Liste des fruits du Brésil

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La liste des fruitiers comestibles endémiques, acclimatés ou présents au Brésil ne saurait être qu'incomplète. Les écosystèmes brésiliens sont d'une part divers (Amazonie, forêt atlantique, Caatinga, Cerrado, pampa et la zone inondée du Pantanal)[1] et d'autre part un vaste espace caractérisé par une très forte biodiversité végétale (au moins 35 000 espèces, 3 400 genres). Le pourcentage d’endémisme - indicateur de diversité des espèces propres à un biotope - atteint dans certains de ces écosystèmes les niveaux les plus hauts au monde (Forêt Atlantique, Caatinga avec 18 genres et plus de 318 espèces végétales endémiques décrites, Cerrado avec les 2/3 d'espèces endémiques)[2]. L'ancienneté de l'occupation humaine contribue à une biodiversité[3] remaniée des espèces indigènes au gré des besoins humains, d'où les très nombreuses sous espèces et variétés fruitières sauvages[4].

Marché municipal de São Paulo

Liste des fruits brésiliens

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Boutique à Santa Maria do Pará

Entre parenthèses le nom vernaculaire commun en portugais, dont l'origine est le plus souvent les langues tupi-guarani. La présence et le nom local en Guyane limitrophe sont mentionnés le cas échéant. Les genres remarquables sont traités séparément sachant que les espèces décrites sont cultivées à des échelles variables, que beaucoup de fruitiers sont à la fois décoratifs, alimentaires, médicinaux, des matériaux de construction et des arbres d'ombrage.

