Championnat du monde de Formule 1 2026

77e saison de Formule 1

Le championnat du monde de Formule 1 2026 est la 77e édition du championnat du monde de Formule 1. La saison, qui débute le et s'achève le comprend, comme l'exercice précédent, vingt-quatre Grands Prix prévus, avec l'introduction d'une seconde course en Espagne (une première depuis 2012) sur le Madring, sous le nom Grand Prix Automobile d'Espagne et le Grand Prix automobile de Barcelone-Catalogne est alors crée.

Championnat du monde de Formule 1 2026
Description de l'image F1.svg.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 77e
Date du 6 mars au 6 décembre 2026
Participants 23 pilotes
11 équipes
Nombre de manches 23 Grands Prix
sur 24 prévus
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote
Champion constructeur

Navigation

La saison 2026 est marquée par un important changement de règlementation, avec une nouvelle configuration des moteurs remplaçant les blocs hybrides à double système de récupération d'énergie utilisés depuis 2014 et une nouvelle règlementation concernant l'aérodynamique et les châssis prenant la place de celle en vigueur depuis 2022.

Chez les pilotes, le principal mouvement est l'arrivée d'Isack Hadjar chez Red Bull Racing aux côtés de Max Verstappen, le pilote français laissant sa place chez Racing Bulls au rookie Arvid Lindblad. Deux nouvelles écuries sont inscrites au championnat : Cadillac Formula 1 Team qui devient la onzième équipe sur la grille et fait revenir les vétérans Valtteri Bottas et Sergio Pérez qui comptent 527 départs à eux deux, l'autre étant Audi qui succède à Sauber avec son propre moteur. Aston Martin devient le client exclusif du motoriste Honda et a Adrian Newey pour nouveau directeur de l'écurie. Red Bull Powertrains est désormais associé à Ford pour propulser les Red Bulls et les Racing Bulls. Après quarante-huit années de présence en Formule 1, le moteur Renault a participé à sa dernière course le 7 décembre 2025 à Abou Dabi, Alpine passant à l'unité de puissance Mercedes à partir de cette saison.

Le , la Formule 1 annonce l'annulation des deux Grands Prix prévus en avril, ceux de Bahreïn et d'Arabie saoudite, compte tenu de la guerre en cours au Moyen-Orient. La saison compte dès lors plus d'un mois d'écart entre les épreuves du Japon et de Miami. Alors que des doutes persistent sur la tenue des deux autres épreuves moyen-orientales (Qatar et à Abou Dabi), la FIA annonce le 26 juillet que le Grand Prix de Bahreïn est déplacé au 4 octobre, sur le circuit international de Sepang en Malaisie.

Repères en début de saison

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Nouvelle motorisation

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Stable depuis 2014, un nouveau règlement concernant les groupes motopropulseurs entre en vigueur en 2026[1],[2]. Ces nouvelles unités continuent de produire une puissance supérieure à 1 000 chevaux (750 kW) mais la répartition de cette puissance entre les différentes sources d'énergie est profondément modifiée. La configuration du moteur thermique, un V6 turbocompressé de 1,6 litre introduit en 2014, est conservée. En revanche, le MGU-H (Motor Generator Unit – Heat), en usage depuis cette même date, est supprimé. La puissance du MGU-K (Motor Generator Unit – Kinetic) est fortement augmentée, passant de 160 chevaux (120 kW) à 470 chevaux (350 kW). Parallèlement, la contribution du moteur thermique est réduite, tombant de 850 chevaux (630 kW) à 540 chevaux (400 kW). Les groupes propulseurs devront ainsi être capables de récupérer deux fois plus d'énergie électrique qu'auparavant[1],[2].

Autre nouveauté notable, le débit de carburant n'est plus mesuré et plafonné selon la masse mais en fonction de l'énergie contenue dans le carburant utilisé. Les moteurs fonctionnent par ailleurs avec 100 % de biocarburant, une énergie durable développée par la Formule 1[3],[4].

Lors de la réunion de la Commission F1 début 2025, il a été convenu d'étudier des mécanismes de compensation permettant aux motoristes en retard de combler leur déficit de développement nommé ADUO (Additional Design and Upgrade Opportunities)[5]. Par ailleurs, la Commission a suggéré qu'un comité technique consultatif examine l'opportunité de réduire la puissance électrique déployée en configuration course par rapport au plafond prévu de 470 chevaux, certaines équipes ayant exprimé des inquiétudes quant au risque de pénurie d'énergie déployable en fin de Grand Prix[6].

En , alors qu'aucune voiture n'a encore pris la piste, la Fédération internationale de l'automobile est alertée d'une faille dans le nouveau règlement technique qui permettrait à au moins un motoriste  Mercedes et potentiellement Red Bull-Ford  de récupérer environ 15 ch en augmentant le taux de compression[7] : en effet, le taux de compression imposé par la FIA étant mesuré lorsque le moteur n'est pas en fonctionnement, l'astuce consiste à exploiter la dilatation thermique des cylindres pour augmenter le taux de compression lorsque le moteur fonctionne. Les motoristes Ferrari, Honda et Audi demandent une clarification du règlement à la FIA[8].

Lexique des actions des pilotes en course

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  • Mode dépassement (bouton Overtake sur le volant) : comme précédemment pour l'ouverture de l'aileron arrière mobile, le pilote peut activer ce mode s'il se trouve à moins d'une seconde de la voiture qu'il veut dépasser ; en appuyant sur le bouton, il déploie le maximum de puissance électrique disponible[9],[10].
  • Mode boost : le pilote peut, en pressant sur le bouton correspondant à n'importe quel moment, déployer plus d'énergie provenant de la partie électrique du moteur pour amener son unité de puissance à sa capacité maximum ; il reste toutefois limité par l'énergie disponible[9],[10].
  • Active aero : les ailerons sont désormais mobiles à l'arrière comme à l'avant ; ils se configurent immédiatement en mode corner pour passer les virages et en mode straight pour les lignes droites[9],[10].
  • Mode recharge : Le MGU-H (récupération de l'énergie via la chaleur du turbocompresseur) ayant été supprimé, la recharge électrique se fait désormais exclusivement grâce à la récupération d'énergie au freinage par le MGU-K ; les pilotes peuvent recharger leur batterie à discrétion[9],[10].

Dimensions des monoplaces et aérodynamique

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Le 6 juin 2024, la FIA dévoile le concept des nouvelles monoplaces qui introduit une aérodynamique active à l'avant comme à l'arrière, remplaçant le système de réduction de la traînée (aileron arrière mobile ou DRS) par un mode moteur à déploiement manuel[11]. L'empattement est réduit à 3,40 m (contre 3,60 m), la largeur à 1,90 m (contre 2,00 m) et la masse minimale abaissée de 30 kg. Les pneumatiques sont également réduits de 2,5 cm à l'avant et de cm à l'arrière[12]. Le fond plat produit moins d'effet de sol afin de limiter le marsouinage[13]. En octobre 2024, la FIA annonce que la réduction d'appui par rapport à la génération 2022–2025 sera d'environ 15 % (contre plus de 40 % initialement envisagés), réduisant l'écart de performance à deux secondes au tour au lieu de quatre[14].

Mesures pour la sécurité

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La réglementation concernant la structure d'impact avant est modifiée afin d'améliorer la sécurité en cas d'accident. Un nouveau design en deux étapes est introduit pour éviter que la structure ne se détache de la cellule de survie après un premier choc, ce qui exposait auparavant la monoplace à d'éventuels impacts secondaires. La protection contre les intrusions latérales, notamment autour de l'habitacle et du réservoir de carburant, est renforcée. Ces améliorations visent à mieux protéger les zones critiques en cas de collision latérale, sans augmenter le poids du véhicule[15].

La solidité du halo est également accrue : il doit désormais résister à une charge équivalente à 20 g, contre 16 auparavant, avec des exigences de test relevées de 141 à 167 kN, en accord avec les standards de sécurité des autres disciplines de monoplaces[15]. Par ailleurs, des feux latéraux de sécurité indiquant l'état du système de récupération d'énergie d'une voiture arrêtée en piste sont désormais obligatoires afin d'alerter les commissaires de piste[15].

Pilotes

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Duos de pilotes reconduits :

Pilotes conservant leur place :

Départs :

Transferts :

Retours :

Débuts en tant que pilote titulaire :

Écuries

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Essais hivernaux

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Les essais hivernaux se déroulent en trois parties : la première à Barcelone, à huis clos, du au et les deux suivantes à Bahreïn du au puis du au . Le championnat commence deux semaines plus tard, en Australie[20].

Le meilleur temps de la première session de trois jours des essais de pré-saison à Bahreïn est réalisé en 1 min 33 s 669, le dernier jour, par Kimi Antonelli au volant de la Mercedes W17[21].

Au delà de ce résultat anecdotique, comme le sont à priori les bonnes impressions offertes par la Ferrari SF-26, la Red Bull RB22 et sa nouvelle motorisation conçue en interne ou encore la McLaren MCL40, les réactions des pilotes sont mitigées[21]. Pour Max Verstappen, l'importance prise par la partie électrique et par sa gestion par les pilotes du bloc propulseur, font que la nouvelle monoplace « n'est pas très fun à conduire. C'est comme de la Formule E sous stéroïdes »[22]. Le vétéran Lewis Hamilton déclare : « Aucun fan ne va comprendre ça… C'est tellement complexe. C'est ridiculement complexe. J'assistais à une réunion l'autre jour et ils nous expliquaient le truc, et c'est comme s'il fallait un diplôme pour tout comprendre[23]. » Il y a d'autres sons de cloche comme celui de Carlos Sainz : « Les voitures sont très différentes, ce sera un vrai challenge d’adaptation, mais c'est excitant. » Pour le champion du monde en titre Lando Norris : « C'est un défi mais un bon défi, amusant pour les ingénieurs comme pour les pilotes. C'est différent : il faut piloter autrement, comprendre les choses différemment et gérer les choses différemment. Mais on continue à conduire des voitures, à voyager à travers le monde et à prendre énormément de plaisir[24]. »

Lors de la deuxième session de trois journées de tests, Charles Leclerc réalise le meilleur temps en 1 min 31 s 992 le dernier jour[25], alors que le nouvel aileron arrière de la SF-26 qui se retourne à 180° (une solution qui exploite à plein le nouveau règlement concernant l'aérodynamique active), fait sensation[26]. D'une manière générale, les voitures des quatre « top teams », McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari, se sont montrées les plus fiables et les plus performantes[25], le paddock considérant que l'écurie de Toto Wolff est la mieux préparée à la nouvelle règlementation[27].

En raison des tensions au Moyen-Orient, les essais de pneumatiques que Pirelli devait mener avec McLaren et Mercedes à Bahreïn durant le weekend du 28 février au ont été annulés[28].

Pilotes et monoplaces

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Écuries[29] Constructeurs Châssis Moteurs Pneus Directeurs d'équipe No  Pilotes Pilotes de réserve et de développement
McLaren Mastercard F1 Team[30] McLaren McLaren MCL40[31] Mercedes-AMG F1 M17 P Andrea Stella 1 Lando Norris Leonardo Fornaroli
Richard Verschoor
Patricio O'Ward
Nyck de Vries[32]
81 Oscar Piastri
Mercedes-AMG PETRONAS Formula One Team Mercedes Mercedes-AMG F1 W17 E Performance[33] Mercedes-AMG F1 M17 P Toto Wolff 12 Kimi Antonelli[34] Frederik Vesti[35]
Doriane Pin[36]
Joshua Dürksen[37]
Théo Pourchaire[38]
63 George Russell[34]
Oracle Red Bull Racing Red Bull Red Bull RB22[39] RBPT-Red Bull Ford DM01 P Laurent Mekies 3 Max Verstappen[40] Yuki Tsunoda[16]
Ayumu Iwasa
6 Isack Hadjar
30 Liam Lawson[41]
Scuderia Ferrari HP Ferrari Ferrari SF-26[42] Ferrari 067/6[43] P Frédéric Vasseur 16 Charles Leclerc Antonio Giovinazzi[44]
44 Lewis Hamilton
Atlassian Williams F1 Team Williams Williams FW48[45] Mercedes-AMG F1 M17 P James Vowles 23 Alexander Albon[46] Oliver Turvey
Luke Browning
Victor Martins
55 Carlos Sainz Jr.[47]
Visa Cash App Racing Bulls Formula One Team Racing Bulls Racing Bulls VCARB 03[48] RBPT-Red Bull Ford DM01 P Alan Permane 30 Liam Lawson Yuki Tsunoda[16]
Ayumu Iwasa
41 Arvid Lindblad[49]
22 Yuki Tsunoda[50]
Aston Martin Aramco Formula One Team Aston Martin Aston Martin AMR26[51] Honda RA626H P Adrian Newey[52] 14 Fernando Alonso[53] Jak Crawford[54]
Stoffel Vandoorne[55]
18 Lance Stroll[56]
TGR Haas F1 Team[57] Haas Haas VF-26[58] Ferrari 067/6 P Ayao Komatsu[59] 31 Esteban Ocon[60] Jack Doohan[61]

Drapeau du Japon Ryō Hirakawa[62]

87 Oliver Bearman[63]
Audi Revolut F1 Team[64],[65] Audi Audi R26[66] Audi AFR 26 Hybrid P Mattia Binotto (intérim)[67] 5 Gabriel Bortoleto[68] Ralph Boschung[69],[70]
27 Nico Hülkenberg[71]
BWT Alpine Formula One Team Alpine Alpine A526[72] Mercedes-AMG F1 M17 P Steve Nielsen[73] 10 Pierre Gasly[74] Drapeau de l'Estonie Paul Aron[75]
Drapeau de l'Inde Kush Maini[75]
43 Franco Colapinto[76]
Cadillac Formula 1 Team[77] Cadillac Cadillac MAC-26[78] Ferrari 067/6 P Graeme Lowdon
Marcin Budkowski (en)[79]
11 Sergio Pérez[80] Colton Herta[81]
Zhou Guanyu[82]
Simon Pagenaud[82]
Pietro Fittipaldi[82]
Charlie Eastwood[82]
77 Valtteri Bottas[80]

Grands Prix de la saison 2026

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Planisphère représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2026.

