Grègnes d'awous'

recueil de poésie de Jean Guillaume

Grègnes d'awous' (/ɡʁɛ.ɲ d‿a.wus/[note 1], en français : « Moissons en granges ») est le troisième recueil de poésie wallonne de Jean Guillaume. Constitué de 39 poèmes, il parait en 1949 à Namur, aux éditions Mosanes.

Grègnes d'awous'
Première de couverture de l'édition parue en 1949.
Titre original
(wa) Grègnes d'awous'Voir et modifier les données sur Wikidata
Format
Partie de
Œuvres poétiques wallonnes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Auteur
Genre
Date de parution
Lieu de publication
Pays
Éditeur
Éditions Mosanes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nombre de pages
51 p.Voir et modifier les données sur Wikidata
Séquence
Série
Œuvres poétiques wallonnes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Inte li vièspréye èt l’ gnût (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Publié deux ans après Djusqu'au solia et un an après la participation de Guillaume au recueil collectif Poèmes wallons, Grègnes d'awous' se distingue par une structure simple et un recours plus généralisé au vers strict. Des critiques saluent un ouvrage jugé plus serein, qui s'ancre dans des images liées à la vie rurale.

Plus dense et concis, ce troisième recueil s'éloigne du symbolisme qui caractérisait certaines des premières œuvres de Guillaume. Son exploration d'images concrètes s'accompagne toutefois d'une grande maitrise de l'ellipse, qui rend l'interprétation des œuvres malaisée. De ce fait, Grègnes d'awous' marque une étape vers le livre le plus opaque du poète, Aurzîye, qui parait deux ans plus tard.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, des poèmes issus de Grègnes d'awous' font l'objet de rééditions dans des anthologies de la littérature wallonne, y compris dans certains ouvrages de grande importance comme Poètes wallons d'aujourd'hui et Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie. Certains font aussi l'objet de traductions en anglais et en italien.

Contexte d'écriture et de sortie

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Situation personnelle de Guillaume

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La période durant laquelle Jean Guillaume compose Grègnes d'awous' coïncide avec la reprise de ses études. En effet, après avoir occupé durant une année un poste d'enseignant au Collège Saint-Servais de Liège, il entame une licence en philologie romane à l'université de Liège en 1948[A 1]. Il y suit notamment le cours de dialectologie wallonne de Louis Remacle[1],[2], qui est lui aussi un représentant de la « jeune poésie ». Par la suite, il accomplit des études approfondies de théologie au Jezuïetenhof (nl) d'Egenhoven, qu'il n'achève qu'en 1951[3].

Peu avant cette reprise d'études, Guillaume a fait une entrée remarquée en littérature, avec la parution à l'été 1947 de son recueil Djusqu'au solia (« Jusqu'au soleil »)[4]. Bien accueilli par la critique, ce premier livre bénéficie du soutien du philologue Maurice Piron — qui en signe l'avant-propos — et de l'académicien Joseph Calozet. Ce dernier, qui est également le président des Rèlîs Namurwès, le cercle littéraire dont Guillaume est membre depuis 1945, le considère alors comme « [leur] grand espoir de demain »[5]. Guillaume obtient d'ailleurs la cocâde (« cocarde »)[note 2] du cercle pour l'année 1947-1948[8].

À cette époque, Guillaume ne se préoccupe pas seulement de poésie wallonne en tant qu'auteur. À l'université de Liège, il consacre son mémoire aux œuvres poétiques de Franz Dewandelaer[1],[2]. Il réalise aussi ses premiers travaux d'édition, au service de poètes dont il fait la rencontre : il édite Au soya dès leus (« Au soleil des loups ») et Oupias d'avri (« Bouquets d'avril ») de Willy Bal en 1947 et 1949, L'an quarante et Fleûrs èt Fwîts (« Fleurs et Fruits ») de Henri Pétrez[note 3], ainsi qu'Èl moncha qui crèch (« Le tas qui croit ») de Dewandelaer en 1948[10],[11].

Par ailleurs, un évènement majeur survient dans l'intervalle entre la parution de Djusqu'au solia et celle de Grègnes d'awous'. En 1948, Jean Guillaume participe en effet (notamment avec son professeur Louis Remacle) au recueil collectif Poèmes wallons, qui est considéré comme un tournant majeur dans la littérature wallonne[12]. Dès cette époque, Guillaume est donc perçu comme le représentant d'un mouvement poétique moderne, même si celui-ci n'est pas figé, comme l'explique Jean Lechanteur :

« On peut dater de 1948 l'entrée en scène de la génération la plus riche de la poésie wallonne. Cette date, qui n'est qu'un repère commode, est celle de la publication d'un recueil collectif Poèmes wallons 1948, réunissant des œuvres de cinq poètes […] qui n'ont jamais songé à former d'école, mais qu'a réunis un même souci de qualité. […] Comme par ailleurs, aucun programme ne définit un art poétique commun et que tous ces poètes sont extrêmement différents, les contours mêmes du mouvement restent flous[13]. »

Photographie sur le vif d'un homme âgé, en costume-cravate, qui regarde vers sa droite.
Photographie en noir et blanc d'un homme jeune portant veston et cravate. Il a les cheveux ondulés et une courte barbe.
Photographie en noir et blanc d'un homme âgé porteur de lunettes, qui regarde l'objectif sans sourire.
De gauche à droite : Willy Bal, Franz Dewandelaer et Louis Remacle, trois des poètes avec lequels Jean Guillaume cosigne Poèmes wallons en 1948.

Chronologie

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Grègnes d'awous' est le troisième recueil de poésie de Jean Guillaume[note 4]. Il parait en novembre 1949[15].

Selon un critique de Vers l'Avenir, sa rédaction s'est étalée sur trois années[16]. Guillaume lui-même évoque toutefois un travail de « quelques mois »[17],[18] et explique qu'il a été mené à un rythme « jubilant »[17], lié « de très près à l'ordination »[19],[note 5].

Ce travail est en tout cas déjà entamé à la fin de l'année 1947, comme en témoigne la parution du dix-huitième poème, Sondj'rîye po l' Noyé (« Rêve de Noël »), simultanément dans le dernier numéro annuel des Cahiers wallons[20] — le mensuel des Rèlîs Namurwès — et dans le numéro du jour de Noël du quotidien Vers l'Avenir[21].

Outre Sondj'rîye po l' Noyé, un seul poème de Grègnes d'awous' — Pa d'zeû l' bêrce (« Au-dessus du berceau ») — est publié dans Les Cahiers wallons avant la parution du volume. Inséré dans le numéro d'octobre 1949, il est alors accompagné d'un bulletin de souscription[22]. Le mois suivant, il parait à nouveau — toujours en guise de réclame — dans la rubrique wallonne « Chîjes èt Pasquéyes » du quotidien Vers l'Avenir[15],[note 6].

Le , un commentaire littéraire et musical du recueil est diffusé à Radio-Namur[15],[24].

