Rosny-sous-Bois

commune française du département de la Seine-Saint-Denis

Rosny-sous-Bois [ʁonisubwɑ][1] est une commune française de la région parisienne, située dans le département de Seine-Saint-Denis en Île-de-France. Localisée à environ sept kilomètres à l'est de Paris et intégrée depuis 2016 à l'intercommunalité Grand Paris - Grand Est, elle compte 47 180 habitants en 2023, appelés les Rosnéens et Rosnéennes.

Rosny-sous-Bois
Rosny-sous-Bois
L'ancienne mairie.
Blason de Rosny-sous-Bois
Blason
Image illustrative de l’article Rosny-sous-Bois
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Magalie Thibault
2026-2032
Code postal 93110
Code commune 93064
Démographie
Gentilé Rosnéens
Population
municipale
47 180 hab. (2023 en évolution de +2,11 % par rapport à 2017)
Densité 7 983 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 23″ nord, 2° 29′ 07″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 116 m
Superficie 5,91 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Montreuil-1
Législatives 8e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Localisation
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Rosny-sous-Bois
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Rosny-sous-Bois
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Rosny-sous-Bois
Liens
Site web rosnysousbois.fr

Occupée depuis le Moyen Âge, en grande partie boisée jusqu'à l'époque contemporaine, la commune se développe grâce au maraîchage et surtout à l'exploitation des carrières de gypse, attestée du XVIIe siècle aux années 1990, en particulier sur les hauteurs du plateau d'Avron. Au XIXe siècle, la commune fait partie de la ligne des fortifications de Paris destinées à protéger la capitale d'une invasion allemande. L'édification de la Redoute de la Boissière, démantelée en 1966, et du fort de Rosny toujours en fonction, font partie des réalisations majeures de cette époque sur le territoire municipal.

Au XXe siècle, la ville connaît une forte croissance démographique qui nécessite l'aménagement de quartiers d'habitation, notamment dans les quartiers de la Boissière, du Bois-Perrier et du Pré-Gentil. Son économie actuelle est marquée par le poids des centres commerciaux régionaux Rosny 2, inauguré en 1973, et Domus, inauguré en 2006.

La ville se caractérise également par sa position en matière d'infrastructures routières, notamment avec l'échangeur de Rosny reliant les autoroutes A3 et A86, ainsi que par sa liaison aux réseaux de transports en commun franciliens, avec la présence de deux gares sur la ligne E du RER (Rosny-sous-Bois et Rosny-Bois-Perrier) et le terminus de la ligne 11 du métro de Paris depuis 2024. De 1987 à 2016, la commune est le siège national du Centre national d'information routière, plus communément surnommé « Bison futé ».

Géographie

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Description

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Rosny-sous-Bois se situe à l'est de Paris, à 12 km du centre de la capitale et à 6 km de la porte de Bagnolet, dans le sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe du Val-de-Marne avec Fontenay-sous-Bois.

Couvrant une superficie de 5,91 km2, la commune s'étend sur une vallée et les flancs de deux plateaux, le plateau d'Avron à l'est et le plateau de Romainville à l'ouest.

En distances loxodromiques, elle est située à 18 km de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle au nord-est et à 23 km de l'aéroport de Paris-Orly au sud-ouest.

Communes limitrophes

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Rosny-sous-Bois partage les frontières municipales de six communes, dont cinq situées en Seine-Saint-Denis et une située dans le Val-de-Marne, Fontenay-sous-Bois.

Les communes limitrophes sont Bondy, Fontenay-sous-Bois, Montreuil, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Sec et Villemomble.

Hydrographie

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Une petite rivière, le ru du Moleret, prenait sa source sur l'un des flancs du coteau au nord de la ville, traversait Bondy, devient la Molette sur le territoire du Bourget, avant de se jeter dans le Rouillon à Dugny[2]. En raison de l'urbanisation du secteur, cette rivière est busée au cours du XXe siècle[3] et n'apparaît plus au niveau du sol. Le territoire est également drainé, vers la Marne, par l'ancien ru de la Fontaine du Vaisseau.

L'aqueduc de la Dhuis, souterrain, traverse le territoire communal.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 653 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Neuilly-sur-Marne à 4 km à vol d'oiseau[6], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,2 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [9].

Statistiques 1991-2020 et records station NEUILLY-SUR-M. (93) - alt : 30 m, situation : lat : 48°51'35"N, lon : 2°32'46"E (à 4,7 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,6
28.1.2002
22,2
25.2.2026
26,9
31.3.2021
29,9
20.4.2018
36,1
30.5.2026
41,7
24.6.2026
42,5
25.7.2019
40,8
14.8.2026
36,3
8.9.2023
29,7
3.10.2011
22,5
8.11.2015
18
7.12.2000
42,5
2019
Maximale moyenne 7,7 9 13,1 16,8 20,4 23,8 26,2 26,2 22 16,9 11,3 8,1 16,8
Moyenne 4,9 5,4 8,5 11,5 15,1 18,4 20,7 20,4 16,6 12,7 8,1 5,4 12,3
Minimale moyenne 2,1 1,9 4 6,2 9,8 13,1 15,1 14,7 11,2 8,5 5 2,6 7,8
Record de froid
date du record
−17
17.1.1985
−12,5
8.2.1991
−9,5
13.3.2013
−4,3
6.4.2021
−0,6
6.5.2019
4
4.6.2001
7,5
31.7.2015
5
30.8.1986
1,5
30.9.2018
−4,5
30.10.1997
−8,7
24.11.1998
−8,9
29.12.1996
−17
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,7 50,6 51,5 50,2 72,4 62,4 64,4 60,4 52,2 60,5 62,8 76,1 721,2
≥ 1 mm (jours) 11,5 10,4 10 8,9 9,6 8,7 7,9 8,8 8,1 10,1 11,3 12,8 118
≥ 5 mm (jours) 3,9 3,4 3,9 3,5 4,4 4,1 4,1 3,9 3,8 4 4,1 5,4 48,4
≥ 10 mm (jours) 1,1 1,1 0,9 1,3 2 1,9 2 1,8 1,4 1,5 1,5 2,1 18,7
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
42,5
21.1.1995
45,5
8.2.1941
37,8
13.3.1980
48
30.4.1993
58,6
9.5.1927
68,4
19.6.2013
70,7
13.7.1980
97,3
24.8.1987
39,5
17.9.1936
59,7
9.10.2024
39
7.11.1944
45,5
5.12.1988
97,3
1987
Source : « Fiche 93050001 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
7,7
2,1
57,7
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
9
1,9
50,6
fév.
13,1
4
51,5
mars
16,8
6,2
50,2
avril
20,4
9,8
72,4
mai
23,8
13,1
62,4
juin
26,2
15,1
64,4
jui.
26,2
14,7
60,4
août
22
11,2
52,2
sep.
16,9
8,5
60,5
oct.
11,3
5
62,8
nov.
8,1
2,6
76,1
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Transports et déplacements

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Rosny-sous-Bois est traversée par l'A86 et l'A3, qui sont accessibles par l'échangeur de Rosny. De 1987 à 2016, la ville héberge le Centre national d'information routière, chargé d'informer les automobilistes sur les conditions de circulation, communément surnommé « Bison futé ».

Depuis 1999, deux gares de la ligne E du RER desservent la ville, Rosny-sous-Bois au centre et Rosny-Bois-Perrier au nord. Depuis 2024 et le prolongement de la ligne 11 du métro de Paris à l'est, trois stations de métro desservent l'ouest et le nord de la ville, La Dhuys, Coteaux Beauclair et Rosny - Bois-Perrier qui est par ailleurs le terminus. Cette dernière station figure aussi sur le tracé de la future ligne 15[10].

La commune de Rosny-sous-Bois est desservie par de nombreuses lignes du réseau de bus RATP et du réseau de bus Ourcq. La ville possède également le réseau de bus Titus, aux dessertes exclusivement intracommunales.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Rosny-sous-Bois est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].

Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 1], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 2],[12],[13]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3],[13]. Cette aire regroupe 1 929 communes[14],[15].

Quartiers

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Le Bois-Perrier, quartier prioritaire de la politique de la ville situé au nord de la commune, en 2019.

En 2026, la ville de Rosny-sous-Bois compte cinq quartiers[16].

Le quartier Centre-ville – Plateau d'Avron – Beauséjour est situé au centre et à l'est de la ville. Le centre-ville comprend de nombreux commerces, l'église Sainte-Geneviève, l'hôtel de ville, une piscine municipale, un conservatoire, le cinéma-théâtre Georges Simenon et une fabrique artistique et numérique. Le plateau d'Avron est un quartier essentiellement pavillonnaire, abrite le complexe sportif Armand Girodit ainsi que l'École nationale des Arts du Cirque depuis 1987[17]. Beauséjour est un quartier pavillonnaire au nord-est de la ville.

Le quartier des Marnaudes – Bois-Perrier se situe au nord de la ville. Depuis 1973, ce quartier abrite l'un des plus grands centres commerciaux franciliens, Westfield Rosny 2. Le quartier est essentiellement résidentiel mais aussi industriel avec la zone d'activité Montgolfier au nord de la ville.

Le quartier de la Boissière se situe à l'ouest de la ville, partagé avec les communes de Montreuil et Noisy-le-Sec. Ce quartier abrite le golf, le fort depuis le milieu du XIXe siècle, des hôtels, des restaurants et plusieurs ensembles résidentiels.

Le quartier Côteaux-Beauclair, situé en contrebas de celui de la Boissière, abrite le deuxième plus important centre commercial de la commune, Domus, inauguré en 2006. Il forme un quartier résidentiel depuis les années 2020 seulement, après plusieurs décennies de friche contiguë au passage de l'autoroute A86.

Enfin, le quartier Rosny-Sud se trouve au sud et au sud-est de la ville. Ce quartier, essentiellement résidentiel, comporte l'église Saint-Laurent, quelques boutiques, les deux lycées de la commune, général et technologique (Charles-de-Gaulle) et professionnel (Jean-Moulin) et un marché. Rosny-Sud comprend les sous-quartiers de la Justice, des Boutours et du Pré-Gentil.

Habitat

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Logements[18] Nombre en 2007 % en 2007 nombre en 2012 % en 2012 nombre en 2017 % en 2017
Total17 701100 %18 304100 %20 598100 %
Résidences principales16 66494,1 %17 08093,3 %18 82691,4 %
→ Dont HLM2 71916,3 %3 80222,3 %4 58624,4 %
Résidences secondaires et
logements occasionnels
1250,7 %750,4 %2801,4 %
Logements vacants[Note 4]9115,1 %1 1496,3 %1 4937,2 %
→ dont maisons3 65020,6 %3 61019,7 %3 74718,2 %
→ dont appartements13 86178,3 %14 44278,9 %16 76881,4 %

Rosny-sous-Bois comporte plusieurs ensembles de logements sociaux construits dans les années 1960 et 1970 afin de répondre à la croissance démographique importante de la région parisienne.

Depuis 2006, elle connaît plusieurs destructions d'immeubles des années 1960 afin de les remplacer par des immeubles résidentiels ou de nouveaux quartiers. Ainsi, le quartier des Portes de Rosny, situé entre l'autoroute A86 et le centre commercial Rosny 2, comprenant des bureaux, des commerces, une crèche et près de 700 logements, voit le jour à partir de 2008[19], tandis que l'écoquartier de la Mare Huguet, situé à proximité de la gare de Rosny-sous-Bois, est construit entre 2011 et 2022[20].

Malgré ces démolitions, un effort de construction de nouveaux logements entre 2007 et 2017, essentiellement des appartements, permet à la ville d'approcher ses obligations en matière de taux de logements social issues de la loi SRU, ce qui n'était pas le cas en 2008[21]. Toutefois, la croissance du nombre de logements vacants sur la même période amène à s'interroger sur l'adéquation du parc de logements aux besoins de la population.[réf. nécessaire]

Toponymie

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Panneau d'entrée dans Rosny depuis Fontenay-sous-Bois.

La plus ancienne forme du nom de la commune, Rodoniacum, remonte au IXe siècle et signifie « terre de Rodonius », un personnage de l'époque gallo-romaine[22].

Par la suite, du Moyen Âge à l'Ancien Régime, le lieu est mentionné sous divers noms : Redomatum, Rodoniacum en 1163 ; Rooneio, Roonio, Rodonio au XIIIe siècle ; Rosny en 1344 ; Rooniaco au XVe siècle ; Rôni en 1740[23].

Au XVIIIe siècle, la mention « sous le bois » ou « sous bois », signifiant « sous le bois de Vincennes », lequel s'étend alors bien plus à l'est qu'aujourd'hui, est ajoutée au nom de la commune afin de la distinguer de son homonyme de l'époque, Rosny-sur-Seine, aujourd'hui dans le département des Yvelines[22]. Le nom actuel, Rosny-sous-Bois, est officiellement adopté par décret le [24].

Histoire

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Moyen Âge et Ancien Régime

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Rosny sur la Carte des Chasses du Roi (vers 1764-1774).

Les fouilles menées à côté de l'église Sainte-Geneviève, dans le centre-ville, révèlent l'existence d'un village de l'époque mérovingienne, ainsi qu'une continuité de l'occupation du territoire à l'époque médiévale, probablement par une population de vignerons pratiquant un élevage complémentaire à vocation vivrière[25].

Selon un manuscrit de 1291, les Miracula sanctae Genovefae post mortem relatent qu’en 866, les religieux qui rapportent les reliques de sainte Geneviève de Marizy dans l'Aisne, où la châsse de la sainte avait été abritée en 861 pour la soustraire aux Normands, s’arrêtent à Rosny-sous-Bois avant de gagner Paris[26].

En 1163, une bulle du pape Alexandre III fait mention de « Rodoniacum » : « l'église avec le village autour » ainsi que la terre appartiennent à l'abbaye de Sainte-Geneviève. L'abbé de Sainte-Geneviève doit, chaque année, donner au roi six oies blanches pour le fief que le domaine royal possède à Rosny[27].

Le , le village est victime d'un orage dévastateur qui détruit la majorité des cultures ainsi qu'une grande partie de l'église[22].

XIXe siècle

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En 1834, la commune se dote d'une « salle d'asile », la première dénomination des écoles maternelles[28].

En 1831, la Redoute de la Boissière est édifiée et constitue un des éléments de la défense de la capitale dans le cadre des fortifications de Paris au XIXe siècle. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la Redoute est utilisée au cours du siège de Paris[29], tandis que le plateau d'Avron est un des lieux de la défense de Paris.

Entre 1840 à 1846, le fort de Rosny est construit afin de constituer l'un des seize forts détachés de l'enceinte de Thiers qui protègent la capitale.

La première gare dessert la commune à partir de 1856. En 1912, elle est remplacée par le bâtiment actuel.

En 1852, la ligne Paris-Mulhouse est mise en service, et une première gare dessert Rosny en 1856[Note 5]. Dans les dernières années du XIXe siècle, Rosny est desservie par une petite vingtaine de trains dans chaque sens, ce qui situe la commune à environ vingt-cinq minutes de Paris.

Historiquement, la ville se développe par ses cultures maraîchères et par l'exploitation du gypse. À la fin du XIXe siècle, 487 hectares sont encore cultivés sur les 629 que compte la commune[30].

Un regard de l'aqueduc de la Dhuis subsiste à l'intersection de la rue des Sycomores dans le quartier de la Boissière, vestige du XIXe siècle au milieu d'ensembles résidentiels.

Rosny-sous-Bois est traversée par l'aqueduc de la Dhuis, ouvrage hydraulique majoritairement souterrain dont la construction est entreprise sous le règne de Napoléon III, entre 1863 et 1865, afin d'alimenter l'est de Paris en eau potable[31]. L'aqueduc relie alors la rivière de la Dhuis, affluent du Surmelin, de Pargny-la-Dhuys dans l'Aisne au réservoir de Ménilmontant dans le 20e arrondissement de Paris. Si l'aqueduc est vide à partir d'Annet-sur-Marne depuis 2009[32], il subsiste à Rosny-sous-Bois quelques bornes hectométriques signalant son tracé ainsi qu'un regard désaffecté à l'intersection de la rue des Sycomores dans le quartier de la Boissière[33]. Par ailleurs, l'aqueduc donne son nom à la rue de la Dhuys, dans le même quartier, qui elle-même donne à son tour son nom à la station de métro La Dhuys en 2024.

En 1894, la commune engage la construction de l'école du centre sur un terrain acquis de la Compagnie des chemins de fer de l'Est pour remplacer l'équipement précédent qui n'avait que deux classes. En 1904, l'école est agrandie d'une aile pour les filles ainsi que de locaux pour l'école maternelle[28].

Cultures à la fin du XIXe siècle Surface (en hectares) Culture Surface (en hectares)
Froment 9 ha Avoine 15 ha
Haricots 10 ha Pomme de terre 55 ha
Carottes 12 ha Choux 110 ha
Asperges 50 ha Oignons, poireaux 28 ha
Oseille, persil 22 ha Chicorée, pissenlit 36 ha
Autres légumes 17 ha Luzerne 8 ha
Autres fourragères 6 ha Pommiers, poiriers 37 ha
Pêchers, abricotiers 3 ha Pruniers, cerisiers 7 ha
Framboisiers, cassissiers, groseilliers 9 ha Cultures maraîchères 8 ha
Cultures familiales 5 ha

XXe siècle et XXIe siècle

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Les carrières de gypse sont exploitées depuis au moins 1640 dans le secteur de la rue Rochebrune. Cette exploitation prend fin au début des années 1990, mais laisse des séquelles qui ont fait s'effondrer plusieurs habitations qui se trouvaient au-dessus. Il reste une entrée des carrières de gypse dans le parc Jean-Decesari.

Entre 1901 et 1920, le fort de Rosny abrite le 5e bataillon du 4e régiment de zouaves[34], et abrite depuis 1921 le Centre technique et scientifique ainsi que d'autres services de la Gendarmerie nationale[35]. La rue du Quatrième-Zouaves leur rend hommage.

Au début du XXe siècle, Rosny est desservie par trois lignes de tramway exploitées par la Compagnie des Chemins de fer nogentais :

Ces lignes sont transformées en lignes d'autobus entre 1935 et 1937.

Afin de satisfaire aux besoins de logements de la commune alors en pleine expansion, un office public d'habitations à bon marché est créé par décret, à la demande de la ville, le . Sa première réalisation est un ensemble de six bâtiments de six étages inauguré en 1933, qui correspond à l'actuelle résidence du Général-Leclerc. En , quelques dizaines de familles gitanes s'installent sur les contreforts de la Redoute de la Boissière. Petit à petit, elles s'y sédentarisent et le campement devient plus important et moins précaire, engendrant parfois des relations tendues avec le voisinage.

La Redoute de la Boissière est détruite en 1966 et son site réutilisé par des tours de logement.

En , la construction du centre commercial Rosny 2 débute. D'après le site PSS-archi.eu, « à l'époque de son inauguration, Rosny 2 fut considéré comme le premier centre commercial de l'est parisien par rapport à son volume, son architecture, ainsi qu'à la présence conjuguée de deux grands magasins que sont La Samaritaine et le BHV »[36]. En 1973, le centre commercial est inauguré. En 1984, La Samaritaine, une des enseignes locomotives, est remplacée par l'hypermarché Euromarché, à son tour remplacé par un hypermarché Carrefour en 1991. De son côté, le BHV ferme ses portes en 2010, remplacé par les Galeries Lafayette, elles-mêmes fermées en 2025.

Politique et administration

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L'hôtel de ville.

Rattachements administratifs et électoraux

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Antérieurement à la loi du [37], la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif au . Rattachée initialement à l'arrondissement de Bobigny, la commune est intégrée à l'arrondissement du Raincy par un arrêté du préfet d'Île-de-France du [38]

Pour l'élection des députés, la ville est rattachée depuis 1988 à la huitième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Elle faisait partie de 1793 à 1801 du canton de Montreuil, année où elle intègre le canton de Vincennes, puis, en 1893, le canton de Noisy-le-Sec du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle devient le chef-lieu du canton de Rosny-sous-Bois[39]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Montreuil-1.

Intercommunalité

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Le , dans le cadre du développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial, la métropole du Grand Paris est créée. Rosny-sous-Bois, qui jusqu'alors n'était membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, y est intégrée[40].

À la même date, la commune intègre également l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est[41] dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoyant la création d'établissements publics territoriaux, qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris. Ces établissements publics assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale.

Tendances politiques et résultats

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2007-2011

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À partir des échéances électorales de 2007, Rosny-sous-Bois fait partie des 82 communes de plus de 3 500 habitants qui utilisent les machines à voter[42].

À la suite d'un contentieux à l'occasion des élections municipales de 2008, Philippe Vachieri est radié en 2010 de la liste électorale de Rosny-sous-Bois. Saisi d'un recours en radiation par Ivan Itzkovitch, avocat et conseiller municipal URAM (proche de l'UMP), le juge d'instance considère que le conseiller municipal ne remplit pas les conditions légales permettant de s'inscrire sur les listes électorales de la ville[43]. Le jugement est annulé le par la Cour de cassation et Philippe Vachieri est réinscrit sur la liste électorale.

Après les élections cantonales de 2011, deux recours sont déposés devant le tribunal administratif de Montreuil contre l'élection de Claude Capillon comme conseiller général pour dépassement des comptes de campagne[44]. Les deux recours sont rejetés et l'élection de Claude Capillon au conseil départemental est validée[45].

Lors des élections municipales de 2014, la liste UMP-UDI conduite par Claude Capillon est élue au deuxième tour avec 49,43 % des suffrages exprimés, devant la liste d'union de la gauche et des écologistes conduite par Philippe Vachieri (30,40 %), la liste du Front national conduite par Daniel Bousselaire (10,49 %) et celle du MoDem conduite par Pierre-Olivier Carel (9,65 %)[46].

Aux élections départementales de 2015, les électeurs rosnéens votent à 61,41 % pour les candidats Claude Capillon et Manon Laporte (UMP), devant le binôme Frédéric Molossi et Magalie Thibault (PS) qui obtient 38,59 % des suffrages exprimés. Néanmoins, ces derniers remportent l'élection sur l'ensemble du canton de Montreuil-1[47].

Au second tour des élections municipales de 2020, la liste dissidente LR-DVD menée par Jean-Paul Fauconnet obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 2 600 voix et 34,10 %. Il bénéficie de la fusion avec la liste MoDem menée par Pierre-Olivier Carel au premier tour. Il devance de 46 voix la liste LR-LREM-UDI-SL menée par le maire sortant Claude Capillon, qui récolte 2 554 voix et 33,50 % des suffrages.

Une troisième liste, PS-EELV-PCF-G·s, menée par Magalie Thibault, suit avec 2 469 voix et 32,38 %. Le scrutin est marqué par une forte abstention en période de pandémie de Covid-19, où 66,46 % des électeurs n'ont pas voté[48].

Lors des élections municipales de 2026, la liste « Rosny écologique et solidaire » menée par Magalie Thibault (union de la gauche) est élue au second tour avec 5 350 voix (46,92 % des suffrages exprimés), devançant de 181 voix la liste « Le Rosny que nous voulons » menée par Ivan Itzkovitch (UDI), qui obtient 5 169 voix et 45,33 %. La liste « Les Insoumis.es : Parole de rosnéen.nes », menée par Anaïs Warda Kaci (LFI), recueille 883 voix (7,74 %). Le taux de participation au second tour est de 46,73 %[49].

Ce résultat permet à la gauche de prendre la tête de la mairie après 43 ans de gestion municipale par des partis de droite[50].

Administration municipale

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Le conseil municipal est composé de quarante-trois conseillers municipaux dont le maire et ses adjoints[51].

Liste des maires

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Liste des maires successifs de Rosny-sous-Bois[52]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Jean-Jacques Bureau    
1792 1795 Louis-Pierre Pillier    
1795 1799 Memmie Lenain    
1799 1808 Ferdinand de Crécy    
1815 1833 Edme de Nanteuil[Note 6]   Baron
Nommé en 1808 et élu par les habitants en 1815
1833 1841 Jean Bonnet-Cibié    
1842 1843 Pierre Alexandre Épaulard    
1843 1852 Marie Victor Valleray    
1852 1859 Pierre Gardebled[Note 6]   Décédé en fonction
1859 1862 Pierre Lebarbier de Tinan   Général
Décédé en fonction
1862 1871 Adolphe-Henri Ancelin    
1871 1888 Paul Cavaré[Note 6]    
1888 1888 Louis Grandin    
1888 1896 Paul Cavaré    
1896 1900 Jean-Pierre-Hippolyte Estieu   Médecin
1900 1908 Denis-Jean Descroix    
1908 1918 Émile Auxerre    
1918 1925 Léon Morguet    
mai 1925 mai 1929 Joseph Zipper[53] SFIO Employé de commerce
mai 1929 mai 1935 Auguste Maublanc[54] SFIO puis
Soc. ind.
Inspecteur d'assurances
mai 1935 février 1940 Charles Gebel   Décédé en fonction
février 1940 1944 Henri Peltier   Ancien adjoint de Charles Gebel
Nommé par le Gouvernement de Vichy[55]
1944 mai 1945 Charles Durand Socialiste Membre du mouvement résistant Front national
Faisant fonction de maire
mai 1945 1947 Guinet[56] PCF  
1947 1950 Philibert Hoffmann[Note 6],[57]   Chef de bureau à la SNCF
Résistant
1950 1953 Louis Goustille   Directeur d'école[28]
1953 1964 Philibert Hoffmann UNR Décédé en fonction
mai 1964 juillet 1968 Gabriel Marie Seyer UNR-UDT Médecin
Décédé en fonction
1968 1971 Georges Abegg UDR  
mars 1971[58] 1983 Roger Daviet PCF Ajusteur
Conseiller général de Rosny-sous-Bois (1967-1985)
mars 1983[59] mai 2010[60] Claude Pernès[Note 6] UDF puis NC Ingénieur en marketing
Conseiller régional d'Île-de-France (2004-2010)
Conseiller général de Rosny-sous-Bois (1985-2004)
Président de l'Association des maires de l'Île-de-France
Vice-président de l'AMF
Décédé en fonction
juin 2010[61] juillet 2020 Claude Capillon LR Directeur commercial
Conseiller général de Rosny-sous-Bois (2004-2015)
Président (2019-2020) de l'EPT Grand Paris - Grand Est
juillet 2020[62] mars 2026 Jean-Paul Fauconnet[63] LR Cadre associatif
mars 2026 en cours Magalie Thibault PS Conseillère départementale du Canton de Montreuil-1
Vice-présidente du Conseil départemental (2015-2026)
Conseillère déléguée (2026-)

Distinctions et labels

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Panneau Ville Internet (2016).

Entre 2010 et 2014, la commune de Rosny-sous-Bois est récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[64]. Après 2014, la ville ne participe plus au concours.

Après avoir reçu une 1re fleur en 1998, puis une 2e en 1999, la ville voit ses efforts de fleurissement reconnus par l'attribution d'une 3e fleur lors du concours des villes et villages fleuris en 2003. Cette distinction est maintenue en 2019[65].

En 2023, selon le classement du Journal du dimanche, la ville se classe première où il fait bon vivre en Seine-Saint-Denis[66].

Jumelages

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En 2000, une stèle aux dix ans du jumelage avec Übach-Palenberg est déposée dans le parc municipal Jean-Decesari (2007).

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[67],[Note 7].

En 2023, la commune comptait 47 180 habitants[Note 8], en évolution de +2,11 % par rapport à 2017 (Seine-Saint-Denis : +5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6939367808228959481 0751 0041 014
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0182 1561 6051 6841 9241 7452 4002 6033 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 3295 8376 9338 06110 85614 47714 69114 27016 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
21 00130 70535 78436 97037 48939 10541 17441 25445 411
2022 2023 - - - - - - -
45 94747 180-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Rosny-sous-Bois se situe dans l'académie de Créteil[69]. La sixième circonscription de l'inspection départementale de l’Éducation nationale siège sur le territoire municipal, boulevard de la Boissière.

Enseignement primaire

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En 2026, au niveau de l'enseignement primaire, Rosny-sous-Bois dispose de onze écoles maternelles et dix écoles élémentaires[70].

Écoles maternelles publiques

  • École Pré-Gentil
  • École Pauline-Kergomard
  • École Bois-Perrier
  • École Jean-Moulin
  • École Les-Marnaudes
  • École Simone-Veil
  • École Nièpce
  • École Étienne-Dolet
  • École François-Vincent-Raspail
  • École Les-Boutours
  • École Françoise-Dolto

Écoles élémentaires publiques

  • École du Centre
  • École Jean-Moulin
  • École Jean-Mermoz
  • École Les-Boutours
  • École François-Vincent-Raspail
  • École Henri-Mondor
  • École Eugénie-Cotton
  • École Simone-Veil
  • École Félix-Éboué
  • École Françoise-Dolto

Enseignement secondaire

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La région Île-de-France gère deux lycées publics, l'un général et technologique et l'autre professionnel, et le département de la Seine-Saint-Denis gère trois collèges publics[70].

Collèges publics

  • Collège Albert-Camus
  • Collège Langevin-Wallon
  • Collège Saint-Exupéry

Lycée général et technologique

  • Lycée Charles-de-Gaulle

Lycée professionnel

  • Lycée Jean-Moulin

La ville n'hébergeant aucun établissement d'enseignement secondaire privé sous contrat, la plupart des élèves rosnéens scolarisés dans l'enseignement privé se rendent à la cité scolaire Henri-Matisse de Montreuil, située à proximité immédiate de Rosny-sous-Bois.

Autres enseignements

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Rosny-sous-Bois abrite l’École nationale des Arts du cirque, fondée à partir de 1983 et officiellement en 1987, reconnaissable à son chapiteau implanté sur un terrain du plateau d'Avron[71].

Culture

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Le centre-ville accueille plusieurs structures culturelles, dont le théâtre-cinéma Georges Simenon. Depuis 2021, il s'agit de la première scène conventionnée d'intérêt national « musique et cinéma » en France[72].

À proximité immédiate se trouvent conservatoire municipal Francis-Poulenc, la médiathèque Louis-Aragon ainsi que la Fabrique artistique et numérique, qui enseigne les arts plastiques et numériques[73].

Depuis 2020, la commune mène une politique de démocratisation culturelle visant à rendre la culture accessible au plus grand nombre. Cette orientation se traduit par la rénovation de la médiathèque Marguerite-Yourcenar, dans le quartier de la Boissière, en 2023[74], par le déploiement d’actions culturelles « hors les murs » ainsi que par l’organisation de fêtes de quartier et de festivals musicaux[réf. nécessaire].

Dans ce cadre, deux triporteurs culturels, dénommés BibMobile et FanMobile, ont été mis en place afin de diffuser l’offre culturelle dans l’ensemble des quartiers. Le BibMobile constitue un service itinérant de lecture publique, proposant livres et ressources documentaires au plus près des habitants, tandis que le FanMobile, en lien avec la Fabrique artistique et numérique, est consacré à la médiation artistique et aux pratiques numériques.[réf. nécessaire]

D'après le site de la mairie, ces dispositifs participent à la réduction des inégalités d’accès à la culture et à la diffusion des pratiques culturelles à l'échelle municipale[75].

La commune abrite le centre médico-social municipal Paul-Schmierer, regroupant cinq médecins généralistes et dix-huit médecins spécialisés[76].

Depuis 1968, Rosny-sous-Bois abritait la clinique Hoffmann, qui accueillait entre 12 000 et 15 000 patients par an[77]. Après un incendie criminel en 2009 et un plan de redressement judiciaire, la clinique ferme définitivement en 2016, faute de moyens, de médecins et de patientèle[77].

À partir des années 2010, Rosny-sous-Bois est menacée par une pénurie de médecins, sujet qui inquiète publiquement le maire Claude Capillon en 2016[78], dans un département constituant lui-même un important désert médical[79].

La piscine municipale est rénovée de 2014 à 2016, et rebaptisée en centre aquanautique Camille-Muffat.

La première piscine municipale est construite en 1967 et est dénommée centre nautique et sportif Claude-Bernard. Entre 2014 et 2016, elle connaît une importante rénovation au cours d'un chantier au coût de 15,3 millions d'euros, partagé par la commune et la région[80]. Après cette rénovation, le complexe de 6 000 m2 est renommé en centre aquanautique Camille-Muffat.

La commune compte deux stades, Armand-Girodit et Pierre-Letessier situés au plateau d'Avron, ce dernier étant à proximité immédiate de l'École nationale des Arts du cirque. Le gymnase Gabriel-Thibaut, derrière le lycée Charles-de-Gaulle dans le sud de la ville, héberge notamment un club d'escalade[81].

Depuis 1988, le quartier de la Boissière est bordé par un golf de dix hectares, dont le terrain appartient à la commune mais est exploité par Ugolf, un opérateur privé[82],[83]. En 2026, le remplacement du golf par un espace vert public fait partie des promesses de campagne de la maire PS Magalie Thibault, suscitant l'inquiétude des licenciés mais aussi d'une partie des riverains[84].

Église Sainte Geneviève
L'église Sainte-Geneviève est le plus ancien lieu de culte rosnéen, construite entre 1857 et 1860.

Rosny-sous-Bois dépend du diocèse de Saint-Denis depuis l'érection de celui-ci en 1966. En termes d'édifices, le culte catholique est le plus représenté avec trois églises sur le territoire municipal. De style néo-roman, l'église Sainte-Geneviève est le plus ancien monument religieux de la commune, construite entre 1857 et 1860 sur l'emplacement d'une église du XIIIe siècle en délabrement[85]. Les cultes protestant, musulman et juif sont également représentés[86].

Culte catholique

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Culte protestant

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Culte musulman

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  • Mosquée de Rosny, rue Conrad-Adenauer.
  • Mosquée, rue du Bois-d'Avron.
  • Salle de prière, rue des Graviers.

Culte isréalite

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Économie

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Le siège d'Air China en 2011.

Selon l'Insee, au recensement de 2017, la commune comptait 14559 emplois.

Pôle d'emplois tertiaires, la ville de Rosny-sous-Bois est aussi le siège du centre technique de la Gendarmerie Nationale[87]. Il accueillait les laboratoires de l'IRCGN, l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie, avant leur déménagement à Pontoise en 2005, ainsi que le centre national d'information routière (Bison Futé) avant sa clôture[réf. nécessaire].

En 2007, les principaux employeurs sont, selon la CCIP :

  • Commune de Rosny-sous-Bois – 1 050 emplois – services publics
  • Carrefour – 650 emplois – grande distribution
  • Leroy Merlin – 250 emplois – grande distribution bricolage
  • Caisse nationale d'Assurances vieillesse – 250 emplois – services publics
  • Laboratoires Coloplast – 250 emplois – services privés

Revenu de la population et fiscalité

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En 2018, le revenu fiscal médian par foyer était de 24 371 €. Ce chiffre est supérieur à la moyenne départementale (21 463 €).

En 2017, le taux de chômage de la commune atteint 10,6 %. Il est nettement inférieur à la moyenne départementale qui, elle, s’élève à 18,4 %[88].

Commerces et centres commerciaux

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En plus des nombreux commerces du centre-ville et des commerces de proximité au sein des différents quartiers, la ville accueille depuis les années 1970 le plus grand centre commercial du département de Seine-Saint-Denis, le centre commercial Westfield Rosny 2. Un projet d'extension du centre prévoit une augmentation de 50 pour cent de la surface commerciale. Ce projet est contesté par une association écologiste pour ses possibles conséquences environnementales[89].

Depuis 2006, un nouveau centre commercial, le centre commercial Domus, a été ouvert à Rosny. Il fait partie des plus grands centres commerciaux d'Europe consacrés à l'équipement de la maison.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le parc Decésari, lieu de détente des Rosnéens.
  • Le fort de Rosny, qui a abrité entre 1901 et 1920 le 4e régiment de zouaves, a été construit entre 1840 et 1846 afin d'assurer la défense de Paris.
  • le Musée régional du chemin de fer de Rosny-sous-Bois (Rosny-Rail)[90],[91].
  • Le musée communal Louis-Émile-Auxerre (l’Histoire de Rosny), 7 rue Saint-Claude, abrité dans une belle maison bourgeoise en meulière du début du XXe siècle[92]
  • L’église Sainte-Geneviève édifiée par Claude Naissant en 1857-1860, édifiée sur les ruines d'une église du XIIIe siècle démolie en 1857[Note 9], avec des vitraux dans le chœur et les chapelles latérales dessinés par Lusson en 1859 et une charpente décorative. Une châsse renfermant des reliques de sainte Geneviève y est honorée.
  • L’église Saint-Laurent construite en 1930 par Albert Chauvel, avec un fronton de pierres meulières et de briques.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation construite en 1969 par Jean de Mailly en béton, à l'instar de l'église Notre-Dame du Raincy.
  • La statue Le Cep, square Richard-Gardebled, créée vers 1930 par Raymond Couvègnes. Cette œuvre, constituée d'un nu féminin ayant un cep à sa main gauche, rappelle le passé viticole de la commune, remplacé, dès le XIXe siècle, par de l'arboriculture.
    En , 1100 pieds de sauvignon et de chardonnay ont été replantés dans le parc Decésari à l’emplacement même des vignes d’autrefois. En 2019, près de 1 000 litres de vin ont été mis en bouteilles.
  • Le cinéma Le Trianon, antérieur à 1914, a été démoli en 2009 pour laisser place à un nouveau projet immobilier.
  • La gare, datant de 1910.
  • Le golf municipal, qui doit être transformé en parc public à horizon 2029[93].
  • Le parc Jean-Decésari, parc communal situé en face de l'hôtel de ville. Le parc a été aménagé au pied de la colline du Plateau d'Avron, qui permet, au belvédère du parc, d'admirer la ville de Rosny-sous-Bois ainsi que ses alentours. Le parc est un lieu de détente, de pique-nique, et est équipé d'un skatepark, d'une aire de détente pour les chiens, de mini-fontaines et d'aires de jeux pour les enfants. Le parc connaît une assez bonne affluence lors des week-ends ensoleillés et pendant les vacances scolaires[94].
  • Le cimetière communal de Rosny-sous-Bois et l'ancien cimetière de Rosny-sous-Bois.

Mémoriaux

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Personnalités liées à la commune

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Stèle aux époux Gardebled.

Armoiries

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armes de Rosny-sous-Bois

Les armes de Rosny-sous-Bois se blasonnent ainsi :
D'azur à l'aigle essorante d'argent tenant dans sa serre dextre un rameau d'olivier d'or posé en pal.
Ce sont celles de la famille Le Ragois, qui a notamment bâti le château d'Avron.

Notes et références

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  1. ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  2. ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et 406 communes de banlieue.
  3. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. ↑ Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations.
  5. ↑ La gare de Noisy-le-Sec, ouverte en 1849, a donc été la première gare desservant la ville.
  6. 1 2 3 4 5 Une rue de la commune porte le nom de ce maire.
  7. ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. ↑ L'église Saint-Geneviève avait été transformée en temple de la Raison sous la Révolution

Références

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  2. ↑ Département de la Seine, État des communes à la fin du XIXe siècle, Paris, 1896-1906 (lire en ligne), p. 29.
  3. ↑ Pierre Duflos, « Mais où est passée la Molette ? », sur Le Parisien, (consulté le ).
  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  8. ↑ « Station Météo-France « Neuilly-sur-M. » (commune de Neuilly-sur-Marne) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
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  11. ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
  12. ↑ « Unité urbaine 2020 de Paris », sur Insee (consulté le ).
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  21. ↑ Blandine Seigle, « Cinq villes du 93 n'ont pas rempli leurs objectifs », sur Le Parisien, (consulté le ) « Rosny-sous-Bois est un cas particulier : la ville est passée de 18,5 % à 17,2 % de logements sociaux et apparaît en négatif dans notre tableau, car 241 logements ont été « déconventionnés » dans le quartier du Bois-Perrier, c'est-à-dire que le bailleur a souhaité sortir du cadre social pour se transformer en location privée. […] Rosny-sous-Bois, qui est engagé dans des opérations de renouvellement urbain notamment dans le quartier Mermoz, ne sera donc pas sanctionné. »
  22. 1 2 3 Département de la Seine, État des communes à la fin du XIXe siècle - Rosny-sous-Bois, Paris, 1896-1906 (lire en ligne)
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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Bernard Devaux, Le Fort de Rosny et son histoire, Paris, édition des amis du vieux Rosny, 1989.
  • Le patrimoine des Communes de la Seine-saint-Denis, Flohic éditions, 1994, (ISBN 2-908958-77-5)
  • Société d'histoire de Rosny-sous-Bois, Rosny-sous-Bois : de Rodoniacum à nos jours, Rosny-sous-Bois, Société d'histoire de Rosny-sous-Bois, , 287 p. (ISBN 2-9508599-0-9, BNF 35765104, SUDOC 003585794).
  • Plaquette Le Glacis fortifié de Paris et l’aménagement de l’Île-de-France éditée par l'IAURIF, collection Note rapide sur le Patrimoine, no 270, .

Articles connexes

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Liens externes

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