Conepatus chinga

espèce de mammifères
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Chinga, Conépate d’Amérique du Sud, Conépate de Patagonie, Conépate du Chili

Conepatus chinga
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Chinga à Los Tayos, Panguipulli au Chili.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mephitidae
Sous-famille Mephitinae
Genre Conepatus

Espèce

Conepatus chinga
(Molina, 1782)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Conepatus chinga map (post 2013 study).png.

Synonymes

Conepatus chinga, le Chinga, également connu sous le nom de Conépate d'Amérique du Sud ou encore sous ceux de Conépate de Patagonie ou du Chili, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des méphitidés. Ce conépate (Méphitiné du genre Conepatus) occupe une vaste aire de répartition s'étendant à travers la partie centrale et le méridionale du continent Sud-américain, incluant les milieux tempérés et ouverts de la pampa et de la Patagonie.

C’est un animal de taille petite à moyenne se caractérise par un groin proéminent et dénudé ainsi qu'un pelage bicolore noir et blanc, marqué de deux bandes dorsales typiques. Principalement solitaire et nocturne ou crépusculaire, il possède un régime omnivore à forte tendance insectivore, soutenu par des adaptations dentaires crâniennes hautement spécialisées pour le broyage d’aliments coriaces.

Une révision taxinomique majeure menée en 2013 par Schiaffini et al. a profondément modifié la systématique du genre en démontrant, par des analyses morphométriques et moléculaires, le chevauchement complet et la paraphylie de l'ancienne espèce du Conépate de Patagonie ou Mouffette de Humboldt (Conepatus humboldtii), désormais rétrogradée au rang de synonyme junior de Conepatus chinga. Bien que localement menacé par la destruction et la fragmentation de son habitat dues à l'expansion agricole et les collisions routières, le Chinga fait preuve d'une plasticité écologique notable et reste classé comme une espèce en « préoccupation mineure » (LC) par la Liste rouge de l'UICN.

Dénominations

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Taxonomie

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Histoire taxonomique

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Illustration du Chingue (Mephitis chiliensis) dans Historia fisica y politica de Chile segun documents adquiridos en esta republica durante doce anos de residencia en ella y publicada bajo los auspicios del supremo gobierno, 1848.

L'espèce a été décrite pour la première fois scientifiquement en 1782 par le prêtre et naturaliste chilien Giovanni Ignazio Molina, dans son ouvrage Saggio sulla storia naturale del Chili[12]. Dans la traduction française de 1789, intitulée Essai sur l'histoire naturelle du Chili, l'animal est désigné sous le nom vernaculaire de « cinghe »[13]. Sur le plan taxinomique, l'animal est initialement classé sous le protonyme Viverra chinga, Molina l'apparentant au genre des mouffettes tout en lui attribuant la diagnose latine suivante : « Viverra atro cærulea, maculis quinque dorsalibus rotundis, albis »[12],[13]. Le spécimen-type est décrit comme ayant la taille d'un chat domestique, doté d'un pelage noir aux reflets bleutés, et caractérisé par une série de cinq taches blanches et rondes disposées le long du dos, du front jusqu'à la racine de la queue[12],[13]. Molina détaille également sa dentition, composée de deux incisives et de longues canines à chaque mandibule[12],[13].

Au-delà de la description morphologique, le naturaliste contextualise sa découverte par des observations éthologiques et économiques. Il note que le « chinghe » est un animal nocturne et peu farouche, qui s'introduit fréquemment dans les habitations humaines pour se nourrir d'œufs et de volailles[12],[13]. Son mécanisme de défense principal y est documenté en détail : lorsqu'il est poursuivi, l'animal projette une « liqueur verdâtre » et extrêmement fétide depuis une vésicule anale, une odeur si tenace qu'elle imprègne durablement les vêtements des paysans et repousse efficacement les chiens de chasse[12],[13]. Molina souligne l'utilisation anthropique de l'espèce par les populations locales : une fois la carcasse dépouillée et l'odeur dissipée, sa fourrure, particulièrement douce, était recherchée pour la confection de couvertures de lit[12],[13].