Fruitiers non cultivés éventuellement multipliés localement

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  • Acanthosyris spinescens (bagé, sombra-de-touro, quebradillo) Santalaceae, feuilles utilisées en ethnomédecine[5],
  • Noix d'Acrocomia aculeata
    Acrocomia aculeata (coyol, macaúaba), Dendé en Guadeloupe, Moucaya en créole guyanais, abondante fructification - surtout utilisé pour l'alimentation animale,
  • Acrocomia aculeata = Acrocomia sclerocarpa (macaúba, macaíba, boicaiuva, macaúva, coco de catarro, coco baboso, coco de espinho, macaúva, mucaia, mucaja, mucajaba). Les fruits sont comestibles et le noyaux oléifère donne une huile fine à usages multiples,
  • Aiphanes aculeata (Pujamo, Cocos rura, Mararay, Corozo, Macagüita) = A. carytifolia = A horrida. Epicarpe et le mésocarpe du fruit sont consommés, la graine est oléifère,
  • Allantoma lineata (cerù, tauari) amandes oléifères.
  • Alibertia edulis (marmelada-de-cavalo, marmeleiro, purui), fruits comestibles à pulpe gélatineuse est comme une gelée de coing, rusticité −3 °C,
  • Allagoptera arenaria (guriri, pissandó, paissandu, pissandu, caxandó, coqueiro-pissandó), fruits décoratif et avec un bon gout[6],
  • Ambelania acida (pepino-do-mato, pau de leite, pepino-doce). Papaye biche, Graine biche en Guyane. La chair de fruit est acidulée et rafraîchissante on ne mange pas la peau. Collecté par Aublet en Guyane.
  • Le genre Anacardium est surtout connu pour cajou, Anacardium occidentale (voir fruits de grande culture) mais il existe des espèces sauvages fruitières remarquables:.
    • Anacardium humile (cajuzinho-do-cerrado, caju-do-cerrado). Le fruit et la noix se consomment crus, en liqueurs, de jus, confiseries,
    • Anacardium giganteum (cajuí, cajuaçu-vermelho, cajuaçu, caju-bravo, caju-da-mata, caju-do-mato...). Cajou à la fraise: fruit d'Amazonie mangés crus en jus et confiseries bon gout de fraise. La noix grillée est savoureuse[7].
    • Anacardium microcarpum (caju, cajueiro), Anacardier nain,
    • Anacardium negrense = Anacardium microsepalum (caju nariz). Anacardier du Rio Negro[8],
  • Le genre Annona est connu pour Annona squamosa largement cultivée, d'autres espèces dont A. salzmannii donnent de bons fruits
    • Annona cacans (araticum-cagão, coração-de-boi, cortição). Fruits parfois amères.
    • Annona coriacea (fruta-do-conde, ata, condessa, cabeça-de-negro, araticum-do-campo). Fruit gros (jusqu'à 1,5 kg)à saveur agréable, pulpe fibreuse. Espèce menacée,
    • Annona crassiflora (marolo). Gros fruit (kg) savoureux à pleine maturité, utilisé par l'ethnomédecine,
    • Annona densicoma (araticum do mato). Gros Fruit non cultivé au bon gout d'Annona muricata et d'Annona crassiflora[9].
    • Annona salzmannii (araticum-verdadeiro, araticum-da-praia. araticum-do-mato, fruta-do-conde-da-praia). Considérée comme une des meilleures anone brésilienne fruit de 0,5 kg à pulpe sucrée, non fibreuse avec un léger goût de pomme[10],
  • Le genre Ardisia est largement représenté en forêt amazonienne, dont Ardisia guianensis en Guyane[11], les Ardisia auraient une certaine résistance au froid léger
    • Ardisia panurensis = Stylogyne nigricans (Guapurunuca, azeitoninha, pau-de-charco), petit arbre (<m) très décoratif. Les petits fruits ont un gout marqué de pruneau, on en tire un jus[12].
      Pignons de pin de Paraná grillés
  • Araucaria angustifolia (pinheiro do Paraná). Le pin du Paraná est endémique du Paraná, Santa Catarina, Rio Grande do Sul (en danger critique), il produit de gros pignons (pinhão) consommés la plupart du temps cuits. L'arbre est majestueux (50 m) et de croissance lente[13], 9 sous espèces sont connues[14]. Bonne rusticité.
  • Astrocaryum aculeatum (tucuma, tucumã-do-amazonas). La pulpe fibreuse se consomme,
  • Astrocaryum vulgare (cumari, cumbari, cumbarim, aiará, curuá, coqueiro-tucum, tucum-do-amazonas, tucumã-piranga). Fruit est très apprécié - donne le bouillon d'awara en Guyane, et la chicha de chontilla en Équateur,
  • Attalea maripa (inajá, anaiá, anajá, aritá, inajazeiro, maripá, najá,), maripa en Guyane. Grand palmier de rusticité zone 10 dont 3 morphotypes sont décrits[15]. Le fruit se consomme cru, la pulpe succulente, peu fibreuse est sucrée et agréable. On en fait une boisson. L'huile d'inajà s'utilise en cuisine[16].
  • Bactris est un genre de palmiers avec 7 espèces menacées en liste rouge UICN. Le fruit est utilisé cuit ou cru[17].
    • Fruit du Pupunha (Bactris gasipaes)
      Bactris gasipaes (pupunha, babunha), palmier pêche en Guyane. Les fruits (2 à 5 cm) est jaune ou orange se mange cuit (irritant cru) et pelé[18],
    • Bactris ferruginea ( mané-velho, mané-véio). Bon fruit noir, pulpe fine, très sucrée,
    • Bactris maraja ou Bactis major (marajá) - diverses variétés. Fruit comestible très populaire, mur il donne du vin de palme. Présent en Guyane,
    • Bactris setosa (tucum). Pulpe du fruit fine et aigre-douce.
  • Bagassa guianensis (tatajuba, bagaceira, amaparana) Bagasse, Bois vache, Maman bœuf, Odoun en Guyane. Très grand Moraceae aux alentours de Belém, d'Óbidos et en Amazonie. Les fruits de la taille d'une orange sont comestibles, savoureux et astringents. Aublet écrit «Ce fruit est d'un très bon goût»[19].
  • Bellucia imperialis ou Bellucia dichotoma (goiaba-de-anta-vermelha). Fruit sucrés et acidulé, agréable, donne un jus apprécié,
  • Borojoa sorbilis ( Borojo ). Rusticité zone 10. Les fruits sont largement consommés par les populations locale, pour son gout sucré[20], son jus et sa pulpe dont on fait des compotes et du vin et aussi pour ses effets de maintenir une tension artérielle normale, un taux de cholestérol acceptable. , renforcement du système immunitaire et action anti-inflammatoire. Le borojo contient de l’acide malique et des acides aminés en quantité[21].
  • Brosimum gaudichaudii (mama-cadela, mamica-de-cadela, algodão-do-campo, amoreira-do-campo, mururerana, apé, conduru, inharé ) Fruit fibreux, sucré, gout très agréable, jus collant à mastiquer comme un chewing-gum,
  • Bunchosia armeniaca (cansaboca, caferana, ansaboca, ciruela de fraile, guaimaro, indano). Vient des Andes. Les fruits croissent en grappes et sont riches en lycopène, saveur et texture sont excellentes crues[22]. Effet neuroprotecteur testés en modèle murin (réputé bon pour la mémoire)[23]. Provoque une pigmentation de différents tissus chez les bovins, les ovins et les caprins[24]. Les graines sont toxiques[25]
  • Byrsonima, murici, nance. Ce genre donne des fruits comestibles très appréciés par les populations locales. B. crassifolia est l'espèce la plus répandue. Les fruits de B. crispa , B. lancifolia, B. verbascifolia et B. amazonica se distinguent par leur couleur[26].
    • Byrsonima amazonica (muruci-vermelho). Présent en Guyane, fruit jaune, pulpe pâteuse aigre-douce, odeur très caractéristique, on en fait des crèmes, des confitures et des liqueurs[26].
    • Byrsonima crassifolia (muruci, murici do campo, murici de folha grossa, cangica, murici). En Guyane: prunier, prunier savane, coumaté, morossif (Créole), palãlã ka'a (Wayãpi), mariuβra (Palikur), mule:i (Kali'na). Fruit à peau fine, parfumée, pulpe blanche juteuse et grasse. Saveur variable. Transformation en desserts sucrés ou fermentés, en Chicha. Présent aux Antilles[27].
    • Byrsonima crispa (muruci vai, muruci-da-mata, murici-maçã), doit son nom à la saveur de la pulpe de fruit qui sent la pomme verte. Transformé en jus, sirops, etc. L'arbre est petit, 3 à 5 m[28].
    • Byrsonima lancifolia (moreciba-guassú, muruci-da-capoeira, murici-miúdo). Le fruit se consomme ou se transforme à totale maturité il a un bon gout de crème de coco[29].
    • Byrsonima verbascifolia (murici do campo, muricizinho, murici-passa, murici-rasteiro, orelha-de-veado) En Guyane : Zoreil d'âne (Créole), fruit aigre-doux se mange avec du sucre, transforme en boissons, jus, confiserie, etc.
  • Le genre néotropical Campomanesia, famille des Myrtacées comprend de nombreuses espèces fruitières, hélas souvent rares (quand elle ne sont pas éteintes)
    • Campomanesia aurea (guabirobinha-do-campo). Petit fruit très apprécié dans l'aire de répartition indigène de la plante (sud du Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay),
    • Campomanesia guazumifolia (sete-capotes, gabiroba, araçál, araçá-do-mato, gabiroba, gabirobão, goiabinha, guabiroba, sete-casacas, araçá-do-mato, capoteira, etc.). Fruit frais consommés avec du sucre,
    • Campomanesia lineatifolia (guabiraba, guabiroba açu de Amazônia) rare petite fruitier amazonien à pulpe très juteuse, agréable saveur aigre-douce et peu de graines,
    • Campomanesia neriiflora (guabiroba-maracujá). pulpe juteuse, aigre-douce, le gout évoque le fruit de la passion,
    • Campomanesia xantocarpa, fruit à peau fine
      Campomanesia xanthocarpa (guabiroba-amarela-da-mata, guabiroba, gabiroba-de-árvore, guavirova) Petit fruit jaune, juteux et sucré,
  • Caryocar coriaceum (piqui, pequi, piquià), petits fruits variables avec 1 à 4 graines, pulpe peu épaisse. Espèce classée EN (en danger),
  • Caryocar glabrum (piquiàrana). En Guyane Chawari, Chawari montagne (Créole), Peke'a lã (Wayãpi), Sawa (Palikur). Graine oléifère comestible,
  • Caryocar villosum (pequi, pequid, piquia).Chawari en Guyane, arbre à beurre, pékéya (Créole), peke'a (Wayãpi), pikia (Palikur). Les graines sont tendres, saveur riche, texture grasse (comme des amandes) - parfois une odeur de beurre rance.
  • Le genre Caryodendron avec 4 espèces dont 2 brésiliennes (C. amazonicum, C. janeirense) est surtout connu pour Caryodendron amazonicum (castanha-de-porco, castanhola, castaninha). Acre, zone limitrophe du Pérou. La châtaigne de porc mangée par les animaux sauvages et grillée comme une châtaigne pour la consommation humaines[30].
  • Casearia rupestris (pururuca). Fruit à graines pulpe collante sucré, nombreuses graines,
  • Cassia leiandra (mari-mari). La pulpe acide-sucrée et juteuse est consommée, quelques graines. Espèce pionnière naturelle,
  • Cheiloclinium cognatum (uarutama, saputà, siputà). Fruit sucrée, juteux et agréable, méconnu, apprécié par la faune sauvage. Rusticité zone 10 supporterait −1 °C, présent en Guyane[31],
  • Chrysobalanus icaco (Guajuru, ajuru), présent en Guyane et aux Antilles. Drupes variables quasi insipide parfois utilisé en confiture,
  • Cordiera sessilis (marmelada-de-cachorro). Fruits sucrés mais nombreuses petites graines,
  • Couepia compte 62 espèces et de nombreuses sous espèces[32]. Ce genre typiquement amazonien est présent en Guyane qui avec le Brésil est un centre de diversité. 13 espèces ont été reclassée dans les genres Gaulettia, Acioa, Licania et Hirtella[33]. Toutes les espèces ne sont pas consommées, le pajura (C. bracteosa), le marirana (C. subcordata ) et l'oiti-coro (C. rufa) sont localement cultivés[34].
    • Couepia bracteosa (pajurá) sauvage et cultivée, espèce la plus importante du genre. L'arbre va jusqu'à 25m la récolte des fruits est acrobatique. Du gros fruit qui ressemble à un gros œuf[35] de 15 cm de long on pèle la pulpe (le mésocarpe) à texture pâteuse et granuleuse au gout spécial qui évoque la noix[36].
    • Couepia caryophylloides. En Guyane Pérone, Gaulette, Gaulette noir, Gris-gris etc. rare et peu étudié. Fruit juteux et doux avec un goût de pomme[37].
    • Couepia rufa, oiti-coró
      Couepia chrysocalyx (namuirana, umarirana, parinaric wixi de quintal; yuru ohtese). Fruit de 15 cm de long amusant, oranger à maturité avec une forte odeur de carotte apprécié par le singe capucin[38].
    • Couepia edulis (castanha-de-cutia) Les noix tombent en abondance à maturité et sont ramassée rapidement. Les amandes de 15 à 20 g donnent une huile dont on fait du savon ou des usages industriels (vernis). Elles sont comestibles[39].
    • Couepia guianensis (pajurà verdadeiro) 3 sous-espèces décrites. En Guyane Kuebi (Aluku), Boliquin, Koko, Kouebi (C. glandulosa), bois-gaulette (Créole), Wɨla yɨsi (Wayãpi). Fruit amère, oléifère, l'huile est douce.
    • Couepia longipendula (castanha-de-galinha, castanha pêndula) Arbre de 30 m. Le fruit obovoïde à (cm de long) ressemble à un œuf de poule. Le noyau est consommé grillés ou pilés cru il donne une huile. Gout agréable[40].
    • Couepia paraensis (charos, gajuri, pajura, pajurazinho, umari-rana) sous espèces mentionnées C. paraensis subsp. cerradoana (oiti), C. paraensis subsp. glaucescens (caripé, jatai, oiti, pajurá, pajurazinho, uchirana, umarirana) C. paraensis subsp. paraensis (caraipe, cumate)[41].
    • Couepia subcordata (marirana). La pulpe sucrée du fruit qui ressemble à une petite mangue a une odeur forte et désagréable, la texture est huileuse et collante. Pourtant il existe des amateurs[42].
    • Couepia rufa (Oiti-corô goiti'iba-coro, fruta paçoca de amendoim, oití de Pernambuco, parujá da mata atlântica). Bel arbre ornemental à la floraison magnifique. Le fruit est délicieux frais ou mûr au pied de l'arbre. Qualifié d'incontournable par un collectionneur[43].
    • Couma utilis (sorvinha, sorva-pequena, sorveira). Arbre à lait. Le fruit a un exocarpe coriace, de nombreuses graines molles, la pulpe est sucrée au gout de mangaba.
  • Couma macrocarpa (cumã-uaçu, sorva-grande, sorveira, juan soco). Une des rares Apocináceae comestible[44]. Le latex qui circule dans la plante est doux, riche, crémeux, avec un bon goût qui le fait utiliser comme du lait[45] d'où ses noms de leche caspi , leche huayo , le fruit (cm de diamètre) poisseux a une pulpe sucrée et gluante avec des graines est agréable à manger, il attire les singes[46]. Cultivé pour son latex au Pérou.
  • Couroupita guianensis
    Couma guianensis (Sorva) natif non endémique du Brésil[47]. Présent en Guyane connu comme bois vache, coumé, coumier de la Guyane. Abondant latex qui donne du chewing-gum[48] substitut du lait. Cauliflore. Le fruit (cm) a une pulpe douce et appréciée.
  • Couroupita guianensis (Abricó-de-macaco, cuiarana, coité-de-macaco, macacarecuia, castanha-de-macaco, coco-da-índia). Arbre boulet de canon en Guyane à cause de son gros fruit sphérique et du (15 à 24 cm) plein de graines qui dégage une odeur désagréable quand il tombe au sol. Consommé par les animaux et consommable par les humains, tisane utilisée en ethnomédecine[49].
  • Crataeva tapia (trapiá). La pulpe du fruit à texture granuleuse est aigre-douce, elle se consomme à la cuillère en crachant les graines. Floraison magnifique. Rusticité 8b sols sableux,
  • Dicella nucifera et Dicella bracteosa (guaiaqui castanha-de-cipó, avelã de cipó, amendoim de cipó, guayki-manduvi). Il faut éviter de toucher les soies urticantes, en général on les brule, les noyaux crus sont sucrés avec un gout de cacahuètes. Grimpante. Rusticité 9 résisterait à −4 °C,
  • Diospyros brasiliensis (caqui-do-mato) kaki sauvage, peu de pulpe et beaucoup de graine,
  • Diospyros hispida (fruta de boi). Pulpe agréable mais peu abondante,
  • Dipteryx alata (baru, cumbaru, cumbaru). Graines populaires crues, grillées, sautées ou en farine. on en fait des confiserie, des pâtisseries, glaces, du jus et des liqueurs. Arbre imposant à croissance rapide à forte potentiel (VU vulnérable).
  • Le genre Duguetia compte de nombreuses espèces qui donnent des fruits à l'apparence d'annones.
    • Duguetia furfuracea (marolinho-do-cerrado, araticum). Pulpe à saveur agréable et sucrée rappelle la noix de coco mais fine,
    • Fruits de Duguetia lanceolata
      Duguetia lanceolata (biribá perovana, pindaíba). Beau fruit rouge dont on sucre les segments, le gout est excellent[50] (non cultivé).
    • Duguetia marcgraviana (pindaeua). Magnifique gros fruit (30 cm de diamètre) rouge brun, à pulpe blanche abondante, délicate
    • Duguetia stenantha (jaboti, mão de Cabra) Grand arbre dont les fruits sont récoltés en forêt pour l'alimentation (pulpe sucrée) et l'ethnomédecine[51].
  • Duckesia verrucosa (uxi-curuá, uchi-corôa.). Duckésie verruqueuse: présent en Guyane. La pulpe mince se mange, la texture est sableuse et le gout prononcé[52].
  • Duroia est un vaste genre amazonien présent en Guyane.
  • Eclipta alba (Huanguilla, Naparo cimarron, Shobi isa sheta) toutes les parties et surtout les feuilles riches en wedelolactone anti-inflammatoire et inhibe l'hémorragie et la libération de créatine kinase induite par le venin de serpent[56].
  • Ecclinusa est un genre amazonien de la famille Sapotaceae ont des fruits comestibles[56], E. ramiflora, E. lanceolata par exemple, d'un usage strictement local.
    • Ecclinusa guianensis (caramuri, abiurana-abiu, abiurana-bacuri, abiurana-caju, abiurana-guiinaguajaraí, abiurana ). Le fruit jaune pousse dans la cime de ce grand arbre (25 m de haut) est comestible et objet d'un artisanat[57],
    • Ecclinusa ramiflora (guacà, banana do mato, jaraí, uacá). Très rare, isolats à Paraibuna. La très bonne pulpe du fruit crémeuse a un gout de confiture de lait. Elle donne un excellent jus, des confiseries, des glaces[58].
  • Elaeis oleifera (dendê-do-pará, caiaué, dendê-americano) Palmier à huile américain en Guyane. N'est pas cultivé et même rare en forêt amazonienne. Le fruit donne un huile de palme, l'amande l'huile de palmiste, toutes deux avec des usages alimentaires.
  • Erisma japura (japurá) Rare dans les forêts tropicales vierges d'altitude sur des sols sableux bien drainés. «Les populations locales consomment les amandes, grillées, cuites ou crues. Selon Spruce (cité par Stfleu, 1954), elles préparent et font un beurre de japura consommé malgré son odeur désagréable»[59].
  • Fusaea longifolia (Kukumwy). Annonaceae présente en Guyane (Malmanmanyaret, Mâle mamanyaret, Mamayawé, Maman-yawé). Arbre aux fruits doux et appréciés, pulpe rouge à texture farineuse[60].
  • Garcinia. Rheedia est un genre discuté des Clusiaceae. Myriam Gaudeul (2024) en fait un sous genre du genre Garcinia[61]
    • Garcinia acumulata = Rheedia acuminata (bacuri, bacurizinho). Fruit proche de G. macrophylla: la pulpe est fine, mucilagineuse, acide mais savoureuse[62].
    • Garcinia brasiliensis (=Rheedia brasiliensis) et Garcinia gardneriana (bacupari, uvacupari, bacoparí, laranjinha, bacuripari-liso, bacuri-mirim). Large plage de rusticité supporte des friods bref (−3 °C) et des hautes températures. Le fruit peut se consommer entier (avec l'écorce) il est rafraichissant. Magnifique grand arbre adapté aux saisons sèches,
    • Garcinia macrophylla = Rheedia macrophylla (ibacuru, bacuripari, bacuri da mata atlântica, bacurírana, bacuru-pari, pungara, bacuri de cerca). La pulpe du fruit (10 à 12 % de son poids) blanche est légèrement acidulée et transformée industriellement en boissons gazeuses, pâtes, conserves, liqueurs, dans la bière. Ornemental qui supporte la sécheresse[63].
    • Garcinia madruno (madruno, bacuri-de-espinho ), la pulpe douce-acide a des notes d'agrume et de mangue. La fruit est pourtant rare (Amazonie, mentionné en Guyane), 3 espèces proches décrites en 2024: Garcinia ieda-amaralae, G. guttifolia et G. kaiabiana[64].
  • Gaylussacia angustifolia (camarinha-da-serra). Petites baies noires douces.
  • Gnetum spp. toutes nommées (ituá). Ce genre n'est représenté qu'avec 6 espèces amazoniennes: G. urens (embouchure du fleuve Jari), G. schwackeanum et G. paniculatum dans l'État d'Amazonas, G. nodiflorum rive gauche de l'Amazone, G. leyboldii au sud de la forêt amazonienne. L'amande est comestible[65].
  • Humiria balsamifera (umiri, mirim), commun en Guyane. La pulpe du fruit est sèche, additionnée d'eau on en fait un boisson fermentée[66].
  • Hymenaea courbaril (jatobá verdadeiro, jatobazeiro, jatobã). Courbaril présent en Guyane (caca-chien), aux Antilles. Gousse comestible mais odeur désagréable,
  • Jacaratia spinosa (jaracatia, mamãozinho, chamburu, mamoeiro de espinho), micro papaye rustique qui se mange avec du sucre,
  • Lacunaria jenmanii (moela-de-mutum). Lacunaria à grands épis. Les 9 espèces du genre Lacunaria (hautement variable) sont amazoniennes présentes au Brésil[67] et en Guyane pour certaines[68]. Les fruits de 7,5 cm de long à peau rugueuse ont une pulpe charnue non comestible. En revanche les graines sont entourées d'un arille comestible blanc, juteux et douce-acidulée qui se mange cru. Attractif pour les animaux[69].
  • Lacmellea arborescens (tucujá, molongó, sorvinha, cumaí, pau-de-colher, guajaraí) Amazonienne non cultivée, le petit fruit cm de diamètre, a une pulpe blanchâtre mince et sucrée, avec une graine[70],
  • Lecythis pisonis, le gros fruit contient des amandes comestibles
    Lecythis pisonis (sapucaia, castanheira da mata atlântica, cumbuca de macaco, marmita. ), supporte −3 °C. Rare. Les amandes sont consommables, elles ont un gout particulier[71].
  • Licania salzmannii (oití-da-bahia). Grand arbre (jusqu'à 40 m) dont les amandes récoltées dans la forêt sont délicieuses,
  • Manilkara salzmannii (maçaranduba-preta). Fruit agréable, pulpe sucrée et aromatique, le latex est comestible,
  • Mauritiella armata (buritirana, buriti mirim, buriti bravo, yumuna aguajillo). Amazonie et présent en Guyane (Rusticité zone 11). Magnifique palmier décoratif qui pousse en touffe. Petit fruit avec une peau écailleuse jaune[72], fibreux à pulpe charnue au gout fort et particulier.
  • Fruit du Mauritia flexuosa
    Mauritia flexuosa (buriti, miriti) Palmier-bâche. La pulpe du fruit est très prisée, largement commercialisée et consommée au Brésil. On en fait des confiseries, crèmes glacées, sorbets, des boissons gazeuses, du vin de buriti[73].
  • Maximiliana maripa (inajá, anaiá, anajá, aritá, inajazeiro, maripá, najá), fruit riche en anti-oxydants, considéré comme fort potentiel[74],
  • Le genre Micropholis est largement représenté au Brésil en climat amazonien avec des fruitiers comestibles[75] non exploités:
  • Mouriri. Divers Mouriri sont présents en Guyane.
    • Mouriri apiranga (apiranga) 10 m. La pulpe juteuse du fruit a un gout plaisant, sucré, elle se consomme crue. Ce serait un des meilleurs fruits du genre[78] il fait partie des fruitiers cultivés dès le pléistocène[79].
    • Mouriri grandiflora (camutim, puçá amarelo, mirauba, tucunaré-mereçá, maniballi, charachuela). Présent en Guyane[80]. Les fruits de cet arbre (20 m) ne se consomment qu'à pleine maturité. La pulpe onctueuse a un gout excellent et spécifique[81].
    • Mouriri eugeniifolia (dauicu). Fruit utilisé en ethnomédecine.
    • Mouriri guianensis (gurguri, murta da restinga, araçarana, murrirí e Ururí). Petit fruit comparable à celui de M. grandiflora, on en fait des jus, de la glace[82].
    • Fruits du Mouriri pusa
      Mouriri ficoides (muriri, mururi), endémique de région de Manaus en altitude. L'arbre est haut de 35 m. Gilson (1933) décrit le fruit ainsi «Fruit comestible, jaune à jaune vif, subglobuleux, surmonté d'un calice, de 16 à 25 mm de haut et de 15 à 24 mm de large»[83].
    • Mouriri pusa (puçá, puçá-preto, puçá-preta, jabuticaba-do-cerrado, mandapuçá, manapuçá, munduru) Fruit réputé (aromatique, sucré) mais rare, Slowfood décrit le puçá de l'État de Piauí comme un fruit de l'enfance qu'on mange pendant les balades dans la brousse et vendu au bord des routes[84]. Le fruit existe en jaune et en noir.
  • Moutabea chodatiana (gogó-de-guariba, gogó de lobo). Le genre (famille des Polygalaceae) compte 9 espèces[85]. M. chodatiana Graine macaque, Moutabée en Guyane. Buisson aux petits fruits comestibles (pulpe rare et graines)[86].
  • Myrcianthes pungens (guabiju, guabiroba açú, guabijueiro, guabira guaçú, ibariú, ibaviú). Rusticité 9b ou 10. Petit arbre fructifère avec diverses variétés[87]au fruit consommé frais ou en jus sucré et légèrement acidulé à fort pouvoir antioxydant. Les composés phénoliques sont gastroprotecteurs, préviennent les maladies neurodégénératives[88],
    Guabiju (Myrcianthes pungens)
  • Oenocarpus ce genre est présent au nord du Brésil
    • Oenocarpus bacaba ( bacaba açu, bacaba-de-leque, bacaba verdadeira, bacaba-do-azeite). Espèces proches Oenocarpus balickii, Oenocarpus mapora (bacabinha), Oenocarpus minor bacabi). Grand palmier d'Amazonie, camon ou comou en Guyane. Fruits à forte valeur nutritionnel, forte teneur en solides solubles, acidité titrable faible, 0,8 %, forte teneur en huile, peu de sucre (2 ° Brix). Pulpe (aba-caba) agréable est largement consommée[89]. Fruit Transformé en un vin après cuisson, en crème glacée, en bière[90]. Rusticité 9b à 11[91],
    • Oenocarpus bataua ( patauá, batauá, putauá). Présent en Guyane. La lait du fruit est riche nutriments fonctionnels[92]. Le fruit contient entre 8 et 10 % d'huile riche en acide oléique (73 %) et palmitique (18 %)[93]. l'amande est consommée fraiche. Cultivé localement. Rusticité 9b ou 10a selon les sources,
    • Oenocarpus distichus (bacaba-de-leque, bacaba de azeite, bacaba assú, palmeira do norte-sul). Bon oléifère, le fruit donne aussi un vin (vinho de bacaba, sorte de sirop fermenté: pulpe, sucre, eau) qui se boit froid[94].
  • Attalea speciosa = Orbignya phalerata (babaçú, bauaçu, baguaçu, auaçu, aguaçu, guaguaçu, uauaçu, gebara uçu, coco de macaco, coco de palmeira, coco naiá). Babassou en Guyane noix de coco babassou. Pulpe de la noix oléifère, l'huile est largement utilisée (alimentation, médecine, cosmétique). Faible rusticité, ne supporte pas le gel.
  • Parahancornia est un genre de la famille Apocynacées largement représenté en Amazonie. Ils donnent un latex comestible.
    • Parahancornia amapa (amapá-doce) le plus fréquent[95] est endémique de l'État éponyme. Présent en Guyane voisine[96]. Le fruit violet foncé naranja podrido (orange pourrie) au Pérou, n'est pas attractif avec sa peau épaisse et dure, ses nombreuses graines mais recherchés - en particulier par les singes - pour sa pulpe sucrée[97] à saveur fermentée qui évoque une liqueur[98]. Le latex un latex seiva-do-Amapá est un traitement des maladies respiratoires, de l'anémie et des problèmes musculaires[99].
  • Parinari obtusifolia (Caratinguá, fruta-de-ema, oití de Guará, fruta de Ema, oiti de Ema). Le genre Parinari compte diverses espèces au Brésil (P. leonthopitheci, P. excelsa, P. pohlii, Parinari montana (pajurá-da-mata), Parinari sprucei (uará) etc.[100] Parinari campestris en Guyane. Petit fruit globuleux au mésocarpe charnu comestible, bon gout de poire. Rare.
  • Le genre Peritassa (Celastraceae) est présent au sud du Brésil
    • Peritassa campestris (capicurù, bacupari rasteiro, bacuparizinho do campo, manguinha do campo). Fruit à pulpe sucrée[101],
    • Peritassa laevigata (saputá-açu, gulosa, bacupari de Cipo). Présent en Guyane. Le fruit (3,5 cm de diamètre) est très apprécié pour sa pulpe délicate et juteuse, rusticité 10 minimum, pas de gel[102].
  • Pilosocereus arrabidae (Ferida de égua, pitaya da praia, pitaia-da-restinga), cactus cierge, la pulpe du fruit douce se consomme,
    Beurre d'amande de bacuri, fruit avec ses graines
  • Platonia insignis (bacuri, bacurizeiro, ibacurupari, mucuri), parcouri en Guyane. La pulpe est largement utilisée en cuisine domestique et industriellement dans les boissons gazeuses, gelées, liqueurs, glaces. La graine est oléifère. Ce grand arbre est considéré comme fort potentiel économique[103],
  • Dans le genre Poraqueiba les deux fruitiers les plus cités sont:
    • Poraqueiba sericea (umari, poraqueiba, poraqueebira, aroeira-da-praia, aroeira-sericea) arbre de sols sableux et salins que les racines fixent. La pulpe de fruit est riche en huile avec un arôme spécial, on en fait du beurre à tartiner[104],
    • Poraqueiba paraensis (umari, mari), parfois cultivé en Amazonie. Le fruit de cm de long[105]. La pulpe charnue est riche en huile et son gout est original. Comme P. sericea on en fait du beurre, qui donne des bonnes tartines.
  • Porcelia macrocarpa (banana-de-macaco) Annonaceae dont le fruit (cm de long) a une pulpe douce mais des grosses graines[106],
  • Posoqueria latifolia (Aymara, landim, laranja de macaco, bacupari do brejo.) Fruit savoureux, la graine torréfiée est un substitut du café[107],
  • Poupartia amazonica (jacaiacá, fruta-de-cedro, cedro-branco, cedro-taperebá, cedrorana.). Grand arbre amazonien aux fruits acides utilisés dans la cuisine et les boissons locales[108].
  • Pradosia brevipes (Guatucai, fruto-de-tatu, curriola rasteira, guapeua, guapeva rasteira, machadinho). Espèce ménacée. Buisson à croissance lente avec des fruits de 2,5 à 4 cm, excellents[109],
    Buranhém (Pradosia lactescens) à Bahia
  • Pradosia lactescens (Buranhéme, marmixa, mama-de-porca de fruta, ibaraem, ivuranhê, casca doce, pau doce e pau de remo). Arbre sensible au froid (rusticité 10 a) rare et menacé. Magnifique floraison et fructification cauliflore. Le fruit est bon mais il y a peu de pulpe[110].
  • Quararibea cordata = Matisia cordata (sapota-do-solimões). Très grand arbre (45 m). Le fruit est favorable à la diversité du microbiote intestinal humain[111], sa pulpe est sucrée et agréable, elle se consomme fraîche, en compote, en jus[112].
  • La famille des Quiinaceae (= Ochnaceae) est présente dans la zone amazonienne, y compris en Guyane. Est cité Quiina florida (pama) non endémique du Brésil, le fruit est comestible avec peu de chose à manger et beaucoup de graine[113].
  • Rhamnidium elaeocarpus (saraguaji; saraguaí, saraguaji, tarumaí, cafezinho). Petit arbre à croissance rapide, rusticité −3 °C, supporte tous les sols. Petits fruits à pulpe liquide tutti frutti qui est recherchée[114] y compris par les singes capucins barbus[115].
  • Sacoglottis guianensis (achuá) de Guyane. Fruit de cm mal connu. Pulpe sucrée à maturité[116].
  • Salacia impressifolia (guoguo, cacama, guapomó) Liane présente en Guyane. Pulpe gélatineuse sous une peau rugueuse et avec de nombreuses graines[117].
  • Sideroxylon obtusifolium (Quixabeira, quixaba, quixaba-preta, sapotiaba, espinheiro, coronilha, maçaranduba-da-praia). Sapotacée native du Brésil où il existe une forte diversité[118]. Baie noir (cm) avec un gros noyau. Sucré, agréable.
  • Solanum sessiliflorum (cubiu, maná-cubiu, tomate de índio, cobio, maná, maná-cubiu, topiro), Cocona en Guyane, Belle plante ornementale originaire d'Amazonie[119] semi-ligneuse bisannuelle pouvant atteindre m de haut. Supporte un gel bref et faible. Fruits utilisés en cuisine[120], elle appartient aux Leptostemonum comme l'aubergine[121].
  • Tabernaemontana markgrafiana (paiuetu, sanango ) = Bonafousia longituba. Le genre Tabernaemontana appartient aux Apocynacées. Ces arbrisseaux ou petits arbres donnent une sève laiteuse. Souvent confondu avec T. elegans (fruta-sapo) natif du Mozambique[122] qui donne un fruit médicinal. Tabernaemontana laevis = Geissospermum laevis (pau pereira) est natif du Brésil où fut isolé en 1833, on tire de sa sève la pereirina[123], un alcaloïde médicinal[124].
  • Tontellea micrantha (bacupari, capicurù-açu, bacuparizão do campo, cascudo, saputá de moita). Arbuste rusticité −4 °C fruit à la pulpe rare et adhérente au noyaux[125].
  • Ximenia americana
    Ximenia americana (Aimbanhém, ameixeira do campo, espinha de maicha, limao bravo), tronc épineux (dangereux)[126]. Le prunier jaune de la Caatinga donne de beaux fruits acides riches en antioxydants[127].
  • Ziziphus joazeiro (juazeiro, joá de arvore, laranjeira-de-vaqueiro, juá do norte, juá, enjuá, laranja de vaqueiro). Epineux. Fruits doux avec un gout d'orange à pulpe blanche mucilagineuse sous une couche farineuse[128], utilisés en ethnomédecine[129].
  • Ziziphus mistol = Sarcompalus mistol (mistol). Arbre épineux résistant à la sècheresse (jusqu'à 10 m. Fruit petit (diamètre cm) mais agréablement doux[130].