Le calendrier du championnat 2026 dévoilé le par la FIA et la Formule 1, prévoit, comme l'année précédente, vingt-quatre Grands Prix ; une deuxième course en Espagne, le Grand Prix de Madrid, fait son apparition alors que l'épreuve organisée en Émilie-Romagne depuis 2020 disparaît[83]. Comme lors des deux saisons précédentes, six weekends de Grand Prix incluent des sprints : Shanghai et Miami accueillent ce format de course pour la troisième saison consécutive, Silverstone n'en avait pas connu depuis 2021, tandis que Montréal, Zandvoort et Singapour inaugurent ce format[84].

Le 14 mars 2026, la Fédération internationale de l'automobile annonce que le Grand Prix de Bahreïn, prévu le 12 avril à Sakhir, et le Grand Prix d'Arabie saoudite, prévu le 19 avril 2026 à Djeddah, sont annulés en raison de la guerre d'Iran[85].

Le 26 juillet, la FIA annonce que le Grand Prix de Bahreïn se déroulera sur le circuit international de Sepang, en Malaisie[86].

Calendrier des Grands Prix de la saison 2026[83]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[Note 1] Résumé
1150 Grand Prix d'AustralieMelbourne George Russell Mercedes George Russell Max Verstappen Max VerstappenRésumé
1151 Grand Prix de ChineShanghai Kimi Antonelli Mercedes Kimi Antonelli Kimi Antonelli Kimi AntonelliRésumé
1152 Grand Prix du JaponSuzuka Kimi Antonelli Mercedes Kimi Antonelli Kimi Antonelli Oscar PiastriRésumé
- Grand Prix de BahreïnSakhirAnnulés en raison de la guerre au Moyen-Orient[87].
- Grand Prix d'Arabie saouditeDjeddah
1153 Grand Prix de MiamiMiami Gardens Kimi Antonelli Mercedes Kimi Antonelli Lando Norris Max VerstappenRésumé
1154 Grand Prix du CanadaMontréal Kimi Antonelli Mercedes George Russell Kimi Antonelli Lewis HamiltonRésumé
1155 Grand Prix de MonacoMonaco Kimi Antonelli Mercedes Kimi Antonelli Kimi Antonelli Kimi AntonelliRésumé
1156 Grand Prix de Barcelone-CatalogneBarcelone Lewis Hamilton Ferrari George Russell Lewis Hamilton Lewis HamiltonRésumé
1157 Grand Prix d'AutricheSpielberg George Russell Mercedes George Russell Kimi Antonelli Max VerstappenRésumé
1158 Grand Prix de Grande-BretagneSilverstone Charles Leclerc Ferrari Kimi Antonelli Kimi Antonelli Charles LeclercRésumé
1159 Grand Prix de BelgiqueSpa-Francorchamps Kimi Antonelli Mercedes Kimi Antonelli Lando Norris Charles LeclercRésumé
1160 Grand Prix de HongrieBudapest Lando Norris McLaren-Mercedes Lando Norris Charles Leclerc Max VerstappenRésumé
1161 Grand Prix des Pays-BasZandvoort Lando Norris McLaren-Mercedes Lando Norris Charles Leclerc Lando NorrisRésumé
1162 Grand Prix d'ItalieMonza Kimi Antonelli Mercedes Pierre Gasly Kimi Antonelli Kimi AntonelliRésumé
1163 Grand Prix d'EspagneMadring Kimi Antonelli Mercedes Lando Norris George Russell Max VerstappenRésumé
1164 Grand Prix d'AzerbaïdjanBakouRésumé
1165 Grand Prix de Bahreïn [Note 2] SepangRésumé
1166 Grand Prix de SingapourMarina BayRésumé
1167 Grand Prix des États-UnisAustinRésumé
1168 Grand Prix de MexicoMexicoRésumé
1169 Grand Prix de São PauloSão PauloRésumé
1170 Grand Prix de Las VegasLas VegasRésumé
1171 Grand Prix du QatarLosailRésumé
1172 Grand Prix d'Abou DabiYas MarinaRésumé
Calendrier des sprints de la saison 2026[83]
no  Date Lieu Vainqueur Écurie Pole sprint
25 Chine George Russell Mercedes George Russell
26 Miami Lando Norris McLaren Lando Norris
27 Canada George Russell Mercedes George Russell
28 Grande-Bretagne Kimi Antonelli Mercedes Lewis Hamilton
29 Pays-Bas George Russell Mercedes George Russell
30 Singapour

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat

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Grand Prix d'Australie

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Sergio Pérez au Grand Prix d'Australie 2026.
Charles Leclerc au Grand Prix d'Australie 2026.
Oliver Bearman au Grand Prix d'Australie 2026.

Les qualifications commencent par un coup de théâtre en Q1 : au freinage du premier virage, Max Verstappen bloque ses roues arrière, part en toupie et écrase sa RB22 dans les barrières Tecpro, ce qui le contraint à s'élancer vingtième sur la grille. La domination annoncée des Mercedes se concrétise avec la huitième pole position de sa carrière pour George Russell, suivi par son coéquipier Kimi Antonelli. Isack Hadjar est le pilote qui s'approche le plus des flèches d'Argent, à huit dixièmes de seconde de Russell, pour un départ en deuxième ligne devant Charles Leclerc. Les McLaren MCL40 suivent sur la troisième ligne, le champion du monde en titre Lando Norris devant Oscar Piastri. Lewis Hamilton part septième, accompagné par Liam Lawson, en quatrième ligne. Son coéquipier Arvid Lindblad, l'unique rookie de la saison, atteint la Q3 et réalise le neuvième temps ; Gabriel Bortoleto, au volant d'une Audi R26 débutante, se classe dixième.

Comme en 2014, Mercedes est l'écurie dominante du début d'une nouvelle ère réglementaire. À l'inverse de la course d'ouverture à Melbourne douze ans plus tôt, un de ses deux pilotes ne casse pas son moteur au bout de trois tours ; les Flèches d'Argent réalisent le soixante-et-unième doublé de leur histoire, avec la sixième victoire de Russell suivi par Antonelli ; Charles Leclerc les accompagne sur le podium. Oscar Piastri, qui a perdu le contrôle de sa monoplace sur un vibreur à la sortie du virage no 4 et la fracasse dans le mur lors de son tour de mise en grille ne prend pas le départ, tout comme Nico Hülkenberg, bloqué dans son garage. À l'extinction des feux, les SF-26 tirent idéalement parti de leur ensemble moteur-batterie-turbo bien adapté à la procédure de départ : Leclerc se faufile jusqu'à la première place et Hamilton se propulse au troisième rang. S'ensuit un spectacle total dans les dix premiers tours. Au gré d'une utilisation judicieuse de leurs batteries, Leclerc et Russell échangent leurs positions en tête dans tous les coins du circuit jusqu'au moment où le moteur d'Isack Hadjar explose et provoque la procédure de voiture de sécurité virtuelle qui permet à de nombreux pilotes, dont les Mercedes, de passer par les stands pour se chausser de neuf, tandis que les Ferrari restent en piste.

Les voitures rouges roulent dès lors en tête, semblant avoir réussi leur pari quand Valtteri Bottas tombe en panne à l'entrée de la voie des stands au quinzième tour, ce qui doit leur offrir un arrêt gratuit avec une nouvelle voiture de sécurité virtuelle. Mais ce n'est pas le scenario attendu : la direction de course ferme la voie des stands et Leclerc et Hamilton en sont quittes pour s'arrêter dans des conditions normales, au vingt-cinquième et vingt-huitième tour, laissant ainsi le champ libre aux Mercedes. Leclerc, troisième, n'est jamais en mesure de revenir sur elles mais maintient jusqu'à l'arrivée un écart d'une dizaine de secondes sur Antonelli deuxième. Le Monegasque est suivi de près par son coéquipier qui égale son meilleur résultat avec Ferrari. Pendant ce temps, Max Verstappen remonte du vingtième au sixième rang puis bute, jusqu'à l'arrivée, sur Lando Norris. À un tour du vainqueur, Oliver Bearman emmène sa Haas-Ferrari à la septième place, devant Lindblad qui marque ses premiers points. Audi ouvre aussi son compteur dans la discipline avec la neuvième place de Bortoleto. Au terme d'un combat de chiffoniers et d'échanges constants de positions avec Esteban Ocon, Pierre Gasly prend le dernier point en jeu.

Le classement du championnat du monde pilotes est celui de la course, avec George Russell premier leader. Grâce au doublé de ses pilotes, Mercedes (43 points) prend la tête du championnat du monde des constructeurs devant Ferrari (27 points), seule autre équipe à avoir marqué avec ses deux monoplaces. McLaren est troisième avec 10 points, devant Red Bull Racing (8 points), Haas (6 points), Racing Bulls (4 points), Audi qui inscrit ses 2 premiers points en Formule 1 et Alpine (1 point) ; Williams, Aston Martin et Cadillac (qui débutait), n'ont pas inscrit de point.

Grand Prix de Chine

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Carlos Sainz au Grand Prix de Chine 2026.
Nico Hülkenberg au Grand Prix de Chine 2026.
Sergio Pérez au Grand Prix de Chine 2026.
Esteban Ocon au Grand Prix de Chine 2026.
Liam Lawson au Grand Prix de Chine 2026.

Parti en tête du sprint, George Russell s'impose et reste invaincu depuis les qualifications du Grand Prix d'ouverture à Melbourne. Il doit pour cela mater les Ferrari, et particulièrement Lewis Hamilton en début de course, dans un scenario identique à la semaine précédente, où la position en tête change plusieurs fois dans le même tour entre les deux Britanniques ; au sixième passage, Russell dépasse une dernière fois Hamilton et prend le large. Hamilton perd ensuite la deuxième place sous les assauts de son coéquipier Charles Leclerc. En fin d'épreuve, la panne de l'Audi de Nico Hülkenberg provoque la sortie de la voiture de sécurité et une ruée des pilotes dans la voie des stands. Le double arrêt des Ferrari profite à Lando Norris qui ressort devant Hamilton ; ce dernier lui reprend néanmoins la troisième place dans le dernier tour. Suivent dans les points, Kimi Antonelli cinquième et revenu d'une pénalité de dix secondes, Oscar Piastri, Liam Lawson et Oliver Bearman.

Quelques heures plus tard, Antonelli devient, à 19 ans, 6 mois et 18 jours, le plus jeune poleman en Formule 1, battant le record de Sebastian Vettel (21 ans, 2 mois et 11 jours lors au Grand Prix d'Italie 2008). George Russell passe l'essentiel de la Q3 au garage après avoir été victime d'un problème sur sa W17 lors de sa première sortie ; il sort en toute fin de session et rejoint son coéquipier en première ligne en passant la ligne de chronométrage à quelques secondes du feu rouge. Derrière les Mercedes, Lewis Hamilton, à 351 millièmes de seconde du meilleur temps, se montre plus rapide que son coéquipier Charles Leclerc qui l'accompagne en deuxième ligne. Suivent les McLaren d'Oscar Piastri, cinquième, devant Lando Norris. Septième temps au volant de son Alpine A526, Pierre Gasly se qualifie devant les deux Red Bull, avec Max Verstappen derrière lui sur la quatrième ligne, tandis qu'Isack Hadjar précède Oliver Bearman sur la cinquième ligne.

Kimi Antonelli remporte sa première victoire au terme des 56 tours de course, comblant pour l'Italie un trou de vingt ans, et devient le deuxième plus jeune pilote à s'imposer en Formule 1 derrière Max Verstappen. Auteur du meilleur tour en course, il réalise aussi son premier Hat trick. En tête dès l'entame du deuxième tour, le natif de Bologne est suivi par son coéquipier George Russell, avec à la clé un deuxième doublé consécutif pour la W17, le soixante-deuxième de l'écurie Mercedes. Derrière les Flèches d'Argent, Lewis Hamilton obtient le 203e podium de sa carrière, son premier pour son 26e départ avec Ferrari.

