Coteaux-d'ensérune

Un coteaux-d'ensérune[note 2] est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone du vignoble du Languedoc-Roussillon, produit sur une partie du département de l'Hérault. Ces vins peuvent être blancs, rosés ou rouges. Situé sur une quinzaine de communes entre les fleuves Orb et Aude au nord-ouest de Béziers, le nom de coteaux d'Ensérune vient de l'oppidum qui surplombe l’étang asséché de Montady et le canal du Midi avec le tunnel du Malpas.

Coteaux-d'ensérune
Image illustrative de l’article Coteaux-d'ensérune
Vignoble de l'IGP coteaux-d'ensérune vu de l'oppidum.

Type d'appellation(s) IGP de zone
Reconnue depuis 1981 (VDP) et 2009 (IGP)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Languedoc-Roussillon
Localisation Hérault
Saison étés chauds et secs, hivers doux, avec deux périodes pluvieuses en automne et au printemps
Climat méditerranéen avec influence de la tramontane et du vin marin
Sol schistes, marnes, calcaires et molasses
Superficie plantée 3 650 hectares
Nombre de domaines viticoles 14 producteurs[1]
Cépages dominants merlot N[note 1], syrah N, cabernet sauvignon N, chardonnay B, sauvignon B, viognier B, etc.
Vins produits rouges, rosés et blancs
Production 1,7 million de bouteilles[1]
Rendement moyen à l'hectare maximum 90 hl/ha pour rouge & blanc, 100 pour le rosé[2]

Histoire

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Dolias vinaires de l'oppidum d'Ensérune.

Un village préhistorique s'installa sur la colline d'Ensérune dès la période de l'âge du fer (VIe siècle avant notre ère)[3]. Les fouilles archéologiques ont montré que ce site fut finalement occupé par un oppidum romain[2]. La culture de la vigne au pied de l'oppidum commença dès l'époque antique. Tout d'abord les Grecs et les Ibères firent ici un important commerce du vin, mais ce fut sous la colonisation romaine que se développèrent des domaines viticoles. Le musée, construit en 1938, présente, au rez-de-chaussée, les vestiges des habitats pré-romains et gallo-romains avec de nombreuses dolia et amphores vinaires, l'étage étant consacré aux trouvailles faites dans la nécropole[4].

Vignes dans l'étang asséché de Montady.

L’étang de Montady, qui était insalubre, fut asséché en 1247-1268 au profit de bourgeois de Béziers et des seigneurs locaux, avec l'autorisation de l'archevêque de Narbonne (alors seigneur de Nissan). Les travaux furent une prouesse technique : des fossés de drainage convergeant vers le centre, le Redondel, un fossé circulaire qui récupère les eaux et les évacue par un aqueduc souterrain (reprenant le système des qanats), de 1 364 mètres de long sous la colline du Malpas, avec 17 puits, pour se vider dans l'Aude grâce aux étangs de Poilhes et de Capestang. Ces fossés dessinent des cercles et un paysage en forme d’étoile sur près de 425 hectares plantés en vignes et céréales[5]. Fin XIXe siècle, les terrains de l'ancien étang sont régulièrement inondés pour lutter contre le phylloxéra[6]. Il a été classé « site pittoresque » depuis 1974.

Péniche et ses barriques sur le canal du Midi à Béziers.

C'est seulement à partir du XVe siècle qu'est mentionné un des types de vins de ce secteur : c'est le muscat, dit de Nissan, qui eut grande renommée de 1435 jusqu'à la révolution de 1789. Après une courte interruption il la retrouva jusqu'à la fin de l'Empire. Au pied de la colline coule le canal du Midi, ouvrage classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui relie la mer Méditerranée à l’océan Atlantique en traversant l'aire géographique de l'IGP[2], avec notamment le premier tunnel au monde destiné au passage d’un canal de navigation (lieu-dit Le Malpas). Dès 1681, le canal permit de développement du commerce des productions agricoles du Languedoc. Le blé, le vin et l'alcool purent être exportés du Lauragais vers Toulouse, Bordeaux et Marseille. Le canal a pour effet d'élargir la zone de vente des producteurs du Languedoc. Dans les années 1730-1740, ce commerce fut prospère et les structures agricoles s'améliorèrent. Par contre le vin devint une production de masse sans grande qualité. Le canal ne fut pourtant jamais la grande voie internationale ambitionnée par les rois de France, car son trafic se limita à des échanges nationaux voire locaux[7].

