Yvonne Baratte
Yvonne Baratte, née le dans le 16e arrondissement de Paris et morte le au camp de concentration nazi de Ravensbrück[1], est une résistante française de la Seconde Guerre mondiale.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Yvonne Marie-Louise Baratte |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Peintre et graveur, infirmière, résistante, humanitaire |
| Père | |
| Mère |
Madeleine Tenting |
| Fratrie |
Françoise Baratte Jacques Baratte |
| Parentèle |
Henri Tenting (oncle) Augustin Baratte (d) (grand-père) Jean Dupuis (beau-frère) |
| Religion | |
|---|---|
| Membre de | |
| Conflit | |
| Maître |
Lucienne Dusart (d) |
| Lieu de détention | |
| Distinctions |
Biographie
modifierFamille
modifierYvonne Marie-Louise Baratte naît le dans le 16e arrondissement de Paris.
Elle est la fille de Paul Baratte (1860-1928), inspecteur général des ponts et chaussées[2], et de Madeleine Tenting (1873-1952)[3],[4].
Originaire de Lorraine[5], son père s’est établi dans la capitale française à la fin du XIXe siècle et dirige le service des eaux et de l’assainissement de la ville de Paris dans les années 1920[6].
Elle est la benjamine d'une fratrie de 3 enfants : une grande sœur, Françoise Baratte (1896-1954), épouse Dupuis, et un grand frère, Jacques Baratte (1898-1989), la précèdent.
Par ailleurs, elle est la nièce d'Henri Tenting (1851-1919), député de la Côte-d'Or, et est apparentée à Jacques Sevestre (1908-1940), compagnon de la Libération[7], ainsi qu'à Émile Baratte (1859-1928), général médecin.
Enfance et formation
modifierYvonne Baratte grandit à Paris et réside au 34 rue Copernic puis à compter d' au 31 avenue Henri-Martin devenue aujourd'hui avenue Georges-Mandel[6].
Dans le cadre familial, elle connaît une enfance heureuse, marquée cependant de l'empreinte sévère de la Première Guerre mondiale[6].
Passionnée d'arts (peinture, dessin, gravure sur bois, décoration)[8],[9], elle se forme à l'École nationale supérieure des arts décoratifs, puis à l'École des Beaux-Arts de Paris (1933)[10],[11],[12].
Yvonne devient peintre et graveur[13],[10],[14],[15],[16]. Elle participe notamment à l'Exposition universelle de 1937 à Paris dans la catégorie consacrée à l'illustration, aux livres illustrés et aux livres d'art[17],[11],[18].
En parallèle de son métier, très tournée vers les autres, elle donne de son temps libre auprès de groupes d’enfants (chorale, théâtre, travaux manuels, découverte de la nature)[19],[20],[21],[2],[22].
Enfin, elle est une sportive accomplie, adepte de voyages, de camping et de croisières en canoë[23].
Résistance
modifierÀ la déclaration de guerre en 1939, elle rejoint son poste de mobilisation comme infirmière volontaire de la Croix-Rouge française[24],[25],[18]. au H.O.E. No 20 (Hôpital d'Observation et d’Évacuation), hôpital de l'avant situé à Saint-Dizier[26]. Puis, face à l'inaction de la drôle de guerre, elle se consacre au développement des foyers militaires[26].
Durant l'été 1940, elle est transférée à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce[24],[18] et dirige, à la caserne des Tourelles[24],[18], transformée en centre de passage de réfugiés, un centre de 300 hommes[20],[27]. Elle s'emploie à provoquer des évasions[25],[28], à établir des fausses identités[25], à organiser des passages en zone libre[7],[27].

En 1941, elle crée et dirige le Service des bibliothèques des prisonniers civils de la Croix-Rouge française, pour distribuer des livres dans les prisons allemandes[29],[30],[31],[32],[33],[34],[24],[25],[Note 1].

Au printemps 1942, avec Marie-Hélène Lefaucheux, elle fonde l'Œuvre Sainte-Foy (service social de la Résistance) pour aider les détenus résistants des prisons franciliennes de l'occupant allemand[35],[36],[37],[38],[39],[40],[41],[24],[42],[43],[44],[45],[18]. De manière concrète, l'association confectionne et fournit des colis aux prisonniers[46],[47],[48],[49],[50],[51],[38],[52]. Entre 1942 et 1944 cette œuvre de charité chrétienne distribue un total de 11 000 colis anonymes aux prisons franciliennes tenues par les Allemands (Fresnes, la Santé, Romainville, Cherche-Midi)[38],[47] et va jusqu'à livrer plus de 1 000 colis anonymes par mois en 1944[53],[20],[54]. Par ces actions officielles, elles établissent un système de communication entre les détenus des prisons parisiennes et l'extérieur[24],[55]. Ce système, en liaison avec le service social des MUR (Mouvements Unis de la Résistance) de la zone Sud[55], donnera naissance plus tard au COSOR (Comité des œuvres Sociales de la Résistance)[49],[36],[56],[57].
Malgré les risques qui se multiplient, elle s’engage dans les activités clandestines de la Résistance : soutien aux prisonniers et fusillés, fourniture de faux papiers, hébergement de clandestins, recueil et transmission de renseignements[20],[28].
Elle n'appartient pas formellement à un réseau ou mouvement de Résistance, mais est proche du mouvement Organisation civile et militaire (OCM)[28], auquel appartient son frère Jacques[58] et de nombreux responsables et bénévoles de l’Œuvre Sainte-Foy.
En 1944 en vue de l'imminente Libération de Paris, elle est désignée comme chef de l’équipe de liaison féminine des Forces françaises de l'intérieur (FFI) pour le 16e arrondissement de Paris[59],[28],[24],[20].
Arrestation et internement
modifierEn les Allemands sont sur la défensive depuis le débarquement de Normandie mais n’en redoublent pas moins d’efforts pour démanteler les réseaux de Résistance et arrêter leurs responsables. Du fait de son rôle, Yvonne Baratte est de plus en plus exposée[60].
Sur le vu d'une lettre suspecte[Note 2], elle est arrêtée à son domicile familial du 31 avenue Henri-Martin (16e arrondissement) le [25] par la Gestapo de la rue de la Pompe (Friedrich Berger et 5 hommes de son équipe)[60],[61],[62],[24],[2],[54]. Elle leur tient tête et réussit en leur présence à faire disparaître tous les documents compromettants qu’elle détient et à prévenir plusieurs membres de son réseau[60],[61],[62],[Note 3],[Note 4].
Emmenée dans l'antenne de la Gestapo du 180 rue de la Pompe (16e arrondissement), elle est horriblement torturée toute la nuit[Note 5],[60],[61],[46],[62],[63],[5],[32],[39],[54]. Elle ne libre aucune information compromettante[Note 6],[60],[61],[46],[5],[64]. Un passage ensuite au siège de la Gestapo du 11 rue des Saussaies (8e arrondissement) est possible mais incertain[65],[61].
