Farciennes

commune de Wallonie (Belgique)

Farciennes (en wallon Fårcene) est une commune de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité où se situe son siège administratif.

Farciennes
Farciennes
Les vestiges de l'ancien château de Farciennes.
Blason de Farciennes
Héraldique
Image illustrative de l’article Farciennes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Hugues Bayet (PS)
Majorité PS
Sièges
Farcitoyenne 6240
Equipe du Bourgmestre!
21
5

16
Section Code postal
Farciennes
Pironchamps
6240
6240
Code INS 52018
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Farciennois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 453 (2026)
48,63 %
51,37 %
1 104,44 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,73 %
58,87 %
17,40 %
Étrangers 16,12 % ()
Taux de chômage 26,39 % (2022)
Revenu annuel moyen 13 328 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 53″ nord, 4° 32′ 51″ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
10,37 km2 (2023)
51,59 %
17,12 %
31,28 %
Localisation
Localisation de Farciennes
Situation de la commune au sein de l'arrondissement de Charleroi et de la province de Hainaut
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Farciennes
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Farciennes
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Farciennes
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Farciennes
Liens
Site officiel www.farciennes.be

Située sur la Sambre et à la périphérie de la ville de Châtelet, Farciennes est une commune anciennement industrialisée.

Lors de la fusion des communes de 1977, la commune de Pironchamps[Note 1] a été rattachée à la commune de Farciennes. Quant au Wainage et au Wairchat (pas Werchat), il s'agit de quartiers excentrés qui appartenaient déjà au territoire de Farciennes, tout comme Tergnée, par exemple.

Toponymie

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Selon l'historien Alexandre-Guillaume Chotin, le nom de Farciennes proviendrait de « Farcinius », du nom du propriétaire d'une villa gallo-romaine. Plus tard, l'on trouve le toponyme « Farciana » aux archives de Lobbes en 1080 et, en 1314, « Favrechines ». Une autre hypothèse est que Farciennes provienne du terme Farcimen qui, en latin, indique l'engraissage du bétail sur de vastes prairies qu'offraient la vallée de la Sambre à Farciennes[1].

Géographie

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Situation

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Farcienne se situe à l'est de la province de Hainaut faisant partie de la région du Pays de Charleroi et faisant partie de l'arrondissement de cette dernière ville.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes de Farciennes
Fleurus
Châtelet Farciennes Sambreville
Aiseau-Presles
Localités limitrophes
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Les limites de l'ancienne commune de Farciennes d'avant 1977 étaient touchées par les anciennes communes de : Roselies à l'est, de Moignelée au nord-est (province de Namur), de Pont-de-Loup au sud, de Pironchamps à l'ouest, de Châtelineau au nord-oust, de Fleurus et de Lambusart au nord.

Sections de la commune

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#NomSuperf.
(km2)[2]
Habitants
(2025)[2]
Habitants
par km2
Code INS
1Farciennes9,399.38399952018A
2Pironchamps0,972.0882.14752018B

Géographie physique

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La géographie physique de Farciennes se caractérise par une implantation dans la vallée de la Sambre, qui constitue l’élément structurant majeur du paysage local. La commune s’inscrit dans un relief doux typique du sillon industriel wallon, où les altitudes varient d’environ 85 m dans les zones les plus basses proches du cours d’eau à près de 233 m dans les points culminants du territoire environnant, pour une altitude moyenne avoisinant 128 à 139 m selon les secteurs[3]. Le modelé du terrain résulte d’un long façonnement fluvial : la Sambre a creusé une vallée large et peu encaissée, offrant des plaines alluviales propices historiquement aux prairies et aux activités humaines. Les sols y sont majoritairement limoneux, avec des dépôts alluviaux plus marqués à proximité du lit de la rivière.

Farciennes se situe dans un environnement où les terrils et légers reliefs artificiels issus de l’industrialisation régionale modifient ponctuellement la topographie, bien que moins massivement que dans d’autres communes du bassin carolorégien. Le territoire présente une alternance de zones urbanisées, d’espaces ouverts et de fragments boisés, témoignant d’un paysage anthropisé mais encore marqué par la structure naturelle de la vallée. Le climat, de type tempéré océanique, contribue à une végétation variée sur ces terrains faiblement ondulés. L’ensemble compose un espace où la dynamique fluviale, la faible amplitude altitudinale et l’héritage industriel se combinent pour définir l’identité physique de la commune.

Géologie

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La géologie de Farciennes, commune située dans le sillon Sambre‑et‑Meuse, s’inscrit dans le cadre plus large du Synclinorium de Namur, une vaste structure plissée héritée de l’orogenèse varisque. Le sous‑sol y est dominé par des formations dévoniennes et carbonifères, typiques des bassins houillers de Wallonie. Ces terrains, essentiellement sédimentaires marins, comprennent des schistes, des grès, des calcaires et des niveaux houillers qui ont permis l’essor de l’exploitation du charbon, dont la tour d’extraction du Roton constitue aujourd’hui un vestige emblématique[4].

Les couches géologiques appartiennent à l’ensemble des formations qui affleurent dans la région wallonne, où l’empilement stratigraphique atteint près de 18 km d’épaisseur et couvre une période allant du Cambrien au Quaternaire. Le secteur de Farciennes repose sur les unités structurales du Synclinorium de Namur, caractérisé par un flanc nord monoclinal et un flanc sud affecté par des failles satellites de la Faille du Midi. Cette structure accueille les bassins houillers de l’axe HaineSambreMeuse, dont Farciennes fait partie intégrante[5].

