Néfertiabet

princesse égyptienne de la IVe dynastie (Ancien Empire), connue pour sa stèle funéraire conservée au musée du Louvre

La princesse Néfertiabet est peut-être une fille ou une sœur du roi Khéops (IVe dynastie).

Néfertiabet
Image illustrative de l’article Néfertiabet
La stèle funéraire de Néfertiabet - Musée du Louvre - anc. coll. L., I., et A. Curtis
Nom en hiéroglyphe
nfr
t
R15
t
Transcription Nfr.t-jȝb.t
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale Princesse d'Égypte
Famille
Grand-père paternel Snéfrou (?)
Grand-mère paternelle Hétep-Hérès Ire (?)
Père Khéops (?)
Enfant(s) ♂ Djédefrê (?)
♂ Khafrê (?)
♂ Kaouab Ier (?)
♂ Khoufoukhaf Ier (?)
♂ Hordjédef (?)
♂ Khnoumbaef (?)
♂ Minkhâf (?)
♂ Djaty Ier (?)
♂ Kaemsekhem (?)
♂ Douaenhor (?)
♂ Mindjédef (?)
♂ Horbaf (?)
♂ Iounou (?)
♂ Khentikai (?)
♂ Snéfrouseneb (?)
♂ Kaemâh (?)
♂ Oupemneferet (?)
♂ Babaef Ire (?)
♂ Baoufrê (?)
♀ Hétep-Hérès II (?)
♀ Mérésânkh II (?)
♀ Khâmerernebty Ire (?)
♀ Néfertkaou (?)
♀ Mérititès (?)
♀ Mérititès (?)
♀ Ounshet (?)
♀ Iabtet (?)
♀ Sédit (?)
Sépulture
Nom G1225
Type mastaba
Emplacement nécropole de Gizeh, cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops
Découvreur George Andrew Reisner
Fouilles George Andrew Reisner

Attestation

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Néfertiabet n'est attestée que par sa tombe G 1225 située dans le cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops dans la nécropole de Gizeh[1]. Elle porte, d'après les inscriptions de sa tombe, le titre suivant[1] :

  • « Fille du roi » (sȝ.t nsw.t).

Une statue la représentant, aujourd'hui conservée à Munich, pourrait provenir de sa tombe ; toutefois, il est fort probable qu'elle y ait été introduite ultérieurement et qu'elle ait été exhumée d'une autre sépulture[2]. Sur le plan stylistique, elle est également bien éloignée de la qualité de la stèle de Néfertiabet, ce qui suscite des doutes supplémentaires quant à cette attribution[2].

Généalogie

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Son titre de « fille du roi » est peut-être fictif, comme d'autres personnages enterrés dans ce cimetière, dont Oupemneferet[1]. Il est cependant suggéré, de part la localisation et la datation de la tombe, qu'elle soit une fille de Khéops[3].

Sépulture

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Néfertiabet a été enterrée dans son mastaba G 1225. Le mastaba mesure environ 24,25 m sur 11,05 m. La tombe comportait à l'origine un puits funéraire renfermant la sépulture de Néfertiabet ; ce puits se composait d'un couloir et d'une chambre. Des fragments d'un sarcophage en calcaire blanc à couvercle plat y ont été retrouvés. Une fosse destinée aux vases canopes avait été creusée dans l'un des angles de la chambre, laquelle contenait plusieurs bols et jarres. Une annexe, dotée d'un puits funéraire supplémentaire, fut ajoutée ultérieurement mais fut retrouvée vide[4].

Son mastaba est l'un des tout premiers à avoir été construits dans le cimetière 1200, près de la Grande Pyramide ; il date de la première décennie du règne de Khéops, soit du milieu de son règne[2].

Stèle de Néfertiabet

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Une stèle en calcaire enduit et peint de couleurs vives, du type slab stela (« stèle pancarte ») conservée au Louvre[note 1] la représente assise devant une table d'offrandes, vêtue d'une robe moulante en peau de panthère, couvrant son épaule et son bras gauche, ce qui indique sa fonction de prêtresse. Le nom et le titre de la princesse sont inscrits au-dessus de sa tête, « La fille royale, Néfertiabet », tandis que de chaque côté de la table, on trouve la formule résumée de l’offrande dont la défunte bénéficiera à jamais[5].

Le texte donne une liste très précise de tous les produits, leur quantité (le signe hiéroglyphique 1 000 qui les multiplie ainsi par milliers pour l’éternité). Y figurent, entre autres, pains, bière, figues, caroubes, jujubes, huile, canards et cuisses de bœuf, tissus, encens, fard vert et fard noir, etc. pour que, dans l'au-delà, survive Néfertiabet[5].

Son état de conservation exceptionnel est dû au fait qu'elle a été retrouvée in situ, la face ornée protégée par une couche d'enduit, tout comme celle d'Oupemneferet (mastaba G1201 à Gizeh), elle aussi remarquablement conservée. Ce procédé de scellement, tout à fait inhabituel, mais commun aux stèles de cette catégorie retrouvée dans le cimetière occidental de la pyramide de Khéops, reste pour le moment inexpliqué. Ce cimetière abrite les tombeaux des proches du pharaon et a également livré la plupart des fameuses « têtes de réserve », véritable galerie de portraits de la famille ou des courtisans du règne de Khéops.

Notes et références

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  1. ↑ Musée du Louvre (E. .15591) « l'Ancien Empire égyptien » ; Aile Sully - Premier étage - Section 22 - Vitrine 5 (Réf. 1069).

Références

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  1. 1 2 3 Baud 2005, p. 499.
  2. 1 2 3 Papazian 2009, p. 61.
  3. ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 60.
  4. ↑ Reisner 1942, p. 403–406.
  5. 1 2 Reisner 1942, p. 404.

Bibliographie

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