Conepatus chinga
Chinga, Conépate d’Amérique du Sud, Conépate de Patagonie, Conépate du Chili
Répartition géographique
- Viverra Chinga G. I. Molina, 1782 (Protonyme) [1]
- Viverra chingha G. I. Molina, 1786 [1]
- Viverra chinga G. I. Molina, 1789 [1]
- Viverra chilensis Link, 1795 [1]
- Viverra chinghe Bechstein, 1799 [1]
- Viverra Chinge G. K. Shaw, 1800 [1]
- Mephitis chilensis É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1803 [1]
- Mephitis Chingha Illiger, 1815 [1]
- Gulo suffocans Illiger, 1815 [1]
- Mephitis americana, var. 6 A. G. Desmarest, 1818 [1]
- Mephitis chiliensis A. G. Desmarest, 1818 [1]
- mustela americana Var. H A. G. Desmarest, 1821 [1]
- Viverra Conepatl J. E. Gray, 1837 [1]
- Conepatus Humboldtii J. E. Gray, 1837 [1]
- Mephitis chilensis H. Lichtenstein, 1838 [1]
- Mephitis Molinae H. Lichtenstein, 1838 [1]
- Mephitis patagonica H. Lichtenstein, 1838 [1]
- Mephitis furcata J. A. Wagner, 1841 [1]
- Mephitis Feuillei P. Gervais, 1841 [1]
- Marputias Chilensis C. H. Smith, 1842 [1]
- Thiosmus Chilensis Lesson, 1842 [1]
- Thiosmus yagare Lesson, 1842 [1]
- Mephitis Humboldtii d'Orbigny, 1844 [1]
- Mephitis Humboldtii d'Orbigny, 1845 [1]
- Mephitis mapurito von Tschudi, 1845 [1]
- Mephitis castaneus d'Orbigny & P. Gervais, 1847 [1]
- Thiosmus patagonicus Fitzinger, 1861 [1]
- Conepatus chinensis Gerrard, 1862 [1]
- Conepatus nasutus Var. 3. chilensis J. E. Gray, 1865 [1]
- Viverra chingu J. E. Gray, 1865 [1]
- Conepatus nasutus Var. 2. humboldtii J. E. Gray, 1865 [1]
- Mephitis patachonica Burmeister, 1869 [1]
- Gulo mapurito Coues, 1877 [1]
- Mephitis suffocans Burmeister, 1879 [1]
- Mephitis cordubensis F. Ameghino, 1889 [1]
- Conepatus mapurito monzoni O. V. Aplin, 1894 [1]
- Thiosmus suffocans typicus Winge, 1895 [1]
- Conepatus suffocans Feuillei Trouessart, 1897 [1]
- Conepatus chilensis Matschie, 1898 [1]
- Conepatus chinga Matschie, 1898 [1]
- Conepatus humboldti Matschie, 1898 [1]
- Conepatus rex O. Thomas, 1898 [1]
- Conepatus suffocans Lahille, 1899 [1]
- Conepatus arequipae O. Thomas, 1900 [1]
- Conepatus inca O. Thomas, 1900 [1]
- Conepatus chorensis O. Thomas, 1902 [1]
- Conepatus porcinus O. Thomas, 1902 [1]
- Conepatus proteus O. Thomas, 1902 [1]
- Conepatus Huntii O. Thomas, 1903 [1]
- Conepatus chinga Wolffsohn & C. E. Porter, 1908 [1]
- Conepatus feuillei O. Thomas, 1910 [1]
- Conepatus gibsoni O. Thomas, 1910 [1]
- Conepatus ajax O. Thomas, 1913 [1]
- Conepatus suffocans J. A. Allen, 1916 [1]
- Conepatus budini O. Thomas, 1919 [1]
- Conepatus calurus O. Thomas, 1919 [1]
- Conepatus suffocans mendosus O. Thomas, 1921 [1]
- Conepatus suffocans pampanus O. Thomas, 1921 [1]
- Viverra vittata Larrañaga, 1923 [1]
- Conepatus suffocans enuchus O. Thomas, 1927 [1]
- Conepatus proteus gaucho O. Thomas, 1927 [1]
- Conepatus suffocans mendosus Yepes, 1937 [1]
- Conepatus chinga chinga Osgood, 1943 [1]
- Conepatus chinga mendosus Osgood, 1943 [1]
- Conepatus castaneus proteo Cabrera, 1958 [1]
- Conepatus castaneus Corbet & J. E. Hill, 1980 [1]
- Conepatus chinga rex S. Anderson, 1997 [1]