Le recueil

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Liste des poèmes

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Voir une vidéo comprenant une lecture du poème On djoû (« Un jour ») et des gloses explicatives : (wa) Lorint Hendschel, « On èsté avou lès powêtes walons: (15) Jean Guillaume », sur YouTube, .

  • Li cinse di todi (« La ferme de toujours »)
  • Li (« Lui»)
  • Lèy (« Elle »)
  • Nosse boneûr (« Notre bonheur »)
  • Awous' (« Moisson »)
  • Pa d'zeû l' bêrce (« Au-dessus du berceau »)
  • Prumîs visadjes (« Premiers visages »)
  • Deurs-oûy (« Durs yeux »)
  • Mwin.nes (« Moines »)
  • Boneûr (« Bonheur »)
  • Frûts (« Fruits »)
  • Mâriadje (« Mariage »)
  • Batème (« Baptême »)
  • Li vraiye soûrte (« La vraie race »)
  • Come i sont (« Comme ils sont »)
  • Vîyès coyènes (« Vieilles couennes »)
  • On djoû (« Un jour »)
  • Sondj'rîye po l' Noyé (« Rêve de Noël »)
  • Au mitan dè l' reuwe (« Au milieu de la rue »)
  • Priyére po qu'i n' fuche nin trop taurd (« Prière pour qu'il ne soit pas trop tard »)
  • Péres-tauyes (« Ancêtres »)
  • Advigna (« Devinette »)
  • Trignoles (« Trignolles »)[note 7]
  • Dizârteûs (« Déserteurs »)
  • Vîye djint (« Vieille femme »)
  • Nosse vîye (« Notre vie »)
  • Pa-drî (« Au-delà »)
  • Lès bias djoûs (« Les beaux jours »)
  • À plins brès (« À pleins bras »)
  • Avou mi (« Avec moi »)
  • Pwin.ne (« Peine »)
  • D'au d'zeû (« D'au-dessus »)
  • À d'méy (« À moitié »)
  • Portrait (« Portrait »)
  • Dairène bauye (« Dernier bâillement »)
  • Quand on-z-a bon (« Quand on a du plaisir »)
  • Vint d' chwache (« Vent froid »)
  • Au gnût (« Au soir »)
  • À r'voûy (« Au revoir »)

Thématiques

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Selon le critique Jules Hennuy, le thème envisagé dans Grègnes d'awous' est « le souvenir des jeunes années à la ferme paternelle »[28],[note 8]. Toutefois, Maurice Piron soutient que les thèmes de Grègnes d'awous' sont « presque impossibles à nommer [et] se dérobent »[30],[note 9]. Évoquant le « complexe métaphorique » qui se déploie dès les titres des poèmes, il soutient que cette œuvre doit faire l'objet d'une analyse par le lecteur, afin de percevoir les intentions réelles derrière l'imagerie que Guillaume déploie et qu'il emprunte à l'univers familial et paysan dont il est issu.

« D'emblée, on constate que le vocabulaire “poétique” de l'auteur, très, vigoureux, très sain, prend son départ dans la terre, le village et la ferme. On ne prétendra pourtant pas que la vie rurale soit ici autre chose qu'un point d’appui et une référence : ce n'est pas dans l'évocation bucolique que se complaît, malgré les apparences, le lyrisme de Jean Guillaume. […] Tout un jeu d'impressions, chatoyant et varié, s’ordonne poétiquement dans des pièces qu'on croirait inspirées — et qui l'ont été indubitablement à l'origine — par la maison d'enfance, les vieux parents, le plaisir pris à des gestes et à des propos familiers, ou encore par la figure disparue d'une humble voisine. »

— Maurice Piron dans La Vie wallonne[30]

Piron avertit encore qu'en dépit de la présence avérée d'une symbolique religieuse (Jean Guillaume étudie la théologie quand il compose ces textes), le recueil ne peut s'interpréter uniquement sous cet angle. Il s'agit en somme d'une œuvre lyrique où se manifeste d'abord son « moi intime »[30],[32], qui « vise à rendre avant tout […] des valeurs d'intimité »[31].

Photographie sépia montrant deux moissonneurs en bras de chemise et casquettes, qui fauchent des céréales avec des faux.
La moisson est une image métaphorique employée dans Grègnes d'awous'.

Guillaume lui-même lie néanmoins l'imagerie agraire de Grègnes d'awous' à sa vocation[33],[note 5] :

« l'heure était aux moissons, sur fond de tendresse et de gratitude[17]. »

En dépit de ce contexte particulier et des réserves de Piron, un autre exégète de Guillaume, Bernard Thiry, estime qu'on peut retrouver dans Grègnes d'awous' les trois thèmes majeurs qui balisent l'ensemble de l'œuvre poétique : l'enfance et le souvenir de ses parents[note 10], la question des origines et l'interrogation sur soi-même[note 11], l'inspiration religieuse[note 12],[A 25].

Si des figures maternelles et paternelles sont présentes dans le recueil — elles font notamment l'objet de deux des poèmes liminaires, Li (« Lui») et Lèy (« Elle »)[A 3] —, on ne peut pas affirmer que celles-ci correspondent exactement à des éléments de la vie de Jean Guillaume car « il y a là choix ‘poétique’ chargé de sens allégorique, où la réalité biographique s'estompe derrière le symbole »[A 26]. De ce fait, il n'est pas possible de considérer que des poèmes comme Li ou Lèy se rapportent exactement aux personnes de Lucien Guillaume et de Rosa Kaisin, les parents de Guillaume[A 27].

Lexique

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La variété régionale employée dans Grègnes d'awous' est le wallon de Fosses-la-Ville, la localité dont Jean Guillaume est originaire et dont sont originaires ses parents[34],[35].

L'œuvre poétique de Guillaume a fait l'objet d'une analyse visant à mettre en lumière les mots dont la fréquence est jugée significative. Dans Grègnes d'awous', les termes qui sont employés le plus fréquemment par le poète sont voûy (« voir »), dîre (« dire »), poûve (« pauvre »), vî (« vieux ») et oûy (« œil »)[A 28].

Mots dont la fréquence est jugée significative dans l'œuvre poétique de Guillaume et dans Grègnes d'awous'[A 28]
Terme wallonTraduction française[36]Fréquence dans l'œuvre poétique[note 13]Fréquence dans Grègnes d'awous'[note 14]
vî« vieux »9615
dîre« dire »5821
djoû« jour »5411
oûy« œil »5414
p(i)tit« petit »5314
voûy« voir »5022
blanc« blanc »429
sawè« savoir »3711
mwârt[note 15]« mort »359
tins« temps »349
èfant« enfant »3312
mwin« main »3110
tièsse« tête »314
poûve« pauvre »2916
braire/tchoûler« pleurer/pleurer bruyamment »2812
solia« soleil »285
moman/mame/man/mére« maman/mère »269
maujo/maujone« maison »256
cœûr« cœur »245
viker« vivre »249
fleûr« fleur »224
nîve« neige »223
èvoûye/rèvoûye« en route/parti »214
vièspréye« soirée »202
Diè« Dieu »184
r(i)voûy« revoir »175
boneûr« bonheur »1610
gnût« nuit/soir »166
èsté« été »134
iviêr/uviêr« hiver »131
voûye« chemin »133
moru« mourir »122
voûy voltî« aimer »106
pougn« poing »92
chîje« soirée/veillée »94

Les termes doû (« deuil »), bribeû (« mendiant ») et nôvimbe (« novembre ») — dont l'usage est fréquent et donc significatif dans le reste de l'œuvre poétique[note 16] — sont entièrement absents de Grègnes d'awous'[A 28].