Sous-espèces passées

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Liste des sous-espèces recensées par Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[14] :

Taxonomie actuelle

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Pendant plus d'un siècle, le Chinga (Conepatus chinga) et la Moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii) ont été considérés comme distincts sur la base de critères externes superficiels (taille, coloration et motifs du pelage) et d'études phylogénétiques à échantillonnage restreint qui les plaçaient sur des clades séparés[15]. Cependant, une révision systématique majeure publiée en 2013 par Mauro I. Schiaffini et son équipe a réévalué leur statut en analysant un échantillon massif de 350 spécimens (crânes, peaux et tissus génétiques) couvrant l'Argentine, l'Uruguay et le Chili, notamment leur zone de transition en Patagonie septentrionale[15].

Les analyses morphologiques et moléculaires combinées ont invalidé les anciens critères diagnostiques. L'examen par morphométrie géométrique des crânes et des mandibules a révélé un chevauchement complet entre les deux taxons, montrant que les variations anatomiques s'expliquent par une logique environnementale clinale (liée à l'aridité et aux précipitations affectant le régime alimentaire) plutôt que taxinomique. De plus, les motifs du pelage se sont révélés hautement instables au sein d'une même population. Sur le plan génétique, l'analyse de l'ADN mitochondrial (gènes cytochrome b et COI) a mis en évidence des distances moléculaires très faibles et la paraphylie de C. chinga, dans laquelle s'imbriquent totalement les populations de C. humboldtii. En l'absence de barrières morphologiques ou moléculaires, l'étude conclut qu'ils forment une seule espèce.

En vertu du principe de priorité, Conepatus chinga (Molina, 1782) demeure le seul nom valide, rétrogradant C. humboldtii au rang de synonyme junior ; une fusion désormais enregistrée en 2021 par l’American Society of Mammalogists dans son Mammal Diversity Database ()[16]. Cependant, la séparation en deux taxons spécifiques reste d’actualité selon la mise à jour pour ITIS ()[17].

Sous-espèces actuelles

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Sous-espèces de Conepatus chinga et équivalences taxonomiques récentes adaptées par l’étude de Schiaffini et al. (2013)[15] :
Sous-espèce Description et répartition Synonymes historiques (incluant l'ancienne espèce C. humboldtii)
Conepatus chinga chinga
(Molina, 1782)
Conépate Chinga [2]
(Sous-espèce nominale)
Moufette des Andes, Moufette de Humboldt, Moufette de Patagonie
Réparti dans le centre et le sud du Chili, ainsi que dans la majeure partie de la Patagonie argentine.
Conepatus chinga budini
Thomas, 1919
Présent dans le Nord-Ouest de l'Argentine (notamment dans la province de La Rioja).
  • Conepatus budini O. Thomas, 1919[15]
  • Conepatus chinga budini Wozencraft, 2005
  • Conepatus calurus O. Thomas, 1919[15]
Conepatus chinga gibsoni
Thomas, 1910
Moufette de Gibson
Présent dans les régions tempérées de l'Argentine (notamment dans la province de Buenos Aires).
  • Conepatus gibsoni O. Thomas, 1910[15]
  • Conepatus chinga gibsoni Wozencraft, 2005
Conepatus chinga inca
Thomas, 1900
Réparti dans les régions montagneuses du Pérou.
Conepatus chinga mendosus
Thomas, 1921
Présent dans l'Ouest de l'Argentine et dans les zones frontalières limitrophes du Chili.
  • Conepatus suffocans mendosus O. Thomas, 1921
  • Conepatus suffocans mendosus Yepes, 1937
  • Conepatus chinga mendosus Osgood, 1943
Conepatus chinga rex
Thomas, 1898
Réparti dans le Nord du Chili, le Sud du Pérou, ainsi que dans les zones limitrophes de la Bolivie et du Nord de l'Argentine.
  • Conepatus rex O. Thomas, 1898[15]
  • Conepatus chinga rex S. Anderson, 1997
  • Conepatus ajax O. Thomas, 1913[15]
Conepatus chinga suffocans
(Illiger, 1811)
Moufette de Feuillée[9]
Sourilho [10]
Présent dans le Sud-Est du Brésil, en Uruguay et dans le Nord-Est de l'Argentine.

