Morlanwelz (également Morlanwelz-Mariemont ) est une localité dont les premières mentions remontent au XIIesiècle. Le territoire comprend notamment l’ancien hameau de Haine-Poterie, toponyme qui renvoie à une activité de poterie développée en bordure de la rivière Haine, dans une zone riche en argiles[1]. Les formes anciennes du nom incluent Morlanwelz (1178) et Morlandiavadum (1321). Cette dernière forme se décompose en Morland probablement un anthroponyme médiéval et avadum, du latin vadum, signifiant «gué». Le toponyme désigne donc originellement le «gué de Morland», ce qui correspond à un point de passage sur la Haine. En 1963, le nom Mariemont fut ajouté[1].
Morlanwelz se caractérise par un relief doux, une position charnière entre deux bassins hydrographiques et une structure géologique variée. La commune s’étend sur le versant nord‑est de la vallée de la Haine, avec une altitude qui oscille entre 84 m et 104 m sur les limites communales, mais qui atteint 178 m du côté de Mariemont[2]. L’ensemble du territoire présente une altitude moyenne d’environ 135 m, avec un minimum de 76 m et un maximum de 204 m selon les données topographiques élargies du secteur[3].
Morlanwelz se situe sur une ligne de partage des eaux séparant le bassin de la Meuse (via la Sambre et le Piéton) et celui de l’Escaut (via la Haine)[2]. La Haine, rivière principale, traverse la commune mais est en grande partie canalisée et couverte dans la zone urbanisée. Deux affluents locaux le ruisseau de l’Olive et le Ry du Bois complètent ce réseau hydrographique. On y trouve également des sources d’eau ferrugineuse, témoignant d’une composition minérale particulière du sous‑sol[2].
Les sols sont limoneux sur les versants et alluvionnaires dans la vallée, constitués de dépôts quaternaires. Le sous‑sol est riche et stratifié: craie d’origine secondaire, houille prise dans des couches de grès et schistes, ainsi que sables et argiles tertiaires. La principale nappe aquifère se situe à la base des sables bruxelliens, utilisée pour l’alimentation en eau depuis 1877[2].
Le paysage ancien était dominé par la forêt Charbonnière, dont subsiste aujourd’hui le bois de Mariemont. La vallée de la Haine comportait autrefois des zones marécageuses, cohérentes avec l’étymologie évoquant un «pays de marais»[2].
La Malaise, Baume-Marpent, Le Condu, Clos de l'Étoile, Mariemont, Les Droits de l'Homme, une rue porte le nom, Parc Borel, L'Étoile, Bascoup et La Réunion.
Chauds Buissons, La Potrée, La Grattine, Cronfestu, Les Hayettes, Trô du Leu (Trou du Loup), Le Chien qui Pisse, Les Chaufours, Les Trois Arbres et La Lorraine.
L’hydrographie de Morlanwelz se caractérise par un réseau modeste mais structurant, organisé autour de la vallée de la Haine et de plusieurs petits affluents qui façonnent le relief local. La commune se situe sur la crête de partage entre deux bassins: celui de la Meuse (via la Sambre et le Piéton) et celui de l’Escaut (via la Haine)[2].
La Haine, rivière principale de la région, traverse le territoire communal. Dans la zone urbanisée, elle est canalisée et en grande partie couverte, ce qui témoigne de son intégration ancienne dans le tissu industriel et urbain. Deux affluents notables y prennent place[2],[4]:
le ruisseau de l’Olive, qui irriguait autrefois le domaine de l’abbaye de Mariemont;
le Ry du Bois, issu du «Fond de l’Ermitage». Ces cours d’eau appartiennent au réseau des cours d’eau non navigables tel que défini par le Réseau Hydrographique Wallon, qui recense et catégorise les écoulements visibles ou souterrains sur l’ensemble du territoire wallon.
Le sous-sol de Morlanwelz présente une nappe aquifère importante située à la base des sables bruxelliens, utilisée pour l’alimentation en eau potable depuis 1877. Le territoire comporte également des sources d’eau ferrugineuse, témoignant de la richesse hydrogéologique locale[2].
Enfin, les cartes hydrogéologiques régionales confirment la présence d’aquifères variés (calcaires du Carbonifère, niveaux aquifères du Dévonien, formations houillères), qui influencent la circulation souterraine de l’eau et les émergences locales[5].