La poésie de Jean Guillaume est une œuvre « où prédomine le dialogue et la rencontre de l'autre » ; les pronoms personnels interviennent donc de manière significative dans un certain nombre de poèmes. Dans Grègnes d'awous', c'est notamment le cas dans Li (« Lui») et Lèy (« Elle »)[A 30].

Aspects formels

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Grègnes d'awous' est un recueil plus unifié que Djusqu'au solia, le premier livre de Jean Guillaume[17]. Seuls quatre des 39 poèmes qu'il comprend sont rédigés en vers libres[39]. Les poèmes en vers stricts emploient quant à eux des « mètres légers »[30],[note 17].

Le recueil comporte l'unique pièce des Œuvres poétiques wallonnes de Guillaume qui soit rédigé en ennéasyllabes ; il s'agit du poème Pa d'zeû l' bêrce (« Au-dessus du berceau »)[A 32],[note 18].

Sur le plan du style, Grègnes d'awous' présente les caractéristiques habituelles de l'écriture poétique de Jean Guillaume, à savoir « un art consommé de l'allusion, le recours à la suggestion, une poétique de la concision, du dépouillement de la forme »[A 34]. Cette écriture allusive mène dans certains poèmes à une forme d'« indétermination des pronoms personnels » ; c'est par exemple le cas dans Priyére po qu'i n' fuche nin trop taurd (« Prière pour qu'il ne soit pas trop tard »), où l'identité de l'interlocuteur est sujette à une « double interprétation » puisqu'elle peut se rapporter soit à un proche, soit à la figure divine[A 35],[note 19].

Bernard Thiry observe que Guillaume a recours dans Grègnes d'awous' — ainsi qu'il le fait dans ses autres recueils — au « langage de l'enfant » dans certains poèmes consacrés à l'amour de sa mère[note 20]. Il use en revanche d'une « ironie noire, cinglante » dans certains de ceux qu'il consacre à la mort[note 21] et peut manifester « une révolte farouche, exprimée en images puissantes, sauvages jusqu'à la brutalité, la cruauté », notamment lorsqu'il prend la défense des gens du peuple[note 22].

Éditions

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La première édition de Grègnes d'awous' parait en 1949[note 23] aux éditions Mosanes, basées à Namur[42],[43],[note 24]. Cette première édition est in-quarto en deux tons[15],[16] de 51 pages, vendu à l'origine 50 francs pour les exemplaires ordinaires[42],[note 25]. Elle est tirée à 306 exemplaires numérotés[43],[44],[note 26]. Contrairement aux premières éditions des deux recueils précédents, Djusqu'au solia et Inte li vièspréye èt l' gnût, cette première édition de Grègnes d'awous' n'inclut pas de version française.

Le recueil reparait intégralement en 1989, dans l'édition alors complète[note 27] des Œuvres poétiques wallonnes de Jean Guillaume coéditée par la Société de langue et de littérature wallonnes et le cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès (sous sa marque éditoriale Les Cahiers wallons)[45],[46].

En 2003, un enregistrement intégral de Grègnes d'awous' est compris dans l'édition audio des Œuvres poétiques wallonnes produite par Jean-Louis Préat et Léon Wuillaume pour les éditions Fidélité, alors propriété de la Province belge méridionale de la Compagnie de Jésus. L'enregistrement a été effectué par Jean Guillaume lui-même, antérieurement à son décès en 2001[46],[note 28].

En 2021, une portion du recueil parait en version bilingue wallon-italien dans I grandi carri, une anthologie des meilleurs poèmes de Jean Guillaume. Six des 39 poèmes de Grègnes d'awous' y sont sélectionnés par le traducteur, Jean Robaey[48],[note 29].

Réception critique

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Réception par la presse

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La parution de Grègnes d'awous' est accueillie favorablement par la critique, qui y voit une confirmation du talent de Jean Guillaume[50]. Ce recueil s'inscrit en effet dans le prolongement de Djusqu'au solia, paru en 1947[30],[51],[note 30]. Il s'en distingue toutefois par une plus grande maturité. Guillaume y abandonne en effet « le symbolisme spirituel de ses productions initiales » pour produire une œuvre « plus humaine et plus sensible »[52]. Jules Hennuy explique cette évolution par le choix du thème, la dimension terrienne de ce nouveau recueil « ne se prêt[ant] guère à l'abstraction pure »[28].

« J. G. a tenu ses promesses. Désormais affranchi des symboles trop conscients et des complaisances verbales, son lyrisme atteint à travers des mètres plus réguliers à une pureté plus grande dans la profondeur. Il a laissé quelque chose de l'exubérance de la jeunesse pour s'efforcer vers l'essentiel. »

— André Thiry dans Les Études classiques[31]

Jules Rivière[note 31] met aussi en évidence la concision de Grègnes d'awous'[54]. Les critiques sont toutefois partagés quant à l'effet produit par cette sobriété dans l'écriture : Maurice Piron estime que le recueil est de ce fait « moins accessible au commun des lecteurs »[30],[note 32], tandis que Jules Hennuy soutient l'inverse[57].

Pour le critique André Thiry, l'importance donnée aux thématiques de l'enfance et de la paysannerie rend compte, non de la nostalgie du poète, mais d'une forme de sincérité[58]. De même, le choix de la langue régionale serait lié à ce soin de la juste restitution :

« Le poète a puisé aux réserves de son enfance pour y retrouver les visages familiers, en réentendre les légendes, en partager les peines et les labeurs. Ce n'est point la poursuite du temps passé et de ses rythmes. Au contraire, tout ce qui a peuplé l'enfance accède peu à peu au repos dans la douceur de la lumière. […] Ceux qui, jadis, ont perçu les mêmes voix et les mêmes accents que J. G. les trahiraient et se trahiraient en se refusant à les entendre aujourd'hui. Jamais langue de culture ne pourra leur restituer avec la même âpreté et la même justesse ce qu'éprouva leur enfance[note 33]. Plus un poète chante dans son arbre généalogique, disait Cocteau, plus il chante juste[58],[note 34]. »

Cette langue concrète nécessite par ailleurs une retenue particulière, dont Guillaume se révèle capable[60] et qui nourrit son style[61],[note 35].

La qualité de la première édition est également relevée[63],[64].