La troisième ligne de la grille est vide au lancement du tour de formation, les McLaren étant affectées par des problèmes électriques. Quand les feux s'éteignent, l'avantage pris par Ferrari dans les procédures de départ se vérifie à nouveau : Hamilton bondit en tête et Charles Leclerc s'intercale devant Russell. Antonelli dépasse toutefois rapidement Hamilton et reprend la première place, qu'il conserve jusqu'à l'arrivée. Russell se défait, en trois tours, des Ferrari pour rouler derrière son coéquipier. Au dixième tour, Lance Stroll tombe en panne dans l'« escargot », après la ligne droite des stands, provoquant la sortie de la voiture de sécurité. Si les leaders se ruent dans les stands, Franco Colapinto et Esteban Ocon, notamment, restent sur la piste ; à la relance, alors que Russell patine et se retrouve cinquième, ils occupent les deuxième et troisième places.

Alors qu'Antonelli creuse progressivement l'écart en tête, des batailles ont lieu à tous les étages. Tout d'abord entre entre Hamilton et Leclerc, dans une lutte spectaculaire à laquelle se mêle Russell qui les dépasse et les laisse, à partir du vingt-neuvième tour, s'expliquer pour la troisième place. Les prises de trajectoires au cordeau, les défenses musclées, les ré-accélérations boostées par la puissance électrique, tout y passe et Leclerc exprime à la radio à quel point il s'amuse lors de cette séquence d'échanges constants de positions entre coéquipiers. Au quarantième tour, Hamilton prend définitivement le meilleur sur Leclerc et file vers son premier podium avec Ferrari. Derrière eux, une lutte aussi intense oppose Colapinto, Ocon, Oliver Bearman Liam Lawson, Arvid Lindblad, Pierre Gasly et Max Verstappen ; les voitures arrivent à quatre de front au premier freinage et les dépassements se multiplient. Alors que Verstappen abandonne au quarante-cinquième tour, Bearman emmène sa Haas à la cinquième place, devant Gasly et Lawson. Isack Hadjar, revenu du dernier rang après un tête-à-queue en début de course et un passage précoce au stand, se classe huitième. À un tour du vainqueur, Carlos Sainz offre ses premiers points de la saison à Williams tandis que Colapinto, percuté par Ocon lors d'une tentative de dépassement trop osée, sauve le point de la dixième place.

Les pilotes Mercedes et Ferrari mènent la danse en ce début de championnat, Russell (51 points) conserve la tête, quatre points devant Antonelli (47 points), alors que Leclerc troisième (34 points) n'en a qu'un d'avance sur Hamilton (33 points). Bearman, toujours bien placé, se positionne au cinquième rang (17 points), suivi par Norris (15 poins), Gasly (9 points), Verstappen et Lawson (8 points), Lindbald et Hadjar, dixièmes avec 4 points. Chez les constructeurs, le deuxième doublé de Mercedes en fait un solide leader (98 points), devant Ferrari (67 points). Ces deux écuries ayant pris l'essentiel des gros points, les autres sont plus loin, McLaren (18 points), talonnée par Haaas (17 points), puis Red Bull à égalité avec sa « petite soeur » Racing Bulls (12 points), suivis par Alpine (10 points), Williams et Audi (2 points). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué.

Grand Prix du Japon

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Lando Norris au Grand Prix du Japon 2026.
Lewis Hamilton au Grand Prix du Japon 2026.
Kimi Antonelli au Grand Prix du Japon 2026.

Kimi Antonelli devient le plus jeune pilote à réaliser deux pole positions consécutives ; il prend le meilleur temps dès sa première tentative en Q3, devançant son coéquipier George Russell de trois dixièmes de secondes. En 1 min 28 s 778, il est le seul pilote en dessous des 1 min 29, mais à deux secondes du temps réalisé en 2025 par Max Verstappen, cette année sorti en Q2. Oscar Piastri, auteur du troisième temps, part sur la deuxième ligne, accompagné de Charles Leclerc qui concède 627 millièmes de seconde au poleman. Derrière eux, la seconde McLaren devance l'autre Ferrari : Lando Norris suivi de Lewis Hamilton. Les Français Pierre Gasly, septième, et Isack Hadjar, huitième, voisinent sur la quatrième ligne. En cinquième ligne, Gabriel Bortoleto hisse son Audi au neuvième rang devant la Racing Bulls du rookie Arvid Lindblad.

Avec un petit coup de pouce de la chance, la possibilité de faire un arrêt gratuit sous voiture de sécurité quand ceux qui auraient pu lui contester les places d'honneur ont stoppé avant lui dans des conditions normales de course, Kimi Antonelli remporte son deuxième Grand Prix consécutif et devient le plus jeune pilote prendre la tête du championnat du monde mais aussi le premier Italien à en gagner deux de suite depuis Alberto Ascari en 1953. Propulsé en tête au vingt-deuxième tour dans ces conditions, le teenager italien s'échappe, à coups de records du tour, et s'impose avec plus de treize secondes d'avance sur Oscar Piastri, pour la première fois à l'arrivée cette année, suivi par Charles Leclerc qui défend chèrement sa troisième place en fin de course sous les assauts de George Russell.

Le départ tourne, à nouveau, à la catastrophe pour les Mercedes, particulièrement pour Antonelli qui patine à l'extinction des feux et se fait déborder par tous les cotés : il se retrouve sixième au premier virage alors que Piastri se propulse en tête, devant Leclerc, Russell et Hamilton. Les Flèches d'argent remontent mais, à cause de la nouvelle réglementation, un dépassement à la chicane provoque quasi-systématiquement une réplique du rival qui, grâce au déploiement de puissance, reprend sa place dans la ligne droite des stands. Cette passe d'arme typique a lieu au huitième tour entre Russell et Piastri pour le gain de la première place, puis au quinzième tour entre Leclerc et Antonelli pour le troisième rang. Au vingt-deuxième tour, alors que Leclerc, Norris, Piastri et plus particulièrement Russell (un tour avant) se sont déjà arrêtés pour chausser leurs pneus durs, laissant les commandes à Antonelli, Oliver Bearman, surpris par Franco Colapinto, en train de recharger et qui roule 50 km/h moins vite, perd le contrôle de sa monoplace avant le freinage de Spoon et part violemment taper le mur latéralement ; il sort de sa Haas en boitillant. Profitant de la sortie de la voiture de sécurité, Antonelli, Hamilton et Pierre Gasly gagnent un arrêt gratuit ; plus personne ne revoit le jeune Italien, ainsi propulsé en tête qui s'échappe et laisse ses rivaux s'expliquer pour les accessits.

Alors que Piastri tient sa deuxième place, Hamilton est dépassé par Leclerc au quarante-deuxième tour puis par Russell un tour plus tard. Le Monégasque doit défendre sa troisième place face à la Mercedes, notamment dans le cinquantième tour quand Russell le double à la chicane, avant qu'il ne le repasse par l'extérieur du double droite qui constitue le premier virage. Trois voitures de trois écuries différentes terminent aux trois premières places ; Russell finit quatrième devant Norris qui dépasse Hamilton à quatre tours du terme. Parti septième, Pierre Gasly termine au même rang, en résistant tout du long à Max Verstappen qui parvient enfin à le dépasser à la chicane au quarante-huitième tour avant d'être littéralement avalé par l'Alpine dans la ligne droite. Liam Lawson et Esteban Ocon prennent les points restants.

Si les pilotes Mercedes mènent toujours le championnat, Antonelli (72 points) devance désormais Russell (63 points). Leclerc, troisième avec 49 points, accroît son avance sur son coéquipier Hamilton (41 points). Suivent les pilotes McLaren, Norris (25 points) et Piastri (21 points). Bearman, qui a abandonné, est septième (17 points), suivi par Gasly (15 points), Verstappen (12 points) et Lawson (10 points). Chez les constructeurs, Mercedes (135 points) reste un solide leader devant Ferrari (90 points) ; McLaren (46 points) est troisième, loin devant Haas (18 points), talonnée par Alpine et Red Bull Racing (16 points chacune) et Racing Bulls (14 points). Suivent Audi et Williams (2 points chacune). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué.

Grand Prix de Miami

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Parti en tête, Lando Norris remporte le sprint au terme des dix-neuf tours et d'une demi-heure de course, devant les deux pilotes qui ont réussi leur départ, son coéquipier Oscar Piastri et Charles Leclerc qui a, un moment, menacé la deuxième place de l'Australien. Les Mercedes de George Russell et Kimi Antonelli passent la ligne d'arrivée en quatrième et cinquième position, mais le jeune Italien est pénalisé pour avoir trop souvent franchi les limites de la piste ; il recule au sixième rang, ce qui permet à Max Verstappen de se classer cinquième. Lewis Hamilton et Pierre Gasly prennent les derniers points en jeu.

Quelques heures plus tard, Kimi Antonelli égale les performances d'Ayrton Senna (en 1985) et de Michael Schumacher (en 1994) qui, comme lui, ont réalisé à la suite les trois premières pole positions de leurs carrières. L'Italien obtient le meilleur temps dès sa première tentative en Q3, alors que Max Verstappen, avec une RB22 en regain de forme, le rejoint en première ligne en toute fin de séance, battu de 166 millièmes de seconde ; il repousse Charles Leclerc au troisième rang sur la deuxième ligne où il devance Lando Norris. À quatre dixièmes de seconde de son coéquipier, George Russell, cinquième, précède Lewis Hamilton sur la troisième ligne. Oscar Piastri ne fait pas mieux que septième et Franco Colapinto se hisse à ses côtés en quatrième ligne. Si les Français Isack Hadjar et Pierre Gasly sont neuvième et dixième, Hadjar, disqualifié pour une irrégularité technique de sa monoplace, s'élance depuis la voie des stands et laisse à Nico Hülkenberg une place en cinquième ligne.

Kimi Antonelli remporte sa troisième victoire consécutive au terme des cinquante-sept tours d'une course finalement épargnée par la pluie ; il devance les Mclaren de Lando Norris et Oscar Piastri. Dans le dernier tour Leclerc, qui occupe encore la troisième place, part à la faute et se fait déborder de tous cotés dans le dernier virage. Une fois le départ donné avec trois heures d'avance sur l'horaire prévu, Charles Leclerc réussit, à nouveau, le meilleur départ alors que, littéralement, autour de lui Antonelli et Verstappen bloquent leurs roues au freinage du premier virage. À peine plus loin, Verstappen perd le contrôle de sa monoplace et effectue un 360° en pleine piste, semant le chaos dans le peloton ; il se relance en neuvième position et entame sa remontée en dépassant Colapinto dès l'entame du deuxième tour. Au quatrième passage, Antonelli dépasse Leclerc qui le redouble dès la ligne droite suivante, tout comme Norris qui s'empare de la deuxième place. Plus loin dans le peloton, Isack Hadjar casse sa suspension avant-gauche contre le mur de trop dans la partie sinueuse de la piste et, dans la courbe suivante, écrase sa RB22 dans les protections. Au même moment à un autre endroit du circuit, Gasly, harponné par Liam Lawson, part en tonneau, son Alpine s'immobilise en suspension sur le flanc. La voiture de sécurité sort pour permettre l'évacuation des deux momoplaces et s'écarte au onzième tour. À la relance, Leclerc ne résiste qu'un tour à Norris qui s'empare des commandes ; Antonelli dépasse à son tour la Ferrari pour chasser derrière le champion du monde en titre.

Après le ballet des arrêts au stand, Verstappen, rentré bien plus tôt que ses rivaux à cause de ses désagréments du départ, occupe brièvement les commandes. Antonelli, qui a réussi l'undercut sur Norris, le dépasse au vingt-neuvième tour et s'envole vers la victoire. S'il est, par moments, menacé par Norris revenu à moins d'une seconde, ce dernier n'est jamais en mesure de l'attaquer. Loin de ce duo, le match pour la troisième place est intense entre Verstappen, Leclerc, Russell et Piastri. Le Monégasque finit par dépasser la Red Bull à dix tours de l'arrivée pour rouler en direction du podium mais Piastri revient, dépasse à son tour Verstappen et talonne Leclerc dans le dernier tour. La « Formule 1 version 2026 » fait que, dans la première ligne droite du circuit, Leclerc referme son aileron arrière pour laisser passer Piastri avec l'idée de conserver le plein d'énergie pour le redoubler à l'aide du bouton overtake qui libère la peine puissance de la monoplace. Il se lance donc à l'assaut mais part en tête-à-queue, abîmant sa machine. Il rallie la ligne d'arrivée en perdition, dépassé par Russell puis par Verstappen à la sortie du dernier virage, terminant sixième puis reculant jusqu'à la huitième place, pénalisé pour avoir franchi plusieurs fois les limites de la piste après son tête-à-queue. Lewis Hamilton, qui s'est bien bagarré avec Verstappen, prend la sixième place devant Franco Colapinto qui obtient son meilleur résultat avec Alpine. Les Williams, dernières voitures dans le même tour que le vainqueur, prennent les points restants, Carlos Sainz neuvième devant Alexander Albon.