Morlanwelz possède une histoire longue et étonnamment riche, marquée par un passé rural, une romanisation précoce, une période féodale structurante et une industrialisation fulgurante au XIXesiècle. Les premières traces humaines connues remontent à la préhistoire : plusieurs haches en silex ont été découvertes entre 1877 et 1893 sur le territoire communal, témoignant d’une occupation très ancienne[6]. À l’époque romaine, la région est traversée par la chaussée Brunehault, une voie antique monumentale dont le tracé s’étend sur plus de 5 km à Morlanwelz-Mariemont. Sa largeur, variant de 9 à plus de 20 m selon les tronçons, illustre l’importance stratégique de cette route dans l’organisation du territoire gallo-romain[6]. L'abbaye de l'Olive, fondée au début du XIIIesiècle (vers 1218-1220) par un ermite nommé Jean Guillaume ou Guillaume, elle devint un couvent de religieuses cisterciennes[7]. Les moniales y ont très tôt exploité les réserves de charbon de leur domaine et des bois voisins, une activité minière pionnière pour l'époque qui dura jusqu'au XVIesiècle. L'abbaye fut endommagée à plusieurs reprises puis finalement détruite et vendue comme bien national en 1794-1796 lors de la Révolution française[8]’[7]. Le Moyen Âge voit apparaître les premières mentions du nom Morlanwelz, dérivé du « gué de Morland », attesté dès 1211. Un château fort domine alors la vallée de la Haine du Xesiècle jusqu’en 1536, structurant la vie locale autour d’un noyau défensif et religieux : l’église, dont l’origine remonte au IXesiècle, sera reconstruite en 1863[9]. Jusqu’au XVIIIesiècle, Morlanwelz reste un village essentiellement agricole, organisé autour de ses terres, de ses hameaux et de son gué[9]. À cet époque, un moulin seigneurial est construit en 1754 puis racheté le par la commune. Nicolas Warocqué vend le moulin le après avoir transformé en glacerie puis démoli en 1935[10].
La Société des Charbonnages de Mariemont-Bascoup tire ses racines de la fondation, en 1802, de la Société du Parc de Mariemont par Jean-Baptiste Hardenpont, Nicolas et Isidore Warocqué, Charles Duvivier ainsi que P.-F. Tiberghien. Placée sous la gestion de Nicolas Warocqué en qualité d'administrateur-gérant, l'entreprise s'agrandit rapidement grâce à l'intégration des concessions de Chaud Buisson en 1805 et de L'Olive en 1806, portant la surface d'exploitation à environ 1 150 hectares[11]. L'essor de l'entreprise se poursuit sous la direction d'Abel Warocqué, fils de Nicolas. Il innove en dotant les différents sièges d'extraction d'un dispositif de son invention destiné à sécuriser et faciliter le transport vertical du personnel: la «warocquère»[12]. Cet ascenseur à paliers remplace avantageusement l'utilisation des échelles et du cuffat, jugés respectivement trop exténuants et particulièrement dangereux. Un prototype de cette invention est d'ailleurs représenté aux côtés de la jambe gauche de la statue d'Abel Warocqué érigée sur la Grand-Place de Morlanwelz[12]. Plusieurs générations de la famille Warocqué se succèdent ensuite à la tête de la société, parmi lesquelles Léon, Arthur, Georges et Raoul. C'est sous l'impulsion de Raoul Warocqué qu'intervient, en 1913, la fusion stratégique entre la Société de Mariemont et celle de Bascoup, établie à Chapelle-lez-Herlaimont[12]. À son décès en 1917, la direction est confiée à Léon Guinotte, un ami d'enfance de ce dernier. L'histoire charbonnière du site s'achède dans la seconde moitié du XXesiècle: après la fermeture du puits numéro 7 de Mariemont en 1955, la compagnie s'associe aux charbonnages de Ressaix ainsi qu'à ceux de La Louvière et Sars-Longchamps pour constituer la SA des Charbonnages du Centre. Cette entité unifiée cesse définitivement ses activités en 1969, après une décennie d'exploitation[12].
Le , le prince Albert s'est rendu à Morlanwelz, où il a reçu l'accueil officiel du bourgmestre Raoul Warocqué. Cette visite a coïncidé avec les festivités marquant le centenaire de la fondation des charbonnages de Mariemont ainsi qu'avec l'inauguration de la ligne de tramway vicinale reliant Mariemont à Chapelle. Au cours de l'après-midi, sur la place place Roosevelt, le futur souverain a procédé à la revue de la garde civique et a salué l'industriel Valère Mabille[13]. Le , la commune a accueilli le prince Léopold et la princesse Astrid à l'occasion du cent vingt-cinquième anniversaire des charbonnages de Mariemont[14], le couple royal traversant la Grand-Place à bord d'un véhicule décapotable en provenance de l'ancienne rue des Écoles[15]. Quelques décennies plus tard, la Seconde Guerre mondiale a marqué durablement la localité, notamment le lorsqu'une colonne de blindés alliés est passée par Haine-Saint-Pierre, au niveau de l'établissement de La Bonne Femme, pour obliquer vers Cronfestu, emprunter la chaussée Brunehault et progresser en direction du Placard[16]. Le lendemain, dans le quartier du Groseillon, douze résistants ont perdu la vie en tentant d'obtenir la reddition de soldats allemands à la suite d'un stratagème de l'adversaire[17]. Les funérailles d'une partie de ces combattants ont été célébrées le suivant à Morlanwelz, où les dépouilles ont été inhumées dans la crypte située à l'arrière de l'église, au terme d'un cortège officiel mené par la gendarmerie, les représentants communaux et les ecclésiastiques, les cercueils étant portés par des membres de l'Armée secrète sous le regard d'une foule nombreuse et des écoliers formant une haie d'honneur[17].
Le «Camp des Italiens», établi à proximité du charbonnage de Sainte-Henriette, trouve son origine dans l'installation de deux cantonnements désignés comme le petit et le grand érigés par l'occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale afin d'y enfermer des prisonniers russes et polonais[18]. À la suite de la Libération, les forces alliées ont réaffecté le site en y internant des prisonniers de guerre allemands jusqu'en 1948[18]. Dès 1946 et jusqu'à cette même année 1948, les infrastructures ont fait l'objet d'aménagements progressifs pour accueillir des ouvriers immigrés italiens ainsi que leurs familles, ce qui a valu au lieu sa dénomination actuelle. L'ensemble des installations a finalement été définitivement désaffecté en 1960[18]. Après la fermeture progressive des industries traditionnelles au XXesiècle, l’économie locale se réoriente vers les petites et moyennes entreprises, notamment dans des parcs d’activités comme celui de Sainte‑Henriette. Morlanwelz devient aussi une véritable cité d’enseignement, accueillant chaque jour plus de 4 000 élèves, du maternel au supérieur[9]. Enfin, Morlanwelz est indissociable du domaine de Mariemont, célèbre pour son parc paysager de 45ha et son musée archéologique de renommée internationale, héritage d’une histoire prestigieuse remontant à Marie de Hongrie[9].
Les ruines de l'abbaye de l'Olive, fondée en 1218, reposent à Morlanwelz, dans le bois de Mariemont[19]. L'abbaye, fondée au XIIIesiècle sous le patronage de Notre-Dame de l'Olive par l'ermite Jean Guillaume, a vu les moniales exploiter tôt les réserves houillères de leur domaine et des bois voisins. Cette activité exceptionnelle, rentable jusqu'à la fin du XVesiècle, fut abandonnée en 1564. Dévastée à plusieurs reprises au XVesiècle, la petite communauté bénéficia de la protection de l'abbé d'Aulne, mais l'abbaye fut finalement détruite et mise en vente en 1796[20].
Le prieuré de Montaigu, construit en 1615[21].L'église Saint-Martin (carte postale).
L'hôtel de ville, ancienne maison communale construite en 1851, a ensuite été transformée en local pour l'État-Major et la Garde Civique[22]. En 1893, il fut décidé de doter Morlanwelz d'un nouvel hôtel communal. En 1895, l'hôtel communal fut inauguré dans un style néo-gothique, à la suite d'un concours remporté par l'architecte Bisschops d'Ixelles[22].
L'église Saint-Martin, construite entre 1862 et 1864 selon les plans de l'architecte Félix Laureys de Bruxelles, a coûté environ 150 000 francs. Elle a remplacé l'ancienne église, démolie en 1864. La première pierre a été posée le , à 14heures[23]. De style néo-gothique, la façade s'ouvre par un large porche. Elle est surmontée d'une tour en partie polygonale qui abrite trois cloches. Ce carillon égrènent les heures et les demi-heures et appellent aux offices.
Sur le plateau dit «la terrasse Warocqué», est l'œuvre de Raoul Warocqué:
L'ancien orphelinat, inauguré en 1910, a été ravagé par un incendie en 1960[24]. IIl prit ensuite le nom de «Cité de l'Enfance» jusqu'en 1983, fut abandonné puis incendié une deuxième fois en 1992[24]. Aujourd'hui il ne reste plus que la façade avec la tour;
L'ancienne crèche, inaugurée en 1901, avait initialement accueilli une vingtaine d'enfants, un nombre qui quadrupla quelques années plus tard. Faute d'enfants, la crèche fut fermée en 1946, et le bâtiment fut alors réaffecté pour accueillir l'École professionnelle provinciale[25];L'hôtel communal.
L'ancienne maternité, ouverte en 1907 par la Princesse Elisabeth[26]. Le bâtiment avait accueilli une auberge de jeunesse en 1947 avant de fermer ses portes en 1968[26]. Aujourd'hui le bâtiment devenu le site à l'Institut Provincial des Arts et Métiers du Centre.
Les bâtiments de l'ancien charbonnage de la Réunion faisaient partie des sites d'extraction de la Société Anonyme des Charbonnages de Mariemont-Bascoup, fondée en 1913. Cependant, la section de Mariemont remonte à sa première forme en 1802. Ces constructions datent du deuxième tiers du XIXesiècle[20].
Les anciennes hôtelleries du Centre, construites en 1899, accueillaient de nombreuses œuvres sociales[27] et démolis en 1981[28]. L'édifice se trouvait à l'angle des rues Arthur Warocqué, et Léon Moyaux.