Jugements postérieurs

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En 1952, Jean Guillaume est candidat pour l'ensemble de son œuvre au Prix biennal de littérature wallonne du Gouvernement (édition 1946-1951 consacrée à la poésie). Avant de lui octroyer le prix pour son dernier recueil en date[65] — Aurzîye, paru en 1951 —, le jury[note 36] note la plus grande densité et le caractère symboliste de Grègnes d'awous'[66]. Ce symbolisme adopte néanmoins un langage concret, de sorte que Grègnes d'awous' présente moins d'abstraction que Djusqu'au solia, comme le relève Lucien Maréchal dans une rétrospective publiée en 1958[67].

Considérant l'œuvre poétique de Guillaume dans son ensemble, à l'occasion d'une communication datée de 1961, Georges Smal estime de même que Grègnes d'awous' marque un pas vers la maturité du poète :

« Si l'on devait résumer brièvement ce livre, on pourrait dire que c'est l'aveu d'une plénitude. Le poète a trouvé son équilibre de maturation ; davantage, il domine la matière, comme il se domine lui-même[39]. »

Jean Lechanteur rejoint aussi cet avis dans le chapitre qu'il consacre à la poésie wallonne du XXe siècle dans La Wallonie, le Pays et les Hommes[note 37]. Pour lui, cette maturité se double par ailleurs d'un apaisement :

« Avec Grègnes d'awous! [sic] (1949), l'acceptation, la sérénité, le bonheur s'installent dans une poésie jusque-là déchirée[note 38]. Plénitude du cœur, à laquelle correspondent — le titre ne pouvait être mieux choisi — l'abondance des récoltes dans les granges, la lourdeur des gerbes dans les grands chars, la durée des journées débordantes de travaux[68]. »

Postérité

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Première de couverture du livre, où figure le titre en capitales blanches sur fond noir. Une silhouette stylisée de coq, présentée à la manière d'une girouette sur laquelle se reflèterait une lumière rouge, sert d'illustration.
Trois poèmes de Grègnes d'awous' figurent dans l'Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie.

En 1961, le philologie Maurice Piron sélectionne trois poèmes de Grègnes d'awous'[note 39] pour l'anthologie Poètes wallons d'aujourd'hui qu'il compose pour la Collection UNESCO d'œuvres représentatives et qui parait aux éditions Gallimard[69]. En 1979, le même choisit encore trois poèmes de Grègnes d'awous' [note 40] pour son Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie[71].

Le poème Awous' (« Moisson ») est ensuite repris dans l'anthologie Paroles d'oïl (1994)[72], suivi du poème Frûts (« Fruits ») dans l'anthologie Qué bia bouquèt ! (2023)[73].

Trois poèmes de Grègnes d'awous' ont par ailleurs été traduits en langue anglaise par Yann Lovelock (en)[74] :

  •  On djoû (« Un jour ») et Vîye djint (« Vieille femme ») ont paru sous les titres One Day et Old person dans l'anthologie The Colour of the Weather[75],[note 41] ;
  •  À plins brès (« À pleins bras ») a paru sous le titre With open arms dans la revue écossaise Trends[note 42].

