Urva smithii

espèce de mammifères
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Mangouste de Smith, Mangouste roussâtre

Urva smithii
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Mangouste de Smith au Parc National de Yala, au Sri Lanka.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae
Genre Urva

Espèce

Urva smithii
(Gray, 1837)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe III de la CITES Annexe III, Date de révision inconnue
(Inde)

Répartition géographique

Description de l'image Ruddy Mongoos area.png.

Synonymes

Urva smithii, la Mangouste de Smith, également connue sous le nom de Mangouste roussâtre, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Herpestidés. Originaire des forêts et des zones broussailleuses de l'Inde et du Sri Lanka, ainsi que du Népal, cette urva se caractérise par un pelage brun grisâtre et une longue queue touffue à l'extrémité sombre. Principalement forestière mais capable de fréquenter des paysages agricoles, elle mène un mode de vie semi-solitaire et chasse une variété de petits animaux. Globalement commune et dotée d'une large aire de répartition, elle est classée comme espèce de préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN.

Dénominations

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Taxonomie

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Illustration de Herpestes smithi dans Proceedings of the Zoological Society of London, 1850.

La première description scientifique de la mangouste de Smith est réalisée succinctement dans le magazine d'histoire naturelle de Londres par le zoologiste britannique et conservateur de musée John Edward Gray en 1837 sous le nom d'ષ્યHerpestes smithii, décrivant un animal au pelage mêlant des tons gris sombre, noirs et blancs, pourvu d'une tête rousse ainsi que de membres, de pattes et d'une queue noirs [5].

Différents spécimens sont par la suite décrits et nommés par divers auteurs, puis répertoriés par Oldfield Thomas en 1921[6]. Trois sous-espèces sont retenues selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[7] :

Au cours des années 2000, les études phylogénétiques moléculaires démontrent que le genre Herpestes, tel qu'il était défini, est polyphylétique ; les mangoustes asiatiques sont ainsi réhabilitées au sein du genre Urva[8][9]. La mangouste de Smith n’a plus de sous-espèces valide selon ITIS ()[10].

Phylogénie

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Phylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[11], Barycka (2005)[12] et Patou et al. (2009)[13] :

Herpestinae
(Herpestinés)




Genre Bdeogale (Bdéogales)



Genre Rhynchogale (Rhynchogale)





Genre Paracynictis



Genre Cynictis (Cynictes)





Genre Ichneumia (Ichneumies)





Genre Herpestes (incl. Galerella)





Genre Atilax (Atylaces)



Genre Xenogale[13] (Xénogale)



Genre Urva (Urvas)



Urva brachyura (Mangouste à longue queue)



Urva semitorquata (Mangouste à collier)




Urva urva (Urva)






Urva smithii (Mangouste de Smith)



Urva vitticollis (Mangouste à cou rayé)





Urva fusca (Mangouste brune)




Urva edwardsii (Mangouste d’Edwards)




Urva javanica (Mangouste de Java)



Urva auropunctata (Mangouste à points dorés)










Description

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Une mangouste de Smith et sa touffe noire bien visible au bout de la queue, au Daroji Sloth bear Sanctuary, en Inde

La mangouste de Smith est une grande mangouste dotée d'un pelage brun grisâtre[14]. Sa longueur tête-corps est d’environ 40 à 45 cm[15], à laquelle s'ajoute une queue mesurant approximativement 36 cm de long[16]. Sa longue queue se termine par une extrémité touffue et plus sombre[14], généralement courbée vers le haut, ce qui la rend visible de loin[17].

Répartition et habitat

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La mangouste de Smith est présente dans une grande partie de l'Inde (à l'exception du Nord-Est), au Sri Lanka ainsi qu'au Népal, où sa présence est attestée par un récent enregistrement photographique [1][18][19]. Animal principalement forestier qui privilégie les zones reculées, elle occupe des types de végétation variés s'étendant des régions arides des plaines du nord et de l'ouest de l'Inde jusqu'à des altitudes dépassant les 2 000 m (pour une plage altitudinale comprise entre 50 et 2 200 m dans le Sud de l'Inde), ainsi que des paysages et zones agricoles façonnés par l'activité humaine [19].

Elle fréquente principalement les milieux terrestres tels que les forêts (claires, sèches, zones d'épineux sèches et forêts perturbées), les formations arbustives et les milieux artificiels terrestres, s'étant également observée en train de chercher sa nourriture dans des zones ouvertes anthropiques et des rizières isolées de la région[17][19]. Bien que l'état précis de sa population ne soit pas entièrement documenté, l'espèce est manifestement commune dans au moins certaines régions de l'Inde et bénéficie d'une large aire de répartition ainsi que d'une population globale présumée importante, ce qui lui vaut d'être classée comme espèce de préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN [19].