La cité de l'Olive, édifiée en 1854 par les Charbonnages de Mariemont-Bascoup, occupe le site de l'ancienne abbaye de l'Olive[12].
Cité du Sacré-Cœur. Construite par la société du Bon Grain vers 1930, elle se compose de vingt-quatre maisons ouvrières disposées autour d'une place centrale, au milieu de laquelle se dresse une statue du Sacré-Cœur[29].
Le Domaine de Mariemont, s'étendant sur environ 45 hectares clôturés, abrite le Musée royal de Mariemont ainsi que l'École provinciale d'Horticulture[30].
La fontaine archiducale ou de Spa, érigée en 1741, reconstruite en 1893 à la demande des Warocqué après les fouilles d'A. Peny, puis déplacée vers 1950 devant le fer à cheval[31].
Les ruines de l'ancien château de Charles de Lorraine. Construit entre 1755 et 1757 par l'architecte lorrain Jean-Nicolas Jadot, il fut ensuite repris successivement par Fault et Laurent-Benoît Dewez, architecte de la cour de 1766 jusqu'à la mort du prince en 1780. En 1794, le château fut incendié et pillé par les troupes révolutionnaires françaises[31].
L'orangerie, située au nord-ouest du château princier, est un bâtiment de style classique datant de 1776 et 1777[31].
Panorama dans les années 1900.Le fer à cheval. Vestiges de la rampe en fer à cheval, témoins de la dénivellation de la vallée de la Haine. Construite en 1778 par Dewez avec l'aide de Montoyer en tant qu'entrepreneur. Elle se trouve derrière les ruines du château de Charles de Lorraine[32].
L'entrée nord du parc, petit ensemble architectural de style néo-classique datant du XIXesiècle[32].
Le musée royal de Mariemont. Situé sur le site de l'ancien château de style néo-classique de la famille Warocqué, détruit par un incendie en 1960, ce remarquable édifice a été conçu entre 1962 et 1967 par l'architecte Roger Bastin et inauguré en 1975. Le château précédent, construit en 1831 par l'arrière-grand-père de Raoul Warocqué, avait été réalisé selon les plans de Tilman-François Suys[32].
Le jardin d'hiver et serres. Une composition du XIXesiècle comprenant un vaste bâtiment ayant autrefois abrité le jardin d'hiver, précédé de chaque côté par deux serres de hauteurs différentes, aujourd'hui démolies. Ces serres étaient situées sur une grande terrasse accessible par un escalier monumental, flanqué de deux autres serres adossées au mur soutenant la terrasse[32].
La sépulture de la famille Warocqué, située au sud de la roseraie, construite au XIXesiècle[33].
Le monument Arthur Warocqué, inauguré en [34] sur la place Roosevelt (anciennement appelée place des Écoles), rend hommage au Bourgmestre Arthur Warocqué (1835-1880). Cette statue est une création du sculpteur bruxellois Vincotte[35].
La statue d'Abel Warocqué (1805-1864) a été inaugurée le [36], [37], [38].
Le monument aux Aux Héros de la Résistance. Se situe à gauche de l'hôtel de ville.
Le monument aux morts. Se situe place Georges Warocqué.
L'école communale mixte (place Roosevelt), construite en 1871 par l'architecte Tirou, s'inspire du Palais du Sénat situé dans les Jardins du Luxembourg à Paris[39].
L'école fondamentale provinciale d'Application de Morlanwelz, édifiée en 1917 par Raoul Warocqué[40].
Le Lycée Warocqué, édifié en 1915, se situe sur un terrain entre l'ancienne crèche et l'Athénée, une réalisation de Raoul Warocqué[41].
Institut Technique de la Communauté Française, construit en 1935 pour remplacer l'école des filles, une rotonde et une nouvelle aile ont été ajoutées vers 1950[42].
L'Athénée du Centre, érigée en 1909 grâce à la générosité de Raoul Warocqué[43].
Le Feureu: c'est un carnaval qui s'inscrit dans le cadre des manifestations folkloriques de la région du Centre, en Belgique. À Morlanwelz, les gilles sortent dès les premières heures du dimanche de la quadragésime et dansent selon la tradition locale, très proche de celle de Binche. La fête connaît un moment d'apothéose le lundi soir lors du feu d'artifice qui se donne autour d'un grand feu. La synthèse de deux traditions, celle du gille et celle des «feures» est ainsi réalisée. Les «feures» étaient des torches de paille enflammées attachées à des bâtons et jetées dans les branches des arbres fruitiers pour détruire la vermine. Ce rite s'accompagnait de chansons appelant les arbres à porter de beaux fruits.
Musée Royal de Mariemont. Ce musée d'art et d'histoire, ouvert le , rassemble les diverses collections de Raoul Warocqué, dernier propriétaire de Mariemont, qu’il légua à sa mort en 1917 à l’État belge, avec l’ensemble du domaine de Mariemont.
Morlanwelz sur Mississippi (jazz), la Journée sans voiture (le 3e dimanche de septembre), le jogging Les Crêtes de l'Olive (le 4e dimanche d'octobre), le grand marché de Noël sous chapiteaux (le 1er week-end de décembre), Morlanwelz en Fête Voyage en Italie (le 3e week-end de mai).
Institut technique de la Communauté française (ITM). Institut d'enseignement de promotion sociale, Haute école de la communauté française du Hainaut (HECFH).
Les charbonnages de Mariemont‑Bascoup, installés à Morlanwelz, forment l’un des ensembles houillers les plus emblématiques du Bassin du Centre. Leur histoire remonte au Moyen Âge, lorsque la houille affleurant dans la forêt de Mariemont est déjà exploitée à petite échelle . L’activité se structure réellement au XVIIIesiècle sous l’impulsion du gouverneur général Charles de Lorraine, puis prend une dimension industrielle au début du XIXesiècle avec la création, en 1802, d’une société réunissant Hardenpont, Duvivier, Tiberghien et les Warocqué, famille qui marquera profondément l’évolution du site[44]. Au fil du XIXesiècle, la société étend progressivement son domaine en absorbant plusieurs concessions voisines, dont Carnières Nord et Carnières Sud, ainsi que des fosses plus anciennes comme Saint‑Éloi ou Saint‑Guillaume[45]. L’exploitation se modernise rapidement: les manèges à chevaux sont remplacés par des machines à vapeur, puis par des systèmes innovants mis au point par les ingénieurs Warocqué. Abel Warocqué invente en 1844 la warocquère, un ascenseur à vapeur destiné au transport rapide des mineurs, récompensé à l’Exposition universelle de Paris en 1855[46]. Arthur Warocqué, quant à lui, développe entre 1872 et 1874 un vaste réseau de traînage mécanique reliant les fosses au triage‑lavoir central de Sainte‑Henriette, premier système du genre installé en Europe continentale[46].
La fusion décisive intervient en 1912, lorsque les charbonnages de Mariemont s’unissent à ceux de Bascoup, actifs depuis 1808 et réputés pour leurs installations modernes, notamment le siège no5 présenté à l’Exposition universelle de Paris en 1889[45]’[47]. La nouvelle SA des Charbonnages de Mariemont‑Bascoup devient alors l’une des sociétés minières les plus prestigieuses du pays, dotée d’un corps d’ingénieurs reconnu et d’une capacité d’innovation remarquable. Parmi ses infrastructures majeures figure le puits Saint‑Arthur, creusé dès 1854 et atteignant 1 057 mètres de profondeur à sa fermeture en 1960[46]. L’ensemble du complexe minier s’inscrit dans un paysage profondément marqué par l’exploitation houillère: cités ouvrières, ateliers, triages, roselières issues des affaissements miniers, et vestiges ferroviaires comme le tunnel de l’Olive, inauguré en 1839 et considéré comme le plus ancien tunnel ferroviaire encore existant en Belgique[45]. Aujourd’hui, bien que les fosses aient disparu, les traces de cette activité demeurent visibles dans le tissu urbain et dans le patrimoine de Morlanwelz, où l’histoire industrielle reste étroitement liée à la famille Warocqué et au développement du Domaine de Mariemont.
Parmi les puits de la société il y avais:
le siège Abel, rattaché aux Charbonnages de Mariemont‑Bascoup, est mis en exploitation en 1829 et demeure actif jusqu’en 1901. Ce puits, dont la profondeur atteignait environ 311,5 mètres, était principalement destiné à l’aération du réseau minier ainsi qu’à l’évacuation des eaux souterraines. Ces fonctions techniques étaient assurées par l’intermédiaire du siège de la Réunion, auquel il était étroitement connecté au sein de l’infrastructure charbonnière régionale[48];
le siège de la Réunion, intégré aux Charbonnages de Mariemont‑Bascoup, entre en activité en 1849 et demeure en service jusqu’en 1942. Profond d’environ 700 mètres, il se distingue par la présence de deux puits jumeaux, l’un consacré aux opérations d’extraction et l’autre à l’exhaure ainsi qu’au retour d’air dans les galeries. L’ensemble est surmonté, à partir de 1905, d’un châssis à molettes conçu par Baume & Marpent, entreprise réputée pour ses réalisations métalliques dans l’industrie minière régionale[49]. Après sa fermeture en 1946, les bâtiments furent transformés en cantine comprenant un réfectoire et des logements pour accueillir les mineurs italiens[50]’[51]’[52];
le siège Sainte-Henriette, est mis en service en 1849 et demeure actif jusqu’en 1941. Creusé à une profondeur d’environ 645 mètres, il constitue l’un des sièges importants du dispositif d’extraction de la société, participant à l’exploitation du gisement houiller tout au long de la seconde moitié du XIXesiècle et du début du XXesiècle[53]. Ce puis était situé derrière la salle de l'Harmonie actuellement la maison de repos La Nouvelle Harmonie à la rue des Ateliers[54];Le puits Saint-Arthur.
le siège Saint-Arthur, entre en production en 1860 et poursuit ses activités jusqu’au . L’ensemble se caractérise par trois puits distincts: un puits d’extraction atteignant environ 683 mètres de profondeur, un puits réservé à l’exhaure et au déplacement du personnel descendant à 510 mètres, ainsi qu’un puits d’aération, lui aussi creusé à 683 mètres[55]. Le châssis à molettes fut conçu par Baume & Marpent[56]’[57], dont la division Baume réalise en 1939 le plan de la structure[58]. Cet ouvrage métallique, d’un poids avoisinant les 325 tonnes, se distingue par ses deux molettes superposées, la supérieure culminant à près de 48 mètres et l’inférieure à environ 39,5 mètres[59]. Entre 1943 et 1945, un nouveau châssis est érigé, témoignant de l’évolution continue des installations au cours de la période d’exploitation[59]. Ce châssis à molette fut démoli le quelques années après le fermeture du puits en 1960[56]. Le site a été aménagé en 1992 pour permettre la construction d'un lotissement[60].
La brasserie et la boulangerie de la SA Le Bon Grain
Le Bon Grain a été créé en 1891 par Valère Mabille, industriel catholique, et plusieurs autres chefs d'industrie. Il s'agissait d'une boulangerie coopérative industrielle, comprenant non seulement des boulangeries, mais aussi une meunerie, une brasserie, une vinaigrerie, une moutarderie et une biscuiterie. L’entreprise apportait emploi et sécurité sociale à ses ouvriers: ceux-ci devaient acheter leur pain à la coopérative et recevaient des timbres donnant droit à des pensions et protections en cas d’accidents. Mabille développa également la Maison des Ouvriers, un lieu de rencontre, de restauration et de sport, ainsi que la cité du Sacré-Cœur et des hôtelleries pour les travailleurs[61]’[62]’[63]. Durant son apogée, Le Bon Grain employait plus de 200 travailleurs et produisait jusqu’à 2100 pains par heure. L’entreprise possédait des succursales à travers le Hainaut, incluait un cercle d’escrime, des écuries pour les chevaux, et même des pensions pour les travailleurs[61]. Après des difficultés financières, Le Bon Grain a déposé son bilan en 2015[64]. La Lorraine Bakery Group a repris ses sites de production à Morlanwelz en deux temps: le premier site et ensuite le second, avec la reprise d’une partie des travailleurs. Aujourd’hui, la boulangerie fait partie du Groupe Quintens, regroupant quatre boulangeries, et continue de produire une large gamme de produits de boulangerie allant du pain aux céréales aux viennoiseries, pâtisseries, sandwiches et préparations fraîches. Elle est située dans le Zoning Industriel Sainte-Henriette[65].
L'établissement sidérurgique connu sous le nom de grosse forge, implanté sur les rives de la Haine, trouve ses origines en 1752. Vers 1860, l'entreprise est acquise par la famille de Valère Mabille auprès des maîtres de forge Debauque, solidement ancrés à Houdeng-Aimeries[66]. L'outil de production se modernise en 1865 avec l'installation d'un premier marteau-pilon à vapeur, une technologie dont le nombre d'unités s'élève à 36 au tournant de l'année 1908[66]. À ses débuts industriels, le site exploitait l'énergie hydraulique du cours d'eau pour actionner trois martinets traditionnels, également désignés sous le terme local de «macas». Au cours des années 1920, la structure adopte une nouvelle raison sociale sous l'appellation d'Usines Ch. Vermot, V. Mabille et R. Pelgrims Co[67].
Fondée en 1872 par Eugène Dufossez et son associé Henry, ingénieur diplômé de l'École centrale de Paris, la première usine belge de ciment portland s'implanta à Cronfestu, sur le territoire de la commune de Morlanwelz[68]. Cet établissement industriel pionnier a fonctionné jusqu'en 1953, année de l'arrêt de sa production[68]. Par la suite, le site a maintenu une activité commerciale sous la forme d'un comptoir de ventes jusqu'en 1960, assurant la commercialisation du ciment issu de la cimenterie d'Obourg. De nos jours, l'ancienne emprise industrielle fut réhabilitée en 2003 sous la houlette de l'intercommunale IDEA[68].