Un des premiers tracteur enjambeur à chenilles.

Le vin du Bas-Languedoc, et plus particulièrement celui de l'Hérault, s'imposa, au milieu du XIXe siècle, avec le développement du chemin de fer, sur les grandes places de consommation. Des coteaux, la vigne descendit en plaine et la région devint presque exclusivement consacrée à la viticulture. La coopérative de Maraussan (Les Vignerons libres), fondée le , est inaugurée le (Jean Jaurès visite le chantier le de cette année là), pour concurrencer le monopole du négoce. Basé sur une production pléthorique de vin de piètre qualité, cette expansion du vignoble permit des développements économiques et technologiques importants[2], avec notamment le tracteur Georges Vidal[8].

Au cours des années 1980, ayant de plus en plus de mal à vendre du vin ordinaire, les producteurs du Midi prirent conscience du besoin de s'orienter vers une politique de qualité. Ils vendaient initialement toute leur production comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG) ; pour valoriser un peu cette production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics créèrent le label « vin de pays » (VDP, en 1968)[9]. En furent ainsi reconnu le nom de « vin de pays des coteaux d'Ensérune »[10].

Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[11] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[12] ; le vin de pays des coteaux d'Ensérune devient donc le l'IGP « Coteaux d'Ensérune »[13]. Le cahier des charges a été publié en [14], puis modifié en (ajout de 30 VIFA ; retrait de 35 autres cépages)[2]. Les vignerons réunis au sein du syndicat de producteurs de l’IGP Coteaux d’Ensérune ont pris en considération l'importance du milieu naturel : ils ont engagé une démarche volontariste en faveur de la préservation des habitats naturels des espèces d'oiseaux rares nichant sur leur terroir[2].

Vignoble

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Aire de production

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Image externe
Carte des communes concernées

Onze communes sont concernées en tout ou en partie : Béziers (en partie), Capestang (en partie), Cazedarnes, Cazouls-lès-Béziers (en partie), Colombiers, Lespignan, Maraussan (en partie), Maureilhan, Montady, Montels, Nissan-lez-Enserune, Poilhes, Puisserguier, Thézan-lès-Béziers (en partie) et Vendres (en partie)[2].

Orographie et géologie

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La zone de production occupe la partie de la plaine languedocienne située entre le sud de Béziers et le département de l’Aude. Elle jouxte au nord les contreforts de la Montagne Noire et s'étend jusqu'à la côte méditerranéenne. Le vignoble, dans sa partie méridionale, a été installé sur des plateaux calcaires et des collines molassiques (les puechs), avec quelques variations dans la profondeur. Là, l’érosion a créé des banquettes et des versants en pente douce favorables à la culture de la vigne grâce à leur exposition et leur alimentation par ruissellement[2].

Ce terroir est caractérisé par des sols calcaires et argilo-calcaires recouvrent la quasi-totalité de la zone. Toutefois leur texture et leur profondeur est très variable[2]. Elle peut varier au sud de sols constitués d'une roche très tendre, formée par des sédiments du miocène et des sables marins des littoraux[3], pour passer, plus au nord, à des schistes et des marnes, entremêlés de calcaires et de molasses[15]. Cette diversité pédologique permet une adaptation à une large gamme de cépages[2].