Myrcia (guamirim) est un genre de Myrtaceae largement présent en Amérique centrale, aux Antilles et en Amérique tropicale, le Brésil compterait 393 espèces, dont 304 sont endémiques[131] la plupart menacées. M. bracteata, M. fallax, M. graciliflora, M. guianensis, M. neobracteata, M. platyclada, M. saxatilis, M. sylvatica sont présents en Guyane[132]. Les fruits et l'huile essentielle[133] sont riches en composés fonctionnels et l'objet de recherches actives[134].

  • Myrcia carioca (canãn iba, guanãn iba, cravo do mato, guamirim cravo, cravo da terra, craveiro da mata atlântica), Fruit intéressant avec un gout de clou de girofle,
  • Myrcia ferruginasa (guacaranga, guaporanga-perinha, uápucanga). Le fruit se mange en aspirant la pulpe comme un jaboticaba,
  • Myrcia glazioviana (guapirijuba, cabeludinha, café cabeludo, fruta cabeluda, jabuticaba amarela, peludinha, vassourinha da praia), délicieux fruit cru ou transformé,
  • Myrcia glomarata (guamirim facho, guamirim de flor rosada, cambuí ornado). Petit fruit au gout de cerise de Cayenne et de jambolan,
  • Myrcia hartwegiana (cambui mu, cambuí do cerrado, cambuí jambo, guamirim da pedra). Bon fruit au gout entre cerise du Brésil et jambo, se cultive pour le fruit qui donne des sirops, gelées etc.
  • Myrcia hebepetala (guapiracic,araça do inverno, aperta-guela, perta-guela, batinga aperta-guela). Comme son nom local l'indique la pulpe peut provoquer des coupures dans la gorge, c'est pourquoi il est de préférence consommé en jus[135] bel arbre décoratif,
  • Myrcia magnifolia (guapiciquie, guaporanguinha, falsa guaporanga). Fruits pileux iritants, rusticité −3 °C, facilement adaptable,
  • Myrcia splendens
    Myrcia neosuaveolens - ex Marliera suaveolens (guapiri una, araçá jabuticaba, araçá mulado, pitanga do mato). Excellent fruit dont le gout évoque un mélange de jaboticaba et d'araçá.
  • Myrcia spectabilis (guapixava, guamirim perta-guela, ameixa do mato). Petits fruits comestibles[136]
  • Myrcia splendens (guapiciqui mirim, guamirim de folha fina, guamirim de folha comprida) = Myrcia fallax. Le fruit donne de bonnes gelées, des liqueurs...
  • Myrcia strigipes (guaporanga, guapiciquie, guaporanguinha, falsa guaporanga), fruits pour qui nait une dépendance, meilleur que le jaboticaba. (Pas de gel)[137].