Les terrains y sont principalement constitués de formations sédimentaires marines, déposées au cours du Dévonien et du Carbonifère, puis plissées lors de la chaîne varisque. Les dépôts plus récents, quaternaires, se présentent sous forme de loess et alluvions, reposant en discordance sur les terrains paléozoïques. L’ensemble reflète une histoire géologique marquée par des phases successives de sédimentation marine, de déformation tectonique et d’érosion, qui ont façonné le relief doux et les vallées de la Sambre et de ses affluents[6].

Quartiers

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Farciennes possède plusieurs quartiers et lieux-dits notamment[7]: le Campinaire, le Louat, le Moncia, les Marais, Wércha, le Roton, les Amuges, le Crombion, le Grand Ban le Grand Jardin, l'Isle, le Wainage, les Aunias, le Vieux Saule et Tergnée.

Hydrographie

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Farciennes est traversée par la Sambre.

Démographie

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Démographie : Avant la fusion des communes

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  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[8]

Histoire

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Préhistoire

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Antiquité

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Dans l'Antiquité, il existait peut-être une exploitation rurale propriété d'un gallo-romain nommé Farcinius (ou Fabricius).

Moyen Âge

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Au VIIIe siècle, la localité appartenait à l'abbaye de Lobbes, et passa en 888, avec ce monastère, sous l'autorité de la principauté de Liège. Farciennes releva alors du prince-évêque jusqu'à la révolution française. Plusieurs seigneuries se sont succédé et notamment les de Bucquoy. C'est Charles-Albert de Longueval, comte de Bucquoy, chevalier de la Toison d'Or, qui construisit le château de Farciennes de style mosan et ses jardins vers 1635 ; il était seigneur de Farciennes, gouverneur général et grand bailli du Hainaut, général au service du roi d'Espagne. Le château qui était autrefois réputé pour sa beauté est, à présent, à l'état de ruine[9].

Temps modernes

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Époque contemporaine

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Le blason des princes de Longueval, tel qu’il est représenté sur le château.

Révolution industrielle (XIXe siècle)

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Lors de la révolution industrielle du XIXe siècle, Farciennes a accueilli sur son territoire des charbonnages (Roton et Saint-Jacques) et des sociétés sidérurgiques qui ont marqué son paysage avec des mines, des terrils (tels que le terril Saint-Jacques et le terril Sainte-Catherine ou des Aulniats) et autres usines. Cette activité industrielle fait maintenant partie du passé. Le dernier charbonnage wallon, à savoir le puits Sainte-Catherine de la société du Roton a été fermé le , marquant la fin d'une époque[10]. A cela, s'est ajouté la chute des industries sidérurgiques, jadis grosses pourvoyeuses d'emploi entre Liège et Charleroi. Aujourd'hui, le site du Roton, dont ne subsistent que la tour et le vestiaire, a été aménagé et accueille plusieurs petites et moyennes entreprises.

Première Guerre mondiale

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Au début de la Première Guerre mondiale, le , des régiments indéterminés de l'armée impériale allemande y passèrent par les armes 20 civils et détruisirent 146 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion[11].

Immigration au XXe siècle

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Une des périodes qui resteront dans l'histoire farciennoise du XXe siècle est l'arrivée des immigrants italiens, venant de régions pauvres de l'Italie. Ces immigrants sont venus chercher du travail dans le Hainaut, région riche en mines de charbon. La population italienne a participé au mode de vie et à la culture farciennoise, ainsi que les immigrants turcs et marocains pour que Farciennes devienne une communauté d'immigrés solidaires. Ces gens ont su mélanger leur culture afin de vivre en communauté et devenir un village à population hétéroclite mais aux valeurs compatibles entre elles.

Armoiries

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Ces armes, confirmées après la fusion des communes, sont identiques à celles accordées à la commune en 1955, qui étaient celles des comtes de Bucquoy de la maison de Longueval.
Blasonnement : Bandé de vair et de gueules de six pièces, l'écu sommé d'une couronne à trois fleurons séparés par un groupe de trois perles et entouré du collier de la toison d'or[12].



Politique et administration

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Conseil et collège communal 2024-2030

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Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[13].

Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
MR 393 150 7,34% 2,66% en augmentation 4.68 %
0  /  21
en stagnation 0.0 Non
Farcitoyenne 6240 1.220 1.269 22,78% 22,49% en augmentation 0.29 %
5  /  21
en augmentation 1.0 Non
DC 102 - 1,90% - en stagnation 0.0 %
0  /  21
en stagnation 0.0 Non
Equipe du Bourgmestre! 3.640 - 67,97% - en stagnation 0.0 %
16  /  21
en augmentation 16.0 Oui
PS - 3.880 - 68,76% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en diminution 17.0 Non
La Droite - 344 - 6,10% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en stagnation 0.0 Non
Total 5 355 5 643 100 % 100 % 21
Collège communal[14]
BourgmestreHugues BayetPS - Équipe du Bourgmestre!
1er ÉchevinOzcan NizamPS - Équipe du Bourgmestre!
2e ÉchevineOphélie DuchenneÉquipe du Bourgmestre!
3e ÉchevinThomas HardenneÉquipe du Bourgmestre!
4e ÉchevinFabian LemaitrePS - Équipe du Bourgmestre!
5e ÉchevineMaryse ColleÉquipe du Bourgmestre!
Président du CPASBenjamin ScandellaPS - Équipe du Bourgmestre!