Internée au centre pénitentiaire de Fresnes[Note 7],[60],[66],[28], elle y reste un peu moins d'un mois sans être jugée[28], puis, le est transférée au fort de Romainville[60],[66],[28],[67],[68],[69],[5].
Déportation et mort
modifierConvoi
modifier
Dix jours avant la Libération de Paris, l'occupant allemand vide ses prisons et lance un dernier convoi francilien de quelques milliers de résistants français vers les camps du Reich[70]. Ce train de wagons à bestiaux part de la gare de marchandises de Pantin le [71],[Note 8]. Il s'agit du convoi I.264, dit des « 57 000 », nommé ainsi en raison de la série de matricules attribués aux déportées[72]. Yvonne Baratte en fait partie[73],[74],[71],[25],[5] et reçoit le matricule 57 769[75],[76],[Note 9].
Les hommes pénètrent le au camp de concentration de Buchenwald, tandis que les femmes arrivent le au camp de concentration de Ravensbrück[77],[78].
Camp de concentration et Kommandos
modifierDans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück et les Kommandos de travail forcé, Yvonne Baratte poursuit sa résistance par sa dignité, son optimisme, son énergie et son humanité profonde[79],[80],[81],[82]. Elle puise dans sa foi chrétienne force et courage pour soutenir ses camarades de déportation dans les souffrances quotidiennes[83],[84],[85],[86],[87],[88],[89],[90],[91],[92],[93],[94],[95],[96],[24],[97].
En , avec un groupe de 500 Françaises, elle est transférée au Kommando de travail forcé de Torgau[98],[99],[100],[75],[76],[101],[96], dépendant du camp de Buchenwald, où les détenues sont employées à la fabrication de munitions. Avec ses camarades, elle refuse de travailler à l'effort de guerre allemand[98],[102],[103],[104]. Les réfractaires sont ramenées à Ravensbrück[105], avant d'être envoyées en camp de représailles.
Ainsi, à partir de , elle est transférée à Königsberg-sur-Oder[98],[106],[107]. Là, à peine vêtues, à peine nourries, et par des températures souvent négatives, les déportées sont utilisées à des travaux exténuants : terrassement d'un champ d'aviation et bûcheronnage en forêt[98],[108],[109],[110],[87],[111].
Début , devant l'avancée des armées soviétiques, les SS abandonnent précipitamment le camp, mais reviennent finalement 3 jours plus tard chercher les déportées pour les emmener à coup de crosse, à pied, à travers la neige, jusqu'à Ravensbrück, où elles parviennent à bout de force, pour celles qui ne sont pas mortes d'épuisement en chemin ou ont été abattues[112],[113].
Le elle est à nouveau transférée, cette fois-ci à Rechlin, camp de travail féminin dépendant de Ravensbrück, hébergeant un Kommando servant à la construction d'un aérodrome[108]. Les déportées y creusent des tranchées mais leur épuisement est tel qu'elles sont finalement enfermées à 800 dans une salle des fêtes avec tout juste 100 grammes de pain par jour[114],[112].
Mort
modifierDurant les derniers mois du Troisième Reich la mortalité dans les camps nazis atteint son paroxysme[115].
Le les rescapées de Rechlin, dont elle fait partie, sont ramenées à Ravensbrück, dans un état déplorable[116],[117],[25], comme le raconte Germaine Tillion[108] : « Elles n'étaient plus reconnaissables...chez toutes, ce même regard de bêtes agonisantes. »
La faim, les transferts incessants d’un camp à l’autre, le travail harassant et le froid glacial viennent à bout des dernières forces d'Yvonne Baratte[110],[118]. Elle demande son admission au Revier du camp le [116],[24].
Elle meurt d'une dysenterie aigüe à 34 ans le au Revier de Ravensbrück[Note 10], soit quelques jours avant la libération du camp[28],[119],[120],[121],[122],[123],[124],[125],[126],[25],[127].
Vie familiale
modifierŒuvres
modifier- Yvonne Baratte et Yvonne Debaisieux (préf. Jacques Merle), Plein-air : Chansons recueillies par Yvonne Baratte, avec le concours d'Yvonne Debaisieux et un groupe de campeurs, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, , 143 p.[129],[130].
- Dessins de portraits et de scènes de la vie quotidienne à Ravensbrück, récupérés sur elle à sa mort par l'une de ses codétenues (Jeannie de Clarens)[131],[23].
- Les vitraux de la crypte dédiée à Notre-Dame de la Paix dans l'église de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces dans le 19e arrondissement de Paris installés en 1954 sont inspirés des thèmes iconographiques choisis par Yvonne Baratte pour décorer une chapelle privée en 1941 pour un groupe scout (détruite depuis)[132].
Distinctions
modifier
Décorations
modifierYvonne Baratte est récipiendaire, à titre posthume, des décorations suivantes :
Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire (décret du )[133],[134],[135], remise à sa mère le dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides[24] par le général Revers, chef d'état-major général de l'Armée[136] ;
Croix de guerre - avec palme de bronze (comprise dans sa nomination de chevalier de la Légion d'honneur)[133] ;
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du )[137],[138] ;
Chevalier de l’Ordre de la Santé Publique (décret du )[139] ;- Grande médaille d'honneur de la Croix-Rouge française.
Citation
modifierSa nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur s'accompagne de la citation suivante :
« Entrée dans la Résistance en 1942. A organisé le Service Social clandestin sans prendre aucun repos, avec un dévouement inlassable, apportant ravitaillement et grand réconfort à de nombreux prisonniers et prisonnières de Fresnes et du Cherche-Midi. Arrêtée en juillet 1944, déportée en Allemagne, a continué à donner l'exemple de son dévouement avec un moral qui dominait toutes les épreuves. Est morte d'épuisement au camp de Ravensbrück. »
Reconnaissance
modifier- Morte pour la France (1946)[140],[141].
- Morte en déportation (1987)[142],[128].
- Déporté résistant (1966)[28].
Hommages et postérité
modifierOdonymie
modifier
Son nom a été donné à :
- une rue du village de Villette (Meurthe-et-Moselle) desservant le château familial depuis [2].
- une allée de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) depuis le [Note 11].
Monuments aux morts
modifierSon nom figure sur la liste des morts pour la France :
- du monument aux morts du cimetière communal de Villette (Meurthe-et-Moselle)[140].
- du tableau commémoratif dans l'église Saint-Symphorien de Villette (Meurthe-et-Moselle)[140].
- de la crypte dédiée à Notre-Dame de la Paix dans l'église de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces dans le 19e arrondissement de Paris, parmi d’autres déportés morts sans sépulture.
Marraine
modifierAprès-guerre elle est choisie comme marraine d'une promotion de l’École Suzanne Pérouse (IFSI de la Croix-Rouge française)[28].
Expositions
modifierSon parcours et ses dessins en déportation sont exposés de manière permanente au Centre de la Résistance, de la déportation et de la mémoire de Blois[114].
Elle fait partie des 16 femmes dont le parcours est présenté dans le cadre de l'exposition temporaire « Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 » organisée par les Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) du au [143],[25].
Témoignages
modifierPlusieurs de ses camarades résistantes et déportées témoignent sur elle après la guerre :
- Sunneva Sandoe (1898-1981), alias Sunny Sander, déportée-résistante[144],[145],[146],[147] qui a connu Yvonne Baratte à Romainville et Torgau : « Yvonne Baratte est une belle figure française, témoin de cette culture qui a toujours su représenter la dignité, la haute tenue morale et la beauté, même dans les moments où l'esprit semblerait devoir perdre tous ses droits. »[148] ;
- Yvonne Pagniez (1896-1981), déportée-résistante[149] qui a connu Yvonne Baratte par le mouvement OCM, le convoi, Ravensbrück et Torgau[150] : « Jamais abattue, jamais découragée, elle était près de toutes celles qui avaient besoin d'un réconfort, près des malades, des désespérées, des mourantes ; elle avait cette lumineuse espérance qui rayonne, dont le secret est dans une totale acceptation de la volonté divine, et toute son âme était dans ce rayonnement, épandu sur les autres, sans jamais aucun retour vers soi. »[151] ;
- Paule Chaumat (future Mme Georges Reynaud) (1920-2013), résistante[152] qui a connu Yvonne Baratte par les œuvres sociales de la Résistance : « Elle avait cette foi lorraine, obstinée et irrésistible dans les destinées et la gloire de la France ; pour elle, les raisonnements raisonnables n'avaient pas de valeur et, même aux plus noirs moments, sa croyance en la victoire finale n'a pas faibli un moment. »[153].
Bibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..
Ouvrages biographiques sur Yvonne Baratte
modifier- Jacques Baratte, Notre Yvonne : en mémoire de Yvonne Marie-Louise Baratte, avec les témoignages de Irène Delmas, Sunny Sander, Anise Postel-Vinay, Yvonne Pagniez, Marie Médard, Hélène Maspero, Ariane Kohn, Jeannie Rousseau, Raymonde Révillon, Ginette Fabre, Adrienne Steverlynck, Yvette Gouineau, Pierre de Chevigny, Henri Gousset, Paule Chaumat, Marie-Hélène Lefaucheux, Paris, Henri Colas, , 85 p.

- Nicole Le Prat, Âme et cendres : témoignages de survivantes des camps nazis en souvenir d'Yvonne Baratte, morte à Ravensbrück, Blois, , 60 p.

Ouvrages mentionnant Yvonne Baratte
modifier- Amicale de Ravensbrück, Association des déportées et internées de la Résistance (ADIR), Les Françaises à Ravensbrück, Gallimard, , 352 p. (ISBN 9782070248438), p. 200, 234, 237, 241, 246.
- Christian Bernardac, Déportation 1933-1945, vol. 2, France-Empire, (lire en ligne), p. 596, 600.
- Marie-Josèphe Bonnet, Tortionnaires, truands et collabos : La bande de la rue de la Pompe, 1944, Rennes, Éditions Ouest-France, , 189 p. (ISBN 9782737360428), p. 98 et 99.
- (en) Martin W. Bowman et Alfred Newton, RAF Escapers and Evaders in WWII, Pen & Sword Books, , 240 p. (ISBN 9781473850477, lire en ligne), chap. 12 (« Yvonne »).
- Monique de Causans (préf. Mgr Henri Brincard), Sœur Jeanne d'Arc (o.p.), ma sœur : Jacqueline de Chevigny (1911-1993), Desclée de Brouwer, , 481 p. (ISBN 978-2220047690), p. 76, 77, 136, 137
- Gérard Cholvy, Religion et société en France : 1914-1945, Privat, (ISBN 9782708968455, lire en ligne), p. 240.
- Michèle Cointet, Histoire des 16 : Les premières femmes parlementaires en France, Fayard, , 216 p. (ISBN 9782213707006, lire en ligne)
- Michèle Cointet, Les françaises dans la guerre et l'Occupation, Fayard, , 320 p. (ISBN 9782213702896, lire en ligne).
- (en) Margaret Collins Weitz, Sisters in the Resistance : How women fought to Free France, 1940-1945, Wiley, , 350 p. (ISBN 9780471196983, lire en ligne), p. 322.
- (de) Margaret Collins Weitz, Frauen in der Résistance, Unrast, , 427 p. (ISBN 9783897714106, lire en ligne), p. 232, 405.
- Sonia Combe, Emmanuel Delille et Philippe Mezzasalma, Choix sous contraintes : Survivre et décider dans l’univers concentrationnaire, ENS Éditions, , 269 p. (ISBN 9791036208157, lire en ligne), chap. 3 (« Résister et témoigner : le combat des déportées de France, 1940-1945 »), p. 63.
- Comité supérieur des œuvres sociales en faveur des étudiants et de l'Union nationale des associations générales des étudiants de France, Le Courrier de l'étudiant, Paris (no 11), (lire en ligne), vue 2/7.
- Croix-Rouge française, Au service de la Croix-Rouge française sous l'Occupation, 1940-1944, , 111 p. (ISBN 9782307515494, lire en ligne), p. 5 et 58.
- Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes, t. 2 : De la découverte des Nouveaux Mondes aux chocs de la modernité, Paris, Tallandier, coll. « Texto », , p. 1106-1109.
- (en) Krzysztof Dunin-Wąsowicz, Resistance in the Nazi Concentration Camps : 1933-1945, PWN-Polish Scientific Publishers, , 436 p. (ISBN 9788301029890, lire en ligne), p. 361.
- Jacques Duquesne, Les catholiques français sous l'occupation, Grasset, , 458 p. (ISBN 9782246116097, lire en ligne).
- (de) Insa Eschenbach, Thomas Rahe et Gabriele Hammermann, Religiöse Praxis in Konzentrationslagern und anderen NS-Haftstätten, Wallstein Verlag, coll. « Beiträge zur Geschichte der nationalsozialistischen Verfolgung », , 213 p. (ISBN 9783835350151, lire en ligne), p. 55 et 62.
- Marie Fillet-Médard, Souvenirs de la naissance au mariage, Hélène Fillet, , 218 p., p. 113, 122, 125, 128, 145, 188, 190, 191, 192, 203.
- Alain Frerejean, Evadées : De Marie Stuart à Nadia Murad, elles ont choisi la liberté, Éditions de l'Archipel, , 270 p. (ISBN 9782809852844, lire en ligne)
- Mélina Gazsi, Paris, les héroïnes oubliées de la Libération, Vuibert, , 272 p. (ISBN 9782311151176, lire en ligne), chap. 3 (« Elles étaient infirmières et médecins »), Biographie d’Yvonne Baratte pp. 56 et 57.
- (en) Charles Glass, Americans in Paris: Life and Death Under Nazi Occupation, , 524 p. (ISBN 9780143118664, lire en ligne), p. 394.
- Henri Gousset (d), Dites à la Kommandantur que je l'emm... : Une ville et son maire en zone interdite (1940-1944), , 270 p. (ISBN 978-2213009292, lire en ligne), p. 159.
- Claude de Granut, Le piano et le violoncelle, Éditions du Rocher, , 112 p. (ISBN 9782268075730, lire en ligne).
- René Hostache, Le Conseil national de la Résistance : les institutions de la clandestinité, Presses universitaires de France, , 498 p. (lire en ligne), p. 329.
- Charles Klein, Le Diocèse des barbelés (1940-1944), Paris, Fayard, , 403 p. (lire en ligne), p. 242.
- Marie-Elisabeth Kocher, Le sourire de Ravensbrück : Biographie d’Yvonne Kocher, dite Nanouk, Paris, Société des messageries évangéliques, , 138 p. (lire en ligne), p. 127, 128 et 132.
- Marie Kuhlmann, Histoire des bibliothèques françaises, Les bibliothèques du XXe siècle (1914-1990), Éditions du Cercle de la Librairie, , 1208 p. (lire en ligne), « Les bibliothèques dans la tourmente ».
- Michel Lagrée, Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, vol. 44, t. 3, Toulouse, Privat, , 569 p. (ISSN 0395-2649 et 1953-8146, DOI 10.1017/s0395264900069948, lire en ligne), chap. 5, p. 1306-1308.
- Dominique Lapierre et Larry Collins, Paris brûle-t-il ?, Robert Laffont, coll. « « Ce jour-là » », , 404 p. (ISBN 978-0446392259, lire en ligne), p. 61, 62 et 98.
- Jean-Pierre Le Crom, Au secours, Maréchal ! : L'instrumentalisation de l'humanitaire (1940-1944), PUF, , 360 p. (ISBN 9782130619383, lire en ligne), chap. 8 (« Résistances »).
- Philippe Mezzasalma, Choix sous contraintes : Survivre et décider dans l'univers concentrationnaire, ENS éditions, coll. « Sociétés, espaces, temps », , 269 p. (ISBN 979-10-362-0813-3, lire en ligne), chap. 3 (« Résister et témoigner : le combat des déportées de France, 1940-1945 »), p. 59-79
- Isabelle Mons, Les Libératrices : Paris, août 44, Éditions Ampelos, , 166 p. (ISBN 9782356182876, lire en ligne), p. 76 et 77.
- Yvonne Pagniez, « Le "Magnificat" des forçats », Revue Etudes, Compagnie de Jésus, , p. 51 à 61 (lire en ligne, consulté le ).
- Yvonne Pagniez, Scènes de la vie du bagne, Paris, Flammarion, , 195 p., p. 13, 97-99, 110-117, 134, 157, 183, 184, 193.
- Yvonne Pagniez (préf. Jacqueline Fleury), Évasion 44 : suivi de Souvenirs inédits de la Grande Guerre, Flammarion, coll. « Résistance Liberté - Mémoire », , 269 p. (ISBN 9782866457266, lire en ligne), chap. 1, p. 9, 18, 19.
- Yvonne Pagniez, Ils ressusciteront d'entre les morts, Ouest-France, , 197 p. (ISBN 9782858822355, lire en ligne), p. 136, 164, 178.
- Justine Picardie, Miss Dior. Muse et résistante : le destin insoupçonné de Catherine Dior, Flammarion, , 384 p. (ISBN 9782080257871, lire en ligne), p. 109, 117, 128, 152.
- Martine Poulain, Histoire des bibliothèques françaises: Les bibliothèques au XXe siècle, 1914-1990, Éd. du Cercle de la librairie, (ISBN 978-2-7654-0973-1, lire en ligne), p. 246.
- France Poulain et Élisabeth Poulain, L'esprit du camping, Éditions Cheminements, , 311 p. (ISBN 9782844783820, lire en ligne), p. 27.
- Jacques Prévotat, Être chrétien en France au XXe siècle, de 1914 à nos jours, Seuil, , 281 p. (lire en ligne), p. 76.
- Pierre Taittinger, Et Paris ne fut pas détruit…, Paris, l'Élan, , 319 p. (lire en ligne), p. 145.
- Élisabeth Terrenoire, Combattantes sans uniforme: les femmes dans la résistance, Bloud et Gay, , 126 p. (lire en ligne), p. 80, 82, 83, 84, 111, 125.
- Laurence Thibault, Association pour des études sur la résistance intérieure, Les femmes et la résistance, La Documentation française, coll. « Cahiers de la Résistance », , 175 p. (ISBN 9782110060921, lire en ligne), p. 81, 99 et 107.
- Simone de Thomassin de Montbel, Brindilles : croquis et récits, , 257 p. (ISBN 9782307413462, lire en ligne), p. 82, 88 et 89.
- Béatrix de Toulouse-Lautrec, J'ai eu 20 ans à Ravensbrück : La victoire en pleurant, , 312 p. (ISBN 9782262057190, lire en ligne), p. 152, 184, 192, 204, 205.
- Union des combattants volontaires de la Résistance et des cadets de la Résistance de la Haute-Loire, Témoignages de résistants: 1940-1945, Éd. Jeanne-d'Arc, , 171 p. (ISBN 978-2-911794-26-1, lire en ligne), p. 22.
- Justin Vaïsse, On s'est retrouvés là… : Pierre et Hélène de Chevigny : souvenirs de guerre, souvenirs de paix, , 224 p. (ISBN 2952321302), p. 102.
- Jean-Paul Vespini, Le vélo sous l'occupation : Arme de guerre et symbole de résistance, Arthaud, , 318 p. (ISBN 9782080144706, lire en ligne), chap. 19 (« A vélo derrière un train de la mort »)
- Alfred Wahl, Mémoire de la Seconde Guerre mondiale : actes du colloque de Metz, 6-8 octobre 1983, Centre de recherche Histoire et civilisation de l'Université de Metz, , 301 p. (ISBN 9782857300168, lire en ligne), p. 161.
- Olga Wormser-Migot, Le Retour des déportés : Quand les alliés ouvrirent les portes, L'Archipel, , 349 p. (ISBN 9782377354412, lire en ligne), p. 173.
- Limore Yagil (préf. François-Georges Dreyfus), La France, terre de refuge et de désobéissance civile, 1936-1944 : Histoire de la désobéissance civile: implication des corps de métiers, t. I, Éditions du Cerf, , 480 p. (ISBN 978-2-204-08863-3, lire en ligne), p. 284.
Fonds d'archives
modifier- Dossier "Mort en déportation" d'Yvonne Baratte au SHD (site de Caen) : cote AC 21 P 421016[28].
- Dossier sur Yvonne Baratte aux archives de l'ADIR (Association des Déportées et Internées Résistantes) à La Contemporaine (ex-BDIC) à Nanterre : cotes F/DELTA//RES/0797/51[154], OBJ 3452/21/1-2[155] et ARCH/0377/35[156].
- Fonds Yvonne Baratte aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) depuis 2022 : cote 72AJ/3645[131],[23].
- Fiche Yvonne Baratte dans le fichier des infirmières bénévoles de la Croix-Rouge française aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) : cotes 20200062/13 et 20200062/33.
- Fiche Yvonne Baratte dans le fonds Germaine Tillion des déportées à Ravensbrück du Musée de la Résistance et de la Déportation (Besançon).
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le service est installé dans le 7e arrondissement de Paris au No 29, boulevard de La Tour-Maubourg, près du service des Bibliothèques des prisonniers de guerre, dans l'immeuble des Pères Dominicains.
- ↑ Son arrestation est due à l'infiltration de mouvements de Résistance du Nord par un agent double de l'occupant allemand : Charles Fauvel (d), alias "Roy", Français de 48 ans en 1944, marié et père de 5 enfants. Il fait partie de la Gestapo de la rue de la Pompe à compter de juin 1944 jusqu'à son exécution par sa propre bande de la Gestapo le 21 juillet 1944. Il est responsable de nombreuses arrestations de résistants, principalement dans le Nord et à Paris.
- ↑ Ces initiatives d’Yvonne Baratte sont rendues possibles par des circonstances particulières. La Gestapo tente de faire le lien entre d'une part la boîte aux lettres « Organisation de secours aux prisonniers » (sans indication de nom) du 31 avenue Henri-Martin dans le 16e arrondissement de Paris connue dans les mouvements et réseaux de Résistance du Nord de la France et gérée par Yvonne Baratte et d'autre part une « Mademoiselle Paule » qui y est connue pour avoir distribué des fonds aux familles de résistants internés, déportés ou fusillés, et notamment lors d'une réunion à laquelle a participé un agent double Charles Fauvel, alias Roy. Ce recoupement d'indices par la Gestapo s'est probablement opéré à la suite d'arrestations et de perquisitions parmi les chefs du mouvement Voix du Nord le 30 juin 1944, notamment Gaston Dassonville en région lilloise. Début juillet 1944, Charles Fauvel, alias Roy, se présente au domicile d'Yvonne et demande à rencontrer Mademoiselle Paule. Un rendez-vous est fixé le lendemain. Par prudence et en connivence avec Yvonne, Paule Chaumat passe à proximité en vélo, mais ne se présente pas au rendez-vous car n'a pas reconnu son interlocuteur d'une réunion du Nord (à tort car il y était vraiment). Yvonne Baratte prétexte à Charles Fauvel que Mademoiselle Paule a dû oublier le rendez-vous. Elles échappent donc pour un temps aux arrestations. Une semaine plus tard, le mardi 11 juillet 1944 en fin de journée, la Gestapo de la rue de la Pompe (dont Charles Fauvel) se présente une première fois au domicile d'Yvonne Baratte du 31 avenue Henri-Martin dans le 16e arrondissement de Paris, en civil en tant que « Police allemande » mais toutefois sans l’arrêter sur le champ. S’étant aperçus en arrivant dans la cour d’immeuble qu’elle téléphonait à la fenêtre de chez elle, ils l'interrogent sur la personne avec qui elle téléphonait. Elle leur répond simplement qu'il s'agissait de sa sœur Françoise qui réside à Neuilly-sur-Seine avec sa famille. Croyant tenir la piste d'une « Mademoiselle Paule » qu'elle recherche, la Gestapo se rend alors en Traction Avant au domicile de sa sœur Françoise, laissant Yvonne Baratte à son domicile sous la garde d'un agent qui surveille le téléphone, la cour d'immeuble et l'entrée de l'appartement. Malgré les risques, elle met à profit ce temps d’attente pour faire disparaître ses documents compromettants et monter discrètement chez sa voisine de l’immeuble par l'escalier de service, inconnu de la sentinelle, pour faire prévenir par téléphone son réseau, puis elle revient à son appartement. Elle aurait vraisemblablement pu s’échapper par la même occasion mais il est fort probable qu’elle ait choisi de rester chez elle pour éviter que sa mère ne soit arrêtée à sa place comme le pratiquait souvent la Gestapo. Constatant son erreur à Neuilly-sur-Seine en interrogeant la famille de sa sœur pendant une dizaine de minutes, la Gestapo repart au domicile d’Yvonne Baratte et procède à son arrestation pour l’emmener dans leur antenne du 180 rue de la Pompe.
- ↑ Après son arrestation, deux agents de la Gestapo restent à son domicile, en présence de sa mère assignée à résidence, pour tendre une souricière à ses visiteurs. Sa mère est souvent interrogée par les agents mais pas malmenée. Ils surveillent la porte d'entrée et le téléphone. Ce dispositif n'obtenant pas de résultat, il est levé après deux jours.
- ↑ D'après le témoignage de Jacqueline Bernard, détenue en même temps qu'elle dans l'antenne de la rue de la Pompe, Yvonne Baratte subit les tortures suivantes : des coups de nerfs de bœuf, le supplice de la baignoire et la suspension et l'écartèlement par les mains et les cheveux.
- ↑ Le compte-rendu de son interrogatoire par la Gestapo daté du 12 juillet 1944 (retrouvé dans les derniers locaux de la Gestapo situés sur l'avenue Victor-Hugo après leur fuite) montre qu'elle se présente comme une responsable d'association sociale distribuant des colis dans les prisons et soulageant pécuniairement les familles nécessiteuses. Elle n'évoque pas ses activités et connaissances dans la Résistance. Elle finit par communiquer l'adresse de "Mademoiselle Paule" (objet de la visite initiale de la Gestapo à son domicile et de son arrestation à la suite de son refus de la donner), sans dévoiler le nom ni le le rôle de Paule Chaumat, sachant qu'elle avait pu la faire prévenir de fuir lors de la première visite de la Gestapo en fin de journée le 11 juillet, donc sans risque d'entraîner une arrestation en chaîne. Par ailleurs, elle indique probablement volontairement l'adresse du 36 rue de Vaugirard à Paris, alors que la véritable adresse était au 39, ce qui donnait encore plus de temps pour fuir si la Gestapo mettait du temps à trouver la bonne adresse. La présence de la Gestapo de la rue de la Pompe est attestée le 12 juillet à 7h en souricière dans la cour d'immeuble du domicile de la famille Chaumat. Paule Chaumat a pu fuir dès le 11 juillet soir grâce à l'appel téléphonique d'Yvonne Baratte.
- ↑ Sa date précise d'entrée à la prison de Fresnes n'est pas connue, le registre d'écrous de la prison étant lacunaire sur cette période.
- ↑ Elle est située dans le dernier wagon du convoi, d'après l'ouvrage Scènes de la vie du bagne d'Yvonne Pagniez (p. 13)
- ↑ La plupart des sources lui attribuent le matricule 57 769 ; cependant certaines sources évoquent le matricule 57 770. Par ailleurs, sur son image mortuaire est renseigné le matricule 75 460 qui lui a été attribué lors de son 2e séjour à Ravensbrück, probablement en octobre 1944.
- ↑ Elle décède :
- soit au block 6, selon Jacqueline Héreil, assistante sociale, dans son dossier de déportée-résistante au SHD de Caen, et selon l'ouvrage Notre Yvonne.
- soit au block 11 chambre 8, selon sa fiche dans le fonds Germaine Tillion des déportées à Ravensbrück du Musée de la Résistance et de la Déportation (Besançon).
- ↑ La ville de Saint-Nazaire a baptisé en 2007 une allée du nom d'Yvonne Baratte, « habitante de Saint-Nazaire, résistante et morte à Ravensbrück ». Or, après des recherches contradictoires, il s'est avéré que derrière cette description figuraient 2 personnes différentes dont les biographies avaient été mélangées :
- Yvonne Baratte (1910-1945), habitant à Paris (sans aucun lien avec Saint-Nazaire), résistante et morte à Ravensbrück.
- Marie Baratte (1915-1993), habitant à Saint-Nazaire qui s'installe aux États-Unis en 1946 en tant que professeur de français à Andover (Abbot Academy qui fusionne avec la Philipps Academy en 1973), fille d’Étienne Baratte (1889-1956), principal de collège de Saint-Nazaire et résistant.
Références
modifier- ↑ Service historique de la Défense, « Dossier Yvonne Baratte - cote AC 21 P 421 016 », sur Base Mémoire des Hommes (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Rue Yvonne-Baratte : La reconnaissance de Villette à sa grande amie », L'Est républicain, no 26941, , p. 3/14.
- ↑ Archives de Paris, « Registres du 16e arrondissement de Paris - Acte de naissance d'Yvonne Marie-Louise Baratte du 22/08/1910 - vue 4/31 » (consulté le ).
- ↑ Journal officiel de la République française, « Pension de réversion au bénéfice de Madeleine Tenting, sa veuve, et Yvonne Baratte, sa fille mineure, à la suite du décès de Paul Baratte - Décret du 6 avril 1929, JO du 24 avril 1929 », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 UCVRHL 2003, p. 22.
- 1 2 3 Baratte 1951, p. 5.
- 1 2 Baratte 1951, p. 8.
- ↑ Le Prat 2005, p. 6.
- ↑ « Des femmes », La Vie intellectuelle, Paris, Éditions du Cerf, , p. 138 (lire en ligne).
- 1 2 Baratte 1951, p. 6.
- 1 2 Gazsi 2024, p. 56.
- ↑ Archives de l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris - répertoire des personnes s’étant inscrit au concours d’admission de l'école des sections peinture et sculpture - session du 27 mars 1933 (cote Archives 517)
- ↑ « Les Expositions - Yvonne Barath (à corriger en Yvonne Baratte) et Yvonne Debaisieux », Beaux-arts, no 322, , p. 4/8 (lire en ligne).
- ↑ « Une semaine de Paris : hebdomadaire d'information des spectacles et des arts », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Dépêche : journal quotidien », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Explication des peintures, sculptures et autres ouvrages - Graveurs français, Veuve Hérissany, (lire en ligne), p. 47.
- ↑ Exposition internationale de 1937 à Paris, Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne, t. 1, Paris, , 983 p. (lire en ligne), Mention Yvonne Baratte dans les exposants p.383.
- 1 2 3 4 5 Mons 2025, p. 76.
- ↑ Baratte 1951, p. 5, 21.
- 1 2 3 4 5 ADIR, « In Memoriam - Yvonne Baratte (auteur : Andrée Yvette Gouineau (1915-2016), alias Bluette Morat, déportée du convoi I.262 parti de Paris le 11 août 1944, médaillée de la Résistance avec rosette en 1946) », Voix et visages (bulletin mensuel), no 2, , p. 1/5 (vue 5/17) (lire en ligne).
- ↑ de Thomassin de Montbel 1991, p. 88.
- ↑ de Causans 2000, p. 136.
- 1 2 3 Archives nationales de France, « Guerre de 1939-1945 - Fonds Yvonne Baratte (1910-1945) - cote 72AJ/3645 » (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Gazsi 2024, p. 57.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Archives nationales de France, « Exposition temporaire Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 - Livret de visite de l'exposition » [PDF] (consulté le ).
- 1 2 Baratte 1951, p. 7.
- 1 2 Baratte 1951, p. 8, 37-39.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Service historique de la Défense, « Dossier individuel "Mort en déportation - Seconde Guerre Mondiale" - Yvonne Baratte - cote AC 21 P 421016 - Décision ministérielle du 7 juin 1966 portant attribution du titre de déporté résistant » (consulté le ).
- ↑ Baratte 1951, p. 9-10, 44-47.
- ↑ « Figure de la résistance née à Cluny : Alfred Rosier », sur Cluny histoires d'Histoire (consulté le ).
- ↑ Observatoire de l'action humanitaire, « Comité International de la Croix Rouge - Historique 1940-1949 », sur observatoire-humanitaire.org (consulté le ).
- 1 2 Poulain 2009, p. 246.
- ↑ Klein 1973, p. 242.
- ↑ Croix-Rouge française 1948, p. 5 et 58.
- ↑ Baratte 1951, p. 10, 48-52.
- 1 2 « Les femmes du M.R.P. à l'Assemblée - Biographie de Marie-Hélène Lefaucheux », Forces nouvelles, no 42, , p. 2/6 (lire en ligne).
- ↑ Hostache 1958, p. 329.
- 1 2 3 Terrenoire 1946, p. 82, 83, 84.
- 1 2 de Thomassin de Montbel 1991, p. 89.
- ↑ Évelyne Diebolt, « Les femmes engagées dans le monde associatif et la naissance de l’État providence », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 53 « Protection et politiques sociales en Europe », , p. 23 (lire en ligne).
- ↑ Archives nationales de France, « Archives du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Prison de Fresnes - Témoignage de Geneviève Anthonioz née de Gaulle - cote 72AJ/288 (p.7 : mention d'Yvonne Baratte et de son œuvre de colis) », sur siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Réalités, parcours, représentations de femmes », Lunes, nos 6-9, , p. 47 (lire en ligne).
- ↑ Wahl 1984, p. 161.
- ↑ Collins Weitz 2002, p. 232, 405.
- ↑ de Causans 2000, p. 136, 137.
- 1 2 3 Bonnet 2013, p. 98-99.
- 1 2 Archives nationales de France, « Archives du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale - Organisation civile et militaire (OCM) - Cote OCM, IX (72AJ/68 Dossier n° 5) - pièce 2 - Témoignage de Marie-Hélène Lefaucheux, recueilli par Marie Granet - mention de l’Œuvre Sainte-Foy et d'Yvonne Baratte en p.5 sur 6. », sur siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Yagil 2010, p. 284.
- 1 2 Thibault 2006, p. 81, 99, 107.
- ↑ ADIR, « In Memoriam - Marie-Louise Messéan », Voix et visages (bulletin bimestriel), no 203, , vue 16 (mention d'Yvonne Baratte et de l’œuvre Sainte-Foy) (lire en ligne).
- ↑ ADIR, « Marie-Hélène Lefaucheux : son aide aux prisonniers politiques sous l'occupation allemande », Voix et visages (bulletin mensuel), no 94, , p. 5 (vue 21/39) (lire en ligne).
- ↑ Bowman et Newton 2015.
- ↑ Le Prat 2005, p. 10.
- 1 2 3 Mons 2025, p. 77.
- 1 2 Mons 2025, p. 63.
- ↑ Cointet 2018.
- ↑ Mezzasalma 2025, p. 59-79.
- ↑ Service historique de la Défense - Dossiers administratifs de résistantes et résistants (sous-série GR 16 P) - Dossier d'homologation résistant de Jacques Baratte - cote GR 16 P 31154
- ↑ Baratte 1951, p. 11.
- 1 2 3 4 5 6 7 Baratte 1951, p. 11-12.
- 1 2 3 4 5 Le Prat 2005, p. 10-11.
- 1 2 3 Dépôt central d'archives de la justice militaire (DCAJM), Procédure dite de l'"Affaire de la Gestapo de Paris - rue de la Pompe", clôturée par le jugement n° 1528/6700 rendu le 22 décembre 1952 par le tribunal militaire permanent de Paris, , Pièces E33 et 34/10, pièces E2 à E22/12.
- ↑ Picardie 2021, p. 109.
- ↑ de Causans 2000, p. 137.
- ↑ Son passage au siège de la Gestapo de la rue des Saussaies est incertain car mentionné par une seule source (ouvrage Âme et cendres). Il est cependant possible car une autre résistante, Jacqueline Bernard (1913-1998), ép. Ventre d'Auriol, arrêtée le même jour puis torturée par la même bande de la Gestapo de la rue de la Pompe, est passée par la Gestapo de la rue des Saussaies avant d'être internée à Fresnes comme Yvonne Baratte. Il est donc possible que les 2 résistantes aient suivi le même parcours.
- 1 2 Le Prat 2005, p. 11.
- ↑ Archives nationales de France, Fort de Romainville (93) - registre d'écrou tenu du 21 juin au 15 août 1944 - cote F/9/5578 : mention d'Yvonne Baratte née le 22/08/1910, entrée le 8 août 1944 en provenance de Paris, sortie le 15 août 1944. Mention manuscrite de son décès le 25 mars 1945 matin ajoutée ultérieurement..
- ↑ Picardie 2021, p. 117.
- ↑ Lapierre et Collins 1964, p. 62.
- ↑ Glass 2011, p. 394.
- 1 2 Pagniez 1946, p. 13.
- ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.264 parti de Paris le 15 août 1944 » (consulté le ).
- ↑ Picardie 2021, p. 128.
- ↑ Gousset 1980, p. 159.
- 1 2 (en) Arolsen Archives, « Torgau labour camp - 21/09/1944 » (consulté le ).
- 1 2 (en) Arolsen Archives, « Transfer list from women's camp Heeres-Muna, Torgau subcamp (female prisoners) - 26/10/1944 » (consulté le ).
- ↑ France Archives, « Listes de convois de déportation : « 57000 ». Train parti de Pantin le 15 août 1944, arrivé à Ravensbrück le 21 août 1944 ». » (consulté le ).
- ↑ « 15 août 1944 : Nanteuil-Saâcy, le dernier convoi" », sur Archives départementales de Seine-et-Marne (consulté le ).
- ↑ Amicale de Ravensbrück et ADIR 1965, p. 200, 237, 241, 246.
- ↑ de Granut 2013.
- ↑ Kocher 1947, p. 132.
- ↑ Nicole Le Prat, « En souvenir d'Yvonne », Voix et visages (bulletin bimestriel), ADIR, no 294, , p. 3 et 4 (vues 23 et 24/34) (lire en ligne).
- ↑ Le Prat 2005, p. 28-30.
- ↑ Eschenbach, Rahe et Hammermann 2021, p. 55, 62.
- ↑ Lagrée, Cholvy et Hilaire 1988, p. 1306-1308.
- ↑ André Rousseaux, « Les livres - Âmes de lumière », France Illustration, no 82, , p. 419 (lire en ligne).
- 1 2 Union féminine civique et sociale (France) - Section Afrique du Nord, « Françaises d'Afrique : organe de l'Union féminine, civique et sociale d'Afrique du Nord », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Terrenoire 1946, p. 111, 125.
- ↑ Kocher 1947, p. 127.
- ↑ Pagniez 1979, p. 136, 164, 178.
- ↑ Miscellanea Historiae Ecclesiasticae, vol. 9, Éditions Nauwelaerts, (lire en ligne), « La vie religieuse dans les camps de concentration allemands », p. 565.
- ↑ Prévotat 1998, p. 76.
- ↑ Cholvy 2002, p. 240.
- ↑ Pagniez 1946, p. 97-99, 110-117, 134, 183.
- ↑ Victor Giraud, « Yvonne Pagniez », Revue des Deux Mondes, , p. 275 (lire en ligne).
- 1 2 Pagniez 1949, chapitre 1.
- ↑ Dunin-Wąsowicz 1982, p. 361.
- 1 2 3 4 Baratte 1951, p. 13.
- ↑ Le Prat 2005, p. 16-17.
- ↑ (en) Arolsen Archives, « Personal file of Baratte, Yvonne, born on 22-Aug-1910, born in Paris » (consulté le ).
- ↑ (en) Arolsen Archives, « New arrivals to subcamp Torgau - 29/10/1944 and correction » (consulté le ).
- ↑ Le Prat 2005, p. 16.
- ↑ de Toulouse-Lautrec 1991, p. 184.