- Conepatus chinga budini Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus humboldtii castaneus Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus chinga gibsoni Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus humboldtii humboldtii Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus hunti Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus chinga inca Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus humboldtii proteus Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus chinga suffocans Wozencraft, 2005 [1]
- Conepatus carloschebezi Agnolín, Derguy, Godoy, & Chimento, 2019 [1]
Conepatus chinga, le Chinga, également connu sous le nom de Conépate d'Amérique du Sud ou encore sous ceux de Conépate de Patagonie ou du Chili, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des méphitidés. Ce conépate (Méphitiné du genre Conepatus) occupe une vaste aire de répartition s'étendant à travers la partie centrale et le méridionale du continent Sud-américain, incluant les milieux tempérés et ouverts de la pampa et de la Patagonie.
C’est un animal de taille petite à moyenne se caractérise par un groin proéminent et dénudé ainsi qu'un pelage bicolore noir et blanc, marqué de deux bandes dorsales typiques. Principalement solitaire et nocturne ou crépusculaire, il possède un régime omnivore à forte tendance insectivore, soutenu par des adaptations dentaires crâniennes hautement spécialisées pour le broyage d’aliments coriaces.
Une révision taxinomique majeure menée en 2013 par Schiaffini et al. a profondément modifié la systématique du genre en démontrant, par des analyses morphométriques et moléculaires, le chevauchement complet et la paraphylie de l'ancienne espèce du Conépate de Patagonie ou Mouffette de Humboldt (Conepatus humboldtii), désormais rétrogradée au rang de synonyme junior de Conepatus chinga. Bien que localement menacé par la destruction et la fragmentation de son habitat dues à l'expansion agricole et les collisions routières, le Chinga fait preuve d'une plasticité écologique notable et reste classé comme une espèce en « préoccupation mineure » (LC) par la Liste rouge de l'UICN.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Conepatus chinga (Molina, 1782) selon Mammal Diversity Database ()[1] ;
- Nom normalisé anglais : Molina's Hog-nosed Skunk ;
- Noms vulgaires et vernaculaires recommandés en français :
- Noms vulgaires :
Taxonomie
modifierHistoire taxonomique
modifierL'espèce a été décrite pour la première fois scientifiquement en 1782 par le prêtre et naturaliste chilien Giovanni Ignazio Molina, dans son ouvrage Saggio sulla storia naturale del Chili[12]. Dans la traduction française de 1789, intitulée Essai sur l'histoire naturelle du Chili, l'animal est désigné sous le nom vernaculaire de « cinghe »[13]. Sur le plan taxinomique, l'animal est initialement classé sous le protonyme Viverra chinga, Molina l'apparentant au genre des mouffettes tout en lui attribuant la diagnose latine suivante : « Viverra atro cærulea, maculis quinque dorsalibus rotundis, albis »[12],[13]. Le spécimen-type est décrit comme ayant la taille d'un chat domestique, doté d'un pelage noir aux reflets bleutés, et caractérisé par une série de cinq taches blanches et rondes disposées le long du dos, du front jusqu'à la racine de la queue[12],[13]. Molina détaille également sa dentition, composée de deux incisives et de longues canines à chaque mandibule[12],[13].