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

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  • Gaspard Piton-Quarré, de 1830 à 1855 (unioniste-Parti libéral).
  • Walter Piton, de 1855 à 1869 (Parti libéral).
  • François Henin, de 1869 à 1890 (Parti libéral).
  • Joseph Bolle, de 1890 à 1896 (Parti catholique).
  • Sifride Demoulin, de 1896 à 1900 (Parti libéral).
  • Léon Bolle, de 1900 à 1912 (Parti catholique).
  • Gaston Brouta, de 1912 à 1921 (Parti libéral).
  • Elie Mahaux, de 1921 à 1929 (POB).
  • Edmond Desplat, de 1929 à 1933 (POB)
  • Samuël Brognier, de 1933 à 1945 (POB).
  • Clément Daix, de 1945 à 1949 (PSB).
  • Adrien Hautem, de 1949 à 1955 (PSB).
  • Joseph Dédoyard, de 1955 à 1964 (PSB).
  • Émile Poorteman, de 1964 à 1977 (PSB).
  • Émile Groux, de 1988 à 19?? (PS).
  • Fabrice Minsart, de 2000 à 2006 (PS)
  • Hugues Bayet, de 2006 à aujourd'hui (PS).

Jumelages

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Farciennes était jumelée avec :

Patrimoine et culture

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Dessin représentant le château avant la destruction.
L'église de l'Assomption de la Vierge.

Patrimoine architectural

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  • Les ruines du château de Farciennes. Le château est établi sur une île formée par un bras de la Sambre aujourd'hui comblée. Succédant à une forteresse médiéval signalée en 1344 et inféodée à la Principauté de Liège, l'ensemble a été édifié sous Albert de Longueval seigneur de Farciennes dans le premier quart du XVIIe siècle[16].
  • L'église paroissiale l'Assomption de la Sainte-Vierge, édifice néo-classique construit de 1834 à 1836 par l'architecte Branquet[17].
  • La chapelle Saint-François. Petit oratoire construit par remploie des matériaux des XVIIe et XVIIIe siècles[18]. Située place Albert 1er.
  • L'église paroissiale Saint-François-Xavier, édifice construit d'après les plans des architectes J. et H. Dal en 1916 en style néo-gothique[18]. Située rue des Ecoles.
  • Sur la Grand'Place, où l'on trouve une maison d'inspiration art nouveau construite vers 1900[16].
  • La ferme de Tergnée. Ferme en quadrilatère remontent au dernier tiers du XVIIIe siècle[19].

Culture

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La vie culturelle contemporaine s’articule autour de plusieurs structures publiques[20],[21] :

  • Centre culturel de Farciennes, institution centrale, il développe des projets de participation, d’expression et d’éducation permanente : spectacles, concerts, ciné‑clubs, ateliers créatifs et musicaux, projets citoyens intergénérationnels.
  • Académie, destinée à l’enseignement artistique (musique, arts de la parole, arts plastiques).
  • Bibliothèque communale, acteur de la diffusion littéraire et de l’animation culturelle.
  • Agenda culturel, plateforme municipale regroupant expositions, spectacles, ateliers et événements locaux.

Folklore

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La Cavalcade de Farciennes
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Événement majeur du calendrier local, la Cavalcade est une parade populaire organisée le dernier dimanche d’août, intégrée aux festivités communales appelées Les Estivales. Elle réunit chaque année environ 150 participants issus d’associations, d’écoles, de troupes artistiques et de collectifs citoyens[22].

  • Nature de l’événement, défilé costumé, musique, danse, jonglerie, échassiers, fanfares et animations de rue.
  • Parcours, le cortège serpente dans les rues de la commune avant de revenir sur la Grand-Place pour le rondeau, moment final où chaque troupe se produit devant les autorités et le public[22].
  • Dimension communautaire, la préparation commence dès avril : ateliers de costumes, chars, drapeaux et accessoires, mobilisant habitants et associations[22].
  • Comme dans de nombreuses villes de Belgique, Farciennes possède ses géants processionnels, figures emblématiques du folklore régional[22].
    • Arlequin et Mireille sont les deux géants farciennois, considérés comme des symboles identitaires de la commune.
    • Ils sont portés par des bénévoles et dansent ensemble lors du rondeau final, moment traditionnel où ils s’embrassent, geste rituel marquant la clôture de la Cavalcade.
Légendes locales : les « vampires » du château
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Le folklore farciennois ne se limite pas aux fêtes : il comprend aussi un imaginaire mystérieux lié aux ruines du château de Farciennes, autrefois surnommé le petit Versailles.

Une découverte macabre en 1851, lors de la démolition de la chapelle du château, a nourri une légende persistante[23]:

  • Des cercueils contenant plusieurs corps furent retrouvés, transpercés d’un clou de 68 cm, pratique associée dans le folklore européen à la neutralisation des vampires.
  • Les défunts appartenaient à la famille Batthyani de Farciennes, d’origine centre‑européenne, dont un ancêtre serait lié à la figure historique de Vlad III, dit Dracula.

Cette histoire, largement relayée dans la culture populaire belge, contribue à l’aura mystérieuse du site.

Lieux publics

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Cimetières
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Le tombeau du météorologue et astronome Odon Godart au cimetière de Farciennes.