Phylogénie

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Phylogénie des Méphitinés basée sur le superarbre de Nyakatura & Bininda-Emonds (2012)⁠[18], modifié au niveau du genre Conepatus pour positionner la Moufette de Humboldt sur une branche adjacente au Cinghe, conformément aux affinités génétiques discutées par Schiaffini et al. (2013)[15] :

 Mephitinae 

 Genre Mouffette Mephitis 

 Mouffette macroure (Mephitis macroura)



 Mouffette rayée (Mephitis mephitis)




 Genre Moufettes tachetées (Spilogale) 

 Spilogale naine (Spilogale pygmaea)





 Moufette gracile (Spilogale gracilis)



 Spilogale leucoparia






 Spilogale putorius



 Moufette interrompue (Spilogale interrupta)





 Spilogale angustifrons (Spilogale angustifrons)



 Spilogale yucatanensis







 Genre Conépate Conepatus 


 Chinga (Conepatus chinga)



 Moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii)




 Conépate à dos blanc (Conepatus leuconotus)





 Conépate rayé (Conepatus semistriatus)



 Moufette d’Amazonie (Conepatus amazonicus)





Caractéristiques

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Description physique

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Le Conépate d'Amérique du Sud présente d'importantes variations de taille et de coloration à travers son aire de répartition. Les individus du nord et du centre atteignent une longueur totale d'environ 46 à 90 centimètres pour un poids oscillant entre 2,3 et 4,5 kilogrammes, les femelles étant généralement légèrement plus petites que les mâles[19]. Plus au sud, les populations de Patagonie (auparavant attribuées à l'espèce Conepatus humboldtii) décrivent des animaux plus petits et trapus, mesurant 30 à 60 cm de corps pour une queue de 15 à 21 cm, et pesant entre 1,1 et 4,5 kg[20],[21].

Le pelage de ce conépate est noir ou brun-bordeaux, marqué de deux bandes blanches symétriques qui s'étendent de la nuque jusqu'à la queue, laquelle est en grande partie blanche[19][21]. Il ne présente aucune marque blanche sur la face[19]. Il possède des membres antérieurs puissants munis de longues griffes adaptées pour creuser le sol à la recherche de ses proies, ainsi qu'un groin proéminent et dénudé, particulièrement allongé pour débusquer les insectes[21].

Adaptations crâniennes et dentaires

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La morphology dentaire de ce conépate diffère de celle de la plupart des mammifères. Ses dents sont adaptées à un régime omnivore, les molaires inférieures étant modifiées pour broyer des aliments résistants comme les coléoptères ou les fruits, une adaptation convergente avec celle observée chez le Chilla (Lycalopex griseus)[21]. Comme tous les conépates d'Amérique du Sud, il est plus petit et possède une structure crânienne et dentaire plus primitive que les espèces d'Amérique du Nord[22].

Écologie et comportement

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Un petit chinga endormi dans le creux d’un tronc d’arbre dans les Montes del Queguay, en Uruguay.

Habitat et répartition

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L'aire de répartition de cette espèce s'étend sur tout le centre et le sud de l'Amérique du Sud. Son territoire s'étire des Andes dans le sud du Pérou jusqu'à l'Uruguay, le Chili et l'Argentine (où on la rencontre jusqu'à la province de Neuquén et au-delà en Patagonie australe)[19]. Sa présence est également confirmée dans le sud du Brésil (États de São Paulo, du Paraná et de Santa Catarina)[23]. Il s'agit du membre de la famille des Mephitidae dont la répartition s'étend le plus au sud, bien qu'il soit totalement absent de l'archipel de la Terre de Feu situé au sud du détroit de Magellan[25].