Écologie et comportement

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Une mangouste de Smith au Sri Lanka.

L'écologie de la mangouste de Smith demeure mal connue [19]. L'espèce est en partie crépusculaire, bien qu'il existe de nombreuses observations de jour comme de nuit [19]. La durée de sa génération est estimée à 4,6 ans et l'espèce n'est pas considérée comme migratrice [19].

Elle chasse aussi bien de jour que de nuit et se nourrit d'oiseaux, de serpents (tels que la couleuvre gaffeuse), de varans, de rongeurs et d'escargots[17]. Elle est généralement considérée comme un animal solitaire, bien qu'elle ait été observée en couples monogames durant la saison de reproduction. Des groupes familiaux comptant jusqu'à cinq individus, constitués d'une mère et de ses petits, ont également été aperçus à l'état sauvage[16].

Bien qu'on la trouve généralement dans les jungles denses et aux lisières des forêts, elle s'aventure parfois dans les rizières et les plantations de thé. En cas de confrontation avec l'humain, elle se réfugie rapidement dans une anfractuosité ou sous une roche. Lorsqu'elle est acculée, elle adopte fréquemment un comportement agressif tout en poussant des cris perçants et bruyants[16].

Menaces et conservation

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Il n'existe pas de menaces majeures pesant sur la population mondiale de la mangouste de Smith [19]. À l'échelle locale, les pressions recensées incluent la chasse et le piégeage au collet par des communautés tribales locales [19]. Les mangoustes font l'objet d'une exploitation dans une grande partie de l'Inde pour leur fourrure et à des fins de médecine traditionnelle, sans qu'il soit démontré que cela atteigne des seuils susceptibles de menacer la viabilité globale de l'espèce, hormis potentiellement de manière locale [19].

En matière de protection, la population indienne est inscrite à l'Annexe III de la CITES ainsi qu'à l'annexe IV de la loi indienne de protection de la faune sauvage de 1972 (*Indian Wild Life (Protection) Act, 1972*) [19]. Dans le centre de l'Inde, l'animal est considéré comme sacré par les populations locales, ce qui le protège généralement d'une mise à mort directe [19]. En outre, l'espèce est présente dans de nombreuses zones protégées [19].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. Catalogue of Life Checklist, consulté le .
  3. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 658
  4. Paul Gervais, Histoire naturelle des mammifères, vol. 2, Paris, L. Curmer, , p. 49
  5. Loudon, p. 578.
  6. (en) R. C. Wroughton, « Scientific results from the mammal survey. No. XXIX », The Journal of the Bombay Natural History Society, vol. 28, no 1, , p. 23-25 (lire en ligne)
  7. Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
  8. Patou 2009, p. 69-80.
  9. (en) Y. Zhou, S.-R. Wang et J.-Z. Ma, « Comprehensive species set revealing the phylogeny and biogeography of Feliformia (Mammalia, Carnivora) based on mitochondrial DNA », PLOS ONE, vol. 12, no 3, , e0174902 (DOI 10.1371/journal.pone.0174902)
  10. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  11. G. Veron, M. Colyn, A.E. Dunham, P. Taylor et P. Gaubert, « Molecular systematics and origin of sociality in mongooses (Herpestidae, Carnivora) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 30, no 3, , p. 582-598 (PMID 15012940, DOI 10.1016/S1055-7903(03)00229-X, Bibcode 2004MolPE..30..582V)
  12. E. Barycka, « Evolution and systematics of the feliform Carnivora », Mammalian Biology, vol. 72, no 5, , p. 257-282 (DOI 10.1016/j.mambio.2006.10.011)
  13. 1 2 M. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69-80 (PMID 19520178, DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038, Bibcode 2009MolPE..53...69P, lire en ligne Accès libre)
  14. 1 2 (en) Luke Hunter, Field Guide to Carnivores of the World, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-472-98267-4), p. 58
  15. Histoire Naturelle, Flammarion, 647 p. (ISBN 978-2-0812-5170-0), p. 586
  16. 1 2 3 (en) Yapa A. et Ratnavira G., Mammals of Sri Lanka, Colombo, Field Ornithology Group of Sri Lanka, (ISBN 978-955-8576-32-8), p. 1012
  17. 1 2 3 (en) S. H. Prater, The Book of Indian Animals, Bombay, Bombay Natural History Society, (ISBN 978-0-195-62169-3)
  18. (en) Ronald M. Nowak, Walker's Mammals of the World, Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-801-85789-8), p. 771
  19. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 UICN, consulté le .

Bibliographie

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  • (en) J. C. Loudon, Magazine of natural history and journal of zoology, botany, mineralogy, geology and meteorology, London, Longman, Rees, Orme, Brown, and Green, 1829-1837 (lire en ligne)
  • (en) M.-L. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69–80 (DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038)

Voir aussi

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Liens externes

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