Les cimetières de Farciennes forment un ensemble de nécropoles communales réparties entre le centre de l’entité et le quartier de Pironchamps. Le cimetière du Wainage, situé rue du Wainage[24], constitue l’un des principaux lieux d’inhumation, accessible en permanence et organisé selon un plan traditionnel mêlant concessions anciennes et espaces plus récents. Un second site, parfois désigné comme cimetière du Wainage et Campinaire, se trouve rue Le Campinaire et présente une structure similaire, avec une vocation essentiellement locale. Enfin, le cimetière de Pironchamps, rue des Sarts[25], dessert le hameau du même nom ; il se distingue par une implantation plus périphérique et des horaires d’ouverture encadrés. Ensemble, ces cimetières illustrent l’évolution des pratiques funéraires de la commune, tout en conservant un caractère sobre et fonctionnel propre aux nécropoles publiques wallonnes.

La commune de Farciennes possède un parc situé à côté des ruines du château. Aménagé sur le site de l’ancien Grand Jardin, célèbre pour avoir été visité par Louis XIV en 1667, le parc s’inscrit dans une tradition d’architecture paysagère héritée des domaines seigneuriaux de l’époque moderne. Il se caractérise par une alternance d’allées arborées, de zones herbeuses et d’un étang, offrant un cadre calme et verdoyant au sein d’une commune marquée par son passé industriel[26].

Le parc constitue également un point de départ privilégié pour plusieurs itinéraires de découverte du patrimoine farciennois. Les parcours pédestres et les circuits culturels, tels que la promenade du Château ou le parcours Totemus, permettent d’observer les vestiges du château du XVIIe siècle, les façades néo-classiques et Art nouveau du centre, ainsi que divers éléments du patrimoine funéraire et industriel, dont la tour du Roton et les terrils environnants. Ces itinéraires mettent en valeur la diversité des paysages et témoignent de l’évolution historique de la commune, depuis les domaines aristocratiques jusqu’aux infrastructures liées à l’ère charbonnière[26]. Le parc accueille ponctuellement des manifestations culturelles, notamment les Médiévales, qui reconstituent campements, animations et scènes d’inspiration historique.

Enseignement

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L’enseignement à Farciennes se caractérise par une organisation communale structurée autour de trois pôles complémentaires : l’enseignement fondamental, l’enseignement artistique et la lecture publique. Le service Enseignement de la commune coordonne l’ensemble des matières liées à l’instruction et à la culture, assurant la gestion du personnel, le suivi administratif et financier des subventions ainsi que les relations avec la Fédération Wallonie‑Bruxelles. Il veille à la mise en œuvre des projets pédagogiques et éducatifs dans une dynamique d’amélioration continue et d’accessibilité pour tous les élèves farciennois[27].

Le réseau communal comprend quatre écoles fondamentales, chacune dotée de son propre projet d’établissement et de documents pédagogiques spécifiques, ainsi qu’une Académie de Musique, de Danse et des Arts de la Parole, implantée à Farciennes et Aiseau‑Presles. Cette académie propose un enseignement artistique structuré autour de la cohérence pédagogique, de la créativité et de l’ouverture à la modernité, tout en participant activement à la vie culturelle locale à travers spectacles, auditions et collaborations avec la bibliothèque communale[28].

La commune accueille également un réseau scolaire diversifié au‑delà de ses écoles communales : trois écoles fondamentales libres, l’Institut Saint‑Joseph, un établissement provincial d’enseignement technique permanent pour adultes (IPETP PS) et un établissement d’enseignement spécialisé (EESPSCF). Cette diversité permet de répondre aux besoins éducatifs de tous les enfants et jeunes du territoire, qu’il s’agisse d’enseignement ordinaire, spécialisé, artistique ou de promotion sociale[27].

Les écoles communales disposent de documents officiels tels que projets pédagogiques, règlements des études et règlements d’ordre intérieur, témoignant d’un cadre éducatif structuré et transparent. Ces documents sont accessibles au public et participent à la cohérence de l’offre éducative locale[29].

Les écoles de Farciennes forment un paysage éducatif structuré autour d’un réseau communal dense et d’un ensemble d’établissements libres et spécialisés, offrant une couverture complète de l’enseignement fondamental et de certaines formes d’enseignement spécialisé et de promotion sociale. Le réseau communal regroupe quatre écoles fondamentales, dont La Marelle, une école communale située rue Clément Daix, caractérisée par une pédagogie inclusive, des infrastructures modernes et un suivi individualisé des élèves. L’établissement dispose de trois bâtiments distincts maternel, primaire et administratif et propose des activités variées, un encadrement pluridisciplinaire et des collaborations avec les services psycho‑médico‑sociaux de la région[30]. Les autres écoles communales, dont Waloupi, sont réparties sur plusieurs implantations et s’inscrivent dans le projet pédagogique unifié du réseau communal, documenté à travers des projets d’établissement, règlements des études et règlements d’ordre intérieur accessibles publiquement[29].

À côté de ce réseau, Farciennes accueille trois écoles fondamentales libres, réparties sur plusieurs implantations : l’école de l’Amion, l’école maternelle libre Les Chatons, et l’école fondamentale libre du Louât. Ces établissements appartiennent au réseau libre catholique et assurent un enseignement maternel et primaire conforme aux référentiels de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, tout en conservant leurs spécificités pédagogiques propres[31].

