Mérésânkh II
Mérésânkh II (signifiant « Elle aime la vie » ou « la Vivante aime ») est une princesse et reine de la IVe dynastie.
| Mérésânkh II | |||||
Sarcophage de la princesse Mérésânkh II conservé au musée des Beaux-Arts de Boston | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
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| Transcription | Mrs-ˁnḫ | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | IVe dynastie | ||||
| Fonction principale | Reine consort d'Égypte | ||||
| Famille | |||||
| Grand-père paternel | Snéfrou (?) | ||||
| Grand-mère paternelle | Hétep-Hérès Ire | ||||
| Père | Khoufou | ||||
| Conjoint | Horbaf (?) | ||||
| Enfant(s) | ♀ Nebtytepitès | ||||
| Fratrie | ♂ Djédefrê♂ Khafrê♂ Kaouab Ier♂ Khoufoukhaf Ier♂ Hordjédef♂ Khnoumbaef♂ Minkhâf♂ Djaty Ier♂ Kaemsekhem♂ Douaenhor♂ Mindjédef♂ Horbaf (?)♂ Iounou (?)♂ Khentikai (?)♂ Snéfrouseneb (?)♂ Kaemâh (?)♂ Oupemneferet (?)♂ Babaef Ire (?)♂ Baoufrê (?)♀ Hétep-Hérès II♀ Khâmerernebty Ire♀ Néfertkaou♀ Mérititès♀ Mérititès♀ Ounshet♀ Iabtet♀ Sédit♀ Néfertiabet (?) | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | G 7410-7420 | ||||
| Type | mastaba | ||||
| Emplacement | Nécropole de Gizeh, Cimetière est du complexe funéraire de Khéops | ||||
| Découvreur | George Andrew Reisner | ||||
| Fouilles | George Andrew Reisner | ||||
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Attestations
modifierMérésânkh II n'est attestée que par sa tombe, la partie G7410 du double mastaba G7410+20, notamment les reliefs de la chapelle et le sarcophage, aujourd'hui conservé au Museum of Fine Arts de Boston (inv. 27.441)[1], l'autre partie étant occupée par un haut fonctionnaire, peut-être le prince Horbaf[2].
Les titres de la reine sont les suivants[1],[3] :
- « Fille du roi de sa chair » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f),
- « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t),
- « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
- « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
- « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw).
Généalogie
modifierParents et époux
modifierDe par la localisation de sa tombe et ses titres, Mérésânkh II est souvent considérée comme la fille de Khéops, l'épouse du personnage devant être à l'origine enterré dans la tombe G7420 (le prince Horbaf ?[note 1]), puis aurait pu être remariée à l'un des rois successeurs de Khéops : Djédefrê ou Khéphren[5],[4]. Si un remariage n'est pas exclu, comme le démontre le cas de la reine Hétep-Hérès II[4], cela n'est pas non plus certian : l'incertitude concernant le mastaba G7420, dans lequel aucun sarcophage n'a été découvert, pourrait signifier qu'il est resté inoccupé[2], et que son propriétaire d'origine, époux de Mérésânkh II, est en fait devenu roi.
Certains ont proposé de faire de cette reine la fille de la reine Mérititès Ire, épouse de Khéops, mais aucun élément ne permet de savoir quelle épouse de Khéops est la mère de Mérésânkh II[3].
Viveinne Gae Callender a également souligné que rien n'exclut que le père de Mérésânkh II pourrait être Djédefrê, et son royal époux, le mystérieux comanditaire de la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan[3].
Enfants
modifierSeule Nebtytepitès est clairement attestée comme sa fille[6].
George Andrew Reisner avait proposé également le prince Djaty et la princesse Néfertkaou comme enfants de Mérésânkh II, mais rien n'indique que ce soit le cas, ils pourraient en fait plutôt être des enfants de Khéops lui-même[7].
Sépulture
modifierMérésânkh II a été enterrée dans un double mastaba G 7410 - 7420, peut-être avec Horbaf. La tombe a été fouillée par George Andrew Reisner. Mérésânkh II a été enterré dans le puits G 7410B comportant deux chambres. Horbaf aurait été enterré dans le puits G 7420A, bien qu'il ait été retrouvé vide ; le sarcophage d'Horbaf étant sans provenance connue[2],[4].
Le sarcophage de Mérésânkh II a été découvert et enlevé lors des fouilles de 1927 et se trouve maintenant au musée des Beaux-Arts de Boston. Le sarcophage est fait de granit rouge et porte des inscriptions sur les quatre côtés. La photographie ci-dessous montre un sarcophage rectangulaire. Le côté montré est le côté oriental du sarcophage et est décoré d'une façade de palais. Au centre, les portes du palais sont représentées. À gauche de la façade du palais se trouve l'inscription « Fille du roi de sa chair, Mérésânkh » ; sur la droite il y a une inscription identifiant la dame comme « Suivant d'Horus, Mérésânkh ». Le sarcophage de Mérésânkh est décoré d'un chacal représentant Anubis sur le couvercle et de listes d'offrandes sur les extrémités.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ L'association du prince Horbaf avec ce tombeau est expliqué par plusieurs points[2],[4] : * un relief très fragmentaire de la chapelle de Mérésânkh II conserve des hiéroglyphes se lisant hor, qui pourrait convenir tout aussi bien à un titre qu'à un nom, * le caveau G7420A a été retrouvé vide, mais un sarcophage d'un « fils du roi » nommé Horbaf conservé au Musée égyptien du Caire (CG 1788) et sans provenance connue pourrait correspondre en termes de dimensions (mais il a été souligné qu'il pourrait provenir d'autres caveaux aussi).
Références
modifierBibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude » (no 126/2), , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0248-4 et 2-7247-0250-6, ISSN 0259-3823, lire en ligne) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology, Charles University in Prague, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- (en) George Andrew Reisner, A History of the Giza Necropolis, vol. I, Cambridge, MA, Harvard University Press, , 532 p. (lire en ligne) ;
- (en) George Andrew Reisner et William Stevenson Smith, A History of the Giza Necropolis : The Tomb of Hetep-Heres the Mother of Cheops: A Study of Egyptian Civilization in the Old Kingdom., vol. II, Cambridge, MA, Harvard University Press, , 107 p. (lire en ligne) ;
- Joyce Anne Tyldesley (trad. Aude Gros de Beler et Pierre Girard), Chronique des reines d'Égypte : Des origines à la mort de Cléopâtre [« Chronicle of the queens of Egypt: from early dynastic times to the death of Cleopatra »], Arles, Actes Sud, (1re éd. 2006), 224 p. (ISBN 978-2-7427-7566-8).