Horbaf
Horbaf est un prince de la IVe dynastie.
| Horbaf | ||||||
Sarcophage d'Horbaf au Musée égyptien du Caire (photo publiée en 1964). | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
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| Transcription | Ḥr-bȝ=f | |||||
| Période | Ancien Empire | |||||
| Dynastie | IVe dynastie | |||||
| Famille | ||||||
| Grand-père paternel | Snéfrou (?) | |||||
| Grand-mère paternelle | Hétep-Hérès Ire (?) | |||||
| Père | Khéops (?) | |||||
| Conjoint | Mérésânkh II (?) | |||||
| Enfant(s) | ♀ Nebtytepitès (?)♂ Djaty (?)♀ Néfertkaou (?) | |||||
| Fratrie | ♂ Kaouab Ier (?)♂ Hordjédef (?)♂ Khoufoukhaf Ier (?)♂ Minkhâf (?)♂ Djédefrê (?)♂ Khafrê (?)♂ Babaef Ier (?)♂ Baoufrê (?)♀ Hétep-Hérès II (?)♀ Mérititès (?)♀ Mérésânkh II (?)♀ Khâmerernebty Ire (?)♀ Néfertiabet (?) | |||||
| Sépulture | ||||||
| Nom | G 7410-7420 (?) | |||||
| Type | mastaba | |||||
| Emplacement | plateau de Gizeh, Cimetière est du complexe funéraire de Khéops | |||||
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Attestations
modifierHorbaf serait attesté par un ou deux documents[1],[2] :
- un sarcophage en granit rose sans provnance connue et conservé au Musée égyptien du Caire (CG 1788),
- un relief très fragmentaire de la chapelle de Mérésânkh II (côté G 7410 du double mastaba) qui conserve des hiéroglyphes se lisant hor, qui pourrait convenir tout aussi bien à un titre qu'à un nom.
Le sarcophage qualifie Horbaf de « fils du roi » (sȝ-nsw.t)[1]. Les fragments de la chapelle funéraire de Mérésânkh II indique que son premier époux, enterré dans la partie G 7420 du mastaba double, était « Chef de l'Horizon de Khoufou[note 1] » ([jmj-r] ȝḫ.t-Ḫwfw), « pâtre de Nekhen » (mnjw [Nḫn]), « prêtre-lecteur en chef » (ẖrj-ḥb ḥrj-tp) et peut-être « Grand des Cinq de la maison de Thot » ([wr djw] [pr Ḏḥwty])[1]. Ce dernier titre, s'il est confirmé, impliquerait qu'il était vizir[3].
L'identification du prince Horbaf du sarcophage avec le propriétaire du mastaba G 7420 a été proposée par plusieurs égyptologues, à commencer par George Andrew Reisner, qui a fouillé la nécropole de Gizeh, car, d'une part, les restes du texte hiéroglyphiques se lisant hor correspondraient au début de son nom — ce que Vivienne Gae Callender juge comme une hypothèse raisonable[2], là où Michel Baud est beaucoup plus sceptique, rappelant qu'il peut également s'agir d'une partie d'un titre[1] — et, d'autre part, parce que le sarcophage de Horbaf correspond par ses dimensions au caveau G 7420A — hypothèse que plusieurs égyptologues ont contesté, en rappelant que le sarcophage pourrait parfaitement provenir d'une autre tombe[1] —. En conséquence, l'identification d'Horbaf au propriétaire du mastaba G 7420 est loin d'être certaine[1],[2].
Il s'agit peut-être du même personnage que le Baoufrê retrouvé sur un graffiti du Moyen Empire dans le Ouadi el-Faouakhir, qui liste ce nom avec ceux de Khéops, Djédefrê, Khéphren et Hordjédef. Le même nom, Baoufrê, apparaît également dans l'histoire rapporté par le papyrus Westcar, comme le nom d'un des fils de Khéops.
Généalogie
modifierIl est possible que le propriétaire du mastaba G 7420 et Horbaf, qu'ils soient une seule personne ou non, soient un ou des fils de Khéops. Concernant le propriétaire du mastaba G 7420, la localisation de la tombe correspond à cette hypothèse, car les propriétaires masculins identifiés des grands doubles mastabas (Khoufoukhaf Ier[4], Kaouab Ier[5], Hordjédef[6], Minkhâf[7], Khnoumbaef[8] et un anonyme[9]) du cimetière est du complexe funéraire de Khéops portent tous le titre de « fils du roi de sa chair » (sȝ nsw.t nj ẖt=f), et, d'autre part, le sarcophage d'Horbaf correspond par son style au règne de Khéops[10].
Plus sépcifiquement concernant le propriétaire du mastaba G 7420, son association avec Mérésânkh II fait de lui le premier époux de cette dernière ; premier époux car ses titres d'« épouse du roi » indique qu'elle se remaria et devint l'épouse d'un roi non nommé[11],[2]. Seule Nebtytepitès est clairement attestée comme la fille de Mérésânkh II, et donc par conséquent celle du propriétaire du mastaba G 7420[12].
George Andrew Reisner avait proposé également le prince Djaty et la princesse Néfertkaou comme enfants de Mérésânkh II et Horbaf, mais rien n'indique que ce soit le cas, ils pourraient en fait plutôt être des enfants de Khéops lui-même[13].
Sépulture
modifierHorbaf, s'il est à identifier au propriétaire de la partie G 7420 du double mastaba G 7410-7420, serait donc enterré dans l'un des huit grands doubles mastabas du cimetière est du complexe funéraire de Khéops, avec Mérésânkh II dans l'autre partie du double mastaba[11],[2].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ C'est-à-dire la pyramide de Khéops.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Baud 2005, p. 520-521.
- 1 2 3 4 5 Callender 2011, p. 106-107.
- ↑ Baud 2005, p. 521.
- ↑ Baud 2005, p. 539.
- ↑ Baud 2005, p. 586.
- ↑ Baud 2005, p. 522.
- ↑ Baud 2005, p. 456.
- ↑ Baud 2005, p. 614-615.
- ↑ Baud 2005, p. 615.
- ↑ Baud 2005, p. 520.
- 1 2 Baud 2005, p. 460-461 et 520-521.
- ↑ Callender 2011, p. 107.
- ↑ Baud 2005, p. 502-503 et 610.
Bibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Dodson et Dyan Hilton, The complete royal families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, (ISBN 978-0-500-05128-3) ;
- (en) George Andrew Reisner, A History of the Giza Necropolis, vol. I, Cambridge, Harvard University Press, (lire en ligne) ;
- (en) George Andrew Reisner et William Stevenson Smith, A History of the Giza Necropolis : The Tomb of Hetep-Heres the Mother of Cheops: A Study of Egyptian Civilization in the Old Kingdom., vol. II, Cambridge, Harvard University Press, (lire en ligne).