Le territoire farciennois comprend également des structures d’enseignement spécialisées et de promotion sociale. L’EESPSCF, établissement d’enseignement spécialisé primaire, accueille des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers et propose un encadrement adapté. L’IPETP PS, établissement provincial d’enseignement technique permanent, offre quant à lui des formations pour adultes dans le cadre de la promotion sociale, contribuant à la formation continue et à la qualification professionnelle des habitants de la région[27].

L’ensemble de ces écoles est coordonné, pour ce qui concerne le réseau communal, par le service Enseignement de Farciennes, qui supervise la gestion administrative, pédagogique et financière, assure les relations avec la Fédération Wallonie‑Bruxelles et veille à la cohérence éducative sur le territoire. Ce service englobe également l’Académie de Musique, de Danse et des Arts de la Parole ainsi que la bibliothèque communale, complétant l’offre éducative et culturelle locale[27].

Économie

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L’économie de Farciennes, commune du bassin industriel de Charleroi, s’inscrit dans la dynamique plus large de l’économie wallonne, marquée par une transition post‑industrielle, une reconversion progressive des anciens sites charbonniers et une montée en importance des services, du commerce et des activités de soutien aux entreprises. Le tissu économique local reste fortement influencé par la structure régionale : la Wallonie est caractérisée par une prédominance de TPE et PME, qui constituent l’essentiel des employeurs et des projets de recrutement. Les enquêtes récentes du Forem et de l’UCM montrent que près d’un tiers des entreprises wallonnes prévoient de recruter en 2026, soit environ 88.000 à 90.000 intentions d’embauche, dont 50 % émanent de très petites entreprises. Ces tendances, bien que régionales, reflètent fidèlement la réalité socio‑économique de Farciennes, où le tissu entrepreneurial repose largement sur des structures de petite taille et sur des secteurs accessibles via des formations courtes[32],[33].

Les secteurs les plus porteurs identifiés en Wallonie commerce, construction, santé, logistique, horeca, titres‑services et activités administratives sont également ceux qui structurent l’économie locale de Farciennes. Ces domaines concentrent plus de la moitié des recrutements prévus à l’échelle régionale et constituent les principaux débouchés pour la main‑d’œuvre du bassin de Charleroi. La présence d’un tissu commercial dense, de services de proximité et d’activités de soutien aux entreprises correspond à la morphologie économique de la commune, historiquement tournée vers l’industrie mais aujourd’hui engagée dans une diversification progressive[34].

L’emploi local est également influencé par les dynamiques du marché du travail wallon, suivies par la plateforme Stats Emploi du Forem, qui permet d’observer les tendances territoriales jusqu’au niveau communal. Les données régionales montrent une évolution marquée par la croissance des services, une demande soutenue dans les métiers en pénurie et une part importante de contrats stables : près de 49 % des recrutements prévus en 2026 sont des CDI, contre environ 28 % en CDD et une faible proportion d’intérim ou de flexi‑jobs. Ces caractéristiques traduisent une stabilisation progressive du marché du travail, dont Farciennes bénéficie par sa proximité avec les pôles d’emploi de Charleroi et de la basse Sambre[34],[35].

L’économie farciennoise se situe ainsi à l’intersection de trois dynamiques : l’héritage industriel encore visible dans l’aménagement du territoire, la montée en puissance des services et du commerce comme moteurs de l’emploi, et l’intégration dans un bassin d’emploi régional en transformation. Les perspectives de recrutement, la structure des entreprises et les secteurs porteurs observés à l’échelle wallonne constituent des indicateurs fiables pour comprendre l’évolution économique de la commune, dont le développement repose désormais sur la reconversion, la diversification et l’attractivité des métiers accessibles via des formations courtes et adaptées aux besoins du marché.

Tissu économique à Farciennes

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Le tissu économique de Farciennes se caractérise par une structure héritée du sillon industriel wallon, marquée par une transition progressive d’une économie historiquement centrée sur l’industrie lourde vers un ensemble plus diversifié de petites et moyennes entreprises, de commerces spécialisés et de services. L’activité locale reste influencée par la proximité immédiate de Charleroi, qui joue un rôle d’aimant économique et d’espace d’emploi élargi, tandis que Farciennes développe ses propres pôles d’activité, notamment dans le commerce de détail, l’artisanat et les services techniques. Parmi les acteurs économiques les plus visibles figure Textilia, une mercerie d’envergure nationale disposant d’un magasin important à Farciennes, dont l’expansion récente de 1 000 m² illustre la dynamique commerciale locale et la capacité d’attraction régionale de certaines enseignes spécialisées[36]. Cette présence témoigne d’un tissu entrepreneurial où les commerces de niche jouent un rôle notable, en complément des activités traditionnelles.

L’économie farciennoise s’inscrit également dans un contexte sectoriel plus large, notamment celui du textile et de l’habillement, secteurs historiquement présents en Wallonie. Les analyses conjoncturelles nationales montrent toutefois une fragilisation de ces branches en 2024, marquée par une contraction de la production, une baisse de l’emploi, une détérioration du commerce extérieur et un recul des investissements, ce qui reflète un environnement économique incertain pour les entreprises belges actives dans ces domaines[37],[38]. Bien que ces données concernent l’ensemble du pays et non spécifiquement Farciennes, elles éclairent le contexte dans lequel évoluent les acteurs locaux liés à ces filières, qu’il s’agisse de commerces spécialisés, de distributeurs ou de petites unités artisanales.