Les pilotes Mercedes mènent toujours le championnat, Antonelli (100 points) devance Russell (80 points) de 20 points. Leclerc, toujours troisième avec 59 points, précède désormais Norris et Hamilton (49 points chacun). Suivent Piastri (43 points) et Verstappen (26 points). Bearman (18 points) est huitième, suivi par Gasly (17 points) et Lawson (10 points). Chez les constructeurs, Mercedes (180 points) reste un solide leader devant Ferrari (110 points) ; McLaren (94 points) est troisième, loin devant Red Bull Racing (30 points), Alpine (23 points) qui devance désormais Haas (18 points), et Racing Bulls (14 points). Suivent Williams (5 points) et Audi (2 points). Aston Martin et Cadillac n'ont pas encore marqué de points.

Grand Prix du Canada

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Parti en tête du sprint, George Russell le remporte après avoir, à deux reprises dans le sixième tour, repoussé vigoureusement les assauts de son coéquipier Kimi Antonelli : au premier virage, le jeune Italien tente de passer par l'extérieur mais le Britannique ne se laisse pas faire et son rival doit couper le deuxième virage et se ranger derrière lui. Il récidive quelques courbes plus loin et doit, à nouveau, couper le virage ; rebondissant sur le vibreur en regagnant la piste, il est dépassé par Lando Norris qui prend ainsi la deuxième place. Derrière ce trio, Lewis Hamilton reste longtemps en embuscade mais, à cause de ses pneus très usés en fin de course, est dépassé par Oscar Piastri puis par son coéquipier Charles Leclerc qui se classe cinquième devant lui. Max Verstappen et Arvid Lindblad prennent les points restants.

Décidément comme chez lui à Montréal, George Russell réalise, quelques heures plus tard, sa troisième pole position sur l'Ile Notre-Dame, devançant Antonelli de 68 millièmes de seconde pour une nouvelle première ligne Mercedes. En trois dixièmes de seconde, se suivent les McLaren de Norris et Piastri sur la deuxième ligne, la Ferrari d'Hamilton et la Red Bull de Verstappen sur la troisième ligne, les secondes Red Bull d'Isack Hadjar et Ferrari de Leclerc, huitième, sur la quatrième ligne. Parvenus en Q3, Arvid Lindblad et Franco Colapinto occupent sur la cinquième ligne.

Kimi Antonelli devient le premier pilote à gagner ses quatre premières victoires consécutivement ; vainqueur d'autant plus tranquille qu'après trente tours de combat intense avec George Russell pour les commandes de l'épreuve, son coéquipier est trahi par son unité de puissance et abandonne. Antonelli est entouré sur le podium par les onze titres mondiaux cumulés de Lewis Hamilton et Max Verstappen qui se sont bien amusés en se bagarrant comme des chiffoniers, pour à l'arrivée, le 204e podium et le meilleur résultat chez Ferrari du Britannique, et le premier podium de la saison du quadruple champion du monde néerlandais.

La course est amputée de deux boucles, car autant de tours de formation supplémentaires sont nécessaires après qu'Arvid Lindblad soit tombé en panne sur la grille de départ, obligeant les commissaires à pousser sa monoplace en marche arrière vers un point d'évacuation alors que la meute arrive sur la grille... avant de repartir au ralenti. La pluie est menaçante mais seuls parmi les premiers, les pilotes McLaren s'élancent en pneus intermédiaires. Mauvaise pioche pour les Papaye; en attendant, Lando Norris se propulse en tête à l'extinction des feux. Mais il doit rapidement retourner aux stands pour chausser des pneus médiums, et laisse les commandes au duo de pilotes Mercedes. Antonelli a bouclé le premier tour devant Russell, ce dernier le re-passe au sixième tour ; le jeune italien se colle dans ses échappements, reprend la tête au vingt-deuxième passage, la cède à nouveau au vingt-cinquième et continue à mettre une pression intense sur son coéquipier quand le groupe propulseur de la W17 du Britannique lâche et le contraint à l'arrêt immédiat dans le trentième tour. Dès lors, le Bolognais a course gagnée et n'a plus qu'à filer vers l'arrivée en abaissant progressivement le record du tour.

Dans la Cool room après la course, Max Verstappen remarque que le règlement 2026 a au moins un avantage : les voitures peuvent désormais se suivre, de très près, ce qui rend les combats spectaculaires. Comme celui qui l'oppose à Lewis Hamilton pour le gain de la deuxième place. L'ainé tente par tous les moyens de dépasser son rival jusqu'à parvenir à faire la différence à six tours de l'arrivée. Derrière eux, Isack Hadjar réussit à subtiliser la quatrième place à Charles Leclerc lors du passage au stand sous voiture de sécurité virtuelle déployée après l'abandon pleine piste de Russell. Leclerc tente de reprendre son bien et y parvient au 39e passage pour être à l'arrivée le dernier pilote dans le même tour que le vainqueur ; Hadjar est ensuite pénalisé pour avoir changé de trajectoire au freinage, pressé par le Monegasque. Le pilote Red Bull, encore pénalisé pour avoir ignoré des drapeau jaunes, ne perd pas sa cinquième place, car Franco Colapinto, qui obtient son meilleur résultat avec Alpine, roule beaucoup plus loin. Liam Lawson prend la septième place en résistant aux assauts de Pierre Gasly qui permet à Alpine de marquer avec ses deux voitures. Isolé au neuvième rang, Carlos Sainz termine avec deux points comme à Miami, suivi par Oliver Bearman qui prend la dernière unité en jeu, sans personne derrière lui.

Si les pilotes Mercedes mènent toujours le championnat, Antonelli (131 points) devance désormais Russell (88 points) de 43 points. Leclerc, toujours troisième avec 75 points, précède son coéquipier Hamilton (72 points) passé devant Norris (58 points) ; suivent Piastri (48 points) et Verstappen (43 points). Gasly (20 points), huitième, prend l'avantage sur Bearman (18 points), Lawson restant dixième (16 points). Chez les constructeurs, Mercedes (219 points) reste un solide leader devant Ferrari (147 points) ; McLaren (106 points) est troisième, loin devant Red Bull Racing (57 points), Alpine (35 points) et Racing Bulls (21 points) qui devance désormais Haas (19 points). Suivent Williams (7 points) et Audi (2 points). Les scores d'Aston Martin et de Cadillac restent encore vierges.

Grand Prix de Monaco

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« C'était un de ces tours que l'on peut qualifier de magique. J'ai réussi à tout mettre en place. » déclare Kimi Antonelli après avoir battu sous le drapeau à damier Max Verstappen et Lewis Hamilton, auteurs de nombreuses pole positions et victoires en principauté, respectivement de 43 millièmes et de 28 centièmes de seconde. L'Italien réalise ainsi la quatrième pole position de sa carrière, toutes acquises cette saison. En deuxième ligne, Hamilton est accompagné par Charles Leclerc qui a tapé le rail lors de son ultime tentative. Auteur du cinquième temps, Isack Hadjar devance George Russell sur la troisième ligne. Les McLaren Oscar Piastri devant Lando Norris, occupent la quatrième ligne. Pierre Gasly s'élance du neuvième rang, devant Liam Lawson.

Leader de bout en bout, auteur du meilleur tour en vue de l'arrivée, Kimi Antonelli remporte sa cinquième victoire consécutive, une série que seuls neuf pilotes ont réussi avant lui, tous devenus champions du monde ; pour autant, aucun ne l'avait fait pour ses cinq premiers succès. Il réalise son premier Grand Chelem et son troisième hat trick, dominateur et imperturbable au milieu d'une pluie de pénalités frappant ses rivaux, de deux sorties de la voiture de sécurité, et d'une interruption au drapeau rouge occasionnant un second départ arrêté. Deuxième tout du long et pénalisé, comme bien d'autres, pour un excès de vitesse dans la voie des stands, Lewis Hamilton, qui n'a jamais pu lutter contre le jeune Italien, assure son huitième podium en principauté, un record qu'il codétient désormais avec Ayrton Senna. La troisième place change beaucoup de mains durant la course, en raison de l'accident de Charles Leclerc et des pénalités, comme les dix secondes ajoutées au temps de Pierre Gasly qui perd le bénéfice d'avoir franchi la ligne d'arrivée à cette position. Elle échoit finalement à Isack Hadjar, pourtant deux fois sous enquête durant la course , qui monte sur le deuxième podium de sa carrière, le premier avec Red Bull.

À l'extinction des feux, Max Verstappen reste scotché sur son emplacement en première ligne ; alors que son moteur l'a lâché, il réussit à se décaler vers le rail à gauche pour éviter un carambolage alors que la meute s'élance derrière lui. Antonelli s'échappe immédiatement, creusant l'écart à chaque tour sur Hamilton et Leclerc qui, toujours en délicatesse avec ses freins, perd du terrain sur son coéquipier. Le ballet des arrêts au stand des leaders commence avec Hamilton, au vingt-huitième tour, tout comme commencent les pénalités pour excès de vitesse. À Monaco, la limite est à 60 km/h et le seul fait de couper légèrement la trajectoire dans l'entrée très serrée de la voie des stands suffit pour être pénalisé de cinq secondes. George Russell, détecté lors de son arrêt du trente-et-unième tour, va en payer doublement les conséquences.

Comme souvent à Monaco la course est une longue procession sans dépassement possible, les positions évoluant au gré des arrêts au stand et des pénalités ; George Russell prend la quatrième place au détriment d'Isack Hadjar, Oscar Piastri et Pierre Gasly roulant en embuscade. Au cinquante-septième tour, Lance Stroll tire tout droit dans les protections à Antony Noghes, le dernier virage du tracé. Sous le régime de la voiture de sécurité, tous changent leurs pneumatiques mais les mécaniciens Mercedes n'attendent pas les cinq secondes avant de changer ceux de la voiture de Russell ; il est alors sanctionné d'un drive-through qui le fait dégringoler hors des points. La course à peine relancée, Leclerc, toujours troisième, tape de face à Antony Noghes, de la même manière que Lance Stroll au même endroit quelques tours plus tôt. Alors que la voiture de sécurité sort à nouveau pour dégager sa monoplace, il incrimine immédiatement ses freins erratiques qui rendent sa voiture inconduisible. Le drapeau rouge est subitement brandi : la direction de course explique avoir détecté des problèmes avec l'asphalte de ce même virage no 19 qui doit être inspecté et nettoyé. La course est ensuite relancée après deux tours derrière la voiture de sécurité et un nouveau départ arrêté pour huit tours restants.

Imperturbable, Antonelli réussit son départ, s'échappe à nouveau et réalise le meilleur tour dans sa soixante-seizième boucle. Hamilton suit et Pierre Gasly, qui franchit la ligne d'arrivée troisième, recule jusqu'au septième rang pour ses deux excès de vitesse dans les stands. Isack Hadjar connaît par conséquent la joie de son premier podium avec Red Bull. Oscar Piastri, quatrième, sauve l'honneur de McLaren, Lando Norris ayant abandonné précocement, lâché par sa batterie. Les coéquipiers Racing Bulls Liam Lawson, cinquième et Arvid Lindblad, sixième, non pénalisés, obtiennent les meilleurs résultats de leurs jeunes carrières. Sans aucune pénalité et solides entre les rails monégasques, Alexander Albon et Esteban Ocon se classent huitième et neuvième, derrière Gasly. Enfin, compte tenu de toutes les sanctions, dont la double punition frappant Sergio Pérez (dixième sous le drapeau à damier) Fernando Alonso récupère le dernier point en jeu et inscrit le premier de son écurie Aston Martin cette saison.

Le 12 juin, l'écurie Alpine, ayant déposé une réclamation, argumente sur un mauvais positionnement du système radar de mesure de la vitesse dans la voie des stands, générant des résultats erronés ; la réclamation est jugée recevable par la FIA qui acte l'erreur de mesure, et annule les pénalités de Pierre Gasly. Ce dernier récupère la troisième place de l'épreuve[88]. Trois mois plus tard, la cour d'appel de la FIA revient sur cette décision et rétablit la pénalité de Pierre Gasly, ce qui permet au Francilien de récupérer son podium[89].

Antonelli (156 points) mène toujours le championnat mais devance désormais, de 66 points, Hamilton (90 points). Russell perd une place et occupe la troisième position avec 88 points ; il précède Leclerc qui recule au quatrième rang (75 points) ; suivent Piastri (60 points), Norris (58 points) et Verstappen (43 points). Hadjar (29 points), huitième, devance Lawson et Gasly (26 points chacun). Chez les constructeurs, Mercedes (244 points) reste un solide leader devant Ferrari (165 points) ; McLaren (118 points) est troisième, loin devant Red Bull Racing (72 points), Alpine (41 points), Racing Bulls (39 points) et Haas (21 points). Suivent Williams (11 points) Audi (2 points) et Aston Martin qui inscrit son premier point ; seul Cadillac n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix de Barcelone-Catalogne

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Comme depuis le début de la saison, une Mercedes est en pole position ; George Russell se montre plus rapide que son coéquipier Kimi Antonelli lors de toutes les séances d'essais et le vainqueur des cinq derniers Grand Prix n'obtient pas le droit de s'élancer depuis la première ligne pour la première fois de l'année, devancé également par Lewis Hamilton battu de seulement 64 millièmes de seconde par Russell. Antonelli s'élance donc aux côtés de Lando Norris, alors que les Red Bull de Max Verstappen et Isack Hadjar se partage la troisième ligne. Oscar Piastri, septième temps, part devant Liam Lawson ; ils sont suivis en cinquième ligne par Nico Hülkenberg et Charles Leclerc qui a crashé sa Ferrari SF-26 dans les protections du virage no 4 et n'a pas enregistré de tour chronométré en Q3.