Notes et références

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  1. ↑ Prononciation retranscrite selon la norme API.
  2. ↑ Récompense attribuée annuellement par Lès Rèlîs Namurwès au membre « ayant fourni le travail le plus méritoire au cours de l'exercice écoulé »[6],[7].
  3. ↑ Henri Pétrez nait à Fleurus en 1886. Engagé comme peintre sur émail alors qu'il est encore adolescent, il devient par la suite employé. Il entre en littérature vers 1900 et publie des poésies, des chansons et un recueil de souvenirs. Il est principalement connu comme un auteur de fables (fôves, en wallon), un genre qu'il a exploré au travers de quatre recueils, de 1928 à 1957. Il signe ces textes du pseudonyme du Baron d' fleuru (« du Baron de Fleurus »), un surnom populaire porté par ses grands-parents qui étaient métayers de la cense du Baron à Fleurus. Il meurt dans cette localité, en 1967[9].
  4. ↑ Il s'agit du deuxième livre de poésie qu'il signe de son seul nom, mais la critique spécialisée inclut Inte li vièspréye èt l' gnût (« Entre le soir et la nuit »), le chapitre de Guillaume dans l'ouvrage collectif Poèmes wallons, dans la liste de ses recueils, malgré que celui-ci ne soit composé que de sept poèmes[A 2],[14]. Grègnes d'awous' est donc considéré comme le troisième item de sa bibliographie poétique.
  5. 1 2 Jean Guillaume est ordonné prêtre le [A 3]. Dans un texte réflexif écrit à cette occasion, il parle de son ordination comme d'un moment « où l'on engrange sans compter une moisson qui paie de toute une vie ». Il ajoute :
    « Comme les épis, nous avons poussé et voici qu'aujourd'hui notre joie est mûre. […] Il n'y a plus rien à désirer et les granges sont combles[A 3]. »
    Il apparait donc que la notion de « moissons engrangées », à laquelle se réfère le titre du recueil, soit effectivement étroitement liée chez Guillaume à sa vocation religieuse.
  6. ↑ Cinq poèmes de Grègnes d'awous' — Li cinse di todi, Awous', Come i sont, Pa-drî et À plins brès — paraissent encore dans la rubrique « Chîjes èt Pasquéyes » du [23].
  7. ↑ Ce titre fait référence au village imaginaire qu'Arthur Masson met en scène dans son œuvre romanesque. Ce nom de Trignolles est issu de la contraction de deux toponymes de l'Entre-Sambre-et-Meuse : le village de Treignes et un hameau de celui-ci, appelé Matignolles[27]. En vertu d'un principe du système Feller, la consonne double est supprimée dans la transcription wallonne du nom.
  8. ↑ Jean Guillaume a effectivement grandi dans une ferme, son père étant en outre marchand de chevaux[A 4],[29].
  9. ↑ Cette analyse est appuyée par le critique André Thiry :
    « Des juges très avertis avouent la quasi-impossibilité de cerner les thèmes de cette poésie. Faut-il même parler de thèmes que l'étude de l'imagerie volontairement réduite, presque fruste, permettrait finalement de déterminer[31] ? »
  10. ↑ Bernard Thiry décèle ce thème — et des thématiques apparentées comme la famille proche, la maison d'enfance, la nostalgie, la vieillesse et la mort — dans les poèmes suivants : Li cinse di todi[A 5], Li[A 6], Lèy[A 7], Nosse boneûr[A 8], Awous'[A 9], Prumîs visadjes, Deurs-oûy[A 10], Frûts[A 9], Mâriadje, Batème, Li vraiye soûrte, Come i sont[A 11], Vîyès coyènes[A 12], On djoû[A 13], Sondj'rîye po l' Noyé[A 10], Au mitan dè l' reuwe[A 6], Péres-tauyes[A 9], Vîye djint[A 10], Nosse vîye[A 14], Pa-drî[A 10], Lès bias djoûs[A 15], Pwin.ne[A 16], D'au d'zeû[A 9], Portrait[A 17], Dairène bauye[A 18], Vint d' chwache[A 4], Au gnût[A 6].
  11. ↑ Bernard Thiry décèle ce thème dans les poèmes suivants : Li cinse di todi[A 19], Nosse boneûr, Awous'[A 4], Mwin.nes[A 20], Boneûr[A 4], Au mitan dè l' reuwe[A 21], Dizârteûs[A 22], Vîye djint[A 20].
  12. ↑ Bernard Thiry décèle ce thème dans les poèmes suivants : Mwin.nes, Sondj'rîye po l' Noyé[A 23], Au mitan dè l' reuwe[A 24].
  13. ↑ Cette analyse ne tient pas compte du recueil Tchôtès cindes, qui était perdu à l'époque de sa réalisation. Elle se base donc sur les textes repris dans Œuvres poétiques wallonnes[37] et dans le recueil posthume Pa-drî l's-uréyes[38], soit un total de 166 poèmes[A 2] (contre 39 pour Grègnes d'awous'[A 3]).
  14. ↑ En gras, les données comptant pour 33 % ou plus des occurrences dans l'œuvre poétique complète.
  15. ↑ Cette entrée inclut les emplois du mot mwârt comme adjectif et comme substantif, qu'ils désignent l'acte de mourir ou le défunt lui-même[A 29].
  16. ↑ On en rencontre respectivement 15, 10 et 4 occurrences[A 28].
  17. ↑ Est notamment visé ici l'octosyllabe, qui est le mètre le plus utilisé par Guillaume dans son œuvre poétique[A 31],[40].
  18. ↑ Le recours à des vers impairs constitue une « métrique particulièrement appréciée » par Jean Guillaume, qui utilise aussi dans ses poèmes réguliers des pentasyllabes et des heptasyllabes[A 33].
  19. ↑ Cette double interprétation est favorisée par un emploi irrégulier, chez Guillaume, de la majuscule de déférence pour les pronoms et adjectifs se rapportant à Dieu[A 36].
  20. ↑ Par exemple dans Lès bias djoûs[A 37].
  21. ↑ Par exemple dans Vint d' chwache[A 18].
  22. ↑ Par exemple dans Au mitan dè l' reuwe[A 21].
  23. ↑ L'achevé d'imprimer est daté du [41].
  24. ↑ L'achevé d'imprimer identifie l'ensemble du personnel impliqué dans la réalisation du livre. Il s'agit du chef d’atelier (prote) Riger Noël et des imprimeurs Armand Bruyère et André Goffaux, qui ont travaillé sous la direction de Jean Servais, à l'imprimerie Servais à Namur[41].
  25. ↑ Cinquante exemplaires de luxe tirés sur « pur vélin »[44] sont également mis en circulation au prix de 100 francs[15],[28].
  26. ↑ Les 306 exemplaires tirés sont répartis comme suit : 6 exemplaires avec couvertures en papier vergé Michigan qui sont réservés à l'auteur, 50 exemplaires de luxe tirés sur « pur vélin » qui sont mis en circulation au prix de 100 francs[15] et 250 exemplaires sur « vélin édition » qui constituent l'édition principale[44].
  27. ↑ Les recueils d'inédits Pa-drî l's-uréyes et Tchôtès cindes ont paru postérieurement à cette édition.
  28. ↑ Bernard Thiry estime que 15 poèmes, parmi tous ceux figurant dans l'édition audio, constituent l'« anthologie essentielle » de Jean Guillaume ; il s'agit d'« une sorte d'anthologie idéale choisie par l'auteur lui-même, poèmes de la synthèse et condensé du message de son œuvre »[A 38]. Cinq poèmes issus de Grègnes d'awous' sont repris dans cette sélection des textes les plus importants, qui constitue une « splendide clé d'accès à l'œuvre »[A 39]. Ces poèmes sont Vîye djint, On djoû, Li cinse di todi, Li et Lèy. Les deux premiers sont utilisés en préliminaire de cette édition audio : Vîye djint constitue avec un poème tiré de Djusqu'au solia et un autre tiré d'Aurzîye, un ensemble sous-titré « Racines » ; On djoû constitue avec un poème tiré d’Inte li vièspréye èt l’ gnût et un autre tiré de Pa-drî l's-uréyes , un ensemble sous-titré « Au-delà des ombres ». Les trois derniers sont insérés dans la conversation « À bâtons rompus avec le Père Guillaume »[47],[A 40].
  29. ↑ Il s'agit des poèmes suivants : Awous' (« Moisson »), Boneûr (« Bonheur »), On djoû (« Un jour »), Priyére po qu'i n' fuche nin trop taurd (« Prière pour qu'il ne soit pas trop tard »), Pa-drî (« Au-delà ») et À plins brès (« À pleins bras »)[48]. Une de ces traductions — celle du poème À plins brès — a paru dès 2018 dans la revue Soglie[49].
  30. ↑ Les poèmes suivants sont jugés particulièrement proches de cette première matière : Li, Lèy, Frûts, Vint d' chwache[30].
  31. ↑ Jules Rivière nait à Bois-de-Villers le . Militaire de carrière, il participe au repli de l'armée belge au début de la Première Guerre mondiale et aux opérations de celle-ci derrière le front de l'Yser. Il est blessé à deux reprises durant ce conflit. Admis en 1927 chez les Rèlîs Namurwès, il entame en 1935 une première collaboration avec le journal Vers l'Avenir, pour lequel il crée une rubrique hebdomadaire intitulée Tapans one divise (« Faisons un brin de conversation »). Durant la Seconde Guerre mondiale, il commande le 2e bataillon du 44e régiment d'infanterie de ligne ; fait prisonnier, il passe cinq années en captivité. Rivière se consacre à la presse amateure durant les deux conflits mondiaux, en collaborant à des journaux du front et à une publication clandestine de l'Oflag II-A. Il termine sa carrière avec le grade de major honoraire. Il reprend alors sa collaboration avec le Vers l'Avenir, en tant que coordinateur de la nouvelle rubrique Chîjes èt Pasquéyes (« Veillées et histoires plaisantes »), dans laquelle il signe du nom de plume Bwès d'Hule. Il meurt le [53].
  32. ↑ Précédemment certains commentateurs ont déjà formulé cette critique vis-à-vis de Djusqu'au solia, qui serait déjà d'accès difficile pour un lectorat moyen[55],[56].
  33. ↑ Jean Guillaume parle lui-même du wallon comme de sa « langue vraie » dans une interview donnée en 1999 (Guillaume use fréquemment du pronom « on » pour parler de lui, en lieu et place de « je »[A 41]) :
    « Le français, pour moi, c’est la langue intellectuelle, tandis que le wallon, c’est la langue vraie. On n’ose pas dire “sentimentale”, mais c’est la langue vraie et, dans la mesure où je veux coïncider avec moi-même, il faut nécessairement que feu mes parents entrent dans le coup, dans le dialogue. […] Quand j’écris en wallon, j’écris comme mes parents parlaient et quand je me ré-entends en wallon, je les ré-entends eux. C’est ce qui fait, à mon avis, le prix unique pour moi de cette langue […][59]. »
  34. ↑ Il en résulte une forme de « paradoxe », du fait que l'universel s'exprime au travers du particulier, comme l'énonce le critique David Gérald :
    « Comprendre Jean Guillaume, c'est comprendre le sens de l'Univers dans la pensée wallonne.
    Il n'a absolument rien de local, et les choses qu'il nous donne à toucher sont locales[16]. »
  35. ↑ Ainsi que l'explique Victor George, le wallon présente en effet des carences dans la caractérisation du substantif et dans le lexique de l'abstraction, ce qui oblige les poètes « à exprimer le réel en le nommant, sans plus, l'abstraction en la suggérant »[62].
  36. ↑ Composé de Roger Bodart, Joseph Calozet, Joseph Coppens, Marcel Fabry, Jean Fauconnier (absent lors de la délibération pour cause de maladie) et Joseph Houziaux[65].
  37. ↑ Bernard Thiry formule encore la même analyse en 2021[A 3].
  38. ↑ Jean Guillaume lui-même note que « l'heure était aux moissons, sur fond de tendresse et de gratitude », mais soutient toutefois que « le livre garde des moments de tension (qui sont bien plus que des moments intenses) »[17].
  39. ↑ Les trois poèmes de Grègnes d'awous' repris dans Poètes wallons d'aujourd'hui sont Vîye djint (« Vieille femme »), On djoû (« Un jour ») et À plins brès (« À pleins bras »)[69].
  40. ↑ Les quatre poèmes de Grègnes d'awous' repris dans l'Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie sont Vîye djint (« Vieille femme »), Lès bias djoûs (« Les beaux jours ») et À plins brès (« À pleins bras »)[70].
  41. ↑ On djoû (One Day) a été republié en 1997, dans une version remaniée, dans une anthologie intitulée World Poetry 1997 éditée à Madras[74].
  42. ↑ Trends, 3e année, 1983, no 6[74].