Ainsi, le tissu économique de Farciennes apparaît comme un ensemble composite où coexistent héritage industriel, commerces spécialisés dynamiques, petites entreprises de services et dépendance fonctionnelle à l’aire métropolitaine carolorégienne. Les initiatives locales de développement commercial, comme l’agrandissement de Textilia, illustrent une volonté de consolidation et de diversification économique dans un environnement régional en mutation.

Centre de tri TIBI à Farciennes

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Le centre de tri VALTRIS, exploité par l’intercommunale TIBI à Farciennes, constitue l’une des infrastructures industrielles les plus modernes de Wallonie destinées au tri des déchets d’emballages PMC. Implanté sur le site opérationnel de TIBI, il a été profondément modernisé en 2021, transformant une installation initialement mise en service en 2005 en un complexe automatisé de dernière génération capable de traiter le contenu du sac PMC de près de 1,7 million d’habitants issus de plusieurs intercommunales wallonnes[39].

L’installation actuelle repose sur une chaîne de tri hautement mécanisée permettant la séparation en 16 fractions distinctes des emballages collectés, grâce à une combinaison de technologies telles que capteurs optiques, séparateurs balistiques, aimants, courants de Foucault et systèmes de convoyage à haut débit. Cette automatisation a remplacé le tri manuel d’origine, qui ne permettait de traiter qu’environ 5 000 tonnes par an lors de la mise en service initiale. Après une première modernisation en 2013, VALTRIS a franchi un nouveau cap en 2021 avec un investissement de plus de 30 millions d’euros, portant sa capacité à plus de 45 000 tonnes par an, afin d’intégrer l’ensemble des plastiques désormais admis dans le « nouveau sac PMC »[39].

Le fonctionnement du centre s’inscrit dans la stratégie wallonne d’extension du tri des emballages plastiques, confirmée par les études menées en 2010 et 2013 par Fost Plus et l’IVCIE, qui ont démontré l’intérêt environnemental et économique d’un tri élargi. Ces travaux ont conduit à la généralisation progressive du nouveau sac PMC, nécessitant une adaptation profonde des centres de tri régionaux, dont VALTRIS est devenu l’un des maillons centraux[39].

L’organisation interne du site vise à optimiser la qualité des matières recyclées : les flux entrants sont d’abord homogénéisés, puis dirigés vers des modules spécialisés permettant d’isoler métaux ferreux et non ferreux, PET clair et foncé, PEHD, films plastiques, briques alimentaires, canettes, et autres fractions valorisables. Les matériaux triés sont ensuite compactés et conditionnés en balles destinées aux filières de recyclage belges et européennes. L’ensemble du processus est supervisé par un contrôle qualité continu, garantissant la conformité des fractions produites aux standards industriels.

Au-delà de sa fonction technique, le centre de tri de Farciennes illustre l’évolution de la gestion des déchets dans la région de Charleroi : d’un outil manuel limité à un véritable hub industriel régional, intégré à une politique de réduction des déchets résiduels, de valorisation matière et de diminution de l’empreinte carbone liée à la production d’emballages neufs[39].

L'implantation de Google à Farciennes

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L’implantation de Google à Farciennes désigne le projet de construction d’un vaste complexe de centres de données au sein du parc d’activités Ecopôle, à cheval sur Farciennes, Aiseau‑Presles et Sambreville, dans la province de Hainaut. Le site, une ancienne zone minière de 52 hectares bordée par la Sambre, a été acquis par l’entreprise en 2019. Après plusieurs années d’études et de procédures administratives, Google a obtenu en février 2024 son permis unique pour y ériger trois méga‑datacenters, un investissement évalué entre 600 millions d’euros et 1 milliard d’euros selon les phases du projet[40],[41].

La première phase du chantier a été officiellement lancée le , en présence de représentants politiques régionaux et fédéraux. Le projet constitue le deuxième campus belge de Google après celui de Saint‑Ghislain, inauguré en 2010. Le premier bâtiment prévu à Farciennes doit couvrir environ 8 000 m2, tandis que les deux autres atteindront respectivement 20 000 m2 et 30 000 m2, pour une superficie totale d’environ 53 000 m2[42]. L’ouverture du premier centre est annoncée pour 2026, sous réserve de l’avancement des travaux.

L’implantation s’inscrit dans une stratégie d’expansion des capacités de calcul de Google afin de répondre à la demande croissante en services de cloud et d’intelligence artificielle. L’entreprise indique que ce nouveau campus contribuera à renforcer l’infrastructure numérique belge tout en complétant l’extension simultanée du site de Saint‑Ghislain, où un sixième bâtiment et un parc solaire supplémentaire sont prévus[43].

Le projet farciennois se distingue par des engagements environnementaux stricts. Google prévoit de couvrir 200 000 m2 de toitures de panneaux photovoltaïques, d’atteindre 90 % d’énergie décarbonée en 2025 et 95 % en 2030, et de recourir au free cooling, un système de refroidissement utilisant l’air extérieur plutôt que l’eau. Le transport de 350 000 m2 de remblais par voie fluviale fait également partie des mesures imposées pour limiter l’impact logistique. La chaleur résiduelle des serveurs doit être injectée dans un réseau de chaleur urbain destiné à alimenter plusieurs bâtiments communaux[40],[41].

Sur le plan socio‑économique, l’arrivée de Google est présentée comme un moment « historique » pour Farciennes. Le chantier et l’exploitation du site devraient générer une centaine d’emplois directs, auxquels s’ajoutent de nombreux postes indirects dans la logistique, la maintenance ou la sécurité. Des partenariats ont été établis avec le Forem et plusieurs entreprises pour organiser des sessions d’information et de recrutement locales[41],[42].