Au-delà de la description morphologique, le naturaliste contextualise sa découverte par des observations éthologiques et économiques. Il note que le « chinghe » est un animal nocturne et peu farouche, qui s'introduit fréquemment dans les habitations humaines pour se nourrir d'œufs et de volailles[12],[13]. Son mécanisme de défense principal y est documenté en détail : lorsqu'il est poursuivi, l'animal projette une « liqueur verdâtre » et extrêmement fétide depuis une vésicule anale, une odeur si tenace qu'elle imprègne durablement les vêtements des paysans et repousse efficacement les chiens de chasse[12],[13]. Molina souligne l'utilisation anthropique de l'espèce par les populations locales : une fois la carcasse dépouillée et l'odeur dissipée, sa fourrure, particulièrement douce, était recherchée pour la confection de couvertures de lit[12],[13].
Sous-espèces passées
modifierListe des sous-espèces recensées par Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[14] :
- Conepatus chinga chinga (Molina, 1782)
- Conepatus chinga budini Thomas, 1919
- Conepatus chinga gibsoni Thomas, 1910
- Conepatus chinga inca Thomas, 1900
- Conepatus chinga mendosus Thomas, 1921
- Conepatus chinga rex Thomas, 1898
- Conepatus chinga suffocans (Illiger, 1811)
Taxonomie actuelle
modifierPendant plus d'un siècle, le Chinga (Conepatus chinga) et la Moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii) ont été considérés comme distincts sur la base de critères externes superficiels (taille, coloration et motifs du pelage) et d'études phylogénétiques à échantillonnage restreint qui les plaçaient sur des clades séparés[15]. Cependant, une révision systématique majeure publiée en 2013 par Mauro I. Schiaffini et son équipe a réévalué leur statut en analysant un échantillon massif de 350 spécimens (crânes, peaux et tissus génétiques) couvrant l'Argentine, l'Uruguay et le Chili, notamment leur zone de transition en Patagonie septentrionale[15].
Les analyses morphologiques et moléculaires combinées ont invalidé les anciens critères diagnostiques. L'examen par morphométrie géométrique des crânes et des mandibules a révélé un chevauchement complet entre les deux taxons, montrant que les variations anatomiques s'expliquent par une logique environnementale clinale (liée à l'aridité et aux précipitations affectant le régime alimentaire) plutôt que taxinomique. De plus, les motifs du pelage se sont révélés hautement instables au sein d'une même population. Sur le plan génétique, l'analyse de l'ADN mitochondrial (gènes cytochrome b et COI) a mis en évidence des distances moléculaires très faibles et la paraphylie de C. chinga, dans laquelle s'imbriquent totalement les populations de C. humboldtii. En l'absence de barrières morphologiques ou moléculaires, l'étude conclut qu'ils forment une seule espèce.
En vertu du principe de priorité, Conepatus chinga (Molina, 1782) demeure le seul nom valide, rétrogradant C. humboldtii au rang de synonyme junior ; une fusion désormais enregistrée en 2021 par l’American Society of Mammalogists dans son Mammal Diversity Database ()[16]. Cependant, la séparation en deux taxons spécifiques reste d’actualité selon la mise à jour pour ITIS ()[17].