Sur le circuit où Michael Schumacher avait gagné son premier Grand Prix avec Ferrari, Lewis Hamilton s'impose à son tour pour la première fois avec la Rossa pour son 31e départ, trente ans plus tard. Il bouche ainsi un trou de trente-quatre courses sans victoire pour la Scuderia, lui-même n'ayant plus gagné depuis le Grand Prix de Belgique 2024, pour la 106e victoire de sa carrière. Un rythme supérieur à celui de la concurrence et une stratégie gagnante à trois arrêts bonifiée par un dernier changement de pneus sous le régime de la voiture de sécurité virtuelle, permettent au septuple champion du monde de s'imposer avec une large avance sur George Russell et Lando Norris, le premier podium entièrement britannique depuis 1968. Juste après avoir réussi à dépasser son coéquipier pour s'emparer de la deuxième place, Kimi Antonelli est trahi par son moteur à quatre tours de l'arrivée, ce qui met fin à sa série de podiums et de victoires.

Á l'extinction des feux, bien que Hamilton s'élance en pneus tendres, Russell conserve la tête de la course, mais il ne parvient pas à creuser un écart sur le pilote Ferrari qui rentre au stand dès le onzième tour, laissant présager une stratégie à trois arrêts. Il est « couvert » par Russell au tour suivant mais, curieusement, les Mercedes ne sont pas sur la même stratégie à trois arrêts. Le trio Russell-Hamilton-Antonelli se reforme jusqu'au deuxième changement de pneus du septuple champion du monde, au vingt-septième passage. La course bascule à l'avantage d'Hamilton quand il prend la tête à la faveur des deuxièmes arrêts de Russel et Antonelli, aux trente-septième et trente-huitième tours, tandis qu'il augmente le rythme au point d'être le plus rapide en piste. Son ingénieur Carlo Santi lui dit de manière prémonitoire : « Nous avons nos chances, donne tout sur les sept prochains tours, c'est le moment critique ! » Hamilton applique la consigne, battant encore plusieurs fois le record du tour tout en maîtrisant la gestion de ses pneumatiques ; il creuse un important écart sur les Flèches d'Argent avant de tirer profit de l'abandon de Fernando Alonso qui laisse son Aston Martin au bord de la piste, ce qui déclenche une procédure de voiture de sécurité virtuelle. Quand Hamilton plonge dans la voie des stands pour effectuer son troisième arrêt, au quarante-et-unième tour, son avance est de vingt secondes sur Russell. Les voitures en piste étant toujours au ralenti quand il ressort, il conserve juste deux secondes d'avance sur la Mercedes alors que la fin de la procédure « VSC » intervient dans la foulée. Dès lors, Hamilton s'échappe à raison d'une seconde au tour et établit le meilleur tour définitif dans sa quarante-quatrième boucle. Il s'impose pour la septième fois sur ce circuit (au volant d'une Mercedes lors de ses succès précédents) avec une belle avance.

Plus loin, Kimi Antonelli, qui se bat avec George Russell pour le gain de la deuxième place, le dépasse à cinq tours de l'arrivée mais n'en tire pas profit puisqu'il abandonne au tour suivant, sur casse moteur. Lando Norris, qui n'a pas pesé sur la course, en profite pour atteindre la troisième marche du podium. Au même moment, Charles Leclerc, sixième, abandonne à son tour, trahi par sa direction assistée. Max Verstappen et Oscar Piastri qui ont vu les débats pour le podium de loin, terminent quatrième et cinquième. Isack Hadjar, qui a patiné au départ et chuté à la quatorzième place à l'issue du premier tour, multiplie les dépassements et passe sous le drapeau à damier en sixième position. Pierre Gasly, septième, est remonté du quatorzième rang sur la grille de départ. Franco Colapinto, initialement huitième, est pénalisé de dix secondes pour avoir ignoré des drapeaux jaunes et chute au dixième rang, devancé par Liam Lawson et Arvid Lindblad.

Antonelli (156 points) mène toujours le championnat devant Hamilton (115 points) qui se rapproche, et Russell (106 points) ; Leclerc, malgré son abandon, reste quatrième (75 points). Suivent Norris (73 points), Piatri (70 points) et Verstappen (55 points). Hadjar (37 points), huitième, devance Gasly (32 points) et Lawson (30 points). Chez les constructeurs, Mercedes (262 points) reste un solide leader devant Ferrari (190 points) ; McLaren (143 points) est troisième, loin devant Red Bull Racing (92 points), Alpine (48 points), Racing Bulls (45 points) et Haas (21 points). Suivent Williams (11 points) Audi (2 points) et Aston Martin (1 point) ; seul Cadillac n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix d'Autriche

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Luke Browning au Grand Prix d'Autriche.
Ryō Hirakawa au Grand Prix d'Autriche.
Paul Aron au Grand Prix d'Autriche.
Ayumu Iwasa au Grand Prix d'Autriche.

Un coup de théâtre se produit lors de la dernière phase des qualifications lorsque les commissaires de course valident la onzième pole position de George Russell, obtenue alors qu'un drapeau jaune est brandi dans le virage no 9 à la suite de la violente sortie de piste de Max Verstappen. Le Britannique affirme avoir ralenti dans le secteur concerné, passant de « cinq dixièmes » d'avance à deux dixièmes sur la ligne d'arrivée. Il devance donc les Ferrari de Charles Leclerc et de Lewis Hamilton, qui part en deuxième ligne accompagné par Kimi Antonelli, piégé par le drapeau jaune. Verstappen, en raison de son accident, ne peut faire mieux que cinquième ; il devance Lando Norris. Oscar Piastri suit en quatrième ligne, aux cotés d'Isack Hadjar. Les Racing Bulls voisinent sur la cinquième ligne, Liam Lawson, neuvième devant Arvid Lindblad.

Même en terminant avec Verstappen et Antonelli dans ses roues au terme des soixante-et-onze tours de course, Russell, jamais vraiment inquiété, renoue avec la victoire qui le fuyait depuis le premier Grand Prix de la saison, à Melbourne. Les Ferrari, bien placées sur la grille, sont handicapées par l'usure excessive de leurs pneus arrière et passent leur course à reculer au classement, Hamilton terminant cinquième derrière Piastri et Leclerc huitième derrière Hadjar et Norris.

Au départ, alors que Russell prend les devants, Hamilton dépasse rapidement Leclerc pour se poster en deuxième position ; le Monégasque déjà en difficulté avec son train arrière, cède, en six tours, face à Verstappen puis à Antonelli. Le Néerlandais se lance à l'assaut d'Hamilton pour un combat roue contre roue : la Red Bull passe devant au virage no 3 puis est reprise à la courbe suivante, avant d'insister quelque virages plus loin, Verstappen déclarant à la radio que son rival méritait une pénalité pour l'avoir tassé. Hamilton tente dans la foulée une stratégie à trois arrêts, comme à Barcelone, et passe par les stands dès le douzième tour. Verstappen s'arrête six boucles plus tard, reprend le combat et prend l'avantage, avec autorité, au vingt-deuxième tour. Hamilton est ensuite dépassé par Antonelli et se retrouve aux prises avec les McLaren ; Piastri lui ravit la quatrième place à la mi-course et la conserve jusqu'au bout. Leclerc perd position sur position, dépassé par Piastri, Norris puis Hadjar. Hamilton sauve sa cinquième place devant Hadjar et Norris alors qu'à l'avant, durant les vingt derniers tours, Verstappen et Antonelli se rapprochent de Russell ; ils passent la ligne d'arrivée dans la même seconde, sans avoir toutefois été en mesure de porter la moindre attaque. À un tour du vainqueur, les Racing Bulls de Lawson neuvième devant Lindblad entrent dans les points en conservant leurs positions de départ.

Antonelli (171 points) mène désormais le championnat devant Russell (131 points) qui est repassé devant Hamilton (125 points). Piastri (82 points) et son coéquipier Norris (79 points) précèdent maintenant Leclerc (79 points), repoussé au sixième rang. Suivent les pilotes Red Bull, Verstappen (73 points) et Hadjar (45 points), qui devancent Lawson et Gasly (32 points chacun). Chez les constructeurs, Mercedes (302 points) reste un solide leader devant Ferrari (204 points) ; McLaren (161 points) est troisième devant Red Bull Racing (118 points) qui se rapproche. Racing Bulls occupe la cinquième place devant Alpine (48 points chacune) et Haas (21 points). Suivent Williams (11 points) Audi (2 points) et Aston Martin (1 point) ; seul Cadillac n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix de Grande-Bretagne

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Gabriel Bortoleto au Grand Prix de Grande-Bretagne.

Pour onze millièmes de secondes, Lewis Hamilton part en tête du Sprint devant Kimi Antonelli ; ils ont seulement trois dixièmes de seconde d'avance sur Charles Leclerc, George Russell, Lando Norris et Oscar Piastri. Hamilton et Antonelli conservent leurs positions au départ tandis que Norris se propulse au troisième rang. Les leaders s'envolent à raison de plus d'une seconde au tour sur leurs rivaux : au quatrième tour, Norris, toujours troisième est déjà repoussé à quatre secondes d'Antonelli ; Verstappen a, lui aussi, creusé un écart sur Russell, Piastri et Leclerc. Quatre boucles plus tard, Antonelli dépasse Hamilton et porte son avantage à presque trois secondes sur la ligne d'arrivée. Norris, à sept secondes, termine troisième, juste devant Russell et Leclerc. Un peu plus loin, Verstappen prend la sixième place, suivi de Piastri. Liam Lawson, repoussé à trente secondes, prend le dernier point en lice en parvenant à contenir Isack Hadjar.

Antonelli réalise, quelques heures plus tard, la cinquième pole position de sa carrière, devançant Leclerc de 175 millièmes de seconde. Leurs coéquipiers occupent la deuxième ligne, Hamilton précédant Russell de seulement 23 millièmes de seconde. Hadjar, cinquième, s'élance aux côtés de Norris, à la peine avec sa McLaren. Ils sont, eux aussi, suivis par leurs coéquipiers, Verstappen précédant Piastri sur la quatrième ligne. Les pilotes Racing Bulls, Arvid Lindblad devant Lawson, occupent la cinquième ligne.

Charles Leclerc remporte à Silverstone la neuvième victoire de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix des États-Unis en 2024. Il a pour cela tiré parti de plusieurs incidents en fin de course, notamment sur la monoplace d'Antonelli qui fait passer l'Italien de vainqueur potentiel à la neuvième place sous le drapeau à damier, puis à la quinzième après pénalisation. Preuve que Ferrari est bien la deuxième force du plateau, Hamilton monte sur la troisième marche du podium, derrière Russell qui sauve l'honneur des Mercedes.

Durant le tour de formation, Fernando Alonso, victime d'un problème technique, rejoint la voie des stands d'où il prend le départ. À l'extinction des feux, les Ferrari attaquent Antonelli et Leclerc prend les commandes de la course devant son coéquipier. Les Red Bull de Verstappen et Hadjar dépassent Norris tandis que, plus loin dans le peloton, Oliver Bearman et Alexander Albon s'accrochent et terminent en tête-à-queue. Piastri chute à la quatorzième place dès le deuxième tour, endommageant son l'aileron avant ; contraint de le remplacer, il ressort des stands avant-dernier. Alors qu'Antonelli, troisième, est revenu sur les talons d'Hamilton, Verstappen déborde son coéquipier par l'extérieur pour s'emparer de la cinquième place, Norris restant dans le sillage des Red Bull ; au même moment, la direction de course inflige cinq secondes de pénalité à Hamilton qui a bougé avant l'extinction des feux.

Au douzième tour, Antonelli double Hamilton et se lance à la poursuite de la Ferrari de tête. Quatrième, Russell ne parvient pas à recoller au trio de tête et voit Verstappen revenir sur lui. Alors que Leclerc augmente la cadence pour conserver plus de quatre secondes d'avance sur Antonelli. Hamilton, perd peu à peu le contact avec les deux hommes de tête. Verstappen prend l'avantage sur Russell mais rentre immédiatement pour changer de pneumatiques ; il ressort septième, devant les Racing Bulls. Alors qu'Antonelli réduit progressivement l'écart qui le sépare de Leclerc, une brève Virtual Safety Car est déclenchée à cause d'un parapluie baladeur. Au vingt-quatrième tour, Hamilton et Russell plongent dans la voie des stands, le pilote Ferrari s'étonnant de cette stratégie car il estime que ses pneus sont à même de tenir encore plusieurs tours ; après avoir purgé sa pénalité, il ressort sixième, juste derrière Russell. Deux tours après, Leclerc cède les commandes de la course à Antonelli pour changer de pneus et ressort deuxième, à dix-sept secondes de l'Italien. Hamilton réalise le meilleur tour en course et revient dans les échappements de Russell, cinquième. Au vingt-neuvième tour, Norris chausse les pneus durs et reprend la piste derrière Hadjar, dont il se débarrasse rapidement. Antonelli reste en piste, Mercedes choisissant de décaler sa stratégie en prolongeant son premier relais en pneus medium. Une possible crevaison lente affectant la W17 de Russell, Mercedes le rappelle aux stands d'où il ressort septième, derrière Hadjar. Antonelli s'arrête à dix-sept tours de l'arrivée pour chausser des pneus durs et ressort à sept secondes de Charles Leclerc qui a récupéré les commandes de la course ; l'Italien hausse significativement son rythme pour combler son retard. La lutte pour la troisième place fait rage, Hamilton et Max Verstappen échangeant leurs positions à plusieurs reprises, avant que le pilote Ferrari ne prenne l'avantage par l'extérieur.