L’implantation de Google à Farciennes est ainsi perçue comme un projet structurant pour la région de Charleroi et, plus largement, pour la Wallonie. Elle combine reconversion d’un ancien site industriel, développement d’infrastructures numériques stratégiques et intégration d’objectifs ambitieux en matière de transition énergétique.

Anciennes industries à Farciennes

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Les charbonnages

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Société Anonyme des Charbonnages Réunis de Roton-Farciennes et Oignies-Aiseau
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L’exploitation du Roton débute avec l’octroi d’une concession en 1801, marquant l’intégration progressive du site dans le vaste bassin minier carolorégien. Au fil du XIXe siècle, plusieurs fusions et extensions renforcent son importance, notamment l’union avec la mine de Sainte‑Catherine en 1853, qui contribue à faire du Roton un ensemble minier majeur dans la région. L’ouverture du puits des Aulniats en 1886 et la création, en 1890, de la Société Anonyme des Charbonnages Réunis du Roton‑Farciennes‑Oignies‑Aiseau témoignent de cette expansion industrielle[44].

Au XXe siècle, le charbonnage atteint son apogée, avec plus d’un millier de travailleurs et une production soutenue. Après la Seconde Guerre mondiale, comme dans l’ensemble du secteur houiller wallon, une politique de rationalisation réduit progressivement le nombre de sièges d’extraction. Le puits des Aulniats ferme en 1969, laissant seul en activité le siège Sainte‑Catherine. En 1959, une modernisation majeure est réalisée avec la construction de la Tour du Roton, une tour d’extraction en béton de près de 57 mètres, capable de traiter jusqu’à 3 000 tonnes de charbon par jour. Cette structure, véritable prouesse technique, devient l’emblème du site[44],[4].

La crise charbonnière des années 1970 et 1980 entraîne la fermeture progressive des mines wallonnes. Le , le Roton cesse définitivement ses activités, marquant la fin de l’exploitation charbonnière en Wallonie. La fermeture laisse de nombreux travailleurs sans emploi, malgré les tentatives de reconversion. Une partie du site est ensuite transformée en zoning industriel, notamment pour la production de boulets de charbon importé, avant que les activités ne s’orientent vers des services environnementaux au début des années 2000[45].

La Tour du Roton, dernier vestige monumental du charbonnage, échappe à la démolition grâce à sa structure particulièrement robuste. Elle devient un lieu d’entraînement pour spéléologues et services de secours, tout en restant un repère visuel majeur dans le paysage farciennois. Depuis 2023, la commune de Farciennes en est à nouveau propriétaire et porte un ambitieux projet de reconversion soutenu par les fonds européens FEDER. La tour doit être transformée en pôle spécialisé dans les énergies renouvelables, intégrant géothermie, panneaux photovoltaïques et éoliennes horizontales, symbolisant la transition d’un passé industriel vers un avenir énergétique durable[44],[45].

L'ancienne centrale électrique

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L’ancienne centrale électrique de Farciennes, implantée au sud‑est de l’agglomération en bordure de la Sambre, constituait l’un des ensembles industriels majeurs du bassin carolorégien durant une grande partie du XXe siècle. Mise en service dans les années 1920, elle produisait de l’électricité d’abord grâce à la combustion du charbon, puis au fuel, avant d’être modernisée en 1958 par l’ajout de deux unités au charbon anthracite d’une capacité respective de 92 et 110 MW[46]. L’exploitation s’est poursuivie jusqu’en 1985, date de l’arrêt définitif des installations. Celles‑ci furent ensuite démolies entre 1996 et 2000, laissant place à une vaste friche industrielle de près de 368 000 m2, marquée par la présence de fondations, caves, parkings et autres vestiges des infrastructures d’origine[46].

Les sols du site présentaient une contamination importante, notamment en métaux lourds, huiles minérales, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), benzène, manganèse et sulfates, conséquence directe des activités énergétiques et du stockage de combustibles. À partir de 2001, la société publique SPAQuE a entrepris une série d’études et de travaux destinés à caractériser, sécuriser et assainir le terrain. Ces opérations, menées jusqu’en 2014 et financées en partie par les fonds européens FEDER, ont inclus l’excavation et l’évacuation de terres polluées, le traitement des eaux souterraines, le remblayage par des terres propres et la mise en place d’un réaménagement paysager homogène. Au total, plusieurs centaines de milliers de tonnes de matériaux ont été déplacées ou traitées, dont 35 000 tonnes pour la seule zone de 7 hectares réhabilitée en priorité[46],[47].

À l’issue de ces interventions, le site a été progressivement remis à la disposition du Port autonome de Charleroi, qui prévoit d’y développer une zone d’activités économiques orientée vers le recyclage, l’environnement et la logistique fluviale. La réhabilitation a également permis la création d’une nouvelle voirie destinée à relier l’ensemble au pôle économique voisin, l’Ecopôle, et à améliorer la desserte du secteur. Cette transformation marque la reconversion d’une friche industrielle emblématique en un espace destiné à accueillir de nouvelles activités, tout en préservant la mémoire d’un site qui fut longtemps un symbole de la production énergétique régionale[46].

Services de santé

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La commune de Farciennes, située dans la province de Hainaut en Belgique, dispose d’un ensemble de services de santé couvrant les soins médicaux généraux, les soins paramédicaux et l’hébergement pour personnes âgées. L’offre locale comprend notamment des centres médicaux pluridisciplinaires, des cabinets infirmiers et un poste de garde destiné à la médecine générale. Le Centre médical Chrysalide, établi rue Fernand Stilmant, réunit plusieurs praticiens et propose des consultations de médecine générale ainsi que divers services paramédicaux[48]. Le Centre paramédical de Farciennes, situé rue Armand Bocquet, assure quant à lui des prestations de laboratoire et de soins spécialisés, contribuant à la prise en charge diagnostique et thérapeutique de la population locale. Le Poste de Garde de Médecine Générale, également implanté rue Armand Bocquet, garantit une continuité des soins en dehors des heures habituelles de consultation, offrant un accès aux médecins généralistes durant les périodes de garde[49]. Plusieurs cabinets infirmiers complètent ce dispositif, tels qu’INFICARE, rue Joseph Wauters, ou encore le cabinet Gonze Groux, rue du Monciat, assurant des soins infirmiers à domicile et un suivi régulier des patients nécessitant une assistance médicale quotidienne[50].

En matière d’hébergement pour personnes âgées, Farciennes compte notamment la résidence Le Phalenstère, située rue de Lambusart. Cette maison de repos accueille des résidents nécessitant un accompagnement permanent et propose des services adaptés aux besoins liés à la perte d’autonomie. L’établissement est ouvert en continu et constitue l’un des principaux lieux d’accueil gérontologique de la commune[51]. L’ensemble de ces infrastructures contribue à structurer un réseau de soins diversifié, permettant aux habitants de Farciennes et des environs d’accéder à une offre médicale et sociale de proximité.

Transports

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Le transport par bus à Farciennes s’inscrit dans le réseau du TEC Charleroi, qui structure la desserte de la commune autour de plusieurs lignes reliant les quartiers résidentiels aux pôles urbains voisins, en particulier Charleroi‑Centre. La ligne la plus structurante est la ligne 35, qui assure la liaison entre Charleroi Gare Centrale et Farciennes (L’Ysle‑Marais). Son itinéraire traverse successivement les arrêts farciennois de L’Ysle‑Marais, Rue Amion, Monument, Carlo Hénin, Campinaire et Étoile, constituant l’ossature de la mobilité locale et offrant un accès direct au centre métropolitain. Les données horaires publiées indiquent des passages dès les premières heures du matin, avec une desserte cadencée permettant les correspondances ferroviaires et urbaines à Charleroi[52].

Une autre ligne notable est la 158, identifiée comme « Châtelet – Farciennes – Roselies – Charleroi (Palais) ». Elle assure une liaison plus large, reliant Farciennes à Châtelet, Roselies et au centre de Charleroi (arrêt Palais), tout en desservant finement le territoire farciennois. Dans le périmètre de Farciennes, son parcours comprend notamment les arrêts Rue du Campinaire (terminus dans un sens), Rue Sainte-Anne, Bassin de Natation, Nouvelle Cité, Chapelle, Place du Marais, L’Ysle Marais, Rue Amion, Monument, Rue de la Sambre, Écluse et Cité Tergnée, avant de poursuivre vers Roselies, Pont-de-Loup, Châtelet, Châtelineau, Montignies-sur-Sambre et enfin le centre de Charleroi[53],[54]. Il y aussi la ligne 154.

Les quais de la gare de Farciennes.

Le transport ferroviaire à Farciennes s’articule autour de la gare locale, intégrée au réseau de la SNCB, qui constitue l’ossature de la mobilité régionale dans le bassin de Charleroi. Située sur l’axe reliant Charleroi à Namur, elle s’inscrit dans un corridor ferroviaire ancien dont le développement s’est intensifié au fil des modernisations successives du réseau belge, notamment depuis la structuration de la Société Nationale des Chemins de fer Belges en 1926, moment clé de l’organisation ferroviaire nationale[55]. La gare assure principalement des liaisons de type S (suburbaines), en particulier la ligne S61, qui relie Jambes, Namur, Tamines et Charleroi, et dont l’offre a été renforcée ces dernières années dans le cadre de l’élargissement du plan de transport 2020‑2023. Ce renforcement inclut une augmentation des trains en heures creuses et une meilleure coordination avec les réseaux de transport régionaux, afin de faciliter les correspondances et d’améliorer la continuité des déplacements quotidiens dans la province de Hainaut[56]. Farciennes est également desservie par la gare du Campinaire.

Farciennes est traversée par les routes notamment : la nationale 90 de Mons à Liège, la nationale 570 de Farciennes-Wainage à Châtelet-Faubourg, la nationale 571 de Châtelineau à Farciennes et la nationale 912 de Farciennes à Éghezée.

Sports et vie associative

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Les clubs sportifs de Farciennes forment un paysage associatif dense et très diversifié, structuré autour des infrastructures communales notamment le hall omnisports de la rue du Puits Communal et d’un réseau de disciplines allant des sports de combat aux sports collectifs, en passant par la gymnastique et la pétanque. L’activité sportive locale repose sur une dynamique associative soutenue par la Régie Communale Autonome, qui centralise une grande partie des entraînements et compétitions[57].

On y trouve d’abord un ensemble particulièrement développé de sports de combat, qui constituent l’un des marqueurs les plus visibles du paysage sportif farciennois. Plusieurs clubs de boxe thaