Centre national des indépendants et paysans
Le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), fondé en janvier 1949 sous le nom de Centre national des indépendants (CNI), est un parti politique français classé à droite de l’échiquier politique. En 1951, le CNI absorbe le Parti paysan d'union sociale (PPUS) de Paul Antier et intègre ensuite le Parti républicain de la liberté (PRL) et l’Action républicaine et sociale (ARS).
| Centre national des indépendants et paysans | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Bruno North |
| Fondation | |
| Fusion de | PPUS (1951) PRL (1951) ARS (1954) AD (1954) |
| Scission dans | PPUS (1957) RI (1962) |
| Siège | 6, rue Quentin-Bauchart 75008 Paris (1949-2017) 8, rue de Moscou 75008 Paris (2017-2022), 47, boulevard de Courcelles 75008 Paris (depuis 2022) |
| Mouvement de jeunesse | Jeunes indépendants et paysans |
| Positionnement | Actuel : Droite[1],[2] à extrême droite Historique : Centre droit à droite |
| Idéologie | Actuelle : Conservatisme[1] Euroscepticisme[3] Historique : Libéral-conservatisme Agrarisme Anticommunisme |
| Affiliation nationale | LDI (1997) LAF (2019) |
| Couleurs | Bleu, blanc et rouge |
| Site web | cnip.fr |
| Représentation | |
| Conseillers régionaux | |
| Conseillers départementaux | |
| Maires de communes de plus de 30 000 habitants | |
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Successeur de l’Alliance démocratique, parti très important sous la Troisième République durant les années 1930, c'est l'un des piliers de la vie politique de la Quatrième République (1946-1958). Ses figures principales sont René Coty, président de la République de janvier 1954 à janvier 1959, Paul Reynaud et Antoine Pinay, qui ont tous deux été présidents du Conseil.
Le CNIP entend à l'origine réunir les courants de la droite non-gaulliste, conservatrice et libérale, hostile au dirigisme des partis de gauche (PCF et SFIO) ou du centre (MRP).
Après avoir soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958, il rompt avec lui en 1962, provoquant la scission des Républicains indépendants autour de Valéry Giscard d'Estaing. Il s'ensuit un déclin du parti au début des années 1980, qui noue des alliances avec des partis de droite et du centre droit et tente également à plusieurs reprises d'être la passerelle entre la droite et l'extrême droite.[pas clair]
En , lors de son Comité Directeur électif, Bruno North a été réélu Président du Mouvement. Il est accompagné dans son mandat par James Rolland élu Secrétaire Général du parti.
Histoire
modifierOrigines
modifierL'initiateur : Roger Duchet, sénateur-maire de Beaune
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Le CNI est créé à l'initiative de Roger Duchet (1904-1981), sénateur-maire de Beaune. Celui-ci, membre du Parti radical avant la Seconde Guerre mondiale[4], a d'abord été maréchaliste et vichyste après le coup d'état du 10 juillet 1940, mais il a adhéré au Front national, satellite du Parti communiste, à la fin de la guerre. Destitué de son mandat en 1944 par le comité local de Libération, il n'est cependant pas sanctionné par la commission d'épuration du départementale[4], .
Rompant avec les radicaux après la guerre, il se présente en 1946 comme indépendant aux élections sénatoriales et devient secrétaire d'un nouveau groupe, réunissant les sénateurs élus sous la même étiquette que lui au Conseil de la République, qu'il entreprend de rapprocher de celui qui s'est formé à l'Assemblée nationale.
Le Centre national des républicains indépendants (1948-1949)
modifierL'annonce de la création du « centre national des Républicains indépendants » (CNRI) est faite par communiqué de presse le [4], dans la perspective des élections sénatoriales de novembre[5]. Les fondateurs[Qui ?] le présentent comme la réunion de « ceux qui entendent conserver leur liberté de vote et ne pas se soumettre à la rigide discipline des partis »[4]. Toutefois, le centre national exercera des fonctions partisanes en accordant des investitures à des candidats et en arbitrant les divergences entre ses membres.
Pour les élections sénatoriales du 7 novembre 1948, le CNRI s'allie au Rassemblement des gauches républicaines (RGR) et parvient à plus que doubler son nombre de sièges, passant de 21 à 44,
Par ailleurs, le PRL a dix élus et les Paysans seize. Cependant, les sénateurs du futur CNI continuent à siéger dans des groupes différents : Parti républicain de la liberté (PRL, 1948-1952), les Républicains indépendants (RI) et le Centre républicain d'action paysanne et sociale (CRAPS)[5].
Fondation du CNI (janvier 1949)
modifierDébut , Roger Duchet organise un repas au restaurant La Rôtisserie de la reine Pédauque avec Robert Sérot, Marcel Roclore, Georges Pernot, René Coty et Jean Boivin-Champeaux, lors duquel est débattu la forme que pourrait prendre une structure politique prolongeant l'initiative prise en juillet et couronnée de succès aux élections de novembre[4]. Alors que certains défendent la relance de la Fédération républicaine de la Troisième République, les participants s'accordent finalement pour confirmer et renforcer le « centre national » avec à sa tête Roger Duchet en tant que secrétaire général[4].
Les statuts du Centre national des indépendants (CNI) sont déposés le [4] et publiés le au J.O. par les sénateurs Roger Duchet, René Coty et Jean Boivin-Champeaux[6].
L'objectif politique de ce parti est de concurrencer le MRP, centristes et démocrates chrétiens, et de contenir l'émergence du RPF fondé en 1947 par le général de Gaulle. Il s'agit de proposer une offre politique de droite modérée refusant de participer à des coalitions avec la SFIO (à la différence du MRP)[4], a fortiori avec le PCF (mais celui-ci a été évincé du gouvernement par la SFIO et le MRP en 1947).
Le CNI peut compter dès sa création sur un groupe républicain indépendant à l'Assemblée nationale comme au Conseil de la République, tous deux en place depuis plusieurs années. Le parti entend également rassembler les élus de petites formations parlementaires comme le Parti républicain de la liberté et les autres tendances des républicains modérés.
Comme le PRL, il a « fait dans l'ensemble un discret mais excellent accueil aux anciens vichystes »[7] notamment «Jacques Bardoux, Jean de Broglie, Henri Caillemer, Jean Chamant, Marcelle Devaud, Henri Dorgères, Jacques Isorni, Camille Laurens, Jacques Le Roy Ladurie, Eugène Pébellier, Emmanuel Temple ou François Valentin ».
Fondation du CNIP (1951) et unification de la droite (1951-1956)
modifierLe , le CNI devient le Centre national des indépendants et des paysans (CNIP) après l'absorption du Parti paysan d'union sociale (PPUS) de Paul Antier[8].
Le CNIP fédère dès lors plusieurs composantes représentées dans son comité directeur : le Centre national des Républicains indépendants (CNRI), le PPUS et l'Union des indépendants (UDI) de Raymond Marcellin auxquelles s'ajouteront en 1954 l'IARS issue du RPF (cf. infra) et l'Alliance démocratique (AD) de Pierre-Étienne Flandin.
