédemment elle était dans des bâtiments préfabriqués[41].

90 jeunes acignolais durent participer à la Guerre d'Algérie entre 1954 et 1962 ; aucun n'y fut tué, mais un dossier témoigne de leurs traumatismes[74].

Le XXIe siècle

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Aujourd'hui, Acigné est une commune rurbaine, tout en préservant des éléments de son patrimoine historique et en maintenant sa vocation agricole dans une campagne verdoyante et doucement vallonnée.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Circonscriptions de rattachement

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Mairie d'Acigné.

Acigné appartient à l'arrondissement de Rennes et au canton de Liffré depuis le redécoupage cantonal de 2014. Auparavant, elle a successivement appartenu aux cantons suivants : Rennes-Sud-Est (1833-1973), Rennes-VI (1973-1985), Rennes-Est (1985-1991) et Cesson-Sévigné (1991-2015).

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Laurence Maillart-Méhaignerie (RE). Elle appartenait à la deuxième circonscription de Rennes sous la IIIe République puis à la 2e circonscription (Rennes-Sud) de 1958 à 1986 et enfin à la 5e circonscription (Vitré) de 1986 à 2010.

Intercommunalité

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La commune appartient à Rennes Métropole depuis sa création le . Acigné faisait alors partie des 27 communes fondatrices du District urbain de l'agglomération rennaise qui a pris sa dénomination actuelle le .

Acigné fait aussi partie du Pays de Rennes.

Institutions judiciaires

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Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le ), du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce, de la cour d'appel et du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[75].

Tendances politiques et résultats

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Depuis 1989 et l'élection de Guy Jouhier à la mairie, Acigné est une commune solidement ancrée à gauche. Cette tendance se confirme lors des scrutins nationaux avec des scores élevés pour la gauche – principalement socialiste et écologiste – et a contrario des résultats électoraux plus faibles de la droite et de l'extrême-droite.

L'élection d'Emmanuel Macron en 2017 a très peu changé la donne, les candidats de La République en marche arrivant uniquement en tête lors des scrutins présidentiel et législatifs ainsi que lors des européennes de 2019.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron arrive en tête devant Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Par rapport au scrutin précédent, le président sortant est en très léger repli tandis que le candidat LFI progresse de près de cinq points. Le candidat écologiste parvient quant à lui à dépasser la représentante du RN. Au second tour, le président Macron remporte 80,82 % des suffrages exprimés face à la candidate du Rassemblement national. Aux élections législatives, le candidat investi par la Nouvelle Union populaire, Tristan Lahais (G.s), vire en tête au premier tour devant la députée macroniste sortante Laurence Maillart-Méhaignerie (désignée par la coalition Ensemble) et au second, c'est le candidat de la NUPES qui remporte le scrutin au niveau communal, à l'inverse de la circonscription qui reconduit cette dernière.

Lors des élections législatives anticipées de 2024, Laurence Maillart-Méhaignerie est candidate à sa réélection sous l'étiquette « Ensemble » (ENS) tout comme Tristan Lahais, investi cette fois-ci par le Nouveau Front populaire (NFP). Au premier tour, le candidat NFP arrive en tête au niveau de la commune avec 44,48 % des voix devant la députée sortante et Bérénice Vanhaecke (RN) qui recueillent respectivement 32,31 et 15,88 %. Le tiercé de tête est le même au niveau de la circonscription. Au second tour, à l'issue d'une triangulaire, M. Lahais demeure en première position avec 48,19 % suivi par Mme Maillart-Méhaignerie (36,24 %) et la candidate frontiste (15,57 %). Idem pour la circonscription mais avec des résultats plus resserrés.

Seule candidate lors des élections municipales de 2026, la liste « Acigné ensemble » conduite par le maire sortant Olivier Dehaese remporte 100 % des suffrages exprimés avec un taux de participation de 46,20 %.

Liste des maires

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Liste des maires successifs[76]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Emmanuel Pillet[Note 30]   Négociant en bois
1945 octobre 1947 François Louapre[Note 32]   Agriculteur à la Ville-Guy
octobre 1947 mars 1971 Charles Léon de Tréverret[Note 33]   Minotier
Fils d'Alain Léon de Tréverret, maire entre 1902 et 1929
mars 1971 mars 1989 Michel Simonneaux[Note 34] SE Agriculteur à la ferme des Onglées[79].
Chevalier du Mérite agricole (1978)
mars 1989 28 mars 2014 Guy Jouhier[Note 35],[80] PS Enseignant retraité
Conseiller général de Cesson-Sévigné (1998 → 2011)
5e vice-président de Rennes Métropole (2008 → 2014)
3e vice-président de Rennes Métropole (2001 → 2008)
28 mars 2014[81] en cours
(au 27 mars 2026)
Olivier Dehaese[Note 36] PS Ingénieur de recherche
6e vice-président de Rennes Métropole (2020 → )
16e vice-président de Rennes Métropole (2014 → 2020)
Réélu pour le mandat 2020-2026[82]
Réélu pour le mandat 2026-2032[83]

Politique de développement durable

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La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2012[84].