Sous-espèces actuelles
modifier| Sous-espèce | Description et répartition | Synonymes historiques (incluant l'ancienne espèce C. humboldtii) |
|---|---|---|
| Conepatus chinga chinga (Molina, 1782) Conépate Chinga [2] (Sous-espèce nominale) Moufette des Andes, Moufette de Humboldt, Moufette de Patagonie |
Réparti dans le centre et le sud du Chili, ainsi que dans la majeure partie de la Patagonie argentine. | Liste
|
| Conepatus chinga budini Thomas, 1919 |
Présent dans le Nord-Ouest de l'Argentine (notamment dans la province de La Rioja). | |
| Conepatus chinga gibsoni Thomas, 1910 Moufette de Gibson |
Présent dans les régions tempérées de l'Argentine (notamment dans la province de Buenos Aires). |
|
| Conepatus chinga inca Thomas, 1900 |
Réparti dans les régions montagneuses du Pérou. | Liste
|
| Conepatus chinga mendosus Thomas, 1921 |
Présent dans l'Ouest de l'Argentine et dans les zones frontalières limitrophes du Chili. |
|
| Conepatus chinga rex Thomas, 1898 |
Réparti dans le Nord du Chili, le Sud du Pérou, ainsi que dans les zones limitrophes de la Bolivie et du Nord de l'Argentine. | |
| Conepatus chinga suffocans (Illiger, 1811) Moufette de Feuillée[9] Sourilho [10] |
Présent dans le Sud-Est du Brésil, en Uruguay et dans le Nord-Est de l'Argentine. | Liste
|
Phylogénie
modifierPhylogénie des Méphitinés basée sur le superarbre de Nyakatura & Bininda-Emonds (2012)[18], modifié au niveau du genre Conepatus pour positionner la Moufette de Humboldt sur une branche adjacente au Cinghe, conformément aux affinités génétiques discutées par Schiaffini et al. (2013)[15] :
| Mephitinae |
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Caractéristiques
modifierDescription physique
modifierLe Conépate d'Amérique du Sud présente d'importantes variations de taille et de coloration à travers son aire de répartition. Les individus du nord et du centre atteignent une longueur totale d'environ 46 à 90 centimètres pour un poids oscillant entre 2,3 et 4,5 kilogrammes, les femelles étant généralement légèrement plus petites que les mâles[19]. Plus au sud, les populations de Patagonie (auparavant attribuées à l'espèce Conepatus humboldtii) décrivent des animaux plus petits et trapus, mesurant 30 à 60 cm de corps pour une queue de 15 à 21 cm, et pesant entre 1,1 et 4,5 kg[20],[21].
Le pelage de ce conépate est noir ou brun-bordeaux, marqué de deux bandes blanches symétriques qui s'étendent de la nuque jusqu'à la queue, laquelle est en grande partie blanche[19][21]. Il ne présente aucune marque blanche sur la face[19]. Il possède des membres antérieurs puissants munis de longues griffes adaptées pour creuser le sol à la recherche de ses proies, ainsi qu'un groin proéminent et dénudé, particulièrement allongé pour débusquer les insectes[21].
- Conépate de face, illustrant le groin proéminent et dénudé caractéristique du genre.
- Variation individuelle de la coloration du pelage chez deux spécimens sauvages au Chili.
Adaptations crâniennes et dentaires
modifierLa morphology dentaire de ce conépate diffère de celle de la plupart des mammifères. Ses dents sont adaptées à un régime omnivore, les molaires inférieures étant modifiées pour broyer des aliments résistants comme les coléoptères ou les fruits, une adaptation convergente avec celle observée chez le Chilla (Lycalopex griseus)[21]. Comme tous les conépates d'Amérique du Sud, il est plus petit et possède une structure crânienne et dentaire plus primitive que les espèces d'Amérique du Nord[22].
- Vue intégrale de la morphologie crânienne d'un Chinga, issu de la Collection mastozoologique de l'IADIZA (CMAI), en Argentine.
- Dessin anatomique de la face inférieure du crâne et de la mandibule droite, publié dans Voyage dans l'Amérique méridionale, 1835.
Écologie et comportement
modifierHabitat et répartition
modifierL'aire de répartition de cette espèce s'étend sur tout le centre et le sud de l'Amérique du Sud. Son territoire s'étire des Andes dans le sud du Pérou jusqu'à l'Uruguay, le Chili et l'Argentine (où on la rencontre jusqu'à la province de Neuquén et au-delà en Patagonie australe)[19]. Sa présence est également confirmée dans le sud du Brésil (États de São Paulo, du Paraná et de Santa Catarina)[23]. Il s'agit du membre de la famille des Mephitidae dont la répartition s'étend le plus au sud, bien qu'il soit totalement absent de l'archipel de la Terre de Feu situé au sud du détroit de Magellan[25].