Fruitiers cultivés à échelle réduite

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  • Annona montana (graviola-silvestre, falsa-gravioleira, graviola-da-montanha), marginalement cultivée en Guyane[138],
  • Fruits du Butia capitata
    Pachira glabra ou Bombacopsis glabra (castanha do maranhão, cacau do maranhão, castanha da praia, mamorana, cacau selvagem, amendoim de arvore). Les graines crues ont un gout de cacahuète grillées de châtaigne, les jeunes feuilles et les fleurs sont comestibles. Noix de Cayenne. Présent en Martinique,
  • Butia capitata (butiá, cabeçudo, coqueiro-cabeçudo) arbre à laque, fruits abondants, fibreux, au jus avec un gout de mangue. Utilisé dans les boissons, Rusticité zone 8a jusqu'à −12 °C (insensible au charençon rouge),
  • Campomanesia adamantium (guabiroba-verde) petit fruit sucre-acide avec nombreuses graines tendres.
  • Campomanesia sessiliflora (guabiroba-verde). Excellent fruit frais qui donne un jus agréable, des gelées, des glaces. Petites graines. Fort potentiel comme fruitier exotique, y compris en climats tempérés chauds sur sol drainant. Rusticité 10a.
  • Caryocar brasiliense (pequi, pequizeiro, pequiá, piquiá, amêndoa-de-espinho, grão-de-cavalo, pequiá-pedra, pequerim, suari). Fruit oléagineux largement consommé cuit. Le noyau est plein d'épines qui causent de graves blessures de la bouche si on mord dedans. Saveur originale et appréciée.
  • Casearia decandra (cuaçatonga, café do mato, pitumba). Fruit frais agréable avec quelques graines. Rusticité 9a (jusqu'à −3 °C),
  • Cereus jamacaru (mandacarú, cardeiro, jamacaru). Fruit à pulpe est blanche avec minuscules graines noires, le goût est peu marqué mais savoureux. Cultivé comme plante fourragère,
  • Chrysophyllum cainito (camitio, abio, abio-do-pará), la pomme étoile. Forte variabilité phénotypique[139]. Ne supporte pas le gel. Le fruit a des graines, on ne mange pas sa peau très désagréable. La pulpe savoureuse et juteuse se déguste à la cuillère, crue ou transformée[140].
  • Le genre Couepia est répandu en zone équatoriale, la graine de C. grandiflora (couti, angelim doce, oiti do cerrado) serait particulièrement nourrissante[141].
    • Couepia bracteosa (pajurá, aruadan, coro, marirana, oiti, olosapo, pajura de mata, pajura-de-racha). Fruit pulpeux, aromatique et huileux, saveur agréable (13 cm de long), localement apprécié,
    • Couepia longipendula castanha-de-galinha. La graine dont la saveur est agréable, elle est consommée et cuisinée, gout de datte après séchage. Considéré comme culture à bon potentiel.
  • Endopleura uchi (uxí, uxipuçu, axuá, cumatê, paruru, pururu, uxi-liso, uxi-verdadeiro, uxi-amarelo). Médicinale amazonienne (bergenine - composé isocoumarinique) sous forme de tisane[142]. La pulpe du fruit sert à la production industrielle de crème glacée,
  • Fruit du Lecythis
    Gaylussacia brasiliensis (camarinha), Petites baies noires antioxydantes[143],
  • Genipa americana (hawa, jagua, huito, genipapo) Petit fruits utilisés en ethnomédecine,
  • Hancornia speciosa (mangaba, mangaba-ovo, mangaba-da-restinga), largement récolté et consommé dans l'État de Sergipe où sa culture commence. Le fruit se mange mûr, la pulpe est sucrée, onctueuse, avec un bon gout acidulé. Le jus donne des boissons, des crèmes glacées[144]. Etudié pour son potentiel pharmacologique[145],
  • Helicostylis tomentosa (inharé, amora preta). Bois de lettre, Sukune en Guyane. Les fruits ressemblent aux cudranes, mais jaunes. Ils sont excellents[146]. Rusticité zone USDA 10.
  • Lecythis lanceolata (sapucaia-mirim, sapucaia-mirim, sapucaia-branca). Grosses noix savoureuses qui s'utilisent comme celle de L. pisonis (sapucaia) et de L. paraensis.
  • Manilkara huberi (maçaranduba, maçaranduba do pará, maçaranduba verdadeira, maçaranduba amarela, paraju) - Sapotaceae présent aux Antilles. Bon fruit le gout de la pulpe rappelant la sapotille. Latex bu comme du lait.
  • Manilkara subsericea (maçaranduba, massaranduba, sapotão, abiu da restinga, cambiira, sapota grande). Fruits et latex consommés (Sapotaceae),
  • Mauritia flexuosa (burití, coqueiro buriti, buritizeiro, miriti, muriti, muritim, muruti, palmeira dos brejos, carandá guaçu e carandaí guaçu). Présent en Guyane et aux Antilles. Beau palmier largement utilisé (25 m). Fruit oléifère qui est consommé, donne de la farine, eu un jus dont on fait une boisson vitaminée et des liqueurs. La séve donne du vin de palme, le bourgeon apical se consomme en cœur de palmier[147],
  • Melancium campestre (Cabacuí ou caboi-curai, cabacinha do campo, melancia do cerrado, melancia do campo), Cucurbitaceae cultivé dans le Cerrado. Fruit acidulé consommable cru, en gelée ou en jus.
  • Opuntia ficus-indica (cumbeba, figueira-da-barbaria, figueira-da-barbária, figueira-da-índia, figueira-do-diabo, figueira-do-inferno, figueira-palmeira, figueira-tuna, nopal), Opuntia dillenii (palmatória), Opuntia stricta, Opuntia paraguayensis (arumbeva). Diverses figues de Barbarie introduite depuis l'Amérique centrale.
  • Plinia cauliflora (fruits sur le tronc)
    Plinia - Les nombreux Plinia, à l'exception des cultivars de Plinia cauliflora classés dans les fruitiers largement cultivés, sont le plus généralement récoltés en forêt, mais aussi pour les plus petits arbres cultivés dans les jardins. Ce sont[148] :
    • Plinia aureana (Jabuticaba Branca),
    • Plinia cauliflora (Jabuticaba Paulista),
    • Plinia coronata (Jabuticaba coroada),
    • Plinia edulis (cambucà, jaboticaba-cambuca). Jaboticaba à fruits jaunes, arbre qui demande beaucoup d'eau (Rusticité 9b), disparu du milieu naturel[149],
    • Plinia grandifolia (Jabuticabatuba) fruits doux amers,
    • Plinia inflata (mulchi, cambucá equatoriano), petit jaboticaba à fruits jaunes bien adapté aux jardins familiaux[150],
    • Plinia jaboticaba (Jabuticaba Sabará) fruits appréciés dont le cultivar Pingo de mel très sucré,
    • Plinia martinellii (jabuticabinha da mata), petit jaboticaba à fruits noirs et feuillage décoratif,
    • Plinia nana (Jabuticaba Anā) forme naine avec fruits comestibles,
    • Plinia oblongata (Jabuticaba azeda) rarement cultivé,
    • Plinia peruviana ex Plinia trunciflora (Jabotekava, jabuticaba de cabinho, jabuticaba pendula, jabuticaba do mato) réputé le meilleur fruit des jaboticaba, la peau est plus épaisse que les cultivars actuels et le noyau plus gros[151].
    • Plinia phitrantha (Jabuticaba Costada) le fruit du cultivar 'Sapucaia' n'a pas de graine,
    • Plinia rivularis (guaburiti, guaboreti, guapuriti, cambucá peixoto, jaboticabaran), fruit rouge très apprécié,
    • Plinia spiritosantensis (jabuticaba peluda de cruz, abuticaba veludo, jabuticaba peluda capixaba),
    • Plinia sp. ‘Caipirinha’ (Jabuticaba Caipirinha),
  • Pourouma cecropiifolia (mapati, cucura, uva-do-mato, caimaron) - Le raisin d'Amazonie - les fruits en grappes évoquent du raisin à gros grain, chaque grume contient une graine assez grosse. Des essais ont été tentés pour en faire du vin[152]. La richesse en composants fonctionnel et la facilité de culture lui donnent un potentiel industriel[153],
  • Le genre Rubus (les ronces, qui donnent des mûres) est représenté au Brésil par 7 espèces dont 2 disparues (R. schottii et R. boliviensis)[154]
    • Rubus brasiliensis (Capinuriba, framboesa de cipó, amora branca do mato, uva do mato de espinho) donne de bonnes mûres[155] consommées fraiches et transformées en jus[156].
    • Rubus erythrocladus (Capinuriba verde, amora branca, amora verde, framboesa branca, framboesa verde, urtiga mansa). Les feuilles sont médicinales (pour réguler la tension artérielle, traiter les infections urinaires)[157]. Excellents fruits peu colorés consommés tel quel et transformés (jus, crèmes etc.)[158]. Centre ouest et sud[159] supporte des petits gels.
      Rubus imperialis
    • Rubus imperialis (Nhamburi, framboesa de cipó verde, amoreira rosa, amora do mato, sarça silvestre) donne de bonnes mûres vertes fraiches, en jus, avec les desserts[160].
    • Rubus rosifolius (Amora-vermelha) native d'Asie du Sud-Est, elle est commune dans les climats frais du Brésil méridional[161].
    • Rubus urticifolius (Nhamburi, framboesa preta de cipó graúda, amora preta do mato, silveira do mato, uva do mato de espinho) Fruit noir acidulé au gout de raisin sec, frais ou transformé (jus, confiture)[162]. Potentiel anti-âge, régule l'hyperpigmentation (2024)[163].
    • Rubus sellowii (Capinuriba, framboesa de cipó, amora do mato, amora-preto-vermelha) originaire du Rio Grande do Sul. Le fruit est acide (3,3 %) avec 38 mg pour 100 g d'acide ascorbique (la plus élevée des mûriers)[164] il s'utilise transformé (confitures, yaourts, jus, glaces)[165].
  • Salacia elliptica (siputá, bacupari do Cerrado, cascudo, capicurú de arvore, laranjeira do cerrado) Arbre d'altitude relativement riustique (−3 °C), la pulpe du fruit n'est pas épaisse mais très sucrée[166]. Décoratif[167].
  • Talisia esculenta (pitomba, olho de boi, pitomba da mata, pitomba de macaco) Pitoulier comestible[168] le fruit (en grappes denses) évoque le longane avec une pulpe translucide, acidulée, agréable mangée crue. Les feuilles en infusion traitent le mal de dos[169]. Cas d'empoisonnement rapportés chez les ovins[170].
    Vasconcellea quercifolia. Papaye à feuille de chêne
  • Vasconcella quercifolia (mamãozinho-do-mato). Papaye à feuilles de chêne. Mini papaye tropical d'altitude (résiste à −2 °C), au gout de papaye agréable. Dioïque
  • Rollinia est un genres néotropical d'Annonaceae avec une forte diversité au Brésil. Ce genre n'est pas rustique sauf le chérimolier (Annona cherimola = Rollinia mucosa = R. deliciosa) le moins sensible au froid qui supporte des petits gels brefs.
    • Rollinia emarginata (araticum-mirim) avec 2 morphotypes R. emarginata 'mirim' et R. emarginata 'terra-fria'[171]. Fruit à pulpe peu abondante agréable est douce[172].
    • Rollinia mucosa = Annona mucosa = Rollinia deliciosa (biribá) Nord du Brésil, Guyane et Antilles - sauvage. Les cérimoyas peuvent peser jusqu'à 1,5 kg, ressemblent à des annones, pulpe délicate et crémeuse principalement consommée fraiche[173]. Rusticité 9b. Contient de la rolliniastatine 1 ou bis -tétrahydrofurane à valeur médicinale[174].
      Rollinia sericea
    • Rollinia salicifolia = Annona neosalicifolia (Araticu-una araticum de bico, araticum amarelo, cortiça, quaresma da mata, pinha da mata). Excellent fruit avec une pulpe facilement accessible. Arbre de m rusticité −3 °C[175]. Huile essentielle des feuilles riche en bicyclogermacrène[176].
    • Rollinia sericea (Araticum-alvadio, cortiça, araticum-pecanine, pinha-da-mata, cortiça-ouriça, curtição, araticum), bel arbre (15 m) de la Côte atlantique avec des fruits jaunes magnifiques
    • Rollinia neosericea = R. longifolia (Araticu-tanga, aratixú, condessa alaranjada do mato, atemoiazinha do mato). Rare. Les fruits sont petits, délicieux frais, avec une pulpe facile à manger[177].
    • Rollinia sylvatica (Araticum do mato), le fruit mal connu a été décrit en 2025, sa composition nutritionnelle est intéressante: pulpe riche en sucres et en protéines[178].

Fruitiers cultivés comme ornementaux

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  • Attalea dubia (anajá, anaiá, coco-de-indaiá, coco-indaiá, inaiá, inajá, najá, perinã). Fruit à pulpe fibreuse et sucrée riche en vitamine A,
  • Annona muricata (graviola) Corossolier. Pourrait être originaire des Antilles, largement diffusée. Pulpe douce à gout de banane. Ethnomédicale depuis l'Antiquité (diabète, hypertension, cancer et infections bactériennes)[179].
  • Bellucia grossularioides (mandapuça, araça-de-anta, goiaba-de-anta, muuba). En Guyane: corme, mélier, mélier à grandes fleurs, mêle, bois mèle, mésoupou, bois messe, caca Henriette, pɨsulu (Wayãpi), asaki (Palikur). Un fruit à peau fine, à pulpe acide et agréable mais beaucoup de graines. Beau grand palmier décoratif,
  • Butia. Butia capitata donne le fruit le plus recherché mais en l'absence de cultivar sélectionné la diversité des fruits est importante.
    • Butia capitata (butiá, cabeçudo, coqueiro-cabeçudo) arbre à laque. Ornemental (sans épines, résistant au Rhynchophorus ferrugineus) belle couleur bleue des palmes. Rusticité zone 8a jusqu'à −12 °C,
    • Butia catarinensis, petit palmier (m) très fructifère souvent planté dans les jardins. fruit petits.
    • Butia eriospatha (butiá-da-serra, butiazeiro, butieiro, butiá-branco, butiá-veludo, bútia-lanosa), butia laineux: fruit non fibreux, acidulé et aromatique. Rusticité zone 9a jusqu'à −4 °C,
    • Butia odorata (butiá-da-praia). Palmier à gelée. Fruits au gout variable selon l'arbre. aromatiques, proche de B. capitata, rusticité zone 9a jusqu'à −2 °C,
    • Butia purpurascens (palmeira-jataí, coqueiro-de-vassoura, butiá, coquinho-azedo). Rare, variabilité importante. Pulpe acidulée et colorée violet, on en fait du jus. Rusticité zone 9a jusqu'à −4 °C,
    • Butia yatay (jataí, butiá-jataí). Butia argentin. Fruit acide, fibreux, aromatique, pulpe épaisse, on en fait un jus sucré-acidulé. sensible à Paysandisia archon. Rusticité zone 9a jusqu'à −4 °C,
  • Campomanesia phaea (cambucí). Fruit juteux et acide, fait de bonnes boisson, avenir industriel probable,
  • Campomanesia pubescens (guabirobeira, guabiroba, gabiroba, guavirá) Résistant à la sécheresse. Fruit sucré et à l'écorce amère consommé cru, fait de délicieuses gelées, liqueurs, glaces,
  • Campomanesia schlechtendaliana (guabiroba-rugosa) Fruit à pulpe fondante douce-amère agréable avec nombreuses petites graines. Bonne valeur ornementale,
  • Cordiera elliptica (marmelada-de-pinto, marmelada azulada, marmelinho do mato). Le fruit est délicieux cru mais a de nombreuses graines, le gout évoque la confiture de patate douce, la pulpe se prépare en mousse,
  • Diospyros inconstans (marmelinho), peu de pulpe à manger mais petit arbre décoratif,
  • Duguetia lanceolata ( biribá perovana, pindaíva, pindaùva). Beau fruit rouge, sucrés et juteux, très bon frais, en jus, en gelée, glaces, liqueurs, (ne supporte pas le froid intense ou prolongé),
  • Eugenia brasiliensis (grumichama, xaneira de nega, grumixaba, grumixameira, cumbixaba, ibaporoiti). Cerisier du Brésil ou jambosier du Brésil, bonnes petites baies amusantes aussi pour les oiseaux. Rusticité zone 10 - sol drainant. Présent à La Réunion. La variété leucocarpus Berg. est un grand arbre brésilien avec des fruits à pulpe blanche[180],
  • Euterpe oleracea (açaí, assaee, açaí-do-para). Wassaï ou pinot en Guyane. Les fruits (açaí) poussent en grappes, leur pulpe rare a un gout de chocolat, non rustique, ne tolère pas le froid.
  • Fuchsia regia (brinco-de-princesa). Fuchsia, le fruit sombre est doucereux, juteux, très nombreux cultivars.
  • Genipa infundibuliformis (genipapo da floresta, jenipapo liso, genipapo preto, genipapo fruta pão) Grand arbre de rusticité 10a (−3 °C) fruit charnu, saveur acidulée et aromatique, se consomme cru ou en jus (liqueur, vins...),
  • Hymenaea stigonocarpa (jatobá-do-cerrado, jatobá-capão, jatobá da casca fina). La pulpe contenue dans les gousses donne une farine dont on fait des gâteaux, du pain...
  • Licania tomentosa - Oiti. Excellent jus
    Licania tomentosa (oiti, goiti, oiti-da-praia, guaili, oiti cagão, oiti mirim, oitizeiro), arbre de taille moyenne (8 à 10 m au plus) persistant au feuillage dense utilisé en milieu urbain pour son ombre. Supporte des petits gels mais ne fructifie qu'en climat chaud. Le fruit au goût de mûre et de mangue donne un jus excellent jus en boisson ou en glace[181].
  • Maclura tinctoria (taiúva). Rusticité zone 10. Grand murier à petits fruits, plante tinctoriale,
  • Pachira aquatica (monguba) marce, châtaignier de la Guyane, noisetier de la Guyane. Graine consommée mais sous exploitée. Le plus souvent planté comme ornemental (en climat chaud, ne supporte pas le froid),
  • Le genre Scheelea est un palmier représenté par 2 espèces:
    • Scheelea butyracea (jaci, aricuri). Le fruit oléagineux[182] de ce palmier (cm de long, cm de large) est bon mais la texture est sèche, pulpe sucrée au gout de noisette[183],
    • Scheelea phalerata (bacuri, acuri) Beau palmier décoratif jusqu'à 10 m, palme élégante[184], rusticité 9b. Le fruit se mange cru, la pulpe donne de la crème glacée, du jus, de l'huile et le cœur du palmier donne farine et liqueur[185]. Rusticité 10a[186].
  • Sicana odorifera (kurugua, cassabanana) grimpante originaire du Brésil et largement cultivé comme décorative et médicinal, traditionnellement utilisé contre le diabète, l'hypertension artérielle, l'inflammation... il fait l'objet d'études comme source prometteuse de phytomédicaments[187]. Le fruit n'a pas de gout[188].
  • Sterculia apetala (Xixa do Pantanal, mandovi, araxixa, amendoim de bugre, ninho de Tuiuiú). Bel arbre ornement, floraison colorée. Les fruits contiennent des graines comparables aux cacahouètes. Les oiseaux les apprécient[189].
  • Sterculia striata (Chihà, chicá-do-cerrado, amendoim-de-macaco). Le genre Sterculia produit des exsudats riches en polysaccharides utilisés en pharmacie: la gomme karaya (S. urens ), la gomme chicha (S. striata) et la gomme S. foetida[190]. Ornemental, belle floraison, les fruits donnent des amandes agréables crues ou grillées, comme des cacahuètes[191].
  • Syzygium cumini (jamelão, azeitona-preta, azeitona-roxa). Arbre de 10 m, en français prune de Java. Cet arbre asiatique s'est naturalisé au Nord-Est du Brésil, le petit fruit est violacés à maturité, acidulé agréable, mais il tache les mains, les vêtements, les sols[192].
  • Vitex
    • Vitex cymosa (Jaramantaia, azeitona do mato, tarumã do Brejo, pau de flor.). Le fruit intéressant est peu exploité[193]. Arbre ornemental à la magnifique floraison.
    • Vitex montevidensis (tarumã, azeitona do mato). Ornemental, fruits ronds bleu foncé dont on fait du vin[194]
    • Vitex polygama (tarumã, tarumã-romã, tamurã-bori, tarumã-do-cerrado, tarumã de fruta azul, tarumã de folha larga, Maria preta, mameira, velame do campo). arbre décoratif à bois d'œuvre[195], les fruits ont un jus agréable qui sert à faire des vins, des liqueurs[196], ils sont consommés par les singes et les oiseaux.

Syagrus

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Le genre Syagrus est largement cultivé comme plante décorative.

Licuri (Syagrus coronata)
  • Syagrus cearensis (catolé, coco-babão ). Fruit de Syagrus, peu de pulpe fibreuse et douce-acide, l'amande se consomme,
  • Syagrus coronata (licuri, dicuri, adicuri, ouricuri, aricuí, aricuri, butiá, butiazeiro, coco-cabeçudo, coqueiro-cabeçudo, iricuri, licurizeiro, nicuri, uricuri, urucuriiba...). L'amande du fruit est extrêmement oléifère. Le gâteau de licuri bolo de licuri se fait de farine de licuri dégraissée.
  • Syagrus flexuosa
    Syagrus flexuosa (Acumã, coco babão, coco de vassoura, coco do campo, coco de vaqueiro, palmito do campo, ariri). Supporte le pH acide et le gel léger, fruits mâchonnés par les enfants, amande riche en calcium, les feuilles sont fourragères. Plante ornementale résistante[197].
  • Syagrus macrocarpa (Marirosa, coco maria-rosa) palmier de taille moyenne assez comparable à S. romanzoffiana, magnifique palmier décoratif mais rare, les fruits sont beaucoup plus gros que les autres Syagrus (7 à 8 cm de long). Ils sont savoureux, l'amande s'utilise comme la noix de coco[198].
  • Syagrus oleracea (guariroba) grand Syagrus (10 à 15 m de haut ) rusticité −3 °C. Palmier ornemental qui donne de beaux alignements. Les bourgeons végétatifs sont consommés bouillis. Les fruits sont peu fibreux et doux, l'amande oléifère donne une huile alimentaire[199].
  • Syagrus romanzoffiana (baba-de-boi, coco-catarro, coqueiro, coqueiro-jerivá, coquinho-de-cachorro, coquinho-meleca, jeribá, coqueiro-pindoba, coco-juvena, coqueiro-pindó, gerivá, juruvá, jiruvá, jurubá). Pulpe mince grignotée par les enfants et les animaux. On casse ces mini noix de coco qui contiennent une petite noix au gout de coco, plante décorative résistante au Charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus)
  • Syagrus schizophylla (aricuriroba) Syagrus nain (m) - présent aux Antilles - rusticité 9b[200]. Palmier décoratif avec d'excellents fruits, il demande un ensoleillement fort à moyen[201] et un climat littoral[202].
  • Syagrus vagans (ariri, licurioba-do-sertão, coco-da-serra, coco-reumão, acuan-rasteiro) acaule en forme de touffe de m de haut. Rare[203]. Les fruits sont doux et recherchés, la graine est oléifère et sert à l'engraissement des porcs dans l'État de Bahia[204]. Tolère la sécheresse[205].

Fruitiers cultivés en grande échelle

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  • Noix de cajou
    Anacardium occidentale. (cajueiro). Cajou ou pomme-cajou («Fruit du Brefil où il est fort estimé pour son bon goût, & parce qu'il est utile à l'estomac. Ce fruit est comme une grosse pomme, fort jaune & odorant, spongieux au-dedans & plein de suc, sans aucuns grains & d'un goût douçâtre» Thomas Corneille, 1732[206]).
  • Ananas comosus (abacaxi). L'ananas est originaire du Brésil et plus généralement de l'Amérique tropical. Il était déjà cultivé et consommé du temps des grandes découvertes il diffuse dans le monde depuis 1850[207].
  • Annona glabra (araticum, araticum-do-brejo). Fruit est très apprécié,
  • Astrocaryum murumuru ( palmeira murumuru , murumuru-da-terra-firme, murumuruí, murumuru-iri, mumbaca). Graine oléifère, le beurre de murumuru est utilisé en cosmétique. Présent en Guyane.
  • Bertholletia excelsa (castanha-do-pará, Castanha-do-Brasil ). Noyer du Brésil, Châtaignier du Brésil ou Noyer d’Amazonie,
  • Cocos nucifera (coco). Noix de coco, cocotier (endémique de Guyane, Guadeloupe et Martinique),
  • Diospyros kaki. São Paulo est le premier producteur, diverses variétés dont Sibugaki,
  • Euterpe edulis (juçara, içara, jiçara, palmito-juçara, palmito-doce, palmiteiro, ripeira). Cœur de palmier.
  • Euterpe oleracea (açaí). Wassaï ou pinot en Guyane. Plaines inondables de l'Amazonie, commun. Le fruit se consomme sous de multiples formes. Ce palmier demande un climat chaud et humide (rusticité 10b).
    Feijoa
  • Feijoa sellowiana (goiaba-serrana, goiaba-do-mato, goiaba-do-campo, goiaba-ananás). Goyave du Brésil, goyave de Montevideo, goyave ananas. Domestication du XXIé siècle qui doit beaucoup à Jean-pierre Ducroquet (Armentières 1948-2023) d'Epagri[208]. Nombreux cultivars fruitiers en climat tempéré.
  • Euterpe precatoria (açaizeiro, açaí-do-amazonas, açaí-solitário). Le mésocarpe du fruit donne un liquide épais appelé vin d'açaí consommé en Amazonie ainsi qu'une huile.
  • Mammea americana (abricó da Amazônia, abricó-de-são-domingos, abricó-selvagem). Abricot-pays ou mamey aux Antilles. Se consomme en confitures, sirops, compotes. La pulpe fermenté donne une boisson[209]. Ne pas confondre avec Mimusops elengi (abricó do mato, abricó-do Brasil) dont le petit fruit jaune est comestible et roboratif[209].
  • fruits de Guaraná (Paullinia cupana)
    Paullinia cupana (guaraná, guaranazeiro, uaraná, guaraná-da-amazônia, paulínia, narazazeiro, guaraná-uva ), le fruit est riche en caféine aux propriétés stimulantes, des sirops , des poudres et des boissons gazeuses sont largement diffusées, parmi lesquelles Guaraná Antarctica est le plus diffusé,
  • Physalis pubescens (camapú), le coqueret ou physalis, largement cultivé et commercialisé,
  • Physalis angulata (camapu, bucho-de-rã, joá-de-capote, mata-fome). Amazonie, la plante est native du Brésil. Fruit largement cultivé à des fins médicinales, alimentaires et ornementales[210].
  • Plinia cauliflora ( guapuru, hivapuru, sabará). Jaboticaba. Fruitier qui porte ses fruits (excellents) sur le tronc, largement cultivé, consommé et transformé,

Citriculture

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Le Brésil est le premier producteur mondial d'orange (13 millions de t en 2024) soit 29 % de la production mondiale. En premier lieu les oranges à jus, il est à l'origine des oranges navel avec de nombreux cultivars d'orange très douce. Ensuite de limes et divers hybrides, les tangerines et enfin une belle sélection d'agrumes japonais venus avec l'immigration japonaise[211].