Au trente-neuvième tour, Nico Hülkenberg, en panne à la sortie de Copse, provoque une nouvelle Virtual Safety Car ; Verstappen, Norris et Hadjar en profitent pour chausser un train de pneus neufs, ce que ne peut faire Leclerc qui n'a plus que trois secondes d'avance sur Antonelli. Trois boucles plus tard, Antonelli, alors en mesure de se battre pour la victoire, ne parvient plus à maintenir sa monoplace en piste, victime d'une casse d'écope de freins qui l'empêche de tourner. Contraint de passer par les stands, il reprend la piste en cinquième position mais continue à subir le même problème : Norris puis Hadjar le dépassent. Antonelli repasse à nouveau par les stands, suppliant son équipe de le laisser se battre pour le dernier point en lice. Tombé au dixième rang, il continue de lutter mais la FIA lui inflige une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé, à plusieurs reprises, les limites de la piste.

À trois tours de l'arrivée, Verstappen termine sa course dans les barrières de Stowe, provoquant l'intervention de la voiture de sécurité ; alors qu'Hamilton s'arrête pour changer de pneus, Russell fait le pari de rester en piste et lui ravit la deuxième place. Une incompréhension de la procédure conduit la direction de course à maintenir en piste la voiture de sécurité qui devait doit s'effacer pour le dernier tour : la course se termine donc sans possibilité de dépassement, Leclerc remportant ainsi le Grand Prix devant Russell et Hamilton ; suivent Norris et Hadjar et les Racing Bulls de Lawson et Lindblad. Gabriel Bortoleto, Franco Colapinto et Pierre Gasly prennent les derniers points en jeu tandis qu'Antonelli, pénalisé, chute au quinzième rang.

Antonelli (179 points), malgré un weekend en demi-teinte, mène toujours le championnat devant Russell (154 points) et Hamilton (147 points). Leclerc (108 points) grimpe au quatrième rang en dépassant les pilotes McLaren Norris (97 points) et Piastri (84 points). Suivent les pilotes Red Bull, Verstappen (76 points) et Hadjar (55 points), qui devancent Lawson (41 points) et Gasly (33 points). Chez les constructeurs, Mercedes (333 points) reste un solide leader devant Ferrari (255 points) ; McLaren (181 points) est troisième devant Red Bull Racing (131 points). Racing Bulls (63 points) reste cinquième, devant Alpine (51 points). Suivent Haas (21 points), Williams (11 points), Audi (6 points) et Aston Martin (1 point) ; seul Cadillac n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix de Belgique

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Arvid Lindblad à Spa-Francorchamps en 2026.

Kimi Antonelli obtient la sixième pole position de sa carrière lors de son ultime tentative en Q3. Il devance Max Verstappen, aidé par l'aspiration offerte par son coéquipier Isack Hadjar, de 65 millièmes de seconde. Lando Norris, auteur du troisième temps, s'élance treizième à cause de sa pénalité et laisse sa position à George Russell, accompagné en deuxième ligne par Charles Leclerc. La troisième ligne est constituée de Lewis Hamilton et Oscar Piastri, la suivante d'Arvid Lindblad et Gabriel Bortoleto et la cinquième ligne présente Liam Lawson et Pierre Gasly.

Parti de la position de tête, Antonelli remporte sa sixième victoire de la saison en résistant à Charles Leclerc jusqu'au drapeau à damier ; Verstappen complète le podium tandis que son coéquipier Hadjar réalise une remontée depuis la vingt-et-unième position pour prendre la sixième place. La plupart des pilotes s'élance en pneus medium (à l'exception notable de Norris et Hadjar en durs) alors que quelques gouttes de pluie tombent juste avant l'extinction des feux.

Au départ, Antonelli conserve l'avantage mais Verstappen utilise son énergie juste avant le Raidillon de l'Eau Rouge pour le dépasser ; l'Italien reprend le dessus aux Combes, immédiatement suivi par Leclerc. Dès le septième virage, Russell est percuté par Hamilton en sous-virage à l'approche des Combes, part en tête-à-queue puis s'enlise, provoquant son abandon. La voiture de sécurité entre en piste et plusieurs pilotes en profitent pour changer de pneumatiques ; Hadjar passe deux fois par les stands pendant cette neutralisation pour chausser des medium puis des durs avec l'objectif de rallier l'arrivée sans autre arrêt. Antonelli relance la course dès la sortie de Blanchimont mais Leclerc reste au contact ; derrière eux, Hamilton attaque Piastri au freinage de la chicane mais l'Australien repasse devant dans le Raidillon. Alors qu'Hadjar est déjà remonté au seizième rang, Verstappen s'empare de la deuxième place en doublant Leclerc à la sortie des Combes. Antonelli ne parvient pas à creuser un écart, Verstappen restant constamment à moins d'une seconde. Piastri tente de dépasser Leclerc par l'extérieur au bout de la ligne droite de Kemmel : les monoplaces se touchent alors que le Monégasque défend rugueusement, des débris du fond plat de la Ferrari s'envolant sur la piste. Alors qu'Hamilton dépasse la McLaren de Piastri en difficulté, il écope d'une pénalité de cinq secondes pour son accrochage avec Russell au premier tour.

Au treizième tour, Norris est remonté jusqu'à la sixième place, à quelques secondes de son coéquipier. Devant, Antonelli porte son avance à deux secondes sur Verstappen. Cinq tours plus tard, Verstappen est le premier des leaders à s'arrêter ; il chausse les pneus durs et ressort sixième, juste devant son coéquipier. Quelques instants plus tard, la Virtual Safety Car est déclenchée pour évacuer des débris : Antonelli plonge dans les stands pour couvrir la stratégie de Verstappen, laissant les commandes de la course à Leclerc. Une seconde Virtual Safety Car est déployée pour évacuer des débris sur la piste et Ferrari en profite pour effectuer un double arrêt, tout comme McLaren. Hadjar adapte sa stratégie en chaussant un nouveau train de durs et ressort septième. Leclerc réalise une excellente opération en ressortant devant Antonelli tandis qu'Hamilton purge sa pénalité. Norris, qui n'a pas encore effectué son arrêt, hérite de la tête de la course puis cède face à Leclerc à l'entrée des Combes. Antonelli s'empare ensuite de la deuxième position puis part à la poursuite de Leclerc. Verstappen fait la jonction avec Norris tandis que Piastri suit en embuscade. Au trentième tour, Norris plonge enfin dans les stands pour chausser des medium mais cet arrêt un peu lent le voit ressortir huitième, derrière Bortoleto.

Devant, Antonelli revenu dans les échappements de Leclerc, trouve rapidement l'ouverture pour reprendre la tête, le Monégasque restant toutefois au contact. À moins de dix tours de l'arrivée, Norris est sur les talons d'Hadjar alors que, devant eux, Piastri ne parvient plus à suivre Verstappen ; Hamilton revenu à moins d'une seconde de la McLaren le dépasse par l'extérieur aux Combes et s'empare de la quatrième place. Malgré la pression de Leclerc, Antonelli remporte le Grand Prix devant le Monégasque et Verstappen ; suivent Hamilton, Piastri et Hadjar qui résiste jusqu'à la fin à Norris. Bortoleto, Lindblad et Colapinto prennent les derniers points en jeu.

Antonelli (204 points) mène désormais le championnat devant Hamilton (159 points) qui a dépassé Russell, resté à 154 points. Leclerc (126 points) est toujours quatrième devant les pilotes McLaren, Norris (103 points) et Piastri (94 points). Suivent les pilotes Red Bull, Verstappen (91 points) et Hadjar (63 points), qui devancent toujours Lawson (41 points) et Gasly (33 points). Chez les constructeurs, Mercedes (358 points) reste un solide leader devant Ferrari (285 points) ; McLaren (197 points) est troisième devant Red Bull Racing (154 points). Racing Bulls (65 points), cinquième, précède Alpine (52 points). Suivent Haas (21 points) et Williams (11 points), désormais talonnée par Audi (10 points). Aston Martin (1 point) ne devance que Cadillac qui n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix de Hongrie

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Pour la première fois de la saison, la pole position échappe à Mercedes, Lando Norris améliorant son temps lors de son ultime tentative et privant, pour douze millièmes de seconde, Lewis Hamilton d'un premier départ en tête au volant d'une Ferrari. En Q3, Max Verstappen réalise le meilleur temps provisoire avant d'être battu par Oscar Piastri puis par Norris, malgré une grosse glissade dans le dernier secteur, et par Hamilton. Charles Leclerc se hisse ensuite au troisième rang devant Kimi Antonelli tandis que George Russell n'est que septième. Lors de leur dernier tour lancé, les Ferrari concèdent beaucoup de temps et Verstappen part en tête-à-queue, ce qui empêche Antonelli d'améliorer ; alors que Russell est victime d'une panne dans son dernier tour, Hamilton est pénalisé pour avoir gêné Piastri. Norris part en pole position pour la dix-septième fois de sa carrière, la première de la saison, devant Leclerc. La deuxième ligne est constituée de Piastri et Verstappen, Hamilton étant reclassé en troisième ligne, aux côtés de Russell ; suivent Antonelli et Isack Hadjar en quatrième ligne puis Arvid Lindblad et Nico Hülkenberg sur la suivante.

La plupart des pilotes s'élancent en gommes medium à l'exception notable des pilotes Ferrari, en tendres.Les McLaren prennent un excellent départ, Piastri prenant les commandes de la course après une erreur de Norris dans le deuxième virage. Leclerc, surpris par Verstappen, chute en cinquième position tandis que Russell, resté scotché sur la grille, se retrouve dix-neuvième à la fin du premier tour. Hamilton, quatrième, attaque Verstappen qui se défend vigoureusement. Au sixième tour, les McLaren ont creusé un léger écart tandis qu'Hamilton, qui parvient plus à suivre Verstappen, se retrouve menacé par Leclerc ; Russell est déjà remonté au treizième rang. Alors que Piastri augmente son avance sur son coéquipier, Hamilton tente l'undercut sur Verstappen et reprend la piste en pneus durs, neuvième derrière Liam Lawson qu'il dépasse immédiatement ; Verstappen s'arrête et ressort derrière Hamilton et Lawson. Au même moment, Piastri veut effectuer son arrêt mais Valtteri Bottas, immobilisé dans la voie des stands avec les freins en feu, l'en empêche. Verstappen plonge au freinage du premier virage et réalise un double dépassement sur Lawson et Hamilton. Au dix-huitième tour, Piastri passe par les stands, suivi de Leclerc et de Norris à la boucle suivante ; tous ressortent chaussés de durs. Antonelli est ainsi en tête de la course, devant Hadjar. Les McLaren dépassent facilement le Français qui se laisse ensuite doubler par son coéquipier puis se rabat juste devant Hamilton avant de rentrer au stand. Lorsqu'Antonelli passe au stand, au vingt-troisième tour, et reprend la piste derrière Leclerc, en sixième position, les McLaren reprennent les commandes avec Piastri en tête, sous la pression de Norris.

Au trente-et-unième tour, Leclerc est revenu sur Hamilton qui effectuait son deuxième arrêt et ressortait septième. Norris, dans le sillage de Piastri qui souffre avec ses pneus durs, demande à rentrer au stand, ce que lui refuse son équipe qui accorde la priorité à Piastri ; l'Australien ressort cinquième, derrière Antonelli tandis que Norris, désormais en tête, cherche à creuser un écart, la piste étant dégagée. Carlos Sainz Jr. en lutte contre Oliver Bearman, percute Piastri qui leur prend un tour. Au quarantième tour, Norris repasse par son stand et ressort devant son coéquipier ; Antonelli est alors en tête et Verstappen ressort des stands chaussé de pneus tendres, derrière Hamilton, cinquième.