Avec 14 % des suffrages aux élections de 1951, et après avoir réussi à fusionner en son sein toutes les tendances modérées de la droite, le CNIP souhaite un groupe parlementaire unique autour de l'historique groupe parlementaire des Républicains indépendants.
Mais une partie de ses membres, notamment les ex-PRL, continuent à siéger au sein du groupe Centre républicain d'action paysanne et sociale et des démocrates indépendants (CRAPS) qui persiste jusqu'à sa fusion avec les RI en 1956 dans le groupe IPAS.
Le CNIP parvient alors à faire cohabiter en son sein des hommes dont les trajectoires sous l'occupation avaient été divergentes. Ainsi, il accueille dans son groupe parlementaire Jacques Isorni, ancien résistant, mais aussi ancien avocat du maréchal Pétain en 1945. Antoine Pinay, brièvement membre du Conseil national du régime de Vichy, et Joseph Laniel, résistant historique, membre du CNR, mais très tôt partisan d'une amnistie effaçant des condamnations de la période dite d'épuration, deviennent présidents du Conseil.
Le CNIP sous la Quatrième République
modifierUn parti de gouvernement
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Le CNIP est présent au gouvernement dès la première législature de la Quatrième République (1946-1951), mais joue un rôle central au cours de la deuxième (1951-1955), en devenant après les élections de 1951 le premier groupe parlementaire avec l'appoint des 27 députés ARS (dissidents du RPF) qui ont voté l’investiture d'Antoine Pinay en .
Antoine Pinay est président du Conseil de mars 1952 à janvier 1953 et Joseph Laniel de juin 1953 à juin 1954.
René Coty est élu président de la République en décembre 1953 (mandat de janvier 1954 à janvier 1958).
En 1953, Antoine Pinay est élu président d'honneur du CNIP. En 1954, le CNIP tient son premier « congrès » qui se substitue aux « journées nationales d'études » organisées depuis sa création[5].

Anti-communiste, conservateur sur le plan social et libéral sur le plan économique, le CNIP est alors largement financé par le patronat et les lobbies agricoles ou coloniaux[9]. En politique étrangère, la majorité des indépendants est plutôt favorable à l'intégration européenne et à l'alliance atlantique ce qui les rapproche du MRP.
En ce qui concerne l'insurrection algérienne commencée en novembre 1954, le CNIP est partisan de l'Algérie française, mais à cette époque, c'est le cas de la plupart des hommes politiques français.
| Année | Gouvernement | Ministre | Fonctions | Affiliation politique |
|---|---|---|---|---|
| 1946 | 28 novembre 1946 : Début de la Ire législature | |||
| 3 décembre 1946 : Élection de Vincent Auriol (SFIO) à la présidence de la République (entre en fonction le 16/01/1947) | ||||
| NB : Le gouvernement de Léon Blum est exclusivement composé de membres de la SFIO | ||||
| 1947 | Ramadier I | Marcel Roclore | ministre d'État | RI |
| Louis Jacquinot | ministre de la Marine | RI | ||
| Ramadier II | Marcel Roclore | ministre de l'Agriculture | RI | |
| 1947-1948 | Schuman I | René Coty | ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme | RI |
| Yvon Coudé du Foresto | sous-secrétaire d’État à l’Agriculture | RI | ||
| Jean Moreau | sous-secrétaire d’État à l’Industrie et au Commerce | PRL | ||
| 1948 | Marie | Paul Reynaud | ministre des Finances et des Affaires économiques | RI |
| René Coty | ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme | RI | ||
| Maurice Petsche | secrétaire d'État aux Finances | RASP | ||
| Joseph Laniel | secrétaire d'État aux Finances et aux Affaires économiques | PRL | ||
| Yvon Coudé du Foresto | secrétaire d'État au Ravitaillemant | RI | ||
| Schuman II | René Coty | ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme | RI | |
| Yvon Coudé du Foresto | secrétaire d'État au Ravitaillemant | RI | ||
| 1948-1949 | Queuille I | Robert Bétolaud | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNI |
| Maurice Petsche | secrétaire d'État aux Finances | CNI | ||
| Antoine Pinay | secrétaire d’État aux Affaires économiques | CNI | ||
| Raymond Marcellin | secrétaire d’État à l’Intérieur | CNI | ||
| Jean Moreau | secrétaire d’État aux Forces armées | CNI | ||
| Robert Bruyneel | sous-secrétaire d’État à la vice-présidence du Conseil | PRL | ||
| 1949-1950 | Bidault II | Maurice Petsche | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNI |
| Louis Jacquinot | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNI | ||
| Raymond Marcellin | sous-secrétaire à l'Industrie et au Commerce | CNI | ||
| Paul Ribeyre | sous-secrétaire d'État à la Santé publique et à la Population | Parti paysan | ||
| 1950 | Bidault III | Maurice Petsche | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNI |
| Jacques Chastellain | ministre des Travaux publics et des Transports et Tourisme | CNI | ||
| Louis Jacquinot | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNI | ||
| Raymond Marcellin | sous-secrétaire à l'Industrie et au Commerce | CNI | ||
| Queuille II | Paul Reynaud | ministre d'État chargé des relations avec les États associés et des Affaires d'Extrême-Orient | CNI | |
| Maurice Petsche | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNI | ||
| Louis Jacquinot | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNI | ||
| Pierre Montel | secrétaire d'État aux Forces armées (guerre) | PRL | ||
| Paul Antier | secrétaire d'État à l'Agriculture | Parti paysan | ||
| 1950-1951 | Pleven I | Maurice Petsche | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNI |
| Antoine Pinay | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNI | ||
| Louis Jacquinot | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNI | ||
| Paul Antier | secrétaire d'État à l'Agriculture | Parti paysan | ||
| 1951 | Queuille III | Maurice Petsche | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNIP |
| Antoine Pinay | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Paul Antier | secrétaire d'État à l'Agriculture | CNIP | ||
| 5 juillet 1951 : Début de la IIe législature | ||||
| 1951-1952 | Pleven II | Maurice Petsche | ministre d'État | CNIP |
| Joseph Laniel | ministre d'État | CNIP | ||
| Pierre Courant | ministre du Budget | CNIP | ||
| Antoine Pinay | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNIP | ||
| Camille Laurens | secrétaire d'État puis ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre de la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| Emmanuel Temple | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Paul Ribeyre | ministre de la Santé publique et de la Population | CNIP | ||
| Roger Duchet | secrétaire d'État aux Travaux publics puis ministre des PTT | CNIP | ||
| Robert Bruyneel | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Pierre Montel | secrétaire d'État à l'Air | CNIP | ||
| 1952 | Faure I | Joseph Laniel | ministre d'État | CNIP |
| Pierre Courant | ministre du Budget | CNIP | ||
| Antoine Pinay | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNIP | ||
| Camille Laurens | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre de la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| Emmanuel Temple | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Paul Ribeyre | ministre de la Santé publique et de la Population | CNIP | ||
