Urva smithii
Mangouste de Smith, Mangouste roussâtre
Statut CITES
Répartition géographique
- Herpestes Smithii J. E. Gray, 1837 (Protonyme) [1]
- Herpestes thysanurus J. A. Wagner, 1839 [1]
- Herpestes rubiginosus Kelaart, 1850 [1]
- Herpestes Ellioti E. Blyth, 1851 [1]
- Herpestes Monticolus Kelaart, 1852 [1]
- Herpestes torquatus Kelaart, 1852 [1]
- Herpestes Smithi Temminck, 1853 [1]
- Herpestes Elliottii Day, 1863 [1]
- Herpestes jerdonii J. E. Gray, 1865 [1]
- Calictis smithii J. E. Gray, 1865 [1]
- Calogale? thysanura J. E. Gray, 1865 [1]
- Herpestes monticolus Jerdon, 1867 [1]
- Mungos jerdoni O. Thomas, 1918 [1]
- Herpestes smithii canens O. Thomas, 1921 [1]
- Herpestes jerdoni O. Thomas, 1921 [1]
- Herpestes smithii rusanus O. Thomas, 1921 [1]
- Herpestes smithii zeylanius O. Thomas, 1921 [1]
- Herpestes smithii zeylanicus W. W. A. Phillips, 1925 [1]
- Herpestes smithi smithi Ellerman & Morrison-Scott, 1951 [1]
- Herpestes smithii zeylanius Ellerman & Morrison-Scott, 1951 [1]
- Herpestes smithii smithii Wozencraft, 2005 [1]
- Herpestes smithii thysanurus Wozencraft, 2005 [1]
- Urva smithii Patou, McLenachan, Morley, Couloux, A. P. Jennings, & Veron, 2009 (Combinaison nouvelle) [1]
Urva smithii, la Mangouste de Smith, également connue sous le nom de Mangouste roussâtre, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Herpestidés. Originaire des forêts et des zones broussailleuses de l'Inde et du Sri Lanka, ainsi que du Népal, cette urva se caractérise par un pelage brun grisâtre et une longue queue touffue à l'extrémité sombre. Principalement forestière mais capable de fréquenter des paysages agricoles, elle mène un mode de vie semi-solitaire et chasse une variété de petits animaux. Globalement commune et dotée d'une large aire de répartition, elle est classée comme espèce de préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Urva smithii (Gray, 1837) selon Mammal Diversity Database ()[1] ;
- Nom normalisé anglais : Ruddy Mongoose ;
- Nom vulgaire typique et recommandé en français : Mangouste de Smith[2] ;
- Autres noms vulgaires : Mangouste roussâtre[3] ;
- Noms vernaculaires : Urva[4], Mangouste.
Taxonomie
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La première description scientifique de la mangouste de Smith est réalisée succinctement dans le magazine d'histoire naturelle de Londres par le zoologiste britannique et conservateur de musée John Edward Gray en 1837 sous le nom d'ષ્યHerpestes smithii, décrivant un animal au pelage mêlant des tons gris sombre, noirs et blancs, pourvu d'une tête rousse ainsi que de membres, de pattes et d'une queue noirs [5].
Différents spécimens sont par la suite décrits et nommés par divers auteurs, puis répertoriés par Oldfield Thomas en 1921[6]. Trois sous-espèces sont retenues selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[7] :
- Hespestes smithii smithii (J. E. Gray, 1837), la sous-espèce nominale originaire de l'Inde péninsulaire et de Bombay [1] ;
- Hespestes smithii thysanurus (J. A. Wagner, 1839), caractérisée par une queue touffue et des variations de pelage [1] ;
- Hespestes smithii zeylanius (Wroughton, 1915), sous-espèce insulaire endémique du Sri Lanka [1].
Au cours des années 2000, les études phylogénétiques moléculaires démontrent que le genre Herpestes, tel qu'il était défini, est polyphylétique ; les mangoustes asiatiques sont ainsi réhabilitées au sein du genre Urva[8][9]. La mangouste de Smith n’a plus de sous-espèces valide selon ITIS ()[10].
Phylogénie
modifierPhylogénie des Herpestidés basée sur les travaux de Veron et al. (2004)[11], Barycka (2005)[12] et Patou et al. (2009)[13] :
| Herpestinae (Herpestinés) |
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Description
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La mangouste de Smith est une grande mangouste dotée d'un pelage brun grisâtre[14]. Sa longueur tête-corps est d’environ 40 à 45 cm[15], à laquelle s'ajoute une queue mesurant approximativement 36 cm de long[16]. Sa longue queue se termine par une extrémité touffue et plus sombre[14], généralement courbée vers le haut, ce qui la rend visible de loin[17].
Répartition et habitat
modifierLa mangouste de Smith est présente dans une grande partie de l'Inde (à l'exception du Nord-Est), au Sri Lanka ainsi qu'au Népal, où sa présence est attestée par un récent enregistrement photographique [1][18][19]. Animal principalement forestier qui privilégie les zones reculées, elle occupe des types de végétation variés s'étendant des régions arides des plaines du nord et de l'ouest de l'Inde jusqu'à des altitudes dépassant les 2 000 m (pour une plage altitudinale comprise entre 50 et 2 200 m dans le Sud de l'Inde), ainsi que des paysages et zones agricoles façonnés par l'activité humaine [19].
Elle fréquente principalement les milieux terrestres tels que les forêts (claires, sèches, zones d'épineux sèches et forêts perturbées), les formations arbustives et les milieux artificiels terrestres, s'étant également observée en train de chercher sa nourriture dans des zones ouvertes anthropiques et des rizières isolées de la région[17][19]. Bien que l'état précis de sa population ne soit pas entièrement documenté, l'espèce est manifestement commune dans au moins certaines régions de l'Inde et bénéficie d'une large aire de répartition ainsi que d'une population globale présumée importante, ce qui lui vaut d'être classée comme espèce de préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN [19].