Jumelages

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Carte
Villes jumelles avec AcignéVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelles avec AcignéVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Șeica MareRoumaniedepuis le
WachtendonkAllemagnedepuis le

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[85]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[86].

En 2023, la commune comptait 6 874 habitants[Note 37], en évolution de +1,99 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9212 3221 7922 1842 3062 1011 9902 0832 058
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0692 1482 1672 1512 1192 0772 0171 9721 950
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8431 8301 7091 5091 4801 4721 4511 4931 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5571 7762 3193 5544 3615 2465 7856 1666 645
2021 2023 - - - - - - -
6 8886 874-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2006[88].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Acigné comptait plus de 400 établissements en 2015, représentant 1 800 emplois. Parmi ces entreprises, on compte 33 exploitations agricoles.

L'usine MX d'Acigné avec, au premier plan, la rivière de Chevré (ou Veuvre).

L'employeur le plus important est l'entreprise MX, premier fabricant de chargeurs sur tracteur en France, avec 640 collaborateurs. MX a été créé en 1951 par un artisan d'Acigné, Louis Mailleux[89]. Forgeron entreprenant installé dans le bourg, il fabrique d'abord des charrues puis, en 1963, il conçoit et réalise le premier chargeur avant. Le succès du matériel produit favorise le développement de l'entreprise qui s'industrialise alors[90].

La SCOP EBS Le Relais Bretagne, installée à Acigné depuis 1997, emploie 150 salariés. Cette coopérative collecte les textiles et chaussures usagées en Bretagne, puis les trie dans son centre à Acigné, avant de les revendre. Sa vocation est de lutter contre l'exclusion par la création d'emplois[91].

Beaucoup d'Acignolais travaillent sur Rennes et sa métropole.

Vie locale

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Sont installés sur la commune :

  • 4 médecins (dans un cabinet médical) ;
  • 4 infirmières libérales ;
  • 7 kinésithérapeutes ;
  • 1 sage-femme.

La commune dispose de deux pharmacies.

L'hôpital privé Sévigné, à Cesson-Sévigné, à 7 km, est l'établissement hospitalier le plus proche.

Enseignement

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  • École Jeanne-d'Arc, école élémentaire et maternelle privée.
  • École du Chevré, école élémentaire publique.
  • École du Chat-Perché, école maternelle publique.

Les collèges et lycées les plus proches sont situés dans les communes mitoyennes: Noyal-sur-Vilaine, Cesson-Sévigné et Liffré.

  • L'Union sportive acignolaise rugby (USAR), fondé en 2000, compte 180 licenciés, et comprend plusieurs sections. Une école de rugby et de Touch, du rugby à 5, du Touch, et du XV. La section XV a été deux fois championne de Bretagne (4e série en 2014, 3e série en 2017), et a pour la saison 2016/2017 effectué une saison parfaite avec douze victoires pour douze matchs, toutes bonifiées. Pour la saison 2017/2018, elle joue en championnat 2e série. La section Touch (Ratafia) a régulièrement des joueurs et joueuses sélectionnés en équipe de France de Touch.
    L'OEF (Ovalie en Fête) a lieu tous les premiers week-end de juillet, c'est la grande fête du club, où sont organisés un tournoi de rugby à 5 et de rugby à 7, des animations pour les grands et les petits, ainsi qu'un repas de clôture au Triptik.
  • L'Union sportive acignolaise (USA), club de football fondé en 1937, comprend 7 équipes. Elles jouent sur le complexe sportif du Chevré qui comprend plusieurs terrains, dont un terrain d'honneur synthétique[92].
  • Les kayakistes acignolaises sont les ex-championnes d'Europe de kayak et comptent de nombreux autres titres à leur actif.
  • L'association Acigné au féminin[93] est née en 1988. La première course nationale sur une distance de 10 km labellisée par la FFA. Aujourd'hui encore, la notoriété de cette épreuve dépasse la région Bretagne. C'est la course féminine la plus fréquentée en France sur cette distance de 10 km.
  • L'Acigné Basket Club[94] est une association sportive affiliée à la FFBB et permet la pratique du basket-ball en championnat ou en loisir. L'association accueille les licenciés à partir de 5 ans. Le club organise plusieurs manifestations tout au long de l'année : des plateaux pour les baby basketteurs, le Noël des jeunes, la galette des rois, un tournoi détente et enfin la fête du basket au mois de juin. Depuis 2016, les clubs de Basket de Liffré, Thorigné-Fouillard et Acigné se sont associés en CTC (Coopération territoriale de clubs) sous la bannière Mi-Forêt Basket 35, afin de permettre à leurs joueurs respectifs d'évoluer à leur meilleur niveau (départemental à pré-national) et de pouvoir pratiquer le basket année après année, même si le club n'est pas en mesure de fournir l'effectif nécessaire à la composition d'une équipe.

Culture

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Le Triptik, ensemble multifonction, intègre une salle de spectacle de 250 places.

Le cinéma et la médiathèque d'Acigné.

Le cinéma associatif Le Foyer est équipé de deux salles climatisées pour des séances quotidiennes totalisant 30 000 entrées par an[95].

La médiathèque municipale est ouverte 21 h 30 par semaine. Elle propose des livres, des CD audio et des CDrom en prêt.

La commune compte une troupe de théâtre amateur : Les Arlequins d'Acigné[96].

L'association musicale de Haute Vilaine (AMHV) propose un enseignement musical dès 4 ans et des ensembles pour les plus grands[97].

Fest noz à Acigné le 2 mars 2019.

Le Moulinet, association consacrée à la culture gallèse, bretonne et au folk, organise des cours de danse, des fest-noz et concerts[98].

L'association Acigné Autrefois valorise et partage avec le public le patrimoine et l'histoire de la commune et de la région[99].

Cultes et religions

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La paroisse Saint-Julien-sur-Vilaine regroupe Acigné, Noyal-sur-Vilaine et Brécé. Elle appartient au doyenné de Cesson-Sévigné et au diocèse de Rennes[100].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le château des Onglées.
  • La maison dite d'Acigné (2e moitié du XVIe siècle, rénovée XXe siècle : elle a conservé son étage à pan de bois[107] ;
L'église paroissiale Saint-Martin
    • Le calvaire d'Acigné
    • Des croix :
    • Croix du nouveau cimetière (1936)[112]
  • Le château de la Boissellerie (2e moitié du XIXe siècle), néo Henri IV, néo Louis XIII[114] ;
  • Le manoir de la Havardière (XVIe siècle, remanié depuis à plusieurs reprises)[115]
  • Les moulins à eau sur la Vilaine[116] :
    • Moulin d'Acigné (à la limite avec Noyal-sur-Vilaine)[117].
  • La ferme de la Motte, en bord de Vilaine, est un centre de loisirs appelé l'Espace de la Motte.
  • Le marais de la Motte[120] est un espace naturel protégé au pied du bourg, avec un circuit de promenade en bord de Vilaine.
  • Le château d'eau est décoré par une fresque « aquarium ».

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Acigné Blason
D'hermine à la fasce de gueules chargée de trois fleurs de lys d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Marquisat d'Acigné, érigé en 1609, cote 14 J 31 à 14 J 35, Fonds Freslon de la Freslonnière, (14 J) Archives départementales d'Ille-et-Vilaine.
  • Jacques Briard et Y. Lecerf, « Parures de l'âge du Bronze : les bracelets décorés d'Acigné et Pléchâtel », Annales de Bretagne, vol. 2, no 82,‎ , p. 107–114
  • Lavallée, « Acte de fondation d'une école de filles à Acigné en 1729 par les seigneurs de Coniac », Bulletin de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, vol. X,‎ , p. XXVI (lire en ligne)
  • Alain Racineux, Histoire d'Acigné et de ses environs, 1999

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  2. ↑ « Unité urbaine 2020 d'Acigné », sur insee.fr (consulté le ).
  3. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  4. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rennes », sur insee.fr (consulté le ).
  5. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. ↑ « Chiffres clés - Logement en 2017 à Acigné » (consulté le ).
  7. ↑ « Chiffres clés - Logement en 2017 en Ille-et-Vilaine » (consulté le ).
  1. ↑ Population municipale 2023, légale en 2026.
  2. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  4. ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
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