Références

modifier
  1. ↑ Thiry 2021, p. 16.
  2. 1 2 Thiry 2021, p. 9.
  3. 1 2 3 4 5 Thiry 2021, p. 41.
  4. 1 2 3 4 Thiry 2021, p. 30.
  5. ↑ Thiry 2021, p. 23, 24.
  6. 1 2 3 Thiry 2021, p. 19.
  7. ↑ Thiry 2021, p. 22, 24.
  8. ↑ Thiry 2021, p. 22, 23.
  9. 1 2 3 4 Thiry 2021, p. 23.
  10. 1 2 3 4 Thiry 2021, p. 24.
  11. ↑ Thiry 2021, p. 22, 27.
  12. ↑ Thiry 2021, p. 27.
  13. ↑ Thiry 2021, p. 22.
  14. ↑ Thiry 2021, p. 19, 22.
  15. ↑ Thiry 2021, p. 19, 20, 23.
  16. ↑ Thiry 2021, p. 25.
  17. ↑ Thiry 2021, p. 27, 28, 29.
  18. 1 2 Thiry 2021, p. 29.
  19. ↑ Thiry 2021, p. 30, 31.
  20. 1 2 Thiry 2021, p. 34.
  21. 1 2 Thiry 2021, p. 32.
  22. ↑ Thiry 2021, p. 31.
  23. ↑ Thiry 2021, p. 36.
  24. ↑ Thiry 2021, p. 35.
  25. ↑ Thiry 2021, p. 17.
  26. ↑ Thiry 2021, p. 60.
  27. ↑ Thiry 2021, p. 22 :
    « Il semble donc qu'associés aux personnes de ses parents, ce soient plutôt des figures tutélaires, figures de la fiction poétique, que célèbre l'auteur : la figure emblématique du père et de la père, image par antonomase de tous les pères et mères. »
  28. 1 2 3 4 Thiry 2021, p. 68-69.
  29. ↑ Thiry 2021, p. 68.
  30. ↑ Thiry 2021, p. 58.
  31. ↑ Thiry 2021, p. 49.
  32. ↑ Thiry 2021, p. 49-50.
  33. ↑ Thiry 2021, p. 50.
  34. ↑ Thiry 2021, p. 57.
  35. ↑ Thiry 2021, p. 58-59.
  36. ↑ Thiry 2021, p. 59.
  37. ↑ Thiry 2021, p. 20.
  38. ↑ Thiry 2021, p. 66.
  39. ↑ Thiry 2021, p. 11, 40.
  40. ↑ Thiry 2021, p. 66-67.
  41. ↑ Thiry 2021, p. 47, note 42.
  • Autres références
  1. 1 2 Frankinet 2021, p. 73.
  2. 1 2 Thiry 2025, p. 10.
  3. ↑ Thiry 2025, p. 9.
  4. ↑ Hennuy 1950, p. 47 :
    « Avec “Djusqu'au solia”, Jean Guillaume s'est classé d'emblée parmi nos meilleurs poètes. »
  5. ↑ Joseph Calozet, « Le poète de Fosses : le R. P. J. Guillaume S. J. par M. J. Calozet de l'Académie Royale de Belgique » (texte d'une causerie faite le à Radio-Namur), Vers l'Avenir, 30e année no 39,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès libre).
  6. ↑ Joseph Dewez, « Les Rèlîs Namurwès avant, pendant et juste après la guerre : Les Kriegscayès dans leur contexte », dans Joseph Dewez et al., Les Kriegscayès : La Grande Guerre des Rèlîs Namurwès, Namur, Société archéologique de Namur, coll. « Namur. Histoire et Patrimoine », (ISBN 978-2-87502-055-0, présentation en ligne), p. 15.
  7. ↑ Joseph Selvais, « Le centenaire du cercle dialectal Lès Rèlîs Namurwès », dans Li quauteron dès cint-z-ans : Choix de textes contemporains publiés à l'occasion du centenaire des Rèlîs Namurwès, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, , p. 4.
  8. ↑ Maréchal 1958, p. 129.
  9. ↑ Piron 1979, p. 431.
  10. ↑ Frankinet 2021, p. 74.
  11. ↑ Thiry 2025, p. 11.
  12. ↑ Jean Germain, « Le projet éditorial des Cahiers wallons dans le paysage littéraire wallon des années 1937-1943 », dans Jacques Toussaint et al., Les Cahiers wallons ont 75 ans : Les Rèlîs Namurwès au service de l'identité wallonne, Namur, Musée des Arts anciens du Namurois, coll. « Monographies » (no 55), (ISBN 978-2-87502-036-9), p. 118 :
    « 1948 est la date choisie pour la parution d'un recueil collectif de très grande qualité, intitulé sobrement et modestement Poèmes wallons. Cinq poètes qui vont constituer le noyau dur de la littérature dialectale s'y expriment indépendamment, chacun à sa manière, en vers libres ou en sonnets, pour dire l'universel et l'essentiel. […] Après ce recueil, plus rien ne sera jamais pareil dans la littérature wallonne. »
  13. ↑ Lechanteur 1979, p. 198.
  14. ↑ Thiry 2025, p. 8.
  15. 1 2 3 4 5 6 Chîjes èt Pasquéyes 1949.
  16. 1 2 3 Gérald 1949.
  17. 1 2 3 4 5 Perspectives 1989, p. 204.
  18. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 2003, disque 1, piste 2, à 25:49.
  19. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 2003, disque 1, piste 2, à 25:58.
  20. ↑ (wa) Jean Guillaume, « Sondjeriye po l'Noyé », Les Cahiers wallons, 2e série no 10,‎ , p. 1 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).
  21. ↑ (wa) « Sondjeriye po l' Noyé », Vers l'Avenir, 30e année no 354,‎ 25 et 26 décembre 1947, p. 5 (lire en ligne Accès libre).
  22. ↑ (wa) Jean Guillaume, « Pa d'zeû l' bêrce », Les Cahiers wallons, 2e série no 8,‎ , p. 113 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).
  23. ↑ Rivière 1950.
  24. ↑ « La Radio », Indépendance, 6e année no 297,‎ , p. 4 (lire en ligne Accès libre).
  25. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 1989, « Table des matières », p. 220-221.
  26. ↑ Adaptation française 2003, p. 15-20.
  27. ↑ « Étymologie de “Trignolles” », dans Robert D. Bronchart (préf. Jean Guillaume), Arthur Masson ou le partage du plaisir : 1896-1970, Charleroi, Institut Jules Destrée, coll. « Études et documents », (ISBN 2-87035-009-0), p. 63.
  28. 1 2 3 Hennuy 1950, p. 47.
  29. ↑ George 2021, p. 92.
  30. 1 2 3 4 5 6 7 Piron 1950, p. 240.
  31. 1 2 3 Thiry 1951, p. 144.
  32. ↑ Gérald 1949 :
    « Et en vérité, il ne s'agit pas ici de sentiments, c'est sa vie par morceaux qui s'est dédoublée, et qu'il nous donne.
    Il donne de lui-même. Son œuvre n'est même pas une projection de lui-même sur nous, c'est lui-même qui se donne. »
  33. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 2003, disque 1, piste 2, de 25:48 à 26:02 :
    « Grègnes d'awous', que j'ai fait très rapidement. […] Ça vient très vite. Alors, c'est lié de très près à l'ordination, parce que j’ai trente ans. »
  34. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 1989, « Données techniques », p. 205.
  35. ↑ Piron 1979, p. 586.
  36. ↑ Gilliard 2007.