| Roger Duchet | ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones | CNIP | ||
| Raymond Marcellin | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Pierre Montel | secrétaire d'État à l'Air | CNIP | ||
| Jean Sourbet | secrétaire d'État à l'Agriculture | CNIP | ||
| Pinay | Antoine Pinay | président du Conseil
et ministre des Finances et des Affaires économiques |
CNIP | |
| Camille Laurens | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Pierre Garet | ministre du Travail et de la Sécurité sociale | CNIP | ||
| Emmanuel Temple | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Roger Duchet | ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones | CNIP | ||
| Raymond Marcellin | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| Guy Petit | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| Jean Moreau | secrétaire d'État au Budget | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Pierre Montel | secrétaire d'État à l'Air | CNIP | ||
| 1953 | Mayer | Paul Ribeyre
puis Guy Petit |
ministre du Commerce | CNIP |
| Camille Laurens | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre de la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| Pierre Courant | ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme | CNIP | ||
| Henry Bergasse | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| André Boutemy
puis Paul Ribeyre |
ministre de la Santé publique et de la Population | CNIP | ||
| Roger Duchet | ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Pierre Montel | secrétaire d'État à l'Air | CNIP | ||
| Jules Ramarony | secrétaire d'État à la Marine marchande | CNIP | ||
| 1953-1954 | Laniel I | Joseph Laniel | président du Conseil | CNIP |
| Paul Reynaud | vice-président du Conseil | CNIP | ||
| Paul Ribeyre | ministre de la Justice | CNIP | ||
| Jacques Chastellain | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre de la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| André Mutter | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Pierre Ferri | ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Louis-Winde Christiaens | secrétaire d'État aux Forces armées et à l'Air | CNIP | ||
| Jules Ramarony | secrétaire d'État à la Marine marchande | CNIP | ||
| Philippe Olmi | secrétaire d'État à l'Agriculture | CNIP | ||
| François Schleiter | secrétaire d'État à la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| 1954 | 16 janvier 1954 : début du mandat de René Coty (CNIP) à la présidence de la République | |||
| Laniel II | Joseph Laniel | président du Conseil | CNIP | |
| Paul Reynaud | vice-président du Conseil | CNIP | ||
| Paul Ribeyre | ministre de la Justice | CNIP | ||
| Jacques Chastellain | ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme | CNIP | ||
| Louis Jacquinot | ministre de la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| André Mutter | ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre | CNIP | ||
| Pierre Ferri | ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones | CNIP | ||
| Édouard Frédéric-Dupont | ministre chargé des Relations avec les pays associés | CNIP | ||
| Jacques Gavini | secrétaire d'État à la Marine | CNIP | ||
| Louis-Winde Christiaens | secrétaire d'État aux Forces armées et à l'Air | CNIP | ||
| Jules Ramarony | secrétaire d'État à la Marine marchande | CNIP | ||
| Philippe Olmi | secrétaire d'État à l'Agriculture | CNIP | ||
| François Schleiter | secrétaire d'État à la France d'Outre-mer | CNIP | ||
| 1954-1955 | Mendès France | Jean Michel Guérin du Boscq de Beaumont | ministre d'État | CNIP |
| André Bettencourt | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| André Moynet | secrétaire d'État à la présidence du Conseil | CNIP | ||
| Jean-Michel Guérin de Beaumont
puis Roland de Moustier |
secrétaire d'État aux Affaires étrangères | CNIP | ||
| Philippe Monin | secrétaire d'État au Commerce | CNIP | ||
| Jean Raffarin | secrétaire d'État à l'Agriculture | CNIP | ||
| 1955-1956 | Faure II | Antoine Pinay | ministre des Affaires étrangères | CNIP |
| Roger Duchet | ministre de la Reconstruction et du Logement | CNIP | ||
| Jean Chamant | secrétaire d'État aux Affaires étrangères | CNIP | ||
| Jean Crouzier | secrétaire d'État à la Défense nationale et aux Forces armées | CNIP | ||
| 1956 | 16 janvier 1956 : début de la IIIe législature | |||
| 1956-1957 | NB : en 1957, aucun ministre CNIP au sein des gouvernements Guy Mollet et Maurice Bourgès-Maunoury | |||
| (Pinay nommé le 17/10, chute avec son gouvernement, non investi le 18/10) | Antoine Pinay | président du Conseil | CNIP | |
| 1957-1958 | Gaillard | Paul Ribeyre | ministre de l'Industrie et du Commerce | CNIP |
| Roland Boscary-Monsservin | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Raymond Marcellin | secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Réforme administrative | CNIP | ||
| Louis-Winde Christiaens | secrétaire d'État aux Forces armées (Air) | CNIP | ||
| François Schleiter | secrétaire d'État au Commerce | CNIP | ||
| 1958 | Pflimlin | André Mutter | ministre de l'Algérie | CNIP |
| Paul Ribeyre | ministre de l'Industrie et du Commerce | CNIP | ||
| Roland Boscary-Monsservin | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Pierre Garet | ministre de la Reconstruction et du Logement | CNIP | ||
| de Gaulle III | Louis Jacquinot | ministre d'État | CNIP | |
| Antoine Pinay | ministre des Finances,
puis ministre des Finances et des Affaires économiques |
CNIP | ||
| Roger Houdet | ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
Retour à l'opposition (1956-1958)
modifierAprès les élections de 1956, le CNIP dispose de 95 députés, désormais réunis dans le groupe des Indépendants et paysans d'action sociale (IPAS)[5] et devient un parti d'opposition face au Front républicain réunissant les socialistes (Guy Mollet) et les radicaux (Pierre Mendès France).
Le CNIP au début de la Cinquième République (1958-1962)
modifierLe CNIP et le retour du général de Gaulle
modifierLors de la crise de mai 1958, initié par la création à Alger d'un Comité de salut public présidé par le général Massu (13 mai 1958), le CNIP favorise le retour au pouvoir du général de Gaulle, malgré les réticences initiales de Roger Duchet. Il contribue notamment à la chute du gouvernement Pflimlin (l'adversaire du Comité d'Alger) en se retirant à la fin de , permettant à Charles de Gaulle de devenir président du Conseil, puis de promouvoir une nouvelle constitution, fondement de la Cinquième République, actée par referendum à la fin de 1958. Le général devient président de la République en janvier 1959.
Le CNIP obtient 117 sièges (13,7 % des suffrages) aux élections législatives de novembre 1958, sous l'appellation Indépendants et paysans d'action sociale (IPAS), devenant la principale formation de la majorité présidentielle après l'Union pour la nouvelle République (UNR).
Au sein du groupe siègent notamment Valéry Giscard d’Estaing et Jean-Marie Le Pen[10].
Dans un gouvernement dirigé par Michel Debré, Antoine Pinay, ministre des Finances, réussit la réforme monétaire de , marquée par la création du nouveau franc (1 franc de 1960 = 100 francs de 1959).

| Année | Gouvernement | Ministre | Fonctions | Affiliation politique |
|---|---|---|---|---|
| 1958 | 9 décembre 1958 : Début de la Ire législature | |||
| 1959-1962 | Debré | Louis Jacquinot | ministre d'État
puis ministre d'État chargé du Sahara, des Territoires et départements d'outre-mer (à partir du 24 août 1961) |
CNIP |
| Antoine Pinay
(démission le 13 janvier 1960) (à partir du 18 janvier 1962) |
ministre des Finances et des Affaires économiques | CNIP | ||
| Roger Houdet
(8 janvier - 28 mai 1959) puis Henri Rochereau (28 mai 1959 – 24 août 1961) |
ministre de l'Agriculture | CNIP | ||
| Max Fléchet
(démission le 19 janvier 1960) |
secrétaire d’État aux Affaires économiques (jusqu'au 17 novembre 1959)puis secrétaire d’État aux Affaires économiques extérieures | CNIP | ||
| Valéry Giscard d'Estaing | secrétaire d'État aux Finances (jusqu'au 18 janvier 1962) | CNIP | ||
| Jean de Broglie
(à partir du 24 août 1961) |
secrétaire d'État, chargé du Sahara, des départements et territoires d'outre-mer | CNIP | ||
| 1962 | Pompidou I | Louis Jacquinot | ministre d'État chargé du Départements d'outre-mer | CNIP |
| Valéry Giscard d'Estaing | ministre des Finances et des Affaires économiques | CNIP | ||
| Raymond Marcellin
(à partir du 15 mai 1962) |
ministre de la Santé publique et de la Population | CNIP | ||
| Jean de Broglie | secrétaire d'État chargé de la Fonction publique | CNIP | ||
| 5 octobre 1962 : vote de la censure du gouvernement par l'Assemblée nationale, dissoute par le président de la République le 10 octobre | ||||
| 18 et 25 novembre 1962 . élections législatives. Les CNIP soutenant le président de la République fondent le groupe des Républicains indépendants. | ||||
| 1962-1966 | Pompidou II | Valéry Giscard d'Estaing | ministre des Finances et des Affaires économiques | RI |
| Raymond Marcellin | ministre de la Santé publique et de la Population | RI | ||
| Jean de Broglie | secrétaire d'État chargé des Affaires algériennes | RI | ||
| 1966 | Le 1er juin 1966, le Comité d'études et de liaison des RI rompt définitivement avec le CNIP en se constituant en parti politique « Fédération nationale des républicains indépendants » | |||
Un fort ancrage territorial
modifierEn 1959, le CNIP contrôle l'exécutif de 29 des 90 présidences de conseils généraux, du quart des villes préfectures dont Paris, Montpellier, Metz, Dijon, Nantes, Pau, Rouen, Vichy, Troyes, Versailles ainsi que de villes comme Beaune, Saint-Chamond, Lourdes ou Verdun[4].
Causes de la rupture avec le général de Gaulle
modifierSelon Laurent de Boissieu[10], la rupture entre les indépendants et les gaullistes se fonde principalement sur trois points : l'Algérie française, le libéralisme économique[11] et les institutions.
Sur le plan économique, la politique libérale souhaitée par les indépendants se heurterait à l’interventionnisme gaulliste. Pinay quitte le gouvernement Debré en [10].
Concernant la question de l'Algérie, le CNIP est confronté à l'evolution du général de Gaulle, qui, le 16 septembre 1959, envisage pour la première fois l'autodétermination de l'Algérie : par un referendum les habitants de l'Algérie et les habitants de la métropole devront choisir entre le maintien de l'Algérie dans la République française, l'association entre l'Algérie et la France et l'indépendance de l'Algérie.
Le parti ne donne cependant pas de consignes de vote pour les référendums de janvier 1961 et d'avril 1962[6],[10].
En 1960, deux motions présentées au Congrès national du parti s'opposent sur la question algérienne[12], la première pour le maintien de l'Algérie au sein de la République française et contre l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination, présentée par Henry Bergasse, Raymond Pinchard et François Valentin, la seconde, favorable à l'application du processus d'autodétermination permettant aux habitants de l'Algérie de choisir entre leur intégration totale à la République, l'association et l'indépendance, défendue par Raymond Mondon, Aimé Paquet, Jean de Broglie et Pierre Courant.
Ces oppositions s'atténuent durant l'année 1961 et conduisent lors du congrès du parti de 1962, à l'adoption unanime d'une motion s'opposant à la politique algérienne du président de la République. Cependant, en , Jean de Broglie, secrétaire d'État, est l'un des négociateurs et signataires des accords d'Évian.
La rupture (5 octobre 1962) et le désastre électoral de 1962
modifierFinalement, le , 109 députés CNIP sur 121[13] votent la censure contre le gouvernement Pompidou en raison du référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel direct. Une partie d'entre eux étaient pourtant réputés favorables au gouvernement[12]. Les indépendants se séparent ainsi de la majorité et font tomber le gouvernement. Le président de la République dissout alors l'Assemblée nationale, provoquant les législatives de 1962.
Le CNIP investit 101 députés sortants aux sans chercher à sanctionner les minoritaires favorables au gouvernement[12].
Cependant, le , 24 députés CNIP[13] réunis autour des trois ministres du parti, annoncent qu'ils le quittent afin de rester dans la majorité aux côtés des gaullistes. Entre les deux tours, ils annoncent la création d'un « rassemblement des républicains indépendants »[12].
Sur le plan électoral, le CNIP subit un revers important : 9,6 % (-4,1) des suffrages au premiere tour (– 7,3 % (-6,4) hors futurs RI).
29 des candidats qu'il a investi sont élus au second tour, dont seulement quatre nouveaux[12] (perte de 103 sièges). L'électorat de droite modérée du CNIP s'est massivement porté sur les candidats gaullistes[12].
La scission des Républicains indépendants
modifier17 députés CNIP participent à la fondation du groupe des Républicains indépendants autour de Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Mondon, Louis Jacquinot, Jean de Broglie et Raymond Marcellin, favorables à la réforme constitutionnelle et à la poursuite de l’alliance avec les gaullistes de l'UNR-UDT. Le groupe IPAS du CNIP disparaît, les quelques députés indépendants ne ralliant par les RI ayant fait le choix de siéger dans d'autres groupes ou en tant que non-inscrits[12].
Cependant, VGE échoue à convaincre ses collègues députés à fonder un parti politique prolongeant le groupe RI et à rallier les sénateurs indépendants auxquels il avait écrit en [12]. Parallèlement, Antoine Pinay réaffirme début 1963 sa fidélité au CNIP, soutient sa relance et le rapprochement avec les centristes engagé par Pierre Baudis (député CNIP resté fidèle au parti et ayant privilégié le groupe du Centre démocratique à l'Assemblée Nationale) en avril avec la création d'un « Comité de liaison des démocrates » avec des représentants du MRP et du Parti radical[12].
Sous la Cinquième République de 1962 à 1996
modifierRenoncement de Pinay lors de l'élection présidentielles de 1965
modifierEn 1965, Antoine Pinay est pressenti pour être candidat fédérateur de la droite non gaulliste à la présidentielle, mais y aurait renoncé pour éviter d'être impliqué dans l'affaire des ballets roses ou que soient révélés ses liens avec le réseau Gehlen. Le CNIP apporte son soutien à Jean Lecanuet[14] mais l'électorat potentiel de Pinay se partage aussi entre Tixier-Vignancourt (dont Raymond Bourgine qui participera à la fondation de l'Alliance républicaine pour les libertés et le progrès) et de Gaulle (soutenu par les Républicains indépendants).
En 1966, le CNIP participe à la création, avec les membres du MRP et des radicaux, du Centre démocrate (CD), lancé par Jean Lecanuet après le succès de sa campagne présidentielle de 1965. La même année, n'ayant pas été reconduit au sein du gouvernement, VGE structure les Républicains indépendants en parti politique (FNRI). Le CNIP quitte le CD dès 1967[13]. Pour les législatives de 1967 et 1968, le CNIP ne constitue qu'une force mineure au sein du groupe parlementaire de Progrès et démocratie moderne.
Marginalisation et écartèlement entre RPR et UDF
modifierDès lors, le parti ne joue plus de rôle significatif et se retrouve à la marge, qui plus est constamment divisés entre partisans d'une alliance avec les partis gaullistes, ceux privilégiant l'union avec les giscardiens et ceux cherchant une troisième voie avec les centristes (qui seront concomitamment eux-mêmes alliés des gaullistes puis des giscardiens). De fait, les indépendants n'ont ensuite plus qu’un rôle d’appoint aux formations politiques dominant la droite et le centre-droit (UDR, RPR, UDF…)
En 1979, le parti se divise lors des élections européennes entre la liste « Union de défense interprofessionnelle pour une France indépendante dans une Europe solidaire » menée par l'un de ses membres, Philippe Malaud et soutenu par Pierre Poujade et l'UDCA, la liste « Union pour la France en Europe » menée par Simone Veil sur laquelle sera élu Olivier d'Ormesson et celle du RPR de Jacques Chirac où figurent deux candidats CNIP (Michel Junot et Magdeleine Anglade)[13].
En 1980, le parti n'a plus de positionnement lisible, ses dix députés élus en 1978 siégeant aussi bien aux côtés des giscardiens (4), des chiraquiens (2) qu'en tant que non inscrits (4)[13],[15]. Au Sénat, son groupe « Républicains indépendants et d'action sociale », passant de 16 à 12 membres, ne peut être maintenu après les élections sénatoriales de septembre[15]. Son secrétaire général, Maurice Ligot, ancien ministre des gouvernements de Raymond Barre, évoque « un désastre » et estime le parti « en crise »[15].
En 1981, une majorité du CNIP soutient la candidature de Jacques Chirac, une minorité celle de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle. Aux élections législatives, le parti voit élire cinq de ses membres, deux siégeant au groupe UDF, deux au sein de celui du RPR. Maurice Ligot est exclu du parti et rejoint pleinement l'UDF dans le groupe de laquelle il siégeait déjà[13].
Une passerelle entre le Front national et la droite (1980-1987)
modifierLa première tentative pour faire du CNIP la « passerelle »[10] entre la droite parlementaire et le Front national (fondé en 1972) suit son émergence électorale au début des années 1980.
En 1980, Philippe Malaud, ancien ministre RI rallié au CNIP en 1976[13], prend la présidence du parti et défend par la suite une ligne « pas d'ennemis à droite » positionnant le parti en allié potentiel tant du duopole RPR-UDF que du FN de Jean-Marie Le Pen. Des personnalités en dissidence du Parti des forces nouvelles (formation d'extrême droite néofasciste issue d'Ordre nouveau), comme Hervé Novelli ou Alain Robert, fondateur du FN, rejoignent le CNIP en 1981[10]. Cependant, des membres du CNIP, comme Olivier d'Ormesson en 1984, le quitteront également pour rejoindre le FN.
Cette stratégie n'est néanmoins pas une exclusivité du CNIP. De 1985 à 1988, le Front national a noué des alliances (voir article détaillé) ou soutenu plusieurs élus ou candidats de la droite et du centre membres du RPR ou de l'UDF. La position d'ouverture au FN ne vaudra d'ailleurs pas au CNIP d'être ostracisé par les autres partis de droite qui concluent avec lui une alliance en vue des législatives de 1986.
Cela se traduit aux législatives de 1986 par la présence de membres du CNIP sur les listes d'unions RPR-UDF (3 seront élus) et par la constitution de listes communes CNIP-FN dans trois départements (Paris, l'Essonne et le Val-d'Oise), grâce auxquelles le parti obtiendra 3 autres élus. Cette stratégie est contestée par plusieurs indépendants, comme Raymond Bourgine, Jean Kiffer et Michel Junot, qui quittent le mouvement. Une partie fondera l'Union nationale indépendante de la République (UNIR). Le secrétaire général du mouvement, Yvon Briant, membre du RPR qui a rejoint le CNIP après les municipales de 1983, illustre cette transition de la droite vers l'extrême droite en étant élu député sur une liste « Front national-Rassemblement national » mais aussi la brièveté de cette période, en ce qu'il ne siégera que quelques mois au sein du groupe parlementaire FN avant d'en être exclu ().
En 1987, à la suite des propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le parti se divise à nouveau sur sa stratégie. Philippe Malaud quitte le CNIP et fonde l'éphémère Fédération nationale des indépendants (FNI) pour maintenir sa ligne d'ouverture à l'extrême droite. Jacques Féron, maire du 19e arrondissement de Paris depuis 1983, allié au RPR, lui succède à la tête du CNIP avec le soutien d'Yvon Briant. Cependant, le CNIP restera un lieu de transition, principalement en sens inverse, du FN vers la droite traditionnelle.
Dans la mouvance du RPR et de l'UDF (1988-1996)
modifierEn 1988, le CNIP obtient deux élus aux législatives, François d'Harcourt et Édouard Frédéric-Dupont, avec le soutien du RPR et de l'UDF. Pour les élections européennes de juin 1989, le CNIP prend part à la liste RPR-UDF menée par Valéry Giscard d'Estaing, Yvon Briant est élu député européen et prend la présidence du parti. En 1989, Olivier d'Ormesson (parti du FN dès 1987) revient au CNIP avec plusieurs membres du FN qui l'ont quitté en 1988 à la suite du calembour « Durafour-crématoire ». Enfin, en 1992, Philippe Malaud et les membres de la FNI font leur retour au sein du CNIP.
À la suite du décès d'Yvon Briant, Jean-Antoine Giansily, militant au CNIP depuis 1978, ancien membre du Club de l'horloge mais qui s'était opposé aux alliances avec le FN en 1987, lui succède. Il entend repositionner le CNIP au centre-droit de l'échiquier politique.
Depuis 1996
modifierÉchec de La Droite indépendante (1997)
modifierEn 1996, Olivier d'Ormesson devient président du CNIP et engage un rapprochement avec le MPF de Philippe de Villiers. Jean-Antoine Giansily quitte le CNIP et fonde fonde le « Mouvement des indépendants pour la majorité présidentielle » avant de rejoindre le RPR[13].
L'alliance CNI-MPF se traduit par des candidatures communes aux élections législatives de 1997, sous l'étiquette La Droite indépendante (LDI), dont 90 membres du CNIP[16]. Aucun candidat du CNIP n'est élu, malgré le soutien apporté par le Front national au sortant CNIP Lucien Brenot en Côte-d'Or[10].
En 1998, le CNIP change à nouveau de direction nationale (Jean Perrin devient président et Annick du Roscoät secrétaire générale) et fusionne avec deux petites formations : le Parti pour la liberté (droite libérale-conservatrice) et le Parti national républicain (d'extrême droite, fondé par Roland Hélie, Jean-François Touzé) sans toutefois changer de nom. Il revient cependant à des alliances classiques avec la droite pour les régionales.
En 1999, Gérard Bourgoin, maire de Chailley et conseiller général de l'Yonne et industriel surnommé le « roi du poulet »[17] est élu président du CNIP, fonction qu'il quittera l'année suivante, durant laquelle son groupe déposera par ailleurs son bilan et sera démantelé[18]. Annick du Roscoät, qui s'est engagée au CNIP dans le sillage de Raymond Bourgine, lui succ̠ède à la présidence du CNIP.
Intégration à l'UMP (2002-2008)
modifierSans représentation parlementaire (aucun élu aux législatives de 2002) et sans personnalité d'envergure nationale, le parti intègre l'UMP, comme personne morale associée, lors de sa fondation en 2002. Annick du Roscoät est candidate sur la liste UMP aux élections européennes de 2004[19]. Le CNIP retrouve alors une relative attractivité avec l'arrivée de plusieurs personnalités comme Philippe Dominati (2002, divers droite, sénateur de Paris), Édouard Leveau (2002, ex-RPR, député-maire de Dieppe), Jérôme Rivière (2002-2007, ex-DL, député des Alpes-Maritimes), Christian Vanneste (2006, ex-RPR, député du Nord), Gilles Bourdouleix (2007, ex-PPDF, député-maire de Cholet), François Lebel (2008, ex-RPR, maire du 8e arrondissement de Paris) ou Hubert Fayard (ex-MNR, conseiller régional de PACA)[10],[13].
Le candidat proposé par le CNIP à l'élection présidentielle de 2007 fut Jean-Michel Jardry, alors vice-président du CNIP. Il a annoncé son soutien à Nicolas Sarkozy à la suite d'un Conseil national et d'un vote des adhérents le (57 % en faveur de Nicolas Sarkozy, 16 % pour François Bayrou, 12 % pour Philippe de Villiers et 5 % pour Jean-Marie Le Pen)[13]. Jean-Michel Jardry se retire ainsi de la course à la présidence de la République.
À l'issue des élections législatives de 2007, le CNIP conserve deux sièges de députés : Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste.
Départ de l'UMP (2008), fondation de l'UDI (2013) et retour à l'indépendance et aux alliances à droite
modifierLe conseil national du CNIP a décidé le de « reprendre son entière indépendance vis-à-vis de l’UMP », dont il était membre fondateur, et annoncé son intention « de présenter ses propres listes aux élections européennes »[20].
Le , le CNIP a présenté ses deux premières têtes de liste aux élections européennes de , dans les circonscriptions suivantes : l'Île-de-France (Annick du Roscoät) et l'Outre-mer (Daniel Mugerin). Faute d'accord électoral avec l'UMP, il présente des listes dans cinq circonscriptions. Il obtient 11 700 voix en Île-de-France et 2,65 % des suffrages en Guyane, seuls endroits où le CNIP avait finalement déposé des bulletins. À l'occasion des élections cantonales de il obtient en moyenne 8,02 % des suffrages[réf. nécessaire].
Annick du Roscoät, présidente du CNIP depuis 2000, est remplacée par Gilles Bourdouleix, député et maire de Cholet, ancien fief de Maurice Ligot, le [21].
Lors des élections régionales de 2010, le CNIP fait alliance avec Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan dans plusieurs régions. En Languedoc-Roussillon et dans certaines autres régions, il soutient des candidats divers droite comme Christian Jeanjean. En Vendée, le CNIP participe à la liste de la majorité présidentielle avec l'UMP et le MPF. Dans le Nord-Pas-de-Calais, le président du CNIP du Pas-de-Calais présente sa propre liste.
Après avoir initialement refusé d'adhérer au Comité de liaison de la majorité présidentielle à cause de la place accordée à des partis de centre gauche comme La Gauche moderne et Les Progressistes, le CNIP a finalement rejoint le Comité de liaison en . En , le CNIP a entamé un rapprochement avec La Droite libre, mouvement libéral-conservateur. En , il a fait de même avec le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin[22].
Finalement, à la suite de négociations conduites notamment par Jérôme Besnard, Gilles Bourdouleix annonce que son parti entame des négociations avec L'Alliance républicaine, écologiste et sociale, lancée par Jean-Louis Borloo[23]. Ces négociations n'aboutiront pas mais cette annonce provoque un violent désaccord entre la présidente d'honneur, Annick du Roscoät, qui souhaite garder la ligne droite et conservatrice du parti, et son président, Gilles Bourdouleix, dont le but est de repositionner le CNIP au centre droit, sa place historique selon lui[réf. nécessaire].
Le , Gilles Bourdouleix rejoint le groupe UDI à l'Assemblée nationale. Le , le CNIP annonce qu'il rejoint l'Union des démocrates et indépendants[24]. Le , Gilles Bourdouleix démissionne du parti de Jean-Louis Borloo à la suite de propos controversés au sujet des gens de voyages. Le , le bureau exécutif de l'Union des démocrates et indépendants décide d'en exclure le CNIP, à la suite de la démission de Gilles Bourdouleix et du soutien unanime que le bureau politique du CNIP avait alors accordé à ce dernier dans l'affaire des propos qu'il aurait tenus au sujet des gens du voyage[25].
Lors des élections régionales de 2015, Daniel Philippot, président de la fédération des Alpes-Maritimes et secrétaire national du parti, rallie la liste Front national. La direction du parti n'avait auparavant pas donné de consigné de vote, regrettant que Les Républicains accordent trop de place au centre (UDI et MoDem). Dans le même temps le président du CNIP, Gilles Bourdouleix, qui se dit opposé à l'idée de tout rapprochement avec le Front national, démissionne[26].
Néanmoins, le parti remporte deux élues lors de ces élections : Irène Peucelle, élue dans le Nord sur la liste de Xavier Bertrand[27] et Myriam Garreau, élue sur la liste vendéenne de Bruno Retailleau en Pays de la Loire[28]. Elles siègent toutes deux comme apparentées aux groupes Les Républicains.
Le , Bruno North, à qui s'était opposé Gilles Bourdouleix, est élu président du parti avec 91 % des voix[29].
Le , le bureau politique des Républicains accepte que le CNIP participe à la primaire de la droite et du centre de [30]. Ils choisissent finalement de soutenir Nicolas Sarkozy pour la primaire des Républicains[31].
Le parti soutient ensuite François Fillon à l'issue de la primaire[32],[33].
Soutien à Marine Le Pen et tentative de rapprochement avec DLF (2017-2022)
modifierDans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, le parti ne donne pas de consigne de vote, précisant qu'« il est exclu que le CNIP appelle à voter en faveur de la candidature d’Emmanuel Macron »[34]. Son président Bruno North est remercié de son soutien à la présidentielle lors de la réunion du de Marine Le Pen[35]. Aux élections législatives, le CNIP soutient aussi bien des candidats FN comme Jérôme Rivière, LR comme Claude Goasguen ou l'apparentée FN Emmanuelle Ménard[36].
