Partis politiques au Maroc
Les partis politiques marocains s’inscrivent dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle.
Leur émergence remonte aux années 1930. À partir de 1956, le Maroc adopte un système politique fondé sur le multipartisme, favorisant la création de nombreux partis se revendiquant d'orientations idéologiques diverses..
Cadre juridique
modifierCadre général
modifierLes partis politiques marocains sont régis par deux grands textes :
- La constitution marocaine
- La loi organique 54.25 relative aux partis politique
La Constitution marocaine de 2011 stipule dans son article 7 :
« Les partis politiques œuvrent à l'encadrement et à la formation politique des citoyennes et citoyens, à la promotion de leur participation à la vie nationale et à la gestion des affaires publiques. Ils concourent à l'expression de la volonté des électeurs et participent à l'exercice du pouvoir, sur la base du pluralisme et de l'alternance par les moyens démocratiques, dans le cadre des institutions constitutionnelles.
Leur constitution et l'exercice de leurs activités sont libres, dans le respect de la Constitution et de la loi. Il ne peut y avoir de parti unique.
Les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, ethnique ou régionale, ni sur toute base discriminatoire ou contraire aux droits de l'homme.
Ils ne peuvent avoir pour but de porter atteinte à la religion musulmane, au régime monarchique, aux principes constitutionnels, aux fondements démocratiques, à l’unité nationale ou à l’intégrité territoriale du Royaume.
L’organisation et le fonctionnement des partis politiques doivent être conformes aux principes démocratiques.
Une loi organique détermine, dans le cadre des principes énoncés au présent article, les règles relatives notamment à la constitution et aux activités des partis politiques, aux critères d’octroi du soutien financier de l’État, ainsi qu’aux modalités de contrôle de leur financement. »
Selon l’article premier de la loi no 36-04 de 2006 relative aux partis politiques[1] :
« Le parti politique est une organisation permanente et à but non lucratif, dotée de la personnalité morale, instituée en vertu d'une convention entre des personnes physiques jouissant de leurs droits civils et politiques et partageant les mêmes principes, en vue de participer, par des voies démocratiques, à la gestion des affaires publiques. »
La législation sur les partis politiques a fait l'objet de nombreux changements dans l'histoire du Maroc.
La dernière évolution juridique date de fin 2025[2].
Incompatibilité
modifierPlusieurs catégories de fonctionnaires ne peuvent pas faire parti d'un parti politique.
Il s'agit notamment :
- Des militaires
- Des policiers
- Des gendarmes
- Des fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur
Conditions de création
modifierPour créer un parti, il faut déposer une demande auprès du Ministère de l'Intérieur accompagnée des signatures de :
- 12 membres fondateurs issus des 12 régions du Maroc dont au moins 4 femmes
- Une déclarations écrite de 2000 citoyens dont au moins 20% de femmes.
La demande est ensuite transmise au tribunal administratif de Rabat. Une réponse est donnée dans les 50 jours[3].
Histoire
modifierNaissance des premières organisations politiques marocaines
modifierÀ partir de , le Maroc est placé sous le protectorat français, instauré par le traité de Fès conclu entre la Troisième République française et le sultan Moulay Abd El Hafid. Ce régime perdure jusqu’au .
Durant cette période, le pays connaît plusieurs épisodes de résistance armée contre la présence coloniale, notamment la guerre du Rif (1921-1926), la guerre du Moyen Atlas menée par Mouha Ou Hammou Zayani (1914-1921), ainsi que les mouvements de résistance dans le Sud liés à Ahmed al-Hiba et à la famille de Ma El Aïnin[4].
Dans les années 1930, le mouvement nationaliste marocain voit l’émergence de ses premières formations politiques organisées. Le Comité d'action marocaine (CAM), fondé en 1934, constitue l’une des premières structures du nationalisme moderne. Sa dissolution par les autorités du protectorat conduit à la création de nouvelles formations, dont le Parti national pour la réalisation des réformes en 1937, notamment à Fès sous l’impulsion de Allal El Fassi.
Au cours des années 1940, le mouvement nationaliste se structure davantage autour de plusieurs organisations politiques distinctes. Le Parti communiste marocain (PCM) est fondé en 1943 ; il est interdit en 1952, puis reconstitué en 1969 sous le nom de Parti de la libération et du socialisme (PLS), avant d’être légalisé en 1974 sous l’appellation de Parti du progrès et du socialisme (PPS).