  37. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 1989.
  38. ↑ (wa) Jean Guillaume (préf. Victor George), Pa-drî l's-uréyes, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, (1re éd. 2001), 72 p.
  39. 1 2 Smal 1992, p. 139.
  40. ↑ Robaey 2021, p. 104.
  41. 1 2 (wa) Jean Guillaume, Grègnes d'awous', Namur, éditions Mosanes, , colophon arrière.
  42. 1 2 Bibliographie de Belgique 1950, p. 105.
  43. 1 2 Œuvres poétiques wallonnes 1989, « Bibliographie », p. 207.
  44. 1 2 3 (wa) Jean Guillaume, Grègnes d'awous', Namur, éditions Mosanes, , colophon avant.
  45. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 1989, p. 119-160.
  46. 1 2 Victor George, « Jean Guillaume, Œuvres poétiques wallonnes », Wallonnes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, nos 4/2003,‎ 4e trimestre 2003, p. 12-13 (ISSN 1374-9412).
  47. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 2003, p. 20.
  48. 1 2 (it) « Indice : III. da Grègnes d'awous´ / Le Messi nei granai », dans Jean Guillaume, I grandi carri (trad. Jean Robaey), Bologne, Bohumil edizioni, (ISBN 9788895074566), p. 116.
  49. ↑ (it) Jean Robaey, « Due poeti valloni », Soglie, vol. XX, nos 2-3,‎ , p. 18-19 (ISSN 2283-3218).
  50. ↑ Piron 1950, p. 240 :
    « Jean Guillaume est-il le meilleur poète wallon du moment ? Il nous suffit qu’il soit l'un des plus profonds que nos dialectes aient donné au lyrisme et qu'aucune pièce sortie de sa plume ne laisse un connaisseur indifférent. »
  51. ↑ Thiry 1951, p. 144 :
    « Tous ceux qui ont goûté le premier recueil de l'auteur, Djusqu'au solia, paru il y a trois ans, seront heureux de retrouver dans ce livre la même qualité d'inspiration. »
  52. ↑ E. H. 1950.
  53. ↑ Joseph Calozet, « Jules Rivière - Bwès d'Hule : 27-V-1892 - 6-III-1973 », Les Cahiers wallons, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, 2e série, 1974 no 3,‎ mars, p. 42-45 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre)
  54. ↑ Rivière 1950 :
    « Par ses dons exceptionnels d'évocation et de suggestion, par sa sincérité, par sa concision, il frappe et entraine, éclaire et illumine. »
  55. ↑ J.[ules] Hennuy, « Chronique des nouveaux livres : Suite », Les Cahiers wallons, 2e série no 7,‎ , p. 15 (ISSN 2030-6091, lire en ligne).
  56. ↑ Maurice Piron, « Avant-propos (préface de la première édition de Djusqu'au solia, datée du ) », dans Œuvres poétiques wallonnes, Liège et Namur, Société de langue et de littérature wallonnes et Les Cahiers wallons, coll. « Collection littéraire wallonne » (no 6), , p. 10.
  57. ↑ Hennuy 1950, p. 47 :
    « Ce que nous disions d'un certain hermétisme (sensible surtout au lecteur superficiel) se confirme moins dans le présent recueil. On croirait, et c'est exact, que la poésie de Jean Guillaume s'est “humanisée”, est devenue plus fluide, plus accessible. »
  58. 1 2 Thiry 1951, p. 144-145.
  59. ↑ Œuvres poétiques wallonnes 2003, disque 1, piste 2, de 04:29 à 05:41.
  60. ↑ Thiry 1951, p. 145 :
    « L'auteur respecte les lois de ce langage parlé dont les mots non seulement se modèlent sur les choses qu'ils disent et s'y ajustent, mais y adhèrent en quelque sorte. Ce caractère concret du wallon exige du poète une étroite soumission à son objet. Le moindre excès du mot sur la chose et il verserait dans l'éloquence ! »
  61. ↑ Piron 1950, p. 241 :
    « Le style se noue si bien dans la langue, dans une certaine qualité expressive (ici désinvolte et pudique à la fois) de l'idiome parlé, qu'il en tire sa couleur et sa saveur, son poids et sa résonance, bref sa signification poétique et non plus seulement discursive. »
  62. ↑ Victor George, « De la ténuité de l'œuvre », dans L'Œuvre en wallon de Robert Grafé (1896-1968) : Communications présentées au colloque du 10 novembre 1993, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 1), , p. 21.
  63. ↑ Hennuy 1950, p. 47 :
    « Présentation impeccable de l'éditeur Jean Servais. »
  64. ↑ Thiry 1951, p. 145 :
    « avec quel luxe ces poèmes sont présentés : beau papier, beaux caractères, marges immenses. »
  65. 1 2 Fabry et Calozet 1953, p. 121.
  66. ↑ Fabry et Calozet 1953, p. 120 :
    « Même inspiration. La forme se fait plus condensée ; la pensée s'exprime par symboles, créant une atmosphère subtile et voilée. »
  67. ↑ Maréchal 1958, p. 131.
  68. ↑ Lechanteur 1979, p. 205.
  69. 1 2 (wa + fr) Maurice Piron, Poètes wallons d'aujourd'hui, Bruxelles, Labor, coll. « Espace Nord » (no 198), (ISBN 2-8040-1973-X), p. 106-111.
  70. ↑ Piron 1979, p. 591-593.
  71. ↑ Piron 1979, p. 586-590.
  72. ↑ (wa + pcd + fr) Paroles d'oïl : Choix de textes en langues d'oïl avec traductions et glossaires (wallon, picard, champenois, normand, gallo, morvandiau, poitevin-saintongeais) (préf. Jacques Mauvoisin), Mougon, Geste éditions-Défense et Promotion des Langues d'Oïl, coll. « Parlanjhe », , 250 p. (ISBN 2-905061-95-2), p. 28.
  73. ↑ Paul Gilles et Lès Rèlîs Namurwès, Qué bia bouquèt ! : Anthologie sonore du wallon namurois, Namur, Lès Rèlîs Namurwès, (ISBN 978-2-96033-400-5, présentation en ligne), p. 98-99.
  74. 1 2 3 Albert Maquet, « Bibliographie des textes en langues régionales de Wallonie traduits par Yann Lovelock », Wallonnes, Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, no 16,‎ , p. 5-6 (ISSN 1374-9412).
  75. ↑ (en) « Jean Guillaume », dans Yann Lovelock, The Colour of the Weather : An Anthology of Walloon Poetry Edited and Translated by Yann Lovelock, Londres, The Menard Press, (ISBN 0-903400-47-2), p. 43-44.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Éditions de références