Eugenia

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La grande diversité des Eugenia lui valent des utilisations décoratives, fruitières, médicinales, en huile essentielle. Le genre Eugenia est considéré comme le 4ème genre le plus important des Myrtaceae; il y aurait 350 espèces originaires du Brésil (2018) qui possède la plus grande banque de matériel génétique d' E. uniflora (pitanga)[213].

La spéciation de ce genre est foisonnante. Au Brésil on les appelle cerise: cerise du Brésil - Eugenia brasiliensis - cerise du Rio Grande - Eugenia involucrata, cerise de Cayenne - Eugenia uniflora - et aussi Pitangas, uvaias, pitombas, cagaitas, grumixamas. Des espèces endémiques se rencontrent sur des aires limitées: Eugenia anisomischa et E. tingui, E. zigzag (État de Bahia), dans le Mato Grosso Eugenia cerradensis, E. pantanalensis[214]. On découvre régulièrement de nouvelles espèces parmi lesquelles Eugenia anthropophaga, E. cambemba, E. curuba, E. jussara, E. mammifera, and E. palmarina (en 2018)[215]. Uvaia (aussi ubaia, uvalha, uvaieira, uaieira) à ne pas confondre avec le genre Uvaria est un regroupement d'espèces parmi les quelles 'Rugosa Uvaia', 'Sour Rugosa Uvaia', 'Late Sweet Rugosa Uvaia', 'Pear Uvaia' (Eugenia pyriformis), 'Uvaião', 'Perinha Uvaia' (Eugenia lutescens), 'Patos Uvaia', etc. La nomenclature fait également objet de regroupements nouveaux[216].

Eugenia patrisii (ubaia),  Eugenia coffeifolia (eugenio-cafe), Eugenia lambertiana, Eugenia uniflora, Eugenia patrisii (ubaia) très ornemental, Eugenia punicifolia (cafezinho), Eugenia ramiflora sont présents en Guyane.

Les huiles essentielles de feuille de Eugenia acutata, Eugenia candolleana, Eugenia copacabanensis sont riches en sesquiterpènes E. copacabanensis (54,3 %) avec l'épicubénol (14 %), E. candolleana (51 %). E. acutata contient majoritairement du trans-caryophyllène. Elles sont remarquables par leurs diverses classes de terpènes[217].

  • Eugenia brasiliensis (grumixama, xaneira de nega, grumixaba, grumixameira, cumbixaba, ibaporoiti). Arbre persistant de 15 à 20 m. Petits fruits acidulés qui attirent les oiseaux.
  • Eugenia calycina (ca-ajaboti, cereja do cerrado, cereja do campo, cereja de Jabuti, grão de galo). Rusticité −4 °C, sol acide. Fruit allongé riche en vitamine A,
  • Eugenia candolleana (cambuí-roxo, murta, murtinha, ameixa-da-mata, cambuí-roxo). Fruit anti-oxydant,
  • Eugenia copacabanensis (Princesinha de Copacabana, cambuí-amarelo), beau petit fruit à saveur agréable, huile essentielle de la feuille très étudiée comme antioxydante,
  • Eugenia dysenterica (cagaiteira). Fruit laxatif en grande quantité qui donne de jus, des liqueurs, des glaces. Petit arbre à magnifique floraison,
  • Eugenia florida (guamirim, pitanga-preta). Fruits délicieux en gelée. Rusticité 9b,
    Cerise du Rio Grande (Eugenia involucrata)
  • Eugenia involucrata (cereja-do-rio-grande, barapiroca, caviúna, cereja do mato). Fruit savoureux, sucré et acide, à pulpe juteuse qui donne un vin mousseux ou une boisson fermentée excellente. Rusticité 8b (peut supporter −6 °C), l'inter fécondation est nécessaire à la fructification, E. involucrata var. minutifolia (Cereja amarela do Anestor) rusticité 9a, donne une grosse cerise oranger très juteuse[218],
  • Eugenia itaguahiensis (grumixama-i, grumixame anã, cambuí doce, grumixama do bosque). Fruits noir brillant délicieux crus en jus, confiseries, etc.. Arbre est ornemental, rusticité −3 °C,
  • Eugenia klotzschiana, Pera do campo, en forme de petite poire
    Eugenia klotzschiana (Cabamixà-açù, pêra-do-campo, perinha do campo, cabacinha). Gros fruit de 10 cm à distinguer de Eugenia klotzschiana var. glabrata a fruit de cm. Rusticité −4 °C, résistant à la sécheresse. Le fruit se consomme en jus avec du lait ou dans les glaces, les gâteaux. Plante essentielle pour la restauration du cerrado,
  • Eugenia leitonii (goiabão, araçá-piranga ). Le fruit avec un gros noyau se consomme bien mur. Arbre fructifère devenu rare à l'état sauvage,
  • Eugenia ligustrina (souvent Cambui preto, Guamiri da Floresta semidecidual), petit arbre de 4 à 8 m dont le fruit est petit avec une gout excellent[219].
  • Eugenia luschnathiana (pitomba-da-bahia, curuiri). Rusticité −4 °C, résistant à la sécheresse. Fruits très aromatiques, acidulés, consommés en jus et confiture,
  • Eugenia lutescens (uvaia do campo, pereirinha do cerrado, perinha no campo, eucaliptinho do campo, uvainha doce, uvainha pubescente) Fruits juteux et sucrés, avec un goût agréable, sans acidité, se mangent crus, en jus, en gelées et glaces. Rare.
  • Eugenia multicostata (sapirange, aracà mulat, pau-alazão, ), Eugenia octocostata (= E. multicostata var. octocostata) eugênia-pau-brasil. Beau fruit charnu et acide, très agréable.
  • Eugenia myrcianthes (pêssego-do-mato, cerejeira-do-rio-grande, ibajaí, ivaí, ubajaí). Cerise du Rio Grande, beau fruit recherché et apprécié,
  • Eugenia oblongata, Camacan Bahia nouveau nom Eugenia pinhaesensis[220], pulpe rouge et aigre-douce, peut atteindre m.
  • Eugenia patrisii (ubaia) Le petit fruit (jusqu'à cm de diamètre) rouge a une pulpe juteuse couleur lie-de-vin. Il est aigre-doux et aromatique. Amazonie et Guyane[221].
  • Eugenia pitanga (pitanga-do-cerrado) proche du pitanga (E. uniflora) avec un fruit côtelé très juteux, aigre-doux, rafraichissant. Petit buisson à croissance rapide (rusticité -3°C)[222],
  • Eugenia pruniformis (azeitoninha-da-praia) fruit noir, juteux, l'huile essentielle a un potentiel santé,
  • Eugenia pyriformis (uvaia-piriforme, uvaia-redonda, uvaia-rugosa-doce). fruit fragile, sucré et acide, très aromatique, arbre décoratif, rusticité −6 °C,
    Araçá Boi (Eugenia stipitata)
  • Eugenia reinwardtiana variété australienne Cedar Bay cherry d'où son nom de cereja-da-Austrália fruit acidulé au gout agréable[223].
  • Eugenia selloi = E. neonitida (pitangatuba). Fruit de cm, anti inflammatoire et anti oxydant[224], bon petit fruit.
  • Eugenia speciosa (ibaijuba, laranjinha-do-mato, ingabaú, araçázeiro). La peau de fruit est épaisse. Huile essentielle riche en monoterpène α-pinène (47 %), limonène (23 %)[225], rusticté −3 °C épisodique,
  • Eugenia squamiflora (uvaia-brilhante, uvaia-de-joinville) natif de l'Etat de Sao Paulo, l'arbre atteint 12 m dans la nature, m en culture, le fruit est assez gros, oranger et délicieux[226].
  • Eugenia stipitata (araçá-boi, araça-mark). Très bon fruit, mais fragile (la pulpe s'exporte congelée), ne supporte pas le gel.
  • Eugenia subterminalis (cambuí pitanga, cereja do mato verdadeira, pitanga lisa de sombra, pitanga preta, cambuízão vermelho do rio Paranapanema), très rare, le petit fruit a un gout de cerise[227].
  • Eugenia uniflora (pitanga, pitangueira, cerejeira-brasileira) grande diversité de couleurs de rouge à noir et de gouts, toujours excellents. Fruit recherché pour ses pouvoirs anti-inflammatoire et antioxydant.
  • Eugenia zuccarrinii. (Guapi nhem) du tupi, littéralement: fruit à la peau ou à la chair sucrée. Le petit arbre peut atteindre m. Fruit effectivement délicieux, hélas peu fréquent[228].

La forêt amazonienne est le centre de diversité du genre Inga qui sont des Fabaceae (on mange la pulpe des gousses). Leur grande taille, la croissance rapide et leur capacité d'enrichir les sols en font des arbres d'ombrage des cultures de cacao, de café. I. cinnamomea, I. edulis, I. feuillei, I. macrophylla sont semi-domestiqués de longue date[229]. Le genre est largement représenté en Guyane. Parmi les nombreuses espèces[230]:

  • Inga alba (Ingá-turi) grande gousse de 20 cm, pulpe douce et agréable[231],
  • Inga cinnamomea (ingá-açu, ingá-chinelo, ingá-pracuuba, ingá-pracuuba), sarcotesta blanc et sucré considéré comme le meilleur des ingas[232],
  • Inga macrophylla (ingapéua). Fruit de 20 à 45 cm avec des graines qui sont recouvertes d'un arille blanc dense et sucré.
  • Inga edulis
    Inga edulis (guama, abaremotemo, abavemo, engá, ingá cipó, inga doce; ing à macarao)[233]. Présent en Guyane. Poix doux, poix sucre. Grand arbre d'ombrage qui améliore les sols. La pulpe des gousses sert à préparer une sorte de bière (le cachiri colombien). Anti inflammatoire, anti diarrhéique traditionnel. Arbre à bon potentiel en climat chaud,
  • Inga fagifolia = Inga laurina (ingá-branco). Arbre à miel, pois doux blanc, gousse à pulpe blanche et sucrée (cf Inga ingoïdes) présent aux Antilles,
  • Inga heterophylla (ingá-xixica, ingá pacu, ingá vermelha, ingazinho) Pulpe agréable[234],
  • Inga marginata (Ingà mirim, ingá de várzea, ingá de sombra, ingá dedo, ingá de periquito). Rusticité −3 °C. Fruits délicieux, rafraîchissants se mangent après quelques heures au réfrigérateur. Arbre de taille moyenne (10 m) adapté au milieu urbain.
  • Inga sessilis (ingá ferradura, angá, Ingá de macaco, ingá açu amarelo, ingá arqueado, ingá graúdo, etc. ). Rusticité −3 °C, sol humide de drainant. Fruit cru agréable dont la pulpe peut servir à faire des jus et des glaces.
  • Inga velutina (ingá de fogo). Pulpe comestible.
  • Inga vera (ingá, angá, ingá curto, ingá do rio, ingá do brejo). Pulpe de la gousse sucrée, se consomme crue.

Passiflora

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Le Brésil est le premier producteur mondial de fruits de la passion (35 000 ha) avec une importante biodiversité. On y distingue 4 genres, Ancisthrothyrsus Harms, Dilkea Mast., Mitostemma Mast. et Passiflora L., avec 144 espèces entre indigènes et cultivées[235]. Les plus cultivées (2023) sont en premier rang Maracujá amarelo (Passiflora edulis var. flavicarpa), suivie de Maracujá roxo (Passiflora edulis), Maracujá doce (Passiflora alata) fruit de table doux, maracujá da Caatinga (Passiflora cincinnata), Maracujá açu (Passiflora quadrangularis), Maracujá maçã (Passiflora maliformis)[236].