- ↑ Amicale de Ravensbrück et ADIR 1965, p. 234.
- ↑ Pagniez 1949, p. 9, 18, 19.
- ↑ Wormser-Migot 1985, p. 173.
- ↑ Bernardac 1993, p. 596.
- 1 2 3 Le Prat 2005, p. 17.
- ↑ Amicale de Ravensbrück et ADIR 1965, p. 200.
- 1 2 Terrenoire 1946, p. 125.
- ↑ Pagniez 1946, p. 157.
- 1 2 Baratte 1951, p. 14.
- ↑ Bernardac 1993, p. 600.
- 1 2 Le Prat 2005.
- ↑ Dufourcq 2015, p. 1107.
- 1 2 Baratte 1951, p. 15.
- ↑ Pagniez 1946, p. 193.
- ↑ Kocher 1947, p. 128.
- ↑ « Le Carnet du jour - annonce du décès d'Yvonne Baratte », Le Figaro, , p. 2 (lire en ligne).
- ↑ Musée de la Résistance et de la Déportation (Besançon) - fonds Germaine Tillion des déportées à Ravensbrück - fiches alphabétiques - 2 fiches Yvonne Baratte
- ↑ Picardie 2021, p. 152.
- ↑ Taittinger 1948, p. 145.
- ↑ Lapierre et Collins 1964, p. 98.
- ↑ Kuhlmann 2009.
- ↑ Le Crom 2013.
- ↑ « 11 juillet 1944 : l’arrestation à Paris d’Yvonne Baratte – Les guerres d'hier au jour le jour », (consulté le ).
- 1 2 Archives de Paris - registres du 16e arrondissement de Paris : acte de décès No 207 d'Yvonne Marie Louise Baratte du 25 mars 1945 transcrit à l'état-civil le 15 avril 1946 à la demande du Ministère des Anciens Combattants et victimes de la guerre - mention "Mort en déportation" apposée le 12 juillet 1988 (avis du Ministère des Anciens Combattants du 6 juillet 1988 suivant l'arrêté du 4 mai 1987) sur l'acte de décès.
- ↑ Parti social français, « L'activité du P.S.F. - Annonce d'une permanence d'Yvonne Baratte, auteur du recueil de chansons "Plein air" », Le Petit Journal, no 27919, , p. 4/8 (lire en ligne).
- ↑ Poulain et Poulain 2005, p. 23.
- 1 2 Archives nationales de France, « Acquisitions remarquables - Mémoire de la Résistance et de la Déportation : les dessins d'Yvonne Baratte », Mémoire d'avenir N°47, , p. 5/16 (lire en ligne).
- ↑ « Eglise de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces », La Construction moderne, vol. 71, , p. 16 (lire en ligne).
- 1 2 Journal officiel de la République française, Nomination Yvonne Baratte comme chevalier de la Légion d'honneur, avec attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec palme - décret du 21 mai 1946, JO du 7 juillet 1946.
- ↑ « Liste unique des décorés », sur archives.legiondhonneur.fr (consulté le ).
- ↑ « Liste unique des décorés », sur archives.legiondhonneur.fr (consulté le ).
- ↑ Ceux de la Libération-Vengeance, « La Croix-Rouge à l'honneur », Journal quotidien "La France Libre", no 1015, , p. 4/4 (lire en ligne).
- ↑ Journal officiel de la République française, « Attribution de la Médaille de la Résistance avec rosette à Yvonne Baratte - décret du 3 octobre 1946, JO du 13 octobre 1946 » (consulté le ).
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Yvonne Marie Louise Baratte - cote 102610 ».
- ↑ Journal officiel de la République française, « Nomination Yvonne Baratte comme chevalier de l'ordre de la Santé publique à titre posthume - décret du 9 juillet 1945, JO du 10 juillet 1945 » (consulté le ).
- 1 2 3 Mémorial GenWeb, « Fiche Yvonne Baratte » (consulté le ).
- ↑ Archives de Paris - registres du 16e arrondissement de Paris : acte de décès No 207 d'Yvonne Marie Louise Baratte du 25 mars 1945 transcrit à l'état-civil le 15 avril 1946 à la demande du Ministère des Anciens combattants et victimes de la guerre - mention "Mort pour la France" apposée le 5 juin 1946 (suivant l'avis du Ministère des Anciens combattants du 27 mai 1946) sur l'acte de décès.
- ↑ Journal officiel de la République française, « Ajout mention "Mort en déportation" sur l'acte de décès d'Yvonne Baratte - Arrêté du secrétaire d'État aux anciens combattants en date du 4 mai 1987, JO du 27 juin 1987 - Page 06964 » (consulté le ).
- ↑ « Expositions - Déportées à Ravensbrück, 1942-1945 » (consulté le ).
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Sinniva Sandoe » (consulté le ).
- ↑ Les Amis de la Fondation de la Résistance, « Fiche Sandoe Sunneva » (consulté le ).
- ↑ Sunny Sandoe, « Lettre du Danemark », Voix et Visages, no 54, , p. 12 (lire en ligne).
- ↑ « Biographie de déportés - Fiche Frederike Hornstein », sur Convoi 77.
- ↑ Baratte 1951, p. 61-62.
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Yvonne Marie Pagniez » (consulté le ).
- ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste des déportés du convoi I.264 parti le 15 août 1944 de la gare de Pantin » (consulté le ).
- ↑ Baratte 1951, p. 65-67.
- ↑ Ordre de la Libération, « Base Médaillés de la Résistance française - fiche Paule Reynaud née Chaumat » (consulté le ).
- ↑ Baratte 1951, p. 55-56.
- ↑ La Contemporaine (ex-BDIC) à Nanterre - Archives de l'ADIR (Association des Déportées et Internées Résistantes), « cote F° delta rés 797/IV/11 - Dossier 77 : divers témoignages - 31) Dossier sur Yvonne Baratte (photos, cartes, carnet, décompte des paquets déposés à Fresnes et au Cherche midi, support de la branche de sapin remis aux prisonniers pour l’hiver 1943). » (consulté le ).
- ↑ La Contemporaine (ex-BDIC) à Nanterre - Archives de l'ADIR (Association des Déportées et Internées Résistantes), « cote OBJ 3452/21/1-2 : Archives Yvonne Baratte (carnet avec le décompte des colis de nourriture déposés par l’Œuvre Sainte-Foy dans les prisons de Fresnes et du Cherche-Midi, mars-août 1944 ; objet sapin Noël 1943) ».
- ↑ « Calames », sur calames.abes.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par :
- Service historique de la Défense (AC 21 P 421016, 530435)
- Archives nationales (72AJ/3645)
- La Contemporaine (F/DELTA//RES/0797/51, OBJ 3452/21/1-2)
- Ressource relative aux militaires :