Ce « rapprochement » avec le Front national soutenu par la fédération des Alpes-Maritimes est contesté par les responsables des fédérations CNIP du Cantal, de l'Hérault, de l'Aveyron, et de la Gironde, qui le quittent au profit de CPNT en [37].
En 2018, à la suite de la contestation interne de Marine Le Pen au sein du FN, le CNIP accueille des frontistes en rupture de ban comme le conseiller régional du Grand Est Thierry Gourlot[36]. Il rejoint également « Les Amoureux de la France », éphémère plateforme participative lancée conjointement par Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuelle Ménard et Jean-Frédéric Poisson[38].
Pour les élections régionales de 2021, Bruno North est à la tête de la liste Rassemblement national dans les Ardennes, confirmant le rapprochement entre le RN et le CNIP amorcé plusieurs années auparavant[39].
Soutien à Éric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022
modifierEn , le comité directeur du CNIP vote le soutien d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022[40] à 71 %, contre 27,5 % pour Marine Le Pen (candidate du Rassemblement national) et 1,45 % pour Valérie Pécresse (candidate des Républicains), confirmant ainsi l'éloignement du parti avec la droite modérée.
Organisation
modifierLe CNIP est dirigé par un bureau politique[41],[source insuffisante].
Direction
modifierPrésident d'honneur
modifier- 1953-1994 : Antoine Pinay
Secrétaires généraux (1949-1973)
modifierJusqu'en 1973, le parti était dirigé par un secrétaire général[6] :
- 1949-1961 : Roger Duchet (ex-Rad.) sénateur de la Côte-d'Or, ministre et maire de Beaune (destitué en 1944 pour son soutien au régime de Vichy)
- 1961-1973 : Camille Laurens (ex-Corporation paysanne, ex-PPUS), député du Cantal et ministre
Présidents
modifierLa fonction de président, créée en 1973, a été assumée par[42] :
- 1973-1975 : François Schleiter, sénateur de la Meuse, ministre et maire de Verdun
- 1975-1979 : Bertrand Motte, (ex-PSF, ex-RPF) député du Nord, président du groupe IPAS à l'Assemblée nationale
- 1979-1980 : direction collégiale (Jacques Fouchier, Maurice Ligot, Raymond Bourgine)
- 1980-1987 : Philippe Malaud, (ex-RI), député de Saône-et-Loire, député européen (RDE), ministre, président du conseil général de Saône-et-Loire
- 1987-1989 : Jacques Féron, député de la Seine (IPAS) puis de Paris (RPR), maire du 19e arrondissement de Paris
- 1990-1992 (†) : Yvon Briant, (ex-RPR), député du Val-d'Oise (FN-RN), député européen (RDE)
- 1992-1996 : Jean-Antoine Giansily, député européen (UPE)
- 1996-1998 : Olivier d'Ormesson (FN de 1984 à 1987), député de Seine-et-Oise (IPAS) puis du Val-de-Marne (FN-RN), député européen (PPE puis GDE)
- 1998-1999 : Jean Perrin, président national de l'UNPI en 2004[43], rejoint le PCD en 2009[44]
- 1999-2000 : Gérard Bourgoin, PDG de BourgoinSA, président de la LNF (2000-2002), président de l'AJA (2011-2013)
- 2000-2009 : Annick du Roscoät, (ex-RPR), conseillère régionale des Pays de la Loire
- 2009-2015 : Gilles Bourdouleix, (ex-PPDF, ex-UMP) député de Maine-et-Loire, maire de Cholet.
- 2016-2025 : Bruno North, conseiller régional de Grand Est[45]
- à partir du : non tranché
Représentation parlementaire
modifier| Année | Premier tour | Second tour | Sièges | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | ||
| 1988 | 88 683 | 0,37 | 76 991 | 0,38 | |
| Législature | PRL | PPUS | CNIP | FNRI |
|---|---|---|---|---|
| 1946-1951[46] | 38 | 8 | 28 | |
| 1951-1955 | 94 | |||
| 1956-1958 | 12 | 83 | ||
| 1958-1962 [47] | 132[48] | |||
| 1962-1967 | 25[49] | 36 | ||
| 1967-1968 | 0 | 42 | ||
| 1968-1973 | 0 | 61 | ||
| 1973-1978 | 0 | 55 | ||
| 1978-1981[50] | 9 | (71 UDF-PR) | ||
| 1981-1986 | 5 | (33 UDF-PR) | ||
| 1986-1988 | 5 | (58 UDF-PR) | ||
| 1988-1993 | 2 | (62 UDF-PR) | ||
| 1993-1997 | 3 | (108 UDF-PR) | ||
| 1997-2002 | 0 | (30 DL) | ||
| 2002-2007 [51] | 4[52] | |||
| 2007-2012 | 2 | |||
| 2012-2017 | 1 | |||
| 2017-2022 | 0 | |||
| 2022-2024 | 0 | |||
| 2024- | 0 | |||
Jeunes indépendants et paysans
modifierLes Jeunes indépendants et paysans ou Jeunes CNIP[53] sont l'organisation de jeunesse, fondée dans les années 1950, du CNIP.
Vers la fin des années 1950, beaucoup de ses membres sont issus de l'Union de défense de la jeunesse française (UDJF), organisation de jeunesse, animée par Jean-Marie Le Pen, de l'Union de défense des commerçants et artisans fondée par Pierre Poujade. Durant la Guerre d'Algérie, notamment lors du congrès des Jeunes indépendants et paysans de , des discours y sont résolument « Algérie française »[54].
En , les Jeunes indépendants et paysans condamnent fermement les subventions versées par le Conseil général de la Loire-Atlantique et le Conseil régional des Pays de la Loire au festival de musique Hellfest ayant lieu à Clisson. Son secrétaire général de l'époque, Gonzague de Chantérac (d), dénonce en particulier le fait que des subventions soient versées alors que certains groupes mettent en avant des chansons violentes et antichrétiennes[55]. Dans un communiqué de presse, les Jeunes CNIP indiquent « Alors que les rapports parlementaires se multiplient sur les profanations de tombes, l’univers mental glauque et névrotique du death metal est-il celui que les élus socialistes veulent promouvoir ? »[56].
En 2012, les JIP deviennent membres des jeunes UDI, puis suivent le CNIP quand celui-ci quitte la confédération centriste en 2013.
En , Clément Galante est nommé président national des jeunes du CNIP par Bruno North.