  • Passiflora alata (ouvaca, maracujá-suspiro, maracujá-açú, maracujá-comprido, maracujá-mamão). Gros fruit jaune, juteux, agréable frais,
  • Passiflora ambigua (granadilla de monte). Le gros fruit (9 à 14 °C de long) a un mésocarpe très épais, une pulpe juteuse avec une saveur douce et agréable de passion.
  • Passiflora amethystina (maracujá-de-cobra). Fruit juteux, plante à valeur médicinale,
  • Passiflora caerulea (maracujá-azul). Passiflore bleue, rustique jusqu'à −8 °C, fruit comestible mais sans attrait,
  • Passiflora cincinnata (caatinga, maracujá do Cerrado, maracujá do mato). Fruit doux et aromatique, mésocarpe épais, plante décorative et rustique. Le fruit se conserve longtemps,
  • Passiflora coccinea (maracujá-poranga, maracujá-do-rato). En Guyane : Liane serpent, pomme liane sauvage, pomme liane grand bois (Créole), mulukuya (Wayãpi), wahitye akamnumã (Palikur). Passiflore écarlate. Ornementale. Fruit acide utilisé en jus,
  • Fruits de la passion (Passiflora edulis) à peau pourpre
    Passiflora edulis (maracujá). Fruit de la passion. Le jus et la pulpe sont consommés en jus, sirop, salades, cocktail. Divers cultivars se distinguent par la couleur, le gout plus ou moins acidulé,
  • Passiflora eichleriana (maracujá-de-cobra). fruit sucré excellent en frais,
  • Passiflora elegans (maracujá-de-estalo), fruit jaune, sucré, au goût agréable,
  • Passiflora foetida (camapu, maracujá-de-cobra, maracujá-de-estalo, maracujáde-pipoco, maracujá-de-praia, maracujá-do-campo, poca-poca) - très variable, et largement distribuée. Les feuilles fraiches cyanogènes provoquent des intoxications après ingestion par les animaux[237]. Mériterait une sélection[238].
  • Passiflora galbana (maracujá-do-mato). Beau fruit à pulpe acide et succulente,
  • Passiflora gibertii (maracujá de veado). Petits fruits jaune oranger à rouge clair, peau coriace, jus sucré mais peu abondant,
  • Passiflora laurifolia (maracujá peroba, maracujá-doce, maracujá-laranja, maracujá-peroba, maracujá-bravo, maracujá-do-mato). Fruit savoureux à pulpe parfumée, juteuse et acidulée, rare[239],
  • Passiflora mucronata (maracujá-de-restinga), fruit juteux,
  • Passiflora nitida (maracujá suspiro, maracujá cheiroso, maracujá de esquilo, maracujá de rato), très belle plante décorative aux fruits parfumés donnent un jus apprécié,
  • Passiflora quadrangularis (maracujà açu, maracujá de quilo, maracujá melão), bon fruit de table avec un gout de melon ibérique, juteux, surtout cultivée comme décorative,
  • Passiflora serrato-digitata (maracujá pedra, maracujá de cobra, maracujá de boi, maracujá de cinco pernas) - utilisée comme porte-greffe aux Antilles. Cultivée localement, les fruits sont commercialisés et utilisés comme ceux de Passiflora cincinnata.
  • Passiflora setacea (pérola do Cerrado, maracujá-sururuca). Excellente pulpe juteuse, fruits productifs transformation industrialisée[240]. Un étude double aveugle sur humain masculins (2020) a montré un potentiel du jus pour prévenir des maladies cardiométaboliques[241],
  • Passiflora tenuiphila (maracujá alho, maracujá-de-cobra). Fleurs autocompatibles. Les fruits riches en proanthocyanidines[242]sont consommés comme sédatifs et pour réduire les tremblements chez les personnes âgées. Le fruit immature est ajouté aux salades à qui il donne un gout proche de l'ail[243].
  • Passiflora vitifolia (maracujá folha de uva, maracujá rajado), pulpe jaune-vert acide et juteuse, décorative. Potentiel pharmacologique[244].
  • Myrtaceae, dont le principal représentant (Myrciaria cauliflora reclassé en Plinia cauliflora) est le jaboticaba, fruit plébiscité au Brésil dont il existe nombreuses espèces et cultivars, les autres cambui portent de jolis fruits ronds, colorés et excellents. La plupart des espèces du genre Myrciaria contiennent des terpènes, mono et sesquiterpènes, des composés phénoliques dont des flavonoïdes[245].
    • Myrciaria cauliflora ( jabuticaba, jaboticaba). Les formes cultivées sont jabuticaba açu paulista, jabuticaba ponhema pour les géles, jabuticaba precoce fruit à peau fine, jabuticaba vermelha fruit noir. L'arbre est cauliflore (fleurs et fruits se développent sur le tronc) très décoratif, sa rusticité est 9b (petits gels épisodiques)[246],
    • Myrciaria caerulescens (guaquica-azul). Résisterait aux gels brefs (−6 °C) et à la sécheresse, bonne pulpe mais grosse graine,
    • Myrciaria coronata (jaboticaba-coroada),
    • Myrciaria cuspidata (cambuím, cambuí amarelo, cambuí de restinga). Le cambuí rouge est un petit arbre très décoratif avec des fruits acidulés à fort potentiel santé,
    • Myrciaria delicatula (cambuí uvaia doce, cambuí graudo, cambuím, cambu branco). les fruits sont petits,
    • Camu camu
      Myrciaria dubia (camu-camu, caçari, camocamo), camu-camu est un autre superfruit[247], pulpe douce et juteuse spécialement riche en vitamine C, rusticité zone 11 ne supporte pas le gel,
    • Myrciaria floribunda (camboim) Merisier-cerise. Coco-carette, bois de basse batard en Guadeloupe et en Martinique. Réputé à Saint-Martin pour le guavaberry rhum (sucre de canne, guavaberries, épices)[248]. Le cambuí d'Alagoas partage un ancêtre commun avec M. floribunda et M. tenella[249].
    • Myrciaria glazioviana (cabeludinha, cabeluda, jaboticaba amarela). Rusticité 9b - pourrait tolérer −3 °C, plante de sol inondé. Fruit analgésique et anti-inflammatoire en ethnomédecine.
    • Myrciaria glomerata (cabeludinha vermelha, cabeluda escarlate), Myrciaria strigipes (cambucá da praia), Myrciaria.trunciflora, ces 3 espèces sont étudiées pour leur potentiel pharmacieutique[250],
    • Myrciaria guaquiea (guaquica, cabeludinha da praia, fruta de Cuíca, ibá-cuíca) Rusticité 9b −3 °C. Fruit délicieux qui donne un jus agréable des confiseries et des glaces. Très ornemental[251],
    • Myrciaria grandifolia (jaboticaba-graúda),
    • Myrciaria oblongata (jaboticaba polpa-rosada),
    • Myrciaria phitrantha (jaboticaba-costada, jaboticaba-branca),
    • Myrciaria pilosa (cambucá do sertão). Petit jaboticaba rare et menacée, le fruit à une gout différent du jaboticaba il est délicat avec un goût d'amande fin. Moins rustique de le grand jaboticaba (−1 °C)[252],
    • Myrciaria tenella (cambuíva-açú, camboim). Rusticité 9b (donnée à −6 °C). Fruit qui donne un jus recherché et transformé en glaces, sirops, etc. Huile essentielle (E-caryophyllène (34 %), δ -cadinène (7,4 %), oxyde de caryophyllène (4,7 %) et viridiflorène (4,5 %) à potentiel pharmacologique[253],
    • Myrciaria trunciflora ( jabuticaba-café, jabuticaba-de-cabinho, jabuticaba-de-penca, jabuticaba-preta). Ramiflore/cauliflore[254]. L'arbre est souvent planté dans les jardins, le fruit a un gout de café[255].

Pouteria

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Canistrel (Pouteria campechiana)

Connus et cultivés à grande échelle pour P. campechiana (canistel), P. lucuma (lucuma), P. sapotia (sapote), P. guianensis (abiu ou Poutérier de la Guyane), les fruits sont souvent gros, faciles à manger et très agréables. Pour le détail du genre voir A. Aubréville Notes sur les Poutériées sud-américaines[256]. Pouteria est un genre qui compte environ 250 espèces[257].

  • Pouteria bullata (guacá, guapeva, guapeva-vermelha). 7 populations survivent à l'état de trace - classée En danger (EN) - Fruit à pulpe blanche, douce, collante, sucrée.
  • Pouteria campechiana (canistel, sapota amarela, fruta-ovo) fruit ovoïde allongé avec la base pointue, jaune à pulpe jaune dont la texture crémeuse évoque l'œuf cuit dur[258]. Le gout est doux et agréable,
  • Pouteria elegans = Neoxythece elegans (caramuri). Région de Maués, arbre de 10 à 30 m de haut. Les fruits sont comestibles (y compris par les singes et par les tortues)[259], très riches en vitamine C, la pulpe du fruit frais est sucrée et a un bon gout singulier. On en fait des liqueurs, des confiseries, du jus et de diverses recettes[260].
  • Pouteria guianensis = Pouteria caimito (abieiro, abiú, abi, abiurana, abiurana acariquara, abiu piloso, guapeva, grão de galo, ). Balata indien en Guyane[261], Pomme-étoilée amazonienne[262]. Présent en Guyane. Le fruit ( cm de long sur cm de diamètre) a une pulpe douce, crémeuse et gélatineuse au gout de sapotille est classe par slowfoodbrasil[263],
Abiu (Pouteria caimito)
  • Pouteria gardneriana = P. ciliolata (aguaí-tanga, aguaí vermelho, abiu da beira do rio, leiteiro de folha fina, fruta de paca) fruit à la pulpe mince qui a ses amateurs[264], = P. suavis variante dont les feuilles et les fleurs plus petites que le type uruguayen.
  • Pouteria gardnerii (aguai-una, abiu roxo do cerrado, sapotinha, leiteiro do mato, massaranduba vermelha ou do campo, esfregadinha.sapotinha). Petit fruit violet foncé, la pulpe blanche et peu abondante est très sucrée[265],
  • Pouteria grandiflora (cutiti-tuba bapeba da praia, bapeba da montanha, jaqueira brava, bolacha de macaco). Fruit à pulpe douce au gout agréable et farineuse[266],
  • Pouteria guianensis = Pouteria caimito var. strigosa Monach[267]. Très grand arbre avec des fruits (cm) doux,
  • Pouteria lucuma = Lucuma obovata (lucuma). Le lucuma est un fruitier domestiqué au Pérou par les peuples pré-incas dans les vallées interandines et cultivé de longue date par les amérindiens[268]. Se mange bien mur, un peu farineux avec un gout agréable caramélisé, larges utilisations culinaires, et est commercialisé en poudre comme édulcorant naturel[269],
  • Cutite. 3 cutites sont citées, les fruits sont réputés excellents mais rares[270]
  • Pouteria microstrigosa (Bahia, Espírito Santo et Minas Gerais). Petits fruits rouges bordeaux, à pulpe blanche sucrée peu abondante[272].
  • Pouteria macrophylla (cutite, cutitiriba, abiu gema de ovo, canistel brasileiro, juturuba, acara-uba). Rusticité 9b, fruit délicieux au goût de crème de cassonade aux cacahuètes[270],
  • Pouteria multiflora = Lucuma multiflora (cutiti-jubà, tapioca ou tatioca, japana no Brasil - espagnol Jacana). Présent jusqu'aux Antilles. beau fruit arrondi (cm de long sur 4 à 7 cm de large) jaune orangé avec une pulpe orange qui se mange à pleine maturité (fruit souple), farineuse et aromatiques[273],
  • Pouteria psammophila = Pouteria nitida (guapeba-da-praia). Petit arbre des plages de Rio de Janeiro, ornemental aux fruits sucrés,
  • Pouteria pariry (pariri), fruit de kg, nauséabond[274] mangeable vert avant qu'ils ne deviennent noirs en sur maturité[275],
  • Pouteria ramiflora Curriola ou currioba. Abiu-cariola, leiteiro preto, grão de galo, pitomba de leitte. Arbre rare (rusticité −3 °C qui donne des fruits excellents[276].
  • Pouteria sapota (mamey) Sapotier dont le fruit est la sapote ou sapote mamey. Présent en Guyane et aux Antilles. Cultivé dans les climats chauds (rusticité 10[277]) et en altitude moyenne, le fruit a un gout agréable, sucré, avec une texture pâteuse.
  • Pouteria speciosa (pajurá-de-óbidos) Abiu var. speciosa. Grand arbre (40 m), fruits à pulpe blanche et gélatineuse, très sucrée, agréable.
  • Pouteria torta (abiurana). Deux variétés signalées: Abiurana pilosa (P. torta subsp. torta) et Abiurana açú ou glabrata (P. torta subsp. tuberculata ). Cauliflore. Très bons fruits, goût de lait concentré[278].
  • Pouteria ucuqui (ucuqui ou ocoquí). Sauvage non cultivé, le gros fruit piriforme a une pulpe sucrée peu abondante et un gros noyau[279].
  • Pouteria venosa (bapeba-pessego, bapeba ou sapota-preta ). Les fruits jaunes poilus puis glabre à maturité ont une pulpe pâteuse au gout délicat (smoothies onctueux)[280].
  • Pouteria viridis (sapota-verde) la sapote verte est présente au sud du Brésil[281], le fruit a une pulpe farineuse agréable - gout d'igname cuit) rusticité 10b[282].

Psidium

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Le genre Psidium est surtout connu pour les goyaves (Psidium guajava) largement cultivées voire invasives.