Ce mammifère fréquente les régions tempérées et les milieux ouverts, principalement décrits au sein du biome de la pampa et de la Patagonie[23]. Il s'établit préférentiellement dans les steppes ouvertes, les prairies, les éboulis des régions arides, ainsi que les milieux dominés par les buissons et les arbustes, entre 200 et 700 mètres d'altitude[25][19].
Comportement et organisation spatiale
modifierC'est un animal solitaire qui occupe un domaine vital moyen où la densité est d'environ 1,66 individu/km2, soit environ six conépates pour 3,5 km2[26]. Bien qu'ils occupent des territoires isolés, les individus se rassemblent temporairement pour la période de reproduction[19].
Son activité varie selon les régions : il recherche principalement sa nourriture la nuit dans les zones septentrionales, tandis que les populations australes décrivent un comportement mais plus crépusculaire, s'activant surtout à l'aube et au crépuscule[21]. Peu enclin à la chasse active, il sélectionne les proies les plus faciles à capturer[21]. Durant l'hiver, lorsque les populations d'insectes déclinent, il délaisse les prairies ouvertes pour s'établir dans les zones arbustives, les forêts ou les milieux montagneux afin d'y exploiter des sources de nourriture alternatives[21]. Pour s'abriter, il s'établit dans des crevasses rocheuses, des arbres creux ou des terriers abandonnés par d'autres animaux.
Alimentation
modifierLe Conépate d'Amérique du Sud est omnivore. Son régime se compose d'insectes (principalement des coléoptères, des sauterelles et des criquets), d'oiseaux, de petits mammifères (notamment des rongeurs), d'œufs, de lézards, de serpents, de feuilles et de fruits[21]. Durant l'hiver, il compense la rareté des insectes en consommant davantage de petits vertébrés et de charognes[21]. Il possède une forme d'immunité contre le venin des crotales.
Contrairement à d'autres carnivores sud-américains, son régime largement insectivore le préserve d'une concurrence accrue liée à l'homogénéisation des ressources alimentaires dans les zones où les espèces de proies indigènes ont disparu en raison de l'anthropisation[27].
Relations interspécifiques et prédateurs
modifierCe conépate subit une forte pression de prédation intraguilde. Il est fréquemment la cible et la proie de carnivores plus grands tels que le Culpeau (Lycalopex culpaeus), le Chilla (Lycalopex griseus), le Chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi), le Colocolo (Leopardus colocolo), le Chat des Andes (Leopardus jacobita) et le Puma (Puma concolor)[28]. En revanche, il est très peu probable qu'il s'en prenne lui-même à d'autres carnivores[28].
Le Chinga et l’Homme
modifier
Statut de conservation
modifierL'espèce est classée comme étant en « préoccupation mineure » selon la Liste rouge de l'UICN[29][19], y compris pour la population de Patagonie[25]. Ses principales menaces sont l'augmentation de la destruction et de la fragmentation de son habitat, causées par les activités humaines et le surpâturage agricole[30].
L'aménagement de nouvelles infrastructures routières et les collisions avec les véhicules impactent également les populations. En raison de la dégradation de son milieu naturel, ce conépate s'est adapté à vivre à proximité de structures anthropiques, s'installant le long des clôtures et des bâtiments de ferme[30].
Historiquement, les populations australes de Patagonie ont subi une forte pression de chasse pour le commerce des fourrures, qui a connu son apogée entre les années 1960 et 1980[25]. En 1983, l'exportation de peaux de conépates a été strictement interdite en Argentine et au Chili, réduisant considérablement cette menace. Aujourd'hui, seul le commerce de ces animaux comme nouveaux animaux de compagnie (NAC) persiste à un niveau marginal[25].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- (en)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Molina's hog-nosed skunk » (voir la liste des auteurs), « Humboldt's hog-nosed skunk » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Anden-Skunk » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
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Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Conepatus chinga (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Conepatus chinga
- (en) Catalogue of Life : Conepatus chinga (Molina, 1782) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Conepatus chinga (Molina, 1782)
- (en) Animal Diversity Web : Conepatus chinga
- (en) NCBI : Conepatus chinga (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Conepatus chinga (consulté le )