Écologie et comportement
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L'écologie de la mangouste de Smith demeure mal connue [19]. L'espèce est en partie crépusculaire, bien qu'il existe de nombreuses observations de jour comme de nuit [19]. La durée de sa génération est estimée à 4,6 ans et l'espèce n'est pas considérée comme migratrice [19].
Elle chasse aussi bien de jour que de nuit et se nourrit d'oiseaux, de serpents (tels que la couleuvre gaffeuse), de varans, de rongeurs et d'escargots[17]. Elle est généralement considérée comme un animal solitaire, bien qu'elle ait été observée en couples monogames durant la saison de reproduction. Des groupes familiaux comptant jusqu'à cinq individus, constitués d'une mère et de ses petits, ont également été aperçus à l'état sauvage[16].
Bien qu'on la trouve généralement dans les jungles denses et aux lisières des forêts, elle s'aventure parfois dans les rizières et les plantations de thé. En cas de confrontation avec l'humain, elle se réfugie rapidement dans une anfractuosité ou sous une roche. Lorsqu'elle est acculée, elle adopte fréquemment un comportement agressif tout en poussant des cris perçants et bruyants[16].
Menaces et conservation
modifierIl n'existe pas de menaces majeures pesant sur la population mondiale de la mangouste de Smith [19]. À l'échelle locale, les pressions recensées incluent la chasse et le piégeage au collet par des communautés tribales locales [19]. Les mangoustes font l'objet d'une exploitation dans une grande partie de l'Inde pour leur fourrure et à des fins de médecine traditionnelle, sans qu'il soit démontré que cela atteigne des seuils susceptibles de menacer la viabilité globale de l'espèce, hormis potentiellement de manière locale [19].
En matière de protection, la population indienne est inscrite à l'Annexe III de la CITES ainsi qu'à l'annexe IV de la loi indienne de protection de la faune sauvage de 1972 (*Indian Wild Life (Protection) Act, 1972*) [19]. Dans le centre de l'Inde, l'animal est considéré comme sacré par les populations locales, ce qui le protège généralement d'une mise à mort directe [19]. En outre, l'espèce est présente dans de nombreuses zones protégées [19].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ruddy mongoose » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le .
- ↑ (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 658
- ↑ Paul Gervais, Histoire naturelle des mammifères, vol. 2, Paris, L. Curmer, , p. 49
- ↑ Loudon, p. 578.
- ↑ (en) R. C. Wroughton, « Scientific results from the mammal survey. No. XXIX », The Journal of the Bombay Natural History Society, vol. 28, no 1, , p. 23-25 (lire en ligne)
- ↑ Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
- ↑ Patou 2009, p. 69-80.
- ↑ (en) Y. Zhou, S.-R. Wang et J.-Z. Ma, « Comprehensive species set revealing the phylogeny and biogeography of Feliformia (Mammalia, Carnivora) based on mitochondrial DNA », PLOS ONE, vol. 12, no 3, , e0174902 (DOI 10.1371/journal.pone.0174902)
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ G. Veron, M. Colyn, A.E. Dunham, P. Taylor et P. Gaubert, « Molecular systematics and origin of sociality in mongooses (Herpestidae, Carnivora) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 30, no 3, , p. 582-598 (PMID 15012940, DOI 10.1016/S1055-7903(03)00229-X, Bibcode 2004MolPE..30..582V)
- ↑ E. Barycka, « Evolution and systematics of the feliform Carnivora », Mammalian Biology, vol. 72, no 5, , p. 257-282 (DOI 10.1016/j.mambio.2006.10.011)
- 1 2 M. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69-80 (PMID 19520178, DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038, Bibcode 2009MolPE..53...69P, lire en ligne
) - 1 2 (en) Luke Hunter, Field Guide to Carnivores of the World, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-472-98267-4), p. 58
- ↑ Histoire Naturelle, Flammarion, 647 p. (ISBN 978-2-0812-5170-0), p. 586
- 1 2 3
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- ↑ (en) Ronald M. Nowak, Walker's Mammals of the World, Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-801-85789-8), p. 771
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 UICN, consulté le .
Bibliographie
modifier- (en) J. C. Loudon, Magazine of natural history and journal of zoology, botany, mineralogy, geology and meteorology, London, Longman, Rees, Orme, Brown, and Green, 1829-1837 (lire en ligne)
- (en) M.-L. Patou, P.A. Mclenachan, C.G. Morley, A. Couloux, A.P. Jennings et G. Veron, « Molecular phylogeny of the Herpestidae (Mammalia, Carnivora) with a special emphasis on the Asian Herpestes », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 53, no 1, , p. 69–80 (DOI 10.1016/j.ympev.2009.05.038)
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Urva smithii (consulté le )
- (en) Myers, P. et al., Animal Diversity Web : Herpestes smithii, 2024 (consulté le )
- (en) BioLib : Herpestes smithii Gray, 1837 (consulté le )
- (en) CITES : Herpestes smithii Gray, 1837 (+ répartition sur Species+) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Urva smithii (Gray, 1837) (consulté le )
- (fr + en) EOL : Herpestes smithii Gray 1837 (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Herpestes smithii Gray, 1837 (consulté le )
- (en) IRMNG : Herpestes smithii Gray, 1837 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Urva smithii (Gray, 1837) (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Herpestes smithii Gray, 1837 (consulté le )
- (en) NCBI : Herpestes smithii (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Herpestes smithii (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Herpestes smithii Gray, 1837 (consulté le )
- (en) UICN : espèce Urva smithii (Gray, 1837) (consulté le )