  • Psidium acutangulum
    Psidium acutangulum (Araçandiba, araçá-pêra, araçá-piranga, araçandiva, araánduba, goiaba-do-pará). Présent en Guyane. Rusticité −3 °C. Amazonie occidentale où elle est cultivée dans les jardins[283].
  • Psidium cattleyanum (Araçá-rosa, araçá-de-coroa, araçá-da-praia, araçá-de-comer, araçá-do-campo, araçá-do-mato, araçá-pera, araçapiranga, araçá-vermelho) Goyavier de Chine, goyavier-fraise, Goyavier de Cattley. Cultivé en Guyane et aux Antilles. Les fruits abondants sont consommés (y compris par les oiseaux) et transformés. Psidium cattleianum var. lucidum est une variété proche à fruits jaunes au gout de pomme.
  • Psidium cinereum (araçá-cinzento) P. cinereum var. cinereum chez Leslie R. Landrum (2005). variétés angustifolium O. Berg, brevipes O. Berg, grandifolium O. Berg, incanescens, intermedium O. Berg, paraguariae. Présente en Guyane.
  • Psidium firmum (araçá de folha firme, araçá-do-cerrado), plante signalée en altitude[284].
  • Psidium guajava (goiaba-yonemura, goiaba-amarela, goiaba-cascuda), la goyave largement diffusée et diverse. Le fruit et la feuille sont largement utilisés.
  • Psidium striatulum = Psidium guajava var. minor (Guajava mirim, araçá-goiaba, goiaba de folha estreita, goiaba de folha fina). Décorative, fruits petits mais excellents à consommer frais, on les transforme aussi en jus, glacées et confitures[285].
  • Goyave du Brésil jaune
    Psidium guineense (Araçá, araçá de cacho, araçá do campo, araçá de anta, araçá da praia, araçá morango, goiaba-do-morro) Goyavier du Brésil. Présent en Guyane. Les fruits et les fleurs traitent l’inflammation et la douleur en médecine traditionnelle brésilienne[286]. Beaux fruits jusqu'à cm dont on fait du jus, des boissons[287], la variété Araçá morango est excellente avec un gout de fraise. Supporte le froid (−5 °C) et la sècheresse[288].
  • Psidium rufum (araçá-icica), facile à cultiver, supporte −4 °C supporte divers sols, ombre ou soleil, tolère la sécheresse, fruit aigre doux qui doit être transformé[289].
  • Psidium salutare (araçá verde do campo). Très rare. Petit buisson à croissance lente, le fruit donne un jus utilisable[290].

Theobroma

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Le cacao est originaire de haute Amazonie, du Pérou, Équateur, Colombie et du Brésil. Forte diversité (4 000 espèces)[291]. Le genre est classé en 6 sections. Ana M. Bossa-Castro et al. ont décrit la phylogénie des Theobromateae sur la base des ADN fossiles et ont inclus (2024) le genre Herrania dans le genre Theobroma[292]. Matheus Colli‑Silva et al. (2024) ont donné une phylogénie complète[293]

T. cacao L. (cacao) a une énorme importance économique, T. grandiflorum , T. bicolor et T. subincanum espèces proches sont considérée comme prometteurs.

Cabosse de Theobroma bicolor
Clade T. bicolor, T. cacao et T. grandiflorum
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  • Theobroma bicolor[294] (pataste, cacau-do-peru, macambo) grosses cabosses dont graines et pulpe sont consommées, les graines rôtie donnent une boisson agréable, elles contiennent un peu de théobromine, des huiles[295]. Le jus de fruits[296] acidulé est utilisé dans les glaces, les sirops, etc.
  • Theobroma cacao (cacau). Espèce la plus connue.
  • Theobroma grandiflorum (cupuaçu) Synténie de 65 % avec T. cacao[297]. Grosse cabosse dont la pulpe aromatique et parfumée est consommée, les graines oléifères donnent un beurre de cacao utilisé en cosmétiques[298].
  • Theobroma subincanum (cupuí) Plante sauvage d'Amazonie avec une pulpe acidulée et un arôme puissant. On en fait des jus, des glaces etc. L'huile des graines donne une sorte de chocolat, le «cupulate»[299].
Clade Oreanthes
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Clade Herrania
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  • Theobroma mariae (cacau-jacaré, cacau-quadrado), magnifique floraison, pulpe blanche des cabosses, rafraîchissante[304].
Clade Glossopetalum
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Spondias

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Mombins

Spondias sp. (umbu-cajá) a 18 espèces dans la région sud-est du Brésil[307], 2 espèces endémiques S. tuberosa (umbu) et S. mombin riches en composés bioactifs ont un bon potentiel nutritionnel[308]. La culture est en cours de développement[309].

  • Spondias macrocarpa (cajá-redondo, cajazeiro, cajá mirim), le fruit est utilisé pour son jus aromatique, dans la cuisine (condiment du poulet)[310]
  • Spondias mombin (Acaiba, acajá, cajá-mirim, cajá miúdo, Imbu da mata, Manguinha de mico, taperebá)[311] La prune Mombin ou mombin est présente et cultivée en Guyane et aux Antilles. Le fruit a un gout agréable acidulé, le jus est utilisé dans les boissons (punch mombin), la pulpe dans les glaces, les pâtisseries[312]. Rusticité zone 10 à 12[313]
  • Spondias purpurea (ciriguela, seriguela) prunier d'Espagne, mombin rouge, cirouelle. Spondias purpurea var. lutea, la prune du Chili a des fruits jaunes. Les fruits sont acidulés (acide ascorbique) et utilisés en cuisine brésilienne[314].
  • Spondias tuberosa (umbú, imbu). « son fruit, de la forme et de la grosseur d'une Reine-Claude, est de couleur jaune verdâtre. Sa chair, molle, très juteuse, aurait une agréable saveur, comparable à celle de l'Orange douce, selon Wilson Popenoe. On en fait une gelée populaire [et] l'Imbuzada, que l'on obtient en ajoutant son jus à du lait bouilli sucré. Breuvage fameux dans le nord du Brésil » (Désiré Bois)[315]
  • Spondias venulosa ( Acaipo-iba, acajá de tronco liso, cajá-verde, cajá pescoço, manguinha do Espírito Santo). Grand arbre (35 m) avec des fruits délicieux, juteux[316].
Fruits brésiliens par Albert Eckhout (1610-1666)

Fruitiers naturalisés ou de grande culture mondialisée

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  • Annona squamosa (fruita-pinha, fruta-do-conde, ata). Attier, pomme cannelle largement cultivée en climat chaud. La chair blanche est délicieusement aromatique avec une texture fondante.
  • Arachis hypogaea (amendoim). Arachide. La culture de l'arachide est en forte progression (2025) dans divers états[317].
  • Artocarpus altilis (fruta-pão). L'arbre à pain. Originaire de Nouvelle-Guinée, des îles Moluques et des Philippines. Arbre productif, les fruits cuits sont consommés pour leur valeur nutritionnelle et comme source de glucides[318].
  • Artocarpus heterophyllus ( jaca). Originaire d'Inde, introduit au Brésil au XVIIe sciécle[319]. 3 variétés sont cultivées au Brésil a jaca-dura, (gros fruit à pulpe ferme), a jaca-mole (fruits moyen à pulpe douce et mole) a jaca-manteiga (pulpe mi-mole douce)[320]. Fruit au gout délicat,
  • Averrhoa bilimbi[321](biribiri, bilimbim, bilimbino, biro-biro, caramboleira-amarela, limão-de-caiena, limão caiano, limão-de-caiena) Arbre cauliflore originaire d'Indonésie. En français: arbre à cornichons, le bien nommé les nombreux fruits verts riches en acide oxalique sont utilisés comme cornichons[322].
    Bilimbi, arbre à cornichons
  • Averrhoa carambola (carambola) La carambole est originaire d'Asie du Sud-Est. Largement cultivée au Brésil malgré sa toxicité, non seulement pour les insuffisance rénale chez qui elle est mortelle[323].
  • Mamão
    Carica papaya (mamão viendrait de mamelle[324]) le Brésil est devenu premier producteur mondial en 2004[325] avec un marché national important[326] certains nutritionnistes recommandent de manger aussi les graines[327].
  • Flacourtia jangomas (ameixa-de-madagascar). Merise-pays, Prune café aux Antilles. Fruits acidulé avec des graines, on en fait des jus[328].
  • Malpighia emarginata (acerola). Acerola ou cerise-pays. Le Brésil est le plus gros producteur d'acérola au monde et aussi le premier exportateur.
  • Manilkara zapota (sapota, sapoto). Bel arbre largement diffusé dans les climats chauds. Grande culture en Asie tropicale, les cultivars les plus répandus sont Prolific, Tikal, Brown Sugar et Russel[329]. La sapotille est un fruit d'une grande richesse nutritionnelle et possède de nombreuses propriétés médicinales[330].
  • Melicoccus bijugatus (pitomba-das-guianas, mamoncillo, quenepa, lima-espanhola), Quenettier - largement naturalisé. Sapindaceae dont les fruits en grappe ressemblent aux longanes, avec une pulpe fondante excellente. La rusticité est zone USDA 9, autrement dit petits gels[331].
  • Musa x paradisiaca (banana-da-terra, banana-comprida, banana-café, pacovã). Banane plantain largement cultivée et c onsommée.
  • Persea americana (abacate). Originaire du Mexique, introduit au Brésil au début du XIXe siècle où les conditions pédoclimatiques sont favorables[332]. En 2025 l'avocat est le sixième fruit brésilien le plus exporté[333].
  • Ziziphus mauritiana et ziziphus jujuba. (Jujuba Indiana). Jujubier de Maurice, la pomme surette des Antilles. Jujubes. fruit mondialisé jusqu'aux climats tempérés chauds.
  • Syzygium jambos, (jambo-rosa, jambo amerelo) jamrosat, pomme-rose. Originaire de l'ouest de la Malaisie[334]. Fructification abondante, la pulpe un peu sèche a un gout évident de rose qui fait sa popularité. La plante est aussi cultivée en décorative pour sa belle floraison.
    Jambo-rosa, pomme rose
  • Syzygium malaccense (jambo-vermelho, jambo-roxo, jambroche, eugenia) jambosier rouge. pomme d'eau en Martinique, pomme malacca en Guadeloupe, pommier d'amour en Guyane. Originaire d'Asie du sud est, les fruits sont rouges et acidulés, désaltérants. Rusticité zone 11, strictement tropical[335].
  • Syzygium samarangense (jambo-rosa) jamalac, jambose. Originaire d'Indonésie (de Semarang), Fruit croquant , peu de gout. Peu cultivé[336].
  • Tamarindus indica (Jubaí, tamarindo). Introduit depuis l'Afrique. Usage en confiseries, pâtisserie, sirops, boissons, dans le riz , avec la viande[337].

Fruitier japonais du Brésil

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La diaspora japonaise a introduit au Brésil de nombreux fruits[338] depuis le Japon (spécialement dans la région de São Paulo) parmi lesquels des agrumes (yuzu, dekopon, sudachi, kabosu, et divers tangors nommé ponkan au Brésil), les kaki, le mûrier du Japon (Rubus phoenicolasius), les akebia, des pommes (dont les descendantes de 'Fuji'), les nashi[339], la nèfle du Japon (Eriobotrya japonica) devenue la prune jaune, Hovenia dulcis dont on fait du vin au Brésil[340].

Bibliographie

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Anthologie

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  • Charles A. Lemaire. Jardin fleuriste : Journal général des progrès et des intérêts horticoles et botaniques. Gand F. et E. Gyselynck, 1853[353].

« Quoiqu’Olinda soit situé sur une colline peu élevée, les alentours en sont plats, et la végétation semblable à celle des environs de Pernambuco. L’un des plus beaux arbres fruitiers du Brésil, croît dans ses environs, et, chose fort remarquable, il appartient à la famille des Apocynacèes; c’est l'Hancornia speciosa, qui atteint la taille d’un de nos pommiers ordinaires, tandis que son petit feuillage et ses branches pendantes lui donnent plutôt l’apparence d’un bouleau pleureur. Son fruit est jaune, un peu strié de rouge d’un côté, du volume d’une grosse prune et d’une saveur délicieuse. Les Brésiliens lui donnent le nom de Mangaba, et dans la saison on en porte de grandes quantités au marché de Pernambuco. »

  • H.-R. Le Cocq, Le Brésil à Bourges : notice sur la section brésilienne. Paris. 1886[354].

« Un très grand nombre de fruits du Brésil servent à la fabrication soit de sirops, soit de confitures. La section brésilienne présente, sous ce rapport, de curieux échantillons. Le délicieux ananas, dont la province de Pernambuco présente des variétés sans rivales; la manbaga savoureuse; le cubio jaune; le cajou, d'un emploi si multiple; l'araçà; le genipapo et tant d'autres fruits succulents servent à confectionner d'excellents sirops et des confitures très variées, sans parler des oranges et des citrons. »

Manbaga, voir le fruit de Hancornia speciosa, Cubiu (Solanum sessiliflorum) la pomme de l'Orénoque, cocona ou tomate chauve-souris en Guyane est une sorte de narangille cultivée dans les potagers[355], Jenipapo fruit de Genipa americana.

Notes et références

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  2. https://www.researchgate.net/profile/Louis-Nusbaumer/publication/359453400_Milieux_Naturels_du_Bresil/links/623d858b7931cc7ccff57e29/Milieux-Naturels-du-Bresil.pdf.
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Annexes

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