Direction
modifier- 1952-1953 : Louis Courroy, secrétaire général, sénateur des Vosges.[réf. souhaitée]
- 1953-1956 : Philippe Clément, secrétaire général.[réf. souhaitée]
- 1956-1958 : Roland Puyou, secrétaire général.[réf. souhaitée]
- 1958-1965 : François-Xavier Parent.[réf. souhaitée]
- 1967-1972 : Patrick Dutertre, président.[réf. souhaitée]
- 1975-1978 : Jacques Ducrocq, président.[réf. souhaitée]
- 1978-1983 : Jean-Antoine Giansily, secrétaire général.[réf. souhaitée]
- 1983-1987 : Philippe Laurent, président.[réf. souhaitée]
- 1987-1989 : Bernard Laurens (fils de Camille Laurens), président, conseiller général du Cantal, maire du Trioulou.[réf. souhaitée]
- 1990-1992 : François Costantini, président.[réf. souhaitée]
- 1992-1996 : Laurent-Xavier Morin, président.[réf. souhaitée]
- 1999 : Bruno North, président.[réf. souhaitée]
- 2000 : Silian Journé, président.[réf. souhaitée]
- 2000 : Frédéric Maillard.[réf. souhaitée]
- 2002 : Juliette Meyniac (actrice), présidente.[réf. souhaitée]
- 2006-2009 : Marie-Caroline Mérand, présidente.[réf. souhaitée]
- 2007-2010 : Gonzague de Chantérac (d); secrétaire général[57]
- 2009-2010 : Jérôme Besnard, président.[réf. souhaitée]
- 2010-2013 : Alexandre Cuignache, président.[réf. souhaitée]
- 2013-2018 : ??
- - : Jordan Grosse-Cruciani, conseiller régional du Grand Est, conseiller municipal de Capavenir Vosges[53]
- : Clément Galante, adjoint au maire de Rodalbe, conseiller politique
Identité visuelle
modifierNotes et références
modifier- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Jeunes indépendants et paysans » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 « Qui est derrière le CNIP, ce vieux parti de droite qui ne dit pas non à Marine Le Pen ? », sur Le Parisien, -01-05-2017.
- ↑ « Le CNIP, éternelle passerelle entre droite et extrême droite "petit parti à droite de la droite" », sur lemonde.fr.
- ↑ Le Figaro avec AFP, « Européennes : Poisson dit qu'il sera en position éligible sur la liste de Dupont-Aignan », sur Le Figaro, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Gilles Richard, « La renaissance de la droite modérée à la libération. La fondation du CNIP », Vingtième Siècle, revue d'histoire, , p. 59-69 (DOI 10.3406/xxs.2000.2872).
- 1 2 3 4 Gilles Richard, Histoire de l'UDF: L'Union pour la démocratie française, 1978-2007, Presses universitaires de Rennes, , 200 p. (ISBN 9782753569607, lire en ligne), p. 21 et s..
- 1 2 3 Jean-François Sirinelli (dir.), « CNI », dans Vie politique française au XXe siècle, Presses universitaires de France, (ISBN 9782130467847, lire en ligne).
- ↑ Jérôme Cotillon, Ce qu'il reste de Vichy, Armand Colin, (ISBN 9782200356293, lire en ligne), Épilogue.
- ↑ Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République, t. 1 : L'ardeur et la nécessité, Paris, Seuil, coll. « Nouvelle histoire de la France contemporaine » (no 15), , 309 p. (ISBN 978-2-020-05659-5), p. 226.
- ↑ Jean-Pierre Rioux, La France de la IVe République, Paris, Seuil, coll. « Nouvelle histoire de la France contemporaine » (no 16), , 382 p. (ISBN 978-2-020-05216-0 et 978-2-020-06385-2), p. 90.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Laurent de Boissieu, « Affaire Bourdouleix : le CNIP, entre droite et extrême droite », sur La Croix.fr, (consulté le ).
- ↑ Laurent de Boissieu est la seule source à mettre en avant la question du libéralisme économique, les autres se limitant à aborder les dissensions sur la question algérienne et les institutions. Valéry Giscard d'Estaing, libéral assumé, restera par ailleurs ministre de l'Économie et des Finances du général de Gaulle jusqu'en 1966.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Janine Bourdin, « La crise des indépendants », Revue française de science politique, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Chronologie du Centre National des Indépendants et Paysans CNIP », sur france-politique.fr (consulté le ).
- ↑ « Affaire Bourdouleix : le CNIP, entre droite et extrême droite », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 « Le CNIP s'interroge sur son choix pour 1981 », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La « droite indépendante » de M. de Villiers est présente dans 510 circonscriptions », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Gérard Bourgoin, le roi du poulet élu président du CNI. », sur Libération.fr, (consulté le ).
- ↑ « Bourgoin, le roi du poulet, dépiauté », sur Libération.fr, (consulté le ).
- ↑ « Européennes: le CNI avec l'UMP », sur Libération.fr, (consulté le ).
- ↑ « Prises de position 323 »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur cnip.fr, (consulté le ).
- ↑ « Gilles Bourdouleix élu président du CNI », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
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- ↑ Th. B, « Qui est derrière le CNIP, ce vieux parti de droite qui ne dit pas non à Marine Le Pen ? », sur Le Parisien, (consulté le ).
- 1 2 Lucie Soullier, « Le CNIP, éternelle passerelle entre droite et extrême droite », sur Le Monde, (consulté le ).
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- ↑ Création du CNI en 1948, intégration provisoire du PP en 1951 et définitive du PRL en 1952.
- ↑ Scission des RI qui créent en 1962 un groupe parlementaire distinct, puis se constituent en parti FNRI en 1966.
- ↑ Fin 1962, plusieurs députés CNIP forment le groupe distinct des Républicains indépendants à l'Assemblée nationale.
- ↑ De 1962 à 1966, 16 députés et 1 apparenté siégeant au groupe RI étaient toujours membres du CNIP, 7 siégeaient au sein du groupe du Centre démocratique et 4 au sein du Rassemblement démocratique (https://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1963_num_13_2_392723).
- ↑ La FNRI fonde le PR en 1977 qui devient l'une de ses composantes fondatrices de l'UDF en 1978. Le CNIP noue des alliances avec l'UDF et/ou le RPR.
- ↑ De 2002 à 2008, le CNIP est un parti associé membre de l'UMP au sein de laquelle DL (ex-PR) se fond.
- ↑ Aucun élu aux législatives, 4 députés ont adhéré en cours de législature au CNIP.
- 1 2 « Bureau Politique », sur cnip.fr (consulté le ).
- ↑ François Audigier, « Malaise et divisions des jeunes gaullistes durant la guerre d’Algérie », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 74, , p. 50-55 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Observatoire des gaspillages - Festival Hellfest : l’UNI Vendée demande le retrait des subventions », sur observatoiredesgaspillages.com (consulté le ).
- ↑ « Jeunes du CNI : condamnation du Hellfest », sur christianvanneste.fr, (consulté le ).
- ↑ « Jeunes CNI : La gratuité des Musées, un investissement fort pour la Jeunesse », sur cnip.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gilles Richard, « Le Centre national des indépendants et paysans de 1948 à 1962, ou l'échec de l'union des droites françaises dans le parti des modérés » (thèse de doctorat d'État en histoire), IEP de Paris, .
- Gilles Richard, « La renaissance de la droite modérée à la libération. La fondation du CNIP », 20 et 21 : Revue d'histoire, Paris, Presses de Sciences Po, no 65, , p. 59-70 (DOI 10.3406/xxs.2000.2872, lire en ligne).