Ce mammifère fréquente les régions tempérées et les milieux ouverts, principalement décrits au sein du biome de la pampa et de la Patagonie[23]. Il s'établit préférentiellement dans les steppes ouvertes, les prairies, les éboulis des régions arides, ainsi que les milieux dominés par les buissons et les arbustes, entre 200 et 700 mètres d'altitude[25][19].

Comportement et organisation spatiale

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C'est un animal solitaire qui occupe un domaine vital moyen où la densité est d'environ 1,66 individu/km2, soit environ six conépates pour 3,5 km2[26]. Bien qu'ils occupent des territoires isolés, les individus se rassemblent temporairement pour la période de reproduction[19].

Son activité varie selon les régions : il recherche principalement sa nourriture la nuit dans les zones septentrionales, tandis que les populations australes décrivent un comportement mais plus crépusculaire, s'activant surtout à l'aube et au crépuscule[21]. Peu enclin à la chasse active, il sélectionne les proies les plus faciles à capturer[21]. Durant l'hiver, lorsque les populations d'insectes déclinent, il délaisse les prairies ouvertes pour s'établir dans les zones arbustives, les forêts ou les milieux montagneux afin d'y exploiter des sources de nourriture alternatives[21]. Pour s'abriter, il s'établit dans des crevasses rocheuses, des arbres creux ou des terriers abandonnés par d'autres animaux.

Alimentation

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Le Conépate d'Amérique du Sud est omnivore. Son régime se compose d'insectes (principalement des coléoptères, des sauterelles et des criquets), d'oiseaux, de petits mammifères (notamment des rongeurs), d'œufs, de lézards, de serpents, de feuilles et de fruits[21]. Durant l'hiver, il compense la rareté des insectes en consommant davantage de petits vertébrés et de charognes[21]. Il possède une forme d'immunité contre le venin des crotales.

Contrairement à d'autres carnivores sud-américains, son régime largement insectivore le préserve d'une concurrence accrue liée à l'homogénéisation des ressources alimentaires dans les zones où les espèces de proies indigènes ont disparu en raison de l'anthropisation[27].

Relations interspécifiques et prédateurs

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Ce conépate subit une forte pression de prédation intraguilde. Il est fréquemment la cible et la proie de carnivores plus grands tels que le Culpeau (Lycalopex culpaeus), le Chilla (Lycalopex griseus), le Chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi), le Colocolo (Leopardus colocolo), le Chat des Andes (Leopardus jacobita) et le Puma (Puma concolor)[28]. En revanche, il est très peu probable qu'il s'en prenne lui-même à d'autres carnivores[28].

Le Chinga et l’Homme

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Un jeune Chinga et un jeune Aguarachay (Lycalopex gymnocercus) pris en charge par une soigneuse de la faune sauvage.

Statut de conservation

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L'espèce est classée comme étant en « préoccupation mineure » selon la Liste rouge de l'UICN[29][19], y compris pour la population de Patagonie[25]. Ses principales menaces sont l'augmentation de la destruction et de la fragmentation de son habitat, causées par les activités humaines et le surpâturage agricole[30].

L'aménagement de nouvelles infrastructures routières et les collisions avec les véhicules impactent également les populations. En raison de la dégradation de son milieu naturel, ce conépate s'est adapté à vivre à proximité de structures anthropiques, s'installant le long des clôtures et des bâtiments de ferme[30].

Historiquement, les populations australes de Patagonie ont subi une forte pression de chasse pour le commerce des fourrures, qui a connu son apogée entre les années 1960 et 1980[25]. En 1983, l'exportation de peaux de conépates a été strictement interdite en Argentine et au Chili, réduisant considérablement cette menace. Aujourd'hui, seul le commerce de ces animaux comme nouveaux animaux de compagnie (NAC) persiste à un niveau marginal[25].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
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    Les noms vulgaires ne sont pas accompagnés d’un nom binominal dans cette source. L’utilisation de ces terminologies is déduite des informations contenues dans l’article.
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  10. 1 2 Auguste Ménégaux (dir.) (ill. Wilhelm Kuhnert), La Vie des animaux illustrée : Les Mammifères, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1902-1904, 525 p., in-4, p. 494
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Voir aussi

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Liens externes

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