En 1944, Allal El Fassi et Ahmed Balafrej participent à la fondation du Parti de l'Istiqlal, qui s’inscrit dans la continuité du mouvement nationaliste et porte des revendications en faveur de l’indépendance du Maroc. Une scission intervient en 1946 avec la création du Parti démocratique de l'indépendance (également appelé Parti de la Choura et de l’Istiqlal), dirigé par Mohamed Hassan Ouazzani[5].
Reconnaissance du multipartisme au Maroc
modifierÀ partir du , trois premier gouvernements virent le jour et furent successivement présidés par MBarek BekkaÏ et par certains des dirigeants politiques émanant du parti de l'Istiqlal.
Le pouvoir central promulgue un nouveau Dahir concernant les libertés publiques qui vient interdire le Parti unique.
Plusieurs mouvements de contestation commençaient à émerger concernant les fondements constitutionnels ou encore la façon de gérer le pays ce qui entraînera la naissance d'un parti politique nommé l'union nationale des forces populaires (UNFP) en avec de grandes figures politiques et signataires du traité d'indépendance tel Mehdi Ben Barka, Abderrahman Youssoufi, Abellah Ibrahim, Abederrahim Bouabid et bien d'autres.
De 1956 à 1999, pas moins de douze partis verront le jour notamment en 1958 avec le Mouvement Populaire (MP) un parti politique de droite d'idéologie berbériste par Mahjoubi Aherdane[6].
Durant cette période le Maroc connaît une bataille acharnée entre le pouvoir central et l'UNFP qui se soldera par la victoire en 1959 de Abdallah Ibrahim qui était secrétaire général du parti de l'UNFP et qui aboutira à la formation du quatrième gouvernement qui ne durera que sept mois puisque le Maroc passera à un gouvernement royal.
Premières crises politiques
modifierDans le contexte des premières luttes politiques, certains affrontements violents entre partisans de formations nationalistes rivales ont été évoqués dans des sources journalistiques et mémorielles, notamment autour des événements de Souk El Arbaa en 1956, qualifiés de massacre dans certaines publications[7].
Le Maroc connaît une crise politique après l'exil de plusieurs dirigeants politiques appartenant à l'UNFP et c'est dans ce contexte que plusieurs exilés vont former quelques partis politiques illégaux dont celui Ila Al Amame[8].
En parallèle malgré cette crise, en 1963 le parti Démocratique de l'indépendance et de la Choura (FDIC) est créé mais aussi le Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel (MPDC) en 1965 qui deviendra plus tard Parti de la Justice et du Développement (PJD). En 1967 c'est aussi la création du parti de la justice et du développement (PJD) par Abdelkrim el Khatib[9].
Cette crise politique pousse a l'instauration d'un état d’exception conformément à l'article 35 de la Constitution marocaine qui durera jusqu'à 1970 date a laquelle une nouvelle Constitution est élaborée donnant plus de pouvoir à l'exécutif au détriment du législatif et judiciaire.
C'est dans ce contexte que l'UNFP et le parti de l'Istiqlal s'unissent en formant une coalition contre cette révision constitutionnelle.
Cette union se soldera par la victoire du parti de l'Istiqlal face à l'UNFP aux élections et qui entraînera le départ de quelques dirigeants politiques socialistes modérés tels qu'Abderahim Bouaabid, El Youssfi, Abdelwahed Radi, Mohammed El Yazghi et Fathallah Oulaalou ,de l’UNFP pour former le parti politique de l’union socialiste des forces populaires (l'USFP) en 1975.
Durant cette crise, c'est aussi l'apparition de plusieurs mouvements illégaux pour certains fondés sur l'idéologie islamiste tels la Chabiba Islamia dirigée par Abdelkarim Mouti ou encore par la suite comme le Tawhid ou la Fadila. Quant aux islamistes modérés ils ont pu rejoindre un parti politique reconnu qui est le parti de la justice et développement (PJD). Cependant les partis islamistes marocains ne trouvent pas leur place ni leur légitimité car le roi est considéré comme amir al moumine c'est-à-dire le commandeur des croyants. Comme l'explique Bruno Étienne, les islamistes marocains se retrouvent « très gênés dans leur action puisqu'ils se heurtent au commandeur des croyants qui occupe déjà le terrain de l’islam[10]».