Les vignes bénéficient d’un climat méditerranéen caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers doux, avec deux périodes pluvieuses en automne et au printemps. Les températures sont suffisantes pendant toute la période végétative de la vigne pour garantir une bonne maturation des raisins. La chaleur pendant la saison de croissance est tempérée par les brises de mer, qui refroidissent les raisins, ce qui leur permettent de développer l'acidité et une bonne maturité phénolique. La pluviométrie, principalement au printemps et en automne, atteint en moyenne 500 mm à 600 mm dont moins de 100 mm pour la période de juin à août. C'est toutefois suffisant pour hydrater convenablement la vigne[2].

Relevé météorologique de Béziers et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 19,2 22,2 28,1 32,5 33,1 35,7 37 35,7 32 32,5 23,5 19 37
Maximale moyenne 10,8 11,6 14,6 17,6 21,3 26,1 28,5 28 24 19,6 14,8 11,1 19,3
Moyenne 8,1 8,5 11,2 14,3 17,7 22,2 24,4 23,9 20,3 16,6 12,1 8,3 15,9
Minimale moyenne 5,4 5,3 7,7 11 14,1 18,2 20,3 20 16,5 13,5 9,4 5,5 12,5
Record de froid −4,5 −7,6 −3,3 −1 4,5 10,6 13 12,9 6,6 −0,4 −3,4 −7 −7,6
Nombre de jours avec gel 2,7 1,5 1 0,1 0 0 0 0 0 0,1 0,5 3 8,9
Précipitations
Hauteur (mm) 39 44,3 25,3 50,6 46,7 17,5 3,7 13,4 46,4 76,1 47,2 58,7 469,3
Nombre de jours avec précipitations 5,4 4,3 3,4 5,6 5 2,2 1,2 2,5 3,2 5,3 5,3 4,9 48,2
Record de pluie en 24 h (mm) 32 31 66,2 37 59 27,2 20,5 20 71 100 68 101 101
Source : ,

Encépagement

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Un total de 106 cépages sont autorisés pour produire du coteaux-d'ensérune : agiorgitiko N[note 1], alicante Henri Bouschet N, alvarinho B, aramon gris G, aramon N, arinarnoa N, artaban (de) N, assyrtiko B, aubun N, bourboulenc B, bronner B, cabernet blanc B, cabernet cortis N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, calabrese N (nero d'Avola), caladoc N, carignan blanc B, carignan N, carménère N, carricante B, chardonnay B, chasan B, chasselas B, chambourcin N, chenanson N, chenin B, cinsaut N, clairette B, colombard B, côt N (malbec), counoise N, danlas B, egiodola N, fer N, fiano B, floréal (de) B, gamay N, gewurztraminer Rs, grenache blanc B, grenache gris G, grenache N, gros manseng B, johanniter B, listan B, lledoner pelut N, macabeu B, marsanne B, marselan N, mauzac B, meunier N, merlot N, monarch (de) N, montepulciano N, morrastel N (graciano), moschofilero (en) Rs, mourvèdre N, muscaris B, muscardin N, muscat à petits grains blancs B, muscat d'Alexandrie B, muscat de Hambourg N, négrette N, nielluccio N (sangiovese), parellada B, petit manseng B, petit verdot N, pinot noir N, pinot gris G, pinotin N, piquepoul blanc B, piquepoul gris G, piquepoul noir N, portan N, primitivo N (zinfandel), prior (de) N, riesling B, roditis Rs, roussanne B, saperavi N, saphira (de) B, sauvignac (de) B, sauvignon B, sauvignon gris G, sciaccarello N, sémillon B, solaris B, soreli B, souvignier gris (de) B, sylvaner B, syrah N, tannat N, tempranillo N, terret blanc B, terret gris G, terret noir N, touriga nacional N, ugni blanc B (trebbiano), verdejo B, verdelho B, vermentino B, vidoc (de) N, viognier B, voltis (de) B et xinomavro (en) N[2].

Face à une mévente chronique des simples vins de table, un effort de reconversion du vignoble débuta dès le début des années 1950, et se poursuivit au cours des années 1960. Les cépages hybrides ou à gros rendement, qui ne pouvaient donner que des vins grossiers, laissèrent la place à des variétés plus nobles ayant fait la réputation des régions traditionnelles pour les appellations d’origine contrôlées. Une sélection fut même entreprise pour les adapter à leur nouveau terroir et ces cépages ne furent introduits que dans les zones les plus aptes à leur culture[2]. Pour les coteaux d'Ensérune, les cépages à raisins noirs couvrirent 80 % des surfaces dont la moitié en merlot, syrah et cabernet sauvignon. Les raisins blancs (20 % des surfaces) proviennent des cépages qualitatifs comme le chardonnay, le sauvignon et le viognier[2]. Ces vins de cépage ont constitué un potentiel important du renouveau et de la diversification de la production viticole pour tout ce secteur viticole[2].

En 2022, ont été d'une part autorisées 30 « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA), d'autre part retirées du cahier des charges 35 autres variétés non-utilisées (alphonse-lavallée, altesse, auxerrois, baco blanc, cardinal, Maréchal Foch, müller-thurgau, savagnin rose, etc.). Les VIFA rajoutées sont soit des variétés résistant mieux aux maladies (artaban, bronner, cabernet blanc, cabernet cortis, floréal, johanniter, monarch, muscaris, pinotin, prior, saphira, sauvignac, solaris, soreli, souvigner gris, vidoc et voltis), soit des variétés plus méridionales (agiorgitiko, assyrtiko, calabrese, carricante, fiano, montepulciano, moschofilero, primitivo, roditis, saperavi, touriga nacional, verdejo et xinomavro).

Méthodes culturales et réglementaires

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Sur recommandation de l'INAO, le cahier des charges impose : « Un suivi de la maturation des raisins, parcelle par parcelle, il est assuré avant chaque vendange pour déterminer la date optimale de récolte en fonction du produit final recherché, et notamment pour la production de vins blancs et rosés, en vue de préserver les arômes[2]. ».

L’indication géographique protégée est réservée aux seuls vins tranquilles rouges, rosés, blancs avec la mention d'un ou plusieurs cépages en cas d'assemblage. Leur étiquettes peut aussi faire mention du qualificatif « primeur » ou « nouveau » dans les limites de la législation qui régit les vins de pays[2].

Ces vins rouges, rosés et blancs, pour être labellisés, ont une limite de rendement maximum à l’hectare de 90 hectolitres (au lieu 120 hectolitres avant). Il est à noter que les volumes pris en compte pour le calcul de ce rendement s’entendent après séparation des bourbes et des lies[2].

Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom de coteaux-d'ensérune la production de vins tranquilles rouges, rosés et blancs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, ainsi que par la mention « primeur » ou « nouveau »[2].

Vinification

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Coteaux-d'enserune blanc.

Les différences de maturité imposent que les cépages soient vinifiés séparément. Dans ce cadre, la production se décline en deux types de vins :

  • les vins issus de l’assemblage de cépages traditionnels de la région tels que grenache, carignan, cinsault, mourvèdre[2],
  • les vins dits « de cépage » obtenus à partir d'un seul cépage, voire de plusieurs, choisis parmi des cépages qualitatifs comme le viognier, le merlot, le cabernet-sauvignon, la syrah, le chardonnay, le sauvignon mais aussi moins connus et très appréciés tels que marselan en rouge ou marsanne en blanc[2].

La production des vins labellisés se partagent de manière équilibrée entre le rouge, le rosé et le blanc. Chaque année, il est vinifié un volume de 25 000 hectolitres[2].

Gastronomie

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Les experts de l'INAO ont constaté que : « L’implantation des cépages, raisonnée à partir de la connaissance fine des données pédologiques et climatiques enregistrées dans une base de données mise à jour année après année grâce aux observations de terrain, contribue de manière décisive à la mise en valeur du potentiel viticole de la zone »[2].

Le rouge, aux tanins structurés, se présente dans une robe rubis intense aux reflets mauves. Le nez est très expressif, partant sur des notes primaires de fruits noirs mûrs (cassis et myrtille), et de fruits rouges (framboise), pour atteindre, sur certaines cuvées, des notes épicées (poivre) ou grillées. L'attaque de la bouche est douce, suivie d'une évolution marquée par une matière dense et toute en rondeur. La finale est puissante et aromatique. Des notes minérales en font des vins vifs. Quelques vignerons élaborent des cuvées de garde[2],[15],[16],[3].

Le rosé, à la teinte saumon tantôt foncée tantôt pâle, se présente avec un nez allant sur des arômes de fruits rouges. Ils ont une bonne longueur en bouche, la dégustation les révèlent souples et friands avec une sensation de fraîcheur, apportée par l'acidité. Pour ces vins, le fruit et la fraîcheur sont les traits les plus recherchés dans le profil organoleptique[2],[15],[3].

Le blanc se présente dans une robe jaune aux reflets dorés. À l'agitation, le nez retrouve des notes d'agrumes et une belle gamme aromatique de fruits à chair blanche. On décèle également des notes végétales et une légère acidité qui soutient agréablement les arômes. La bouche est ronde, grasse et opulente, relevée par une pointe d'acidité. La fraîcheur des blancs provient du mésoclimat venteux et de la montagne proche[2],[15],[16],[3].

Le rouge est considéré comme le vin qui s'impose lors des repas simples entre amis. Il se boit généralement dans sa jeunesse et sa température de service ne doit pas excéder les 16 °C. Le rosé, vin sympathique à l’apéritif, doit être servi bien frais à 8 °C. Le blanc, qui est parfait sur une plancha de poissons méditerranéens est à servir à 8 °C[15].

Structure des exploitations

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Fête à la coopérative de Maraussan
Cave coopérative de Thézan-lès-Béziers

Les 11 communes produisent ce vin sur un vignoble couvrant 3 650 hectares[17]. C'est ici que, dès 1901, les viticulteurs créèrent à Maraussan la première cave coopérative du Midi viticole. Cette mise en commun du moyen de production, une première en France, retint l'intérêt de Jean Jaurès, qui se rendit à la cave et reçut une réception enthousiaste. La production de vins de pays à partir de la fin des années 1960 s'est faite dans le même état esprit. Regroupée maintenant avec d’autres, elle fait partie de la plus grande cave coopérative de France sous la dénomination Vignerons du pays d'Ensérune[2],[16]. Cette union s'est faite en 1995 par le regroupement de 7 caves coopératives ce qui a permis la mise en commun des moyens œnologique et technique et du savoir-faire pour la production de l’IGP[2].

Producteurs de l'IGP

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Producteurs classés par commune[18].
Commune Cave
Béziers Domaine de l'Argelière ; Domaine de Bachellery ; Domaine de la Barthe ; Domaine Beauséjour ; Les Caves de Béziers ; Domaine Bourguet ; Domaine de Caylus ; Mas la Chevalière / Laroche - Pech du Cayroux ; Domaine de la Colombette ; Domaine de l'Hort del Gal ; Domaine Mi-Côte ; Petit Jean-Christophe ; Château de Raissac ; Domaine de la Redonnière ; Domaine Saint-Jean de la Cavalerie ; Domaine Saint-Pierre des Bois ; Sallelles Denise
Capestang Domaine de Bel Air ; Domaine Cros Reboul ; Domaine de Guéry ; Moulin Gimié ; Domaine Pain de Sucre ; Domaine de la Provenquière ; Domaine Saint-Laurent ; Domaine Les Terrasses de Gabrielle
Cazedarnes Château Calmette ; Clos des Gentillères ; Domaine des Mathurins ; Domaine Montcabrel ; Pistre Christian ; Pistre Jean-Francois
Cazouls-lès-Béziers Domaine de Clairac ; Domaine Vila Voltaire
Lespignan Cave Coopérative de Lespignan - Les Vignerons du Pays d'Ensérune
Maraussan Cave Coopérative de Cazedarnes et de Nissan-lès-Ensérune ; Domaine Perdiguier
Nissan-lez-Ensérune Domaine de la Garrigue ; Les Domaines Languedociens ; Cave Coopérative de Nissan - Les Vignerons du Pays d'Ensérune ; Château Périès ; Domaine Saint-Georges les Cardinelles ; Domaine Les Terres Rousses - Scea Brenaledoc ; Château la Vernède
Poilhes Domaine Fontvieille
Puisserguier Domaine de Champs Blancs ; Domaine Comps ; Femme Allongée ; Domaine Fontaine Marcousse ; Domaine de la Guiraude ; Domaine de Mairan ; Château Milhau-Lacugue ; Domaine Pech de Saint-Paul ; SCAV Les Vignerons de Puisserguier ; Domaine Sainte-Brune
Thézan-lès-Béziers Domaine de Ravanès ; Cave coopérative
Vendres Domaine Bergé Sainte-Rose ; Domaine de Clapies ; Domaine du Nouveau Monde

Commercialisation

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Bodega assiégée lors de la feria de Béziers
Fête du village à Cazouls-les-Béziers

Les vignerons des Coteaux d’Ensérune, par tradition, s'impliquent dans le tissu des activités festives locales. Leur présence contribue à mieux faire connaître leurs vins auprès des estivants. Ce lien entre le tourisme autour de l'agglomération bittéroise, en particulier lors de la feria de Béziers avec ses bodegas, et l’activité vigneronne est l'un des vecteurs de la notoriété des vins de ce terroir viticole[2]. Lors de ces fêtes, les visiteurs peuvent se fournir de vins ayant d'un très bon rapport qualité/prix[15].

Fêtes traditionnelles le long de la voie Domitienne[19]
Fête Date Communes
Fête du Malpas jeudi de l'Ascension Colombiers
Fête vigneronne de la Saint-Marc dernier dimanche d'avril Maraussan
Fête des coteaux-d'ensérune premier samedi de juin Nissan-lez-Ensérune
Fête de la transhumance dernier week-end de juillet
Fête de la mer et des coquillages premier jeudi d'août Vendres
Fête de la gastronomie dernier week-end de septembre Colombiers
Fête des vendanges à l'ancienne dernier week-end de septembre

Chaque année une proportion importante de vins labellisés mis en bouteilles dans la zone de production est expédiée vers les pays de l'Europe du Nord[2] avec l'appui du groupe Foncalieu et des Vignobles Bonfils[16].

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec des minuscules, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute des majuscules au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.

Références

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  1. 1 2 « IGP Coteaux d’Ensérune », sur vins-igp-herault.fr (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « COTEAUX D’ENSERUNE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  3. 1 2 3 4 5 Les coteaux-d'ensérune sur le site lefigaro.fr
  4. Le musée d'Ensérune
  5. Jean-Loup Abbé, « L'eau et la terre : les transformations des milieux humides en Languedoc-Roussillon au Moyen Âge » [PDF], .
  6. « Etang asséché de Montady », sur grandsitecanaldumidi.fr (consulté le ).
  7. Michel Cotte, Canal du Midi, merveille de l'Europe, p. 80-81.
  8. Le tracteur à chenille Vidal
  9. « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
  10. « Décret du 16 novembre 1981 définissant les conditions de production des vins de pays des coteaux d'Ensérune », publié au JORF du .
  11. « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
  12. INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
  13. « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
  14. « Arrêté du 28 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Coteaux d'Ensérune » », publié au JORF no 0260 du .
  15. 1 2 3 4 5 6 Les coteaux-d'ensérune sur le site vin-vigne.com
  16. 1 2 3 4 Les coteaux-d'ensérune sur le site paysdherault.fr
  17. Superficie du vignoble des coteaux-d'ensérune
  18. Producteurs de l'IGP coteaux-d'ensérune
  19. Fêtes traditionnelles le long de la voie Domitienne

Voir aussi

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