Le tourisme à Morlanwelz se caractérise par la coexistence d’un riche patrimoine culturel, d’un environnement naturel préservé et d’un héritage industriel typique de la vallée de la Haine. La commune, issue de la fusion de Carnières, Mont‑Sainte‑Aldegonde et Morlanwelz‑Mariemont, s’est développée autour de l’exploitation de la houille et de la craie, mais elle est aujourd’hui surtout reconnue pour le Domaine et Musée royal de Mariemont, considéré comme l’un des ensembles culturels majeurs de Wallonie. Ce vaste parc de 45 hectares, aménagé à l’anglaise, rassemble arbres remarquables, œuvres d’art en plein air et vestiges du château des gouverneurs des Pays‑Bas, tandis que le musée expose des collections allant des antiquités égyptiennes et gréco‑romaines aux porcelaines de Tournai, ainsi que des pièces liées à l’histoire régionale[69]. La commune s’inscrit en bordure de la forêt de Mariemont, dernier vestige de l’ancienne forêt Charbonnière, ce qui lui confère un attrait particulier pour la randonnée et les activités de plein air. Plusieurs itinéraires balisés permettent de parcourir les trois villages, les bois environnants et les paysages façonnés par l’histoire industrielle locale. Le réseau RAVeL, aménagé sur d’anciennes voies ferrées et tramways, offre des parcours cyclables sécurisés reliant Morlanwelz aux localités voisines et traversant un territoire où alternent nature, patrimoine et traces du passé minier[69].
Le tissu culturel local est complété par divers musées et espaces d’interprétation, notamment le Musée de la Haute Haine et le Musée Alexandre‑Louis Martin, installés dans l’ancienne maison communale de Carnières. Ces institutions mettent en valeur l’histoire locale, les traditions et les savoir‑faire régionaux. Le territoire compte également des sites de découverte tels que le prieuré de Montaigu, des fermes pédagogiques et des lieux de folklore, témoignant d’une identité communale vivante et diversifiée[70]. Enfin, Morlanwelz bénéficie de sa proximité avec des attractions majeures de la région du Centre, notamment les ascenseurs hydrauliques du Canal du Centre à La Louvière, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui en fait un point de départ pertinent pour explorer l’histoire industrielle et hydraulique du Hainaut[69].
Les services de santé à Morlanwelz, commune du Hainaut en Belgique, se structurent autour d’un réseau de centres médicaux, de services spécialisés et d’infrastructures d’accompagnement social. L’offre locale repose principalement sur des centres médicaux pluridisciplinaires, des services de santé mentale, des laboratoires d’analyses, ainsi que des structures d’hébergement et de bien‑être. Ces établissements assurent une prise en charge de proximité pour la population, allant des soins généraux aux suivis spécialisés.
Le Centre médical Cap Sud constitue l’un des pôles de soins les plus fréquentés, proposant des consultations médicales variées et bénéficiant d’une forte appréciation du public[71]. Le Centre médical Arcadia, également situé au cœur de la commune, offre des services similaires et accueille en son sein un point de prélèvements du laboratoire SYNLAB Morlanwelz, permettant la réalisation d’analyses médicales courantes[72],[73]. Pour l’accompagnement psychologique et psychiatrique, le SSM Ariane assure un service de santé mentale reconnu, destiné tant aux adultes qu’aux familles[74].
La commune dispose aussi d’infrastructures dédiées aux personnes âgées, notamment la Maison de Morlanwelz du groupe Seniorissim, qui propose un hébergement permanent et un encadrement médicalisé pour les résidents[75]. À ces services s’ajoutent des offres de bien‑être et de soins complémentaires, comme le centre Mariemont Mieux‑Être, qui contribue à la santé préventive et au mieux‑être général de la population locale[75].
Les transports en commun à Morlanwelz, s’articulent autour d’un réseau combinant services ferroviaires et lignes d’autobus assurées principalement par la SNCB et le TEC. La gare de Morlanwelz, située rue des Déportés, constitue le principal nœud de mobilité. Elle offre des liaisons régionales via les trains S62, L et plusieurs IC, permettant de rejoindre notamment Charleroi‑Central, La Louvière‑Sud, Manage, Luttre ou encore d’autres pôles du réseau national. La gare dispose d’automates de vente, d’un parking, d’une place PMR et de correspondances directes avec les bus du TEC, ce qui en fait un point d’accès multimodal important[77].
Le réseau d’autobus complète cette desserte ferroviaire en reliant les quartiers de la commune et les localités voisines. Plusieurs lignes passent à proximité immédiate du centre, notamment les lignes 30, 82, 84, 132, 133 et 822, qui assurent des liaisons vers Anderlues, Trazegnies, Mons, La Louvière, Maurage ou encore Péronnes‑lez‑Binche. L’arrêt Morlanwelz place Roosevelt constitue l’un des points de passage les plus fréquentés, avec des départs réguliers vers Mons, Maurage ou La Louvière[78].
Les services de transport en commun permettent également de rejoindre Morlanwelz depuis des pôles régionaux tels que Charleroi, Beaux‑Arts, Rive Gauche, divers hôpitaux du bassin carolorégien ou encore l’aéroport de Charleroi via des correspondances. Les trajets combinant bus et train sont facilités par la fréquence des lignes S62 et par la présence de multiples arrêts TEC répartis dans la commune. Les itinéraires proposés par les services de mobilité indiquent que Morlanwelz est intégrée à un maillage dense, permettant des déplacements efficaces dans l’ensemble du Centre et vers les grandes villes voisines[79],[80],[81].
Le sport à Morlanwelz occupe une place centrale dans la vie locale, avec un réseau dense de clubs couvrant un large éventail de disciplines. La commune et ses entités Morlanwelz, Carnières et Mont‑Sainte‑Aldegonde disposent d’infrastructures variées permettant la pratique du football, du basket‑ball, du padel, du tennis, du cyclisme, des sports de combat, de l’équitation, du tir sportif et de nombreuses activités de remise en forme. Cette diversité témoigne d’un ancrage sportif ancien, renforcé par des clubs historiques et d’autres plus récents, souvent très actifs dans les compétitions provinciales et régionales[82],[83].
Parmi les clubs les plus représentatifs, comme l’A.S. Morlanwelz incarnent la tradition footballistique locale, évoluant dans les divisions provinciales et rassemblant un large public. Le DPK Carnières Morlanwelz, matricule 1408, illustre l’importance du basket‑ball dans la commune, tandis que le BSEP Futsal Morlanwelz, engagé en D2 RBFA, confirme la vitalité du futsal. Le padel connaît un essor notable grâce au Padel Club Morlanwelz et au Royal Tennis & Padel Club de Morlanwelz‑Mariemont, qui associent installations modernes et formation structurée[82],[83].
Les sports de combat sont également bien représentés, notamment avec Borriello Gym, actif en boxe anglaise, ou encore des clubs de MMA et d’arts martiaux présents dans l’entité. Le cyclisme s’appuie sur le Vélo Club Morlanwelz, tandis que la natation, le fitness et le bien‑être sont assurés par des structures telles que Mariemont Mieux‑Être ou DBM Morlanwelz[82],[83].
Enfin, Morlanwelz abrite l’un de ses clubs les plus anciens: la Société Royale de Tir de Morlanwelz, fondée en 1892. Dotée de stands modernes, elle propose tir à air, tir à feu, cibles électroniques et accueille une école de tir ainsi qu’une section handisport. Ce club illustre la dimension patrimoniale du sport dans la commune, où tradition et modernité coexistent[84].
La vie associative à Morlanwelz se caractérise par une densité et une diversité remarquables d’initiatives sociales, culturelles et citoyennes, qui structurent la commune autour d’un tissu local particulièrement actif. Elle s’appuie d’abord sur un ensemble d’organismes publics et para‑publics, dont le Plan de Cohésion Sociale joue un rôle central en coordonnant des actions visant l’insertion socioprofessionnelle, l’accès au logement, la santé et le renforcement des liens sociaux. Ces activités se déploient dans plusieurs maisons de quartier réparties sur le territoire communal, où se tiennent projets intergénérationnels, ateliers participatifs et animations de proximité[85].
À côté de ces structures institutionnelles, la commune accueille un réseau dense d’associations engagées dans la solidarité et l’entraide. La Maison Croix‑Rouge de Morlanwelz constitue un pôle important, combinant épicerie sociale, prêt de matériel médical, boutique de seconde main, accompagnement des personnes âgées ou handicapées, et projets collectifs tels que des ateliers de fabrication de produits ménagers ou la création d’un jardin communautaire. L’association, animée par des volontaires, collabore étroitement avec le CPAS et s’inscrit dans une dynamique de cohésion sociale ouverte à l’ensemble de la population[86].
La vie associative s’exprime également à travers une offre culturelle et folklorique particulièrement riche. La commune abrite un centre culturel actif, une bibliothèque, plusieurs cercles d’histoire et des musées, ainsi qu’un ensemble de traditions populaires très vivantes, dont le Feureu de Morlanwelz. Ces manifestations, organisées par des sociétés locales et des groupes de bénévoles, contribuent à la transmission du patrimoine immatériel et au renforcement du sentiment d’appartenance communautaire[87].
Les activités sportives complètent ce paysage associatif, avec de nombreux groupements locaux et des infrastructures permettant la pratique d’un large éventail de disciplines. La commune soutient également des initiatives citoyennes ponctuelles, telles que des conférences, des marchés de producteurs, des promenades guidées ou des événements caritatifs, qui témoignent d’un engagement constant des habitants dans la vie locale[88].
↑Selon un rapport du Collège Echevinal, il apparaît que de nombreux établissements industriels, notamment les célèbres charbonnages de la société de Mariemont, utilisaient le nom de Mariemont comme siège social. Cela entraînait: 1° des confusions et erreurs parfois préjudiciables, particulièrement dans les correspondances d'une grande partie de la population travaillant dans ces usines et charbonnages situés à Morlanwelz; 2° l'existence d'usines dans des communes voisines sous la même dénomination, ainsi que des commerçants de ces communes employant également ce nom, ce qui, en se généralisant, brouillait complètement la localisation réelle du hameau de Mariemont. Par conséquent, l'Administration Communale a décidé, à l'exemple d'une autre commune du bassin du Centre, que Morlanwelz serait désormais désigné dans ses actes administratifs par la double appellation Morlanwelz-Mariemont (Hubinont 1903, p.7).