Au quarante-cinquième tour, Norris prend l'avantage sur Antonelli, qui n'effectuera son second arrêt que cinq boucles plus tard, tandis que Piastri, en difficulté depuis son accrochage, évolue à sept secondes de son coéquipier ; au cinquante-sixième tour, victime d'un problème mécanique, il abandonne en bord de piste et provoque le déploiement d'une Virtual Safety Car : Norris, Hamilton et Leclerc en profitent pour passer par les stands. Norris conserve la tête tandis qu'Hamilton et Leclerc ressortent quatrième et cinquième, derrière Verstappen et Antonelli qui ne se sont pas arrêtés ; le Britannique écope d'une pénalité de cinq secondes pour un excès de vitesse dans la voie des stands. Norris remporte l'épreuve avec quatorze secondes d'avance sur Verstappen et Antonelli, son premier succès depuis son sacre. Les Ferrari échouent au pied du podium, devant Hadjar, Russell, Lawson, Hülkenberg et Lindblad.

Antonelli (219 points) mène le championnat devant Hamilton (169 points) et Russell (160 points). Leclerc (138 points), toujours quatrième, est désormais talonné par Norris (128 points). Verstappen (109 points) passe devant Piastri resté à 92 points ; suit Hadjar (71 points), qui devance Lawson (45 points) et Gasly (33 points). Chez les constructeurs, Mercedes (379 points) devance Ferrari (307 points) ; McLaren (222 points) est troisième devant Red Bull Racing (180 points). Racing Bulls (70 points) précède Alpine (52 points), sixième. Suivent Haas (21 points) et Audi (12 points) qui dépasse Williams (11 points). Aston Martin (1 point) ne devance que Cadillac qui n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix des Pays-Bas

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Pour quarante-et-un millièmes de seconde, George Russell part en tête du Sprint devant Lando Norris ; ils devancent Charles Leclerc, Oscar Piastri, Kimi Antonelli, Max Verstappen et Lewis Hamilton. Au départ, alors qu'Antonelli prend l'avantage sur Piastri et se montre menaçant derrière la Ferrari, Russell creuse un écart de plus d'une seconde sur Norris. Toutefois, si Russell réalise le meilleur tour en course, Norris revient dans son sillage au quatrième tour. Antonelli est légèrement décroché par Leclerc, tout comme Piastri par rapport à la Mercedes. Au onzième tour, Norris se plaint de son train arrière, Leclerc revenant dans son sillage. Derrière, Max Verstappen chasse Oscar Piastri, Hamilton ne parvenant pas à suivre leur rythme. Leclerc attaque la McLaren en plongeant à l'intérieur du premier virage, et ravit la deuxième place à Norris. La pluie s'abat sur le circuit en vue de l'arrivée, figeant les positions ; Russell remporte ainsi la course sprint devant Leclerc et Norris qui résiste à Antonelli ; suivent dans les points Piastri, Verstappen, Hamilton et Pierre Gasly.

Norris réalise, quelques heures plus tard, la dix-huitième pole position de sa carrière, devançant Russell de 102 millièmes de seconde. Leurs coéquipiers occupent la deuxième ligne, Antonelli précédant Piastri de seulement 9 millièmes de seconde. Hamilton, cinquième, s'élance aux côtés de son coéquipier Leclerc. Ils sont suivis par les Red Bull de Verstappen et Lawson sur la quatrième ligne. Gabriel Bortoleto devance Arvid Lindblad en cinquième ligne.

Une pluie intense s'est abattue sur le circuit avant le départ du Grand Prix ; à l'extinction des feux, la piste est délicate, séchante par endroits mais humide ailleurs. Aucun pilote ne choisit de s'élancer avec des pneumatiques intermédiaires. Lando Norris conserve la tête lors de son envol tandis que George Russell se fait dépasser par Kimi Antonelli. Oscar Piastri, gêné par le mauvais départ de Russell, se fait piéger par Charles Leclerc qui prend la quatrième place. Avant même la fin du premier tour, Max Verstappen part à la faute sur une partie humide à l'intérieur du dernier virage : il perd le contrôle de sa monoplace sur le vibreur et percute le mur de plein fouet ; juste derrière, Gabriel Bortoleto part en tête-à-queue et le drapeau rouge est alors déployé. La relance a lieu après une vingtaine de minutes, la plupart des pilotes conservant leur stratégie initiale à l'exception de Norris qui passe en pneus tendres, tout comme les Ferrari, alors que Piastri opte pour les gommes dures. Un second tour de formation est mis en place après l'arrêt en piste d'Oliver Bearman, victime d'une casse moteur. Lorsque les feux s'éteignent, Antonelli surprend Norris et s'empare de la tête ; Piastri dépasse Russell et prend la troisième place dès le premier tour. Les Ferrari reculent aux cinquième et sixième rangs. Antonelli réalise le meilleur tour en course et, peu à peu, creuse un écart supérieur à la seconde sur son poursuivant.

Au dix-septième tour, Leclerc est très proche de Russell qui choisit alors de passer par les stands et chausser des gommes dures ; il ressort neuvième. Piastri l'imite mais conserve des pneus durs ; victime d'un arrêt très lent, il se retrouve derrière Russell qui enchaîne les meilleurs tours en course. Antonelli, Norris et Leclerc passent tous trois par les stands, laissant les commandes de la course à Lewis Hamilton. Antonelli et Norris ressortent derrière Hamilton, tandis que Leclerc est sixième, derrière Russell et Piastri. Hamilton passe par les stands neuf tours plus tard et ressort derrière Leclerc. En tête, Norris est revenu à moins d'une seconde d'Antonelli, tandis que Leclerc se trouve dans les échappements de Piastri qu'il déborde au trente-cinquième tour ; Hamilton en fait de même peu après. Alors que Leclerc es sur les talons de Russell, les deux Mercedes passent par les stands : Antonelli ressort quatrième, derrière les Ferrari, tandis que Russell repart derrière Piastri, à la sixième place. Hamilton s'agace à la radio car il est bloqué par son équipier qui refuse de le laisser passer. Leclerc passe par les stands au quarante-quatrième tour et ressort sixième, dans le trafic.

Norris, qui a prolongé son second relais au maximum passe par les stands au quarante-huitième tour et reprend la piste en troisième position, à cinq secondes d'Antonelli ; Hamilton hérite donc des commandes de la course mais ses pneus sont désormais très usés. Norris établit le meilleur tour en course et fond sur Antonelli en difficulté avec ses pneumatiques. Norris double Antonelli par l'extérieur au premier virage puis Hamilton, quelques virages plus tard, prenant ainsi la tête de l'épreuve. Au même moment, une voiture de sécurité virtuelle est déployée en raison de l'arrêt en piste d'Esteban Ocon. Hamilton est appelé aux stands mais se montre très mécontent de cette stratégie. Antonelli passe par les stands pour chausser des gommes tendres et, à la reprise, se retrouve troisième, à cinq secondes de George Russell à qui son écurie demande de céder sa position à son coéquipier. Norris remporte sa seconde course consécutive de la saison, devant les Mercedes d'Antonelli et Russell qui conserve de haute lutte sa place sur le podium face aux Ferrari d'Hamilton et Leclerc qui ont failli s'accrocher. Piastri, Lawson, Hülkenberg, Alonso et Gasly complètent le top 10.

Antonelli (242 points) mène le championnat devant son coéquipier Russell (183 points), à égalité de points avec Hamilton. Norris (159 points) est désormais quatrième, ayant ravi la position à Leclerc (155 points). Verstappen (112 points) est toujours sixième devant Piastri (106 points) ; suit Hadjar (71 points), qui devance Lawson (51 points) et Gasly (35 points). Chez les constructeurs, Mercedes (425 points) devance Ferrari (338 points) ; McLaren (265 points) est troisième devant Red Bull Racing (189 points). Racing Bulls (70 points) devance toujours Alpine (54 points), sixième. Suivent Haas (21 points), Audi (16 points), Williams (11 points) et Aston Martin (3 points). Cadillac n'a pas encore marqué de point.

Grand Prix d'Italie

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Meilleur temps de la première phase des qualifications puis quatrième de la Q2, Pierre Gasly obtient la première pole position de sa carrière en gérant parfaitement l'aspiration dans les grandes lignes droite du circuit lombard ; pour ce, il choisit de s'élancer dernier lors des ultimes tentatives en Q3, plaçant ainsi son Alpine A526 dans le sillage des deux Ferrari pour réaliser le tour parfait. Il devance George Russell de 60 millièmes de seconde et réalise la première pole position d'un Français depuis Jean Alesi, sur ce même circuit, en 1997. Charles Leclerc et son coéquipier Lewis Hamilton suivent en deuxième ligne. Auteur du troisième temps, Oscar Piastri reçoit une pénalité de trois places pour avoir gêné Liam Lawson en Q2 et s'élance depuis la troisième ligne, sixième derrière Max Verstappen. Sur la quatrième ligne, Franco Colapinto devance Lando Norris, privé d'aspiration en Q3. Arvid Lindblad part devant Gabriel Bortoleto sur la cinquième ligne. Le leader du championnat, Kimi Antonelli, part du fond de la grille (dix-neuvième) après de nombreux changement d'éléments de son unité de puissance.

Auteur d'une exceptionnelle remontada ponctuée par un total de vingt-six dépassements, Kimi Antonelli remporte sa septième victoire de la saison et de sa carrière, comblant les tifosi de bonheur, en devenant le premier Italien à s'imposer à Monza depuis Ludovico Scarfiotti en 1966. Revenu, en fin de course, dans les échappements de son coéquipier George Russell, alors en tête, Antonelli, chaussé de pneus plus frais, le dépasse à trois boucles de l'arrivée, pour offrir un soixante-troisième doublé à Mercedes. Max Verstappen se bat contre les pilotes McLaren et Lewis Hamilton pour obtenir la troisième place du podium, à quinze secondes du vainqueur.

Après l'extinction des feux, Pierre Gasly ne conserve les commandes que jusqu'à la fin du premier tour, s'inclinant face à George Russell. Leclerc, dépassé par Verstappen pour la troisième place, perd alors l'arrière de sa Ferrari dans la Parabolica et s'écrase à haute vitesse dans le mur de pneus, presque exactement comme en 2020, provoquant le déploiement du drapeau rouge. Alors que tous peuvent changer de pneus, Russell choisit des durs pour aller au bout de la course. Antonelli, déjà douzième au moment de la neutralisation, gagne quatre places supplémentaires lors du second départ. Il double ensuite Gasly, les McLaren, Hamilton puis Verstappen et dépasse son coéquipier, en tête, après dix-huit boucles. Les deux Mercedes se passent et se repassent durant les tours suivants, Verstappen suit leur rythme tandis que Hamilton et Piastri ont plusieurs passes d'armes pour le gain de la quatrième place.

Au vingt-huitième tour, une procédure de voiture de sécurité virtuelle est lancée pour évacuer l'Aston Martin de Lance Stroll en panne. Antonelli en profite pour passer par les stands chausser des pneus medium, suivi par Verstappen, alors que Piastri, Hamilton, Norris et le leader Russell restent en piste. Ressorti sixième, Antonelli reprend sa série de dépassements jusqu'à revenir dans les roues de Russell dans la trente-septième boucle. Verstappen remonté lui aussi, se bat avec Piastri pour le podium. Antonelli rate son freinage et part dans les graviers lors d'une première attaque à la première chicane au quarante-neuvième tour, laissant un court répit à son coéquipier : il revient dans son aspiration puis le dépasse au tour suivant en déployant de l'énergie dans la ligne droite opposée avant le freinage de la chicane Ascari. Verstappen se défait de Piastri pour sécuriser, à dix tours du drapeau à damier, sa troisième place. Norris, neuvième sur la grille, dépasse Hamilton puis son coéquipier dans la dernière boucle, pour se classer quatrième. Le weekend de Ferrari à domicile se solde par la sixième place d'Hamilton. Gasly ne peut faire mieux que septième derrière les voitures des écuries de pointe, suivi par le constant Arvid Lindblad, et par son coéquipier Franco Colapinto. Yuki Tsunoda, qui remplace Liam Lawson chez Racing Bulls, prend le dernier point.

Au championnat du monde, l'avance de Kimi Antonelli (267 points) est désormais de 66 points sur son coéquipier George Russell (201 points). Lewis Hamilton (191 points) recule au troisième rang, devant Lando Norris (171 points) qui se rapproche. Charles Leclerc reste cinquième sans marquer (155 points), suivi de Max Verstappen (127 points) et Oscar Piastri (116 points). Plus loin, Isack Hadjar (71 points), bien qu'absent depuis deux courses, conserve sa huitième place, devant Liam Lawson (71 points) et Pierre Gasly (41 points). Chez les constructeurs, le nouveau doublé de Mercedes (468 points) lui confère une avance de 122 points sur Ferrari (346 points) qui conserve de la marge sur McLaren (287 points) et Red Bull Racing (204 points). Au cinquième rang, Racing Bulls (75 points) mène le peloton devant Alpine (62 points), Haas (21 points), Audi (16 points), Williams (11 points) et Aston Martin (3 points). Cadillac n'a toujours pas marqué de point.

Grand Prix d'Espagne

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« C'est probablement un des meilleurs tours que j'ai réalisé dans ma carrière », s'exclame Lando Norris après avoir réalisé sa dix-neuvième pole position, sa troisième de la saison, en devançant, malgré une glissade dans le dernier virage, Kimi Antonelli de onze millièmes de seconde. Dans le même dixième de seconde, Max Verstappen et Lewis Hamilton occupent la deuxième ligne, le Britannique, quatrième, ayant tenu la tête à l'issue des premières tentatives en Q3. Sur la troisième ligne, Charles Leclerc devance George Russell. À presque une demi-seconde de son coéquipier, Oscar Piastri s'élance en quatrième ligne, septième devant Liam Lawson. Franco Colapinto et Arvid Lindblad sont en cinquième ligne.

Sur une piste où dépasser en course s'est avéré quasiment impossible, Antonelli remporte sa huitième victoire de la saison et de sa carrière, en bénéficiant d'un coup de chance lié au déclenchement providentiel d'une procédure de voiture de sécurité virtuelle après quinze tours ; piégé par cette même procédure alors qu'il était en tête, Norris doit se contenter de la troisième place sans réussir à devancer Verstappen dans les derniers tours. Longtemps leader, Leclerc s'arrête tardivement au stand et termine quatrième.

Derrière Norris qui s'élance parfaitement, le départ est mouvementé puisqu'Antonelli sort deux fois de la piste, coupant les virages no 1 et no 3 et devant, à chaque fois, rendre la position. Il en est de même pour Verstappen qui coupe le premier virage pour dépasser Hamilton puis s'infiltre devant Antonelli avant de ralentir pour les laisser tous deux passer. Rapidement, Hamilton rencontre des soucis de freinage ; il abandonne après seulement six tours. Une longue procession s'installe, aucun dépassement n'étant envisageable, et Norris creuse peu à peu un écart sur Antonelli, suivi par Verstappen, Leclerc et Russel. Le tournant de la course a lieu au quatorzième tour quand Lance Stroll, en panne de freins au virage no 20, stoppe sa monoplace et provoque une procédure de voiture de sécurité virtuelle. À son déclenchement, Norris a déjà dépassé l'entrée des stands alors que, derrière lui, Antonelli et Verstappen s'y engouffrent et profitent ainsi d'un arrêt gratuit. Pire encore pour Norris, la neutralisation s'achève au moment précis où il s'engage dans la pitlane, à la fin du quinzième tour, et son arrêt s'éternise à cause d'une roue avant droite récalcitrante ; la course est dès lors perdue pour lui. Il se relance cinquième tandis que Leclerc, sur un long relais, prend la tête devant Antonelli, Verstappen et Russell qui s'arrête une deuxième fois au vingt-huitième tour, ressort sixième derrière Lawson qu'il dépasse peu après lorsqu'il commet une erreur au freinage de la chicane des virages no 5 et no 6.

Leclerc mène jusqu'à dix tours de l'arrivée quand il entre, enfin, au stand ; il en sort en quatrième position. Antonelli, désormais en tête, n'a plus qu'à rallier l'arrivée. En fin de course, Norris menace la deuxième place de Verstappen mais rien n'y fait. Comme l'explique Antonelli : « Rien, en fait, ne vous permet sur cette piste de faire un dépassement et, s'il y en avait, personne n'aurait envie d'y aller parce que si on y va, les risques d'accidents sont énormes. » Leclerc prend les points de la quatrième place devant Russell alors que, derrière lui, Liam Lawson et Franco Colapinto tirent le bénéfice de leurs bonnes prestations du samedi. Oscar Piastri, huitième après une course anonyme, précède Arvid Lindblad et Nico Hülkenberg qui héritent des points restants, à un tour du vainqueur. Gabriel Bortoleto, treizième, donne laconiquement son ressenti : « J'ai failli m'endormir. »

Au championnat du monde, l'avance de Kimi Antonelli (292 points) est désormais de 81 points sur son coéquipier George Russell (211 points), un écart et un rythme depuis le début de saison, qui peuvent lui permettre d'envisager de devenir cette année le plus jeune champion du monde de l'histoire. Lewis Hamilton (191 points) reste troisième, devant Lando Norris (186 points) revenu à 5 points. Charles Leclerc (167 points) est toujours cinquième, suivi de Max Verstappen (145 points) et Oscar Piastri (120 points). Plus loin, Isack Hadjar (71 points), bien qu'absent depuis trois courses, conserve sa huitième place, devant Liam Lawson (59 points) et Pierre Gasly (41 points). Chez les constructeurs, Mercedes (503 points) possède une avance de 145 points sur Ferrari (358 points) qui conserve de la marge sur McLaren (306 points) et Red Bull Racing (230 points). Au cinquième rang, Racing Bulls (77 points) mène le peloton devant Alpine (68 points), Haas (21 points), Audi (17 points), Williams (11 points) et Aston Martin (3 points). Cadillac n'a toujours pas marqué de point.

Classements saison 2026

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Attribution des points

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Barème d'attribution des points au championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e 
Points en Grand Prix 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1
Points en Sprint 8 7 6 5 4 3 2 1

Pilotes

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Classement[90]
Pos. Pilotes AUS CHN JPN MIA CAN MON ESP AUT GB BEL HON PB ITA ESP AZE MAL SGP USA MEX SÃP LAV QAT EAU Points
1 Drapeau de l'Italie Kimi Antonelli 18 25+4 25 25+3 25+6 25 0* 15 0+8 25 15 18+5 25 25 292
2 Drapeau du Royaume-Uni George Russell 25 18+8 12 12+5 Abd.+8 0 18 25 18+5 Abd. 6 15+8 18 10 211
3 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 12 15+6 8 8+2 18+3 18 25 10 15+7 12 10 12+2 8 Abd. 191
4 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris 10 Np.+5 10 18+8 Abd.+7 Abd. 15 6 12+6 6 25 25+6 12 15 186
5 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 15 12+7 15 4+6 12+4 Abd. 0* 4 25+4 18 12 10+7 Abd. 12 167
6 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 8 Abd.+0 4 10+4 15+2 Abd. 12 18 0*+3 15 18 Abd.+3 15 18 145
7 Drapeau de l'Australie Oscar Piastri Np. Np.+3 18 15+7 0+5 12 10 12 0+2 10 Abd. 8+4 10 4 120
8 Drapeau de la France Isack Hadjar Abd. 4+0 0 Abd.+0 10+0 15 8 8 10+0 8 8 Forf.Forf. Forf. Forf. 71
9 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Liam Lawson 0 6+2 2 Abd.+0 6+0 10 4 2 8+1 0 4 6+0 0 8 59
10 Drapeau de la France Pierre Gasly 1 8+0 6 Abd.+1 4+0 6 6 0 1+0 0 0 1+1 6 0 41
11 Drapeau du Royaume-Uni Arvid Lindblad 4 0+Abd. 0 0+Np. Np.+1 8 2 1 6+0 2 1 0+0 4 2 31
12 Drapeau de l'Argentine Franco Colapinto 0 1+0 0 6+0 8+0 0 1 0 2+0 1 0 0+0 2 6 27
13 Drapeau du Royaume-Uni Oliver Bearman 6 10+1 Abd. 0+0 1+0 Abd. 0* 0 0+0 0 0 Abd.+0 0 0 18
14 Drapeau du Brésil Gabriel Bortoleto 2 Np.+0 0 0+Dsq. 0+0 0 0 0 4+0 4 0 0+0 0 0 10
15 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Np. 0+Abd. 0 Abd.+Np. 0+0 0 Abd. 0 Abd.+0 0 2 4+Nc. 0 1 7
16 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. 0 2+0 0 2+0 2+0 0* 0 Abd. 0+0 0 0 0+0 0 Abd. 6
17 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon 0 Np.+0 0 1+0 Abd.+0 4 Nc. 0 Abd.+0 0 0 0*+0 0 0 5
18 Drapeau de la France Esteban Ocon 0 0+0 1 0+0 0+0 2 0 0 0+0 0 0 Abd.+0 0 0 3
19 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Abd. Abd.+0 0 0+0 Abd.+Abd. 1 Abd. 0 0+0 0 0 2+0 Abd. 0 3
20 Yuki Tsunoda 0+0 1 0 1
21 Drapeau du Canada Lance Stroll Nc. Abd.+0 Abd. 0+0 0+0 Abd. Abd. Abd. 0+0 Abd. 0 Abd.+0 Abd. Abd. 0
22 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Abd. 0+Abd. 0 0+0 0+0 Abd. Abd. Abd. 0+0 0 Abd. Abd.+0 0 0 0
23 Drapeau du Mexique Sergio Pérez 0 0+0 0 0+0 Abd.+0 0 0 Abd. 0+0 Abd. Abd. 0+Nc. 0 Abd. 0

Constructeurs

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Classement[91]
Pos. Constructeurs Pilotes AUS CHN JPN MIA CAN MON ESP AUT GB BEL HON PB ITA ESP AZE MAL SGP USA MEX SÃP LAV QAT EAU Points
1 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni RUS 25 18+8 12 12+5 Abd.+8 0 18 25 18+5 Abd. 6 15+8 18 10 503
Drapeau de l'Italie ANT 18 25+4 25 25+3 25+6 25 0* 15 0+8 25 15 18+5 25 25
2 Drapeau de l'Italie Ferrari Drapeau de Monaco LEC 15 12+7 15 4+6 12+4 Abd. 0* 4 25+4 18 12 10+7 Abd. 12 358
Drapeau du Royaume-Uni HAM 12 15+6 8 8+2 18+3 18 25 10 15+7 12 10 12+2 8 Abd.
3 Drapeau du Royaume-Uni McLaren - Mercedes Drapeau du Royaume-Uni NOR 10 Np.+5 10 18+8 Abd.+7 Abd. 15 6 12+6 6 25 25+6 12 15 306
Drapeau de l'Australie PIA Np. Np.+3 18 15+7 0+5 12 10 12 0+2 10 Abd. 8+4 10 4
4 Drapeau de l'Autriche Red Bull - RBPT Ford Drapeau des Pays-Bas VER 8 Abd.+0 4 10+4 15+2 Abd. 12 18 0*+3 15 18 Abd.+3 15 18 230
Drapeau de la France HAD Abd. 4+0 0 Abd.+0 10+0 15 8 8 10+0 8 8 Forf.Forf. Forf. Forf.
Drapeau de la Nouvelle-Zélande LAW 6+0 0 8
5 Drapeau de l'Italie Racing Bulls - RBPT - Ford Drapeau de la Nouvelle-Zélande LAW 0 6+2 2 Abd.+0 6+0 10 4 2 8+1 0 4 RB 77
Drapeau du Royaume-Uni LIN 4 0+Abd. 0 0+Np. Np.+1 8 2 1 6+0 2 1 0+0 4 2
TSU 0+0 1 0
6 Drapeau de la France Alpine - Mercedes Drapeau de la France GAS 1 8+0 6 Abd.+1 4+0 6 6 0 1+0 0 0 1+1 6 0 68
Drapeau de l'Argentine COL 0 1+0 0 6+0 8+0 0 1 0 2+0 1 0 0+0 2 6
7 Drapeau des États-Unis Haas - Ferrari Drapeau de la Grande-Bretagne BEA 6 10+1 Abd. 0+0 1+0 Abd. 0* 0 0+0 0 0 Abd.+0 0 0 21
Drapeau de la France OCO 0 0+0 1 0+0 0+0 2 0 0 0+0 0 0 Abd.+0 0 0
8 Drapeau de l'Allemagne Audi Drapeau de l'Allemagne HUL Np. 0+Abd. 0 Abd.+Np. 0+0 0 Abd. 0 Abd.+0 0 2 4+Nc. 0 1 17
Drapeau du Brésil BOR 2 Np.+0 0 0+Dsq. 0+0 0 0 0 4+0 4 0 0+0 0 0
9 Drapeau du Royaume-Uni Williams - Mercedes Drapeau de la Thaïlande ALB 0 Np.+0 0 1+0 Abd.+0 4 Nc. 0 Abd.+0 0 0 0*+0 0 0 11
Drapeau de l'Espagne SAI 0 2+0 0 2+0 2+0 0* 0 Abd. 0+0 0 0 0+0 0 Abd.
10 Drapeau du Royaume-Uni Aston Martin - Honda Drapeau de l'Espagne ALO Abd. Abd.+0 0 0+0 Abd.+Abd. 1 Abd. 0 0+0 0 0 2+0 Abd. 0 3
Drapeau du Canada STR Nc. Abd.+0 Abd. 0+0 0+0 Abd. Abd. Abd. 0+0 Abd. 0 Abd.+0 Abd. Abd.
11 Drapeau des États-Unis Cadillac - Ferrari Drapeau du Mexique PER 0 0+0 0 0+0 Abd.+0 0 0 Abd. 0+0 Abd. Abd. 0+0 0 Abd. 0
Drapeau de la Finlande BOT Abd. 0+Abd. 0 0+0 0+0 0 Abd. Abd. 0+0 0 Abd. Abd.+Nc. 0 0

Notes et références

modifier
  1. Un vote de fans, sur le site de la FOM, désigne à l'issue de chaque course depuis 2016 le « pilote du jour ».
  2. Officiellement Formula 1 Gulf Air Bahrain Grand Prix in Malaysia 2026 : bien que délocalisé, il conserve son nom original car il reste financé et organisé par l'état de Bahreïn[86].

Références

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Liens externes

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