La marche verte aura un impact important dans la vie politique marocaine et entraînera la création en 1974 du Parti de l'Action (PA) et quelques plus tard en 1977 c'est la création du Rassemblement National des Indépendants (RNI) créé par Ahmed Osman puis en 1979 c'est l’apparition du Parti National Démocrate (PND) mais aussi de l'Union Constitutionnelle (UC) par Maati Bouabid qui est un mouvement de droite en 1983 et en 1984 du Parti de Centre Social (PCS)[6].
Quelques années plus tard c'est la création du Parti National-Démocrate par Mohamed Arsalane el-Jadidi.
Dans les années 1990 c'est la création du parti de l'Avant Garde Démocratique et Social (PADS) en même temps que le Mouvement National Populaire (MNP), le Mouvement Démocrate et Social (MDS), le Parti Socialiste Démocratique (PSD) en 1996 et enfin le Parti du Front des Forces Démocratiques (FFD) en 1997.
Partis politiques des années 2000
modifierDans les années 2000 quatre nouveaux partis virent le jour dont l'Union Démocratique (UD), le Parti des Forces Citoyennes (PFC), le Congrès National Ittihadi (CNI) et le Parti de la Réforme et du Développement (PRD).
En parallèle la montée de l'islamisme radical à l'international donne naissance au mouvement islamiste non reconnu Al Adl Walihsan par le Cheik Abdessalam Yassine.
Six autres partis voient le jour dans les années 2002 à savoir le parti de l'Alliance des Libertés (ADL), Initiatives Citoyennes pour le Développement (ICD), le Parti du Renouveau et de l’Équité (PRE), le Parti Al Ahd, le Parti de l'Environnement et du Développement (PED), le Parti Marocain Libéral (PML).
En 2002 toujours une fusion entre l'organisation de l'action démocratique et populaire (OADP), le mouvement des démocrates (MDI) et le mouvement pour la démocratie (MPD) donnent naissance au parti de la gauche socialiste unifiée (PGSU)[11].
En 2007 c'est la création de la fédération de la gauche démocratique (FGD) qui est une alliance de plusieurs partis politiques marocains dont le parti socialiste unifié, le parti de l'avant garde démocratique et socialiste, le congrès national Ittihadi et le mouvement clarté ambition courage.
Dans les années 2000, la mouvance populaire s'est réunifiée sous un seul parti politique : celui de l'alliance populaire. En 2008 Fouad Ali El Himmma fonde le Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Liste des partis politiques
modifierCette liste recense les partis politiques marocains, autorisés ou interdits, existants ou ayant existé au cours de l'histoire du Maroc.
Partis majeurs
modifier8 partis politiques majeurs dominent la scène politique marocaine[12],[13],[14].
| Parti politique | Positionnement | Idéologie | Symbole | Date de création | Secrétaire général | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti de l'Istiqlal (PI) حزب الاستقلال |
Droite | Royalisme | Balance | 1943 | Nizar Baraka | Parti conservateur, symbole du mouvement national marocain de la première moitié du xxe siècle. | |
| Mouvement populaire (MP) الحركة الشعبية |
Droite | Amazighisme | Épi | 1957 | Mohammed Ouzzine | Parti créé par le caïd berbère Mahjoubi Aherdane avec l'aide du docteur Abdelkrim El Khatib. | |
| Parti du progrès et du socialisme (PPS) حزب التقدم و الاشتراكية |
Gauche | Progressisme | Livre | 1974 | Mohamed Nabil Benabdallah | Créé par Ali Yata sous les cendres du Parti communiste marocain interdit à deux reprises pendant les années 1950. | |
| Union socialiste des forces populaires (USFP) الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية |
Gauche | Socialisme | Rose | 1975 | Driss Lachgar | Parti de la rose socialiste, héritier l'UNFP. | |
| Rassemblement national des indépendants (RNI) التجمع الوطني للأحرار |
Centre-droit | Libéralisme | Colombe | 1978 | Mohamed Chaouki | Parti libéral créé par Ahmed Osman, juste après les élections législatives de 1977. | |
| Union constitutionnelle (UC) الاتحاد الدستوي |
Centre-droit | Libéralisme | Cheval | 1983 | Mohamed Joudar | Parti créé par Mohamed Maâti Bouabid en 1983, Premier ministre du gouvernement sortant de l'époque. | |
| Parti de la justice et du développement (PJD) حزب العدالة و التنمية |
Droite | Islamisme Conservatisme | Lampe | 1998 | Abdelilah Benkirane | Parti islamiste créé par le docteur Abdelkrim El Khatib. | |
| Parti authenticité et modernité (PAM) حزب الأصالة و المعاصرة |
Centre-gauche | Réformisme | Tracteur | 2008 | Fatima Ezzahra El Mansouri | Parti créé par le conseiller Fouad Ali El Himma, juste après les élections législatives de 2007, par la fusion de cinq partis politiques marocains. |
Partis mineurs
modifierLes partis politiques ci-dessous ne jouent pas un rôle significatif dans la vie politique nationale.
Nationalisme
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Date de création | Secrétaire général | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti démocratique de l'indépendance | PDI | حزب الشورى و الاستقلال | 1946 | Ahmed Belghazi | Créé en 1946, ce parti a succédé à Al-Haraqua al-Quawmiya, mais est quasi absent de la scène politique d'aujourd'hui. |
Islamisme
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Date de création | Secrétaire général | |
|---|---|---|---|---|---|
| Parti de la renaissance et de la vertu | PRV | حزب النهضة و الفضيلة | 2005 | Mohamed Khalidi |
Gauche socialiste
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Date de création | Secrétaire général | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti de l'action | PA | حزب العمل | 1974 | Mohammed Drissi | parti créé par Abdellah Senhaji, il est peu présent sur la scène politique | |
| Parti du centre social | PCS | حزب الوسط الاجتماعي | 1982 | Lahcen Madih | il a repris ses activités en 1999, peu présent dans la scène politique | |
| Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste | PADS | حزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي | 1983 | Ali Boutouala | né d'une scission avec l'USFP en 1983, le parti participe aux élections depuis 2007, dans le cadre de l'Alliance de la gauche démocratique | |
| Congrès national Ittihadi | CNI | المؤتمر الوطني الاتحادي | 2001 | Abdessalam Laâziz | né d'une scission avec l'Union socialiste des forces populaires. | |
| Parti socialiste unifié | PSU | الحزب الإشتراكي الموحد | 2005 | Jamal El Asri | Parti politique créé par la fusion de quatre groupuscules autour de l'Organisation de l'action démocratique populaire (OADP). | |
| Parti de la société démocratique | PSD | حزب المجتمع الديموقراطي | 2007 | Zhour Chekkafi |
Extrême gauche
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Tendance politique | Date de création | Secrétaire général | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti de la Voie démocratique travailliste | PVDT | حزب النهج الديموقراطي | Marxisme-Léninisme | 2005 | Jamal Braja | Parti d'extrême gauche, constitué en 1995. Il se proclame comme la continuation du Mouvement marxiste-léniniste marocain " MMLM " et notamment de sa principale composante, l'organisation ,militant illégalement, « En avant », qui militait clandestinement. |
Libéralisme
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Date de création | Secrétaire général | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Forces citoyennes | FC | القوات المواطنة | 2001 | Abderrahim Lahjouji | parti créé par Abderrahim Lahjouji, ancien patron de la Confédération générale des entreprises du Maroc. | |
| Parti de la réforme et du développement | PRD | حزب الاصلاح و التنمية | 2001 | Abderrahmane El Cohen | né d'une scission avec le Rassemblement national des indépendants. | |
| Parti marocain libéral | PML | الحزب المغربي الليبرالي | 2002 | Mohammed Ziane | né d'une scission avec l'Union constitutionnelle. | |
| Parti du renouveau et de l'équité | PRE | حزب التجديد والانصاف | 2002 | Chakir Achehbar | En juin 2011, lors de son 2e congrès ordinaire, les militants ont voté à l'unanimité le changement du nom du parti en « Parti du peuple ». Cette décision sera vite abandonnée à la suite de la saisine du Tribunal administratif de Rabat par le ministère de l'Intérieur pour non-respect de la loi 36-04 relative aux partis politiques. | |
| Parti de la renaissance | PR | حزب النهضة | 2003 | Chakib Benssouda | ||
| Union marocaine pour la démocratie | UMD | الاتحاد المغربي للديمقراطية | 2006 | Jamal Mandri | Parti politique créé par Abdellah Azmani d'une scission de l'Union constitutionnelle. | |
| Parti Al Ahd Addimocrati | PAD | العهد الديمقراطي | 2009 | Abdelmounaim El Fattahi | ||
| Parti des Néo-Démocrates | PND | حزب الديموقراطيون الجدد | 2014 | Mohamed Darif | Premier parti crée après la constitution du 1er juillet 2011 |
Écologie
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Date de création | Secrétaire général | |
|---|---|---|---|---|---|
| Parti de l'environnement et du développement durable | PEDD | حزب البيئة و التنمية المستدامة | 2009 | Kamal Htirane | |
| Parti de la gauche verte | PGV | حزب اليسار الأخضر | 2010 | Mohamed Fares |
Partis dissous, disparus, fusionnés, renommés ou non reconnus
modifier| Parti politique | Sigle | Nom local | Tendance politique | Période | Statut | Notes | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti communiste marocain | PCM | الحزب الشيوعي المغربي | Communiste | 1943-1959 | Dissous | Créé en 1943, interdit en 1952 (sous le protectorat français au Maroc), puis après l'indépendance en 1959. Le parti du progrès et du socialisme est son héritier | |
| Union nationale des forces populaires | UNFP | الاتحاد الوطني للقوات الشعبية | Socialisme | 1959-1974 | Disparu | Né d'une scission avec l'Istiqlal, il donna naissance après à l'USFP. Il a boycotté toutes les élections depuis 1972 . | |
| Front pour la défense des institutions constitutionnelles | FDIC | جبهة الدفاع عن المؤسسات الدستورية | 1963-1970 | Disparu | Parti créé par Ahmed Reda Guedira, ami intime du roi Hassan II, afin de contrer l'hégémonie du Parti de l'Istiqlal | ||
| Mouvement populaire démocratique et constitutionnel | MPCD | الحركة الشعبية الدستورية الديمقراطية | 1967-1998 | Renommé | Renommé en Parti de la justice et du développement à la suite de l'arrivée d'Abdel-Ilah Benkiran et son Mouvement de l'unicité et de la réforme (MUR) au parti | ||
| Parti démocrate national | الحزب الوطني الديمقراطي | 1982-2008 | Fusionné | Fusionné avec 4 autres partis politiques pour créer en 2008 le Parti authenticité et modernité | |||
| Organisation de l'action démocratique populaire | OADP | منظمة العمل الديمقراطي الشعبي | 1983-2005 | Fusionné | L'organisation a fusionné avec d'autres mouvements pour créer le Parti socialiste unifié (Maroc) en 2005 | ||
| Mouvement national populaire | MNP | الحركة الوطنية الشعبية | 1991-2006 | Fusionné | Il a fusionné avec le Mouvement populaire en 2006 | ||
| Parti national des verts pour le développement | PVD | حزب الخضر للتنمية | Écologisme | 1992 | Non reconnu | Parti créé par Fatima Alaoui | |
| Parti socialiste démocratique | PSD | حزب الاشتراكي الديمقراطي | 1996-2007 | Fusionné | Il a fusionné avec l'Union socialiste des forces populaires en 2007 | ||
| Union démocratique | UD | الاتحاد الديمقراطي | 2001-2006 | Fusionné | Il a fusionné avec le Mouvement populaire en 2006 | ||
| Parti al-Badil al-Hadari | PBH | حزب البديل الحضري | 2002-2008 | Dissous | Voir Affaire Belliraj | ||
| Parti de l'environnement et du développement | PED | حزب البيئة و التنمية | 2002-2008 | Fusionné | Fusionné avec 4 autres partis politiques pour créer en 2008 le Parti authenticité et modernité | ||
| Initiative citoyenne pour le développement | PICD | حزب مبادرة المواطنة و التنمية | 2002-2008 | Fusionné | Fusionné avec 4 autres partis politiques pour créer en 2008 le Parti authenticité et modernité | ||
| Parti Al Ahd | AHD | حزب العهد | 2002-2008 | Fusionné | Fusionné avec 4 autres partis politiques pour créer en 2008 le Parti authenticité et modernité | ||
| Alliance des libertés | ADL | رابطة الحريات | 2002-2008 | Fusionné | Fusionné avec 4 autres partis politiques pour créer en 2008 le Parti authenticité et modernité | ||
| Parti al-Oumma | حزب الأمة | 2004 | Non reconnu | Voir Affaire Belliraj, accusé par les autorités de sympathie avec le régime iranien[15] | |||
| Parti démocratique amazigh marocain | PDA | الحزب الديمقراطي الأمازيغي المغربي | 2005-2008 | Non reconnu | Jugé pour non-conformité à la loi no 36-04 relative aux partis politiques, qui interdit, dans son article 4, la fondation des partis sur une base linguistique, ethnique ou régionale[16],[17]. | ||
| Parti travailliste | PT | الحزب العمالي | socialisme | 2005-2013 | Fusionné | Né d'une scission de l'Union socialiste des forces populaires. Il a fusionné avec le même parti en 2013 | |
| Parti socialiste | PS | الحزب الاشتراكي | socialisme | 2006-2013 | Fusionné | Né d'une scission du Congrès national Ittihadi. Il a fusionné avec l'Union socialiste des forces populaires en 2013 | |
| Parti démocrate national | PDN | الحزب الديمقراطي الوطني | libéralisme | 2009 | Imprécis | Parti créé par Abdellah el-Kadiri | |
| Parti pirate marocain | PPM | حزب القراصنة المغربي | 2011 | Non reconnu | Créé en 2011, il s'agit d'un groupe d'une dizaine de jeunes déjà impliqués dans d'autres activités associatives et professionnelles. Il est l'une des premières extensions du mouvement du Parti pirate sur le continent africain après le Parti pirate tunisien. Il est membre du Parti pirate international. | ||
Coalitions politiques
modifierL'histoire politique du Maroc moderne a connu la naissance de plusieurs coalitions politiques. La Koutla, fondée dans les années 1970 par le parti de l'Istiqlal, l'USFP et le PPS, en est la plus importante. Une deuxième coalition (Wifaq) naîtra à la veille des législatives de 1993 autour de trois partis de courant libéral, le Rassemblement national des indépendants, le Mouvement populaire et l'Union constitutionnelle.
Une nouvelle coalition verra le jour en 2011, appelée Alliance pour la démocratie, à la veille des élections législatives de novembre 2011. Elle est formée par huit partis politiques autour du Parti authenticité et modernité, cette coalition sera rapidement dispersée à la suite de sa défaite lors des législatives de 2011 remportées par le parti islamiste PJD.
Notes et références
modifier- ↑ [PDF] Dahir no 1-06-18 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006) portant promulgation de la loi no 36-04 relative aux partis politiques, p. 334 ; lire à son propos Bendourou 2005-2006
- ↑ https://ledesk.ma/enclair/creation-des-partis-voici-les-nouvelles-conditions-fixees-par-le-ministere-de-linterieur/ 27.10.2025
- ↑ https://ledesk.ma/enclair/creation-des-partis-voici-les-nouvelles-conditions-fixees-par-le-ministere-de-linterieur/, 27.10.2025
- ↑ Robert Rézette, Les partis politiques marocains
- ↑ « Les rivalités des pères du nationalisme marocain », sur Zamane
- 1 2 Cubertafond Bernard, Le système politique marocain
- ↑ « مذبحة سوق الأربعاء مظهر من مظاهر التطهير الحزبي الذي واجهه حزب الشورى والاستقلال »
- ↑ Monjib Maâti, La monarchie marocaine et la lutte pour le pouvoir Hassan II face à l'opposition nationale de l'indépendance à l'état d'exception
- ↑ Inan Abbasi, Les partis politiques au Maroc
- ↑ Bruno Etienne, l'islamisme radical
- ↑ Inan Abbassi, Les partis politiques au Maroc
- ↑ Jean-Claude Santucci, « Le multipartisme marocain entre les contraintes d’un « pluralisme contrôlé » et les dilemmes d’un « pluripartisme autoritaire » », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, nos 111-112, , p. 63–118 (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.2864, lire en ligne, consulté le )
- ↑ École de politique appliquée Faculté des lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke, Québec, Canada, « Maroc, dirigeants politiques Maroc | Ligne du temps (dirigeants) [1956 juin - 2021 mars] », sur perspective.usherbrooke.ca (consulté le ).
- ↑ Chargé de diffusion scientifique, « Appel à articles : Dossier « Les partis politiques au Maroc », Revue marocaine de sciences politiques et sociales — LIMITE : 30/07/2014 », sur IISMM (consulté le ).
- ↑ Le retour du parti Al Oumma, Le Soir Échos, 23/03/2012
- ↑ Les berbères veulent s'inscrire dans l'ouverture du paysage politique national, yabiladi.com, 10/06/2005
- ↑ Dissolution du Parti démocratique amazigh marocain : la communauté berbère condamne, afrik.com, 22/04/2008
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Claude Santucci (politologue), « Le multipartisme marocain entre les contraintes d’un « pluralisme contrôlé » et les dilemmes d’un « pluripartisme autoritaire » », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, nos 111-112, (lire en ligne)
- Omar Bendourou (Faculté de droit de Souissi-Rabat), « La nouvelle loi marocaine relative aux partis politiques », L’Année du Maghreb, Paris, CNRS Éditions, vol. II, 2005-2006 (lire en ligne, consulté le )