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  • [Œuvres poétiques wallonnes 1989] (wa) Jean Guillaume, Œuvres poétiques wallonnes, Liège et Namur, Société de langue et de littérature wallonnes et Les Cahiers wallons, coll. « Collection littéraire wallonne » (no 6), , 222 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    • « Grègnes d'awous' », dans Œuvres poétiques wallonnes, , p. 119-160
    • [Perspectives 1989] Jean Guillaume, « Perspectives », dans Œuvres poétiques wallonnes, , p. 203-204. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Œuvres poétiques wallonnes 2003] (wa) Jean Guillaume, Œuvres poétiques wallonnes, Namur, éditions Fidélité, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Édition audio de référence, incluant 3 disques compacts et un livret de 26 p. ; Grègnes d'awous' est enregistré sur le disque 3 ; le disque 1 comprend (en piste 2) « À bâtons rompus avec le Père Guillaume » (interview avec Pierre Dufaux, RTBF, 1999, 30 minutes).
  • [Adaptation française 2003] Jean Guillaume, Œuvres poétiques wallonnes : Adaptation française (brochure publiée à l'occasion de la sortie du coffret de disques compacts Œuvres poétiques wallonnes), s.l., éditions Fidélité, , 24 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Annonces de parution et recensions

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  • [Chîjes èt Pasquéyes 1949] « Grègnes d'Awous' » (rubrique « Chîjes èt Pasquéyes », no 182), Vers l'Avenir, 32e année no 301,‎ , p. 8 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Gérald 1949] David G.[érald], « Grègnes d'Awous' par J. Guillaume » (rubrique « Chîjes èt Pasquéyes », no 187), Vers l'Avenir, 32e année no 336,‎ , p. 7 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [E. H. 1959] E. H., « A l' Corne du Bos », Pourquoi pas ?, 40e année no 1624,‎ , p. 55 (ISSN 1783-3507, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Recension de deux parutions en langue wallonne, dont Grègnes d'awous'.
  • [Hennuy 1950] J.[ules] Hennuy, « Et voici des livres », Les Cahiers wallons, 2e série no 3,‎ , p. 47-48 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Recension de trois parutions en langue wallonne, dont Grègnes d'awous'.
  • [Rivière 1950] Bs d'Hule (pseud. Jules Rivière), « Grègnes d'Awous' par Jean Guillaume S. J. » (rubrique « Chîjes èt Pasquéyes », no 224), Vers l'Avenir, 33e année no 231,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Piron 1950] Maurice Piron, « Lettres wallonnes », La Vie wallonne, t. XXIV,‎ , p. 238-242 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Recension de quatre parutions en langue wallonne, dont Grègnes d'awous'.
  • [Thiry 1951] A.[ndré] Thiry, « J. Guillaume, Grègnes d'awous [sic] (Granges d'août) », Les Études classiques, Namur, Facultés universitaires Notre-Dame-de-la-Paix, t. XIX, no 1,‎ , p. 144-145 (ISSN 0014-200X, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Études

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Autres ouvrages

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  • [Bibliographie de Belgique 1950] (fr + nl) « GUILLAUME (Jean) : Grègnes d'awous' », Bibliographie de Belgique : Liste mensuelle des publications belges ou relatives à la Belgique acquises par la Bibliothèque royale, Bruxelles, Bibliothèque royale, 76e année,‎ , p. 105 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Fabry et Calozet 1953] Marcel Fabry et Joseph Calozet, « Prix de Poésie wallonne (Période 1946-1951) : Rapport du Jury », Bulletin de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, t. XXXI, no 3,‎ , p. 113-121 (lire en ligne Accès libre [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Maréchal 1958] Lucien Maréchal, « Cinquante années d'activité wallonne du Cercle Royal Littéraire “Les Rèlis Namurwès” », Les Cahiers wallons,‎ , p. 107-149 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Piron 1979] (wa + fr) Maurice Piron (préf. Jean Remiche), Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie : Poètes et prosateurs, Liège, Mardaga, , XXIII-661 p. (ISBN 2-87009-556-2). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [Gilliard 2007] Émile Gilliard, Dictionnaire wallon : Niyau d' ratoûrnûres èt d' mots walons d'après Moustî èt avaur la (payis d' Nameur), Liège, Dîre èt scrîre è walon, , 690 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Ce dictionnaire, qui décrit à titre principal le parler du village de Moustier-sur-Sambre, situé à 8 kilomètres de Fosses-la-Ville, est l'ouvrage offrant la description la plus proche de la langue employée dans Grègnes d'awous'.

Liens externes

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