AmideTobie
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À côté de mon travail, je fais de la théologie et des langues anciennes, et je contribue ici sur les sujets bibliques. Ce compte s'appelait Exégèse Biblique jusqu'au 14/09/2026, renommé pour éviter de m'identifier à une discipline.
Ce que j'ai écrit
modifierCréés :
Analogie de la foi Critique textuelle de la Bible hébraïque Critique textuelle du Nouveau Testament Extra calvinisticum Mal (théologie chrétienne) Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Perspicuité de l'Écriture Sémantique du langage biblique Types de texte du Nouveau Testament Union avec le Christ
Refondus :
Ordre du salut - article repris entièrement sur sources, plan annoncé et discuté en page de discussion. Parénèse - ébauche reprise.
Une partie de mes modifications du 4 septembre 2026 a été faite sans être connecté et figure sous le compte temporaire ~2026-48061-29. Elles sont de moi.
Ce que je fais ici
modifierSurtout des sujets bibliques et théologiques : philologie de l'hébreu et du grec, histoire des traductions, exégèse, et des articles connexes comme la musique sacrée. Je travaille à partir de la littérature secondaire spécialisée.
Sur les pages suivies, j'annonce mes modifications de fond en page de discussion avant de les faire. Sur les pages dormantes, je publie et j'explique aussitôt, source et raison à l'appui. Dans les deux cas, vous pouvez me demander de défaire.
Je suis protestant réformé, et le domaine est parfois confessionnel par son objet. J'attribue donc les positions plutôt que de les énoncer, et là où ma tradition est partie prenante, je cite aussi l'historiographie des autres. Si une formulation vous paraît pencher, dites-le directement. Ce que ma confession engage comme ce qu'elle n'engage pas, en particulier sur l'histoire du texte, est développé à part : /Confession et méthode.
Ce que je peux vérifier
modifierGrec ancien et hébreu biblique, grammaire et lexique en main - plutôt qu'à "livre ouvert". Mon terrain grec est la Septante, le Nouveau Testament et les Pères, pas le grec classique. Anglais couramment, allemand et latin des ouvrages du domaine.
Sous la main :
- NA28, la Nouvelle Bible Segond
- BDAG, Blass-Debrunner, Kittel
- Hatch-Redpath, l'index de Muraoka
- le commentaire textuel de Metzger, la grammaire de Joüon-Muraoka
- le TLG - une citation grecque sans référence dans un article, je peux en général la localiser
- quelques centaines de volumes en exégèse et en théologie historique
Sous Logos : la BHS avec sa base morphologique, le SBLGNT, la Septante de Swete, les bases syntaxiques du Nouveau Testament. De quoi interroger une forme sur tout un corpus, et pas seulement lire un verset.
Si vous butez sur un texte grec ou hébreu, sur une pagination qui vous manque, ou sur une affirmation que vous soupçonnez de venir d'une source ancienne, demandez en page de discussion. Je réponds, y compris pour dire que je n'ai pas l'ouvrage ou que je ne trouve pas.
Ce que je ne peux pas
modifier- Les revues. Pas d'accès institutionnel. Quand une section repose sur un état de la recherche que je soupçonne d'avoir bougé, je le signale en page de discussion au lieu de toucher à l'article. Si vous avez cette littérature et que vous voyez une section vieillie, dites-le.
- L'araméen targumique, que je ne lis pas de façon suivie.
- La littérature rabbinique. Je la connais par ce qu'en dit la littérature secondaire, et c'est elle que je cite. Je ne contrôle pas un renvoi au Talmud ou au midrash sur pièces.
- L'histoire byzantine, disciplinairement, ce qui borne ce que je peux faire sur les conciles et sur leur réception orientale.
Sur les questions d'exégèse disputées, je n'ai pas à trancher. Quand les spécialistes divergent, l'article doit le dire, mon avis n'y ajoute rien.
Frère loup
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Un fioretto apocryphe, à ne verser à aucun dossier.
Une histoire que ma femme m'a racontée. Je le précise tout de suite, qu'on n'y revienne pas : elle est vraie. Ma femme l'a dit, ma femme ne se trompe pas - depuis notre mariage, j'ai cessé de soumettre l'article à l'examen critique.
Au temps où saint François demeurait à Agobbio, sévissait un loup terrible - féroce, vorace, et, disons-le, épanoui. Par vocation, il dévorait bêtes et gens avec l'enthousiasme de l'artisan - le travail était pour lui comme une prière. Les habitants ne sortaient plus qu'en armes : qui le rencontrait seul ne rencontrait plus grand-chose ensuite. Saint François, plein de compassion (pour les hommes, notons-le), sortit à sa rencontre. Le loup accourut, gueule ouverte, et là - signe de croix - s'effondra aux pieds du saint, comme un mouton. Premier symptôme ou, si l'on instruit déjà, premier indice : un prédateur s'allonge. Le promoteur de la foi le notera.
"Frère loup, dit François, suis-moi - je t'offre la paix. Les habitants te nourriront chaque jour. Tu ne tueras plus." Le loup, affamé, inclina la tête, leva la patte et ainsi professa sa foi : il jura sans savoir à quoi il souscrivait. L'eau du ruisseau baptismal versé entre les deux oreilles, le pauvre crut signer pour le repas... Fides quaerens intellectum. Frère loup, lui, fit l'ordre inverse : il crut d'abord, il comprit aux navets.
Frère loup entra donc, sans l'avoir demandé, dans l'état végétarien. La ville d'Agobbio, dans sa charité, lui apportait fidèlement chaque jour : du pain. Des navets. Une soupe. Parfois, les grands jours, une courge. Il entrait de porte en porte, on lui tendait une écuelle de légumes bouillis, il remuait la queue avec une politesse qui... de plus en plus, semblait mécanique.
Disons le. Quelque chose s'éteignait. Le loup ne courait plus. Le loup ne chassait plus. Le loup, surtout, ne se demandait plus pourquoi il existait. Un loup sans proie, c'est un théologien sans question : la forme demeure, vidée de l'acte. Il maigrissait - non de faim, on le nourrissait trop - par repentance. Il regardait passer les moutons : dans ses yeux, toute la mélancolie d'une grâce qu'il n'avait pas choisie. Velle aderat, perficere non. Le serment l'imposait, mais l'élan profond, lui, dépérissait.
Au bout de deux ans, frère loup mourut. Le chroniqueur dit "de vieillesse". Ma femme dit la vérité : une longue, douce, potagère dépression. Les habitants pleurèrent. Saint François aussi, paraît-il.
Ici, j'ai enquêté. Les sources divergent, c'est bien là tout le sel catholique - certains habitants jurèrent l'avoir revu. Trois jours après, peut-être. Ou bien le surlendemain, la mémoire d'Agobbio n'est pas formelle. Une silhouette grise au petit matin, près de la porte de la ville, qui aurait remué la queue avant de disparaître. Était-ce le loup en gloire ? Une apparition ? Juste un autre loup ? Le chroniqueur, prudent, ne tranche pas - il verse la pièce au dossier, sous la cote fama signorum. La postulation se contente de murmurer que "peut-être" et range l'affaire au rayon des mystères. On n'a jamais su.
C'est même, à y bien réfléchir, le principe. La sainteté, chers amis, ne supprime pas la nature : elle la convertit. Et la conversion, ça se travaille. On n'apaise pas un loup en le mettant aux légumes. On l'apaise en lui donnant le loup intérieur à dompter, jour après jour - les Réformés ont donné à cela un nom austère, les catholiques un délai.
Et si tu doutes encore d'un seul mot de cette histoire : ma femme saura. Le dossier, dit-on, est toujours ouvert à Rome. Il manquerait un second miracle - mais pour un loup, l'espérance est inépuisable.
D'après le chapitre 21 des Fioretti, et cette page, librement repris.
Chantiers
modifierMes chantiers de fond, ceux qui portent sur un ensemble d'articles et non sur une page isolée, sont décrits à part. Chacun dit ce qui l'a motivé, ce qu'il vise, et ce qu'il laisse ouvert. C'est là que je tiens l'état réel du travail.
Histoire du texte biblique - cadre, relevé, et l'article de synthèse Critique textuelle de la Bible hébraïque. La transmission du texte biblique : chantier présenté au Wikiconcours de septembre 2026 (équipe 21), sur la Septante, le Textus receptus et la critique textuelle du Nouveau Testament. Critique textuelle du Nouveau Testament et Types de texte du Nouveau Testament ont été créés le 20 septembre, le second restant à compléter. Toute aide est bienvenue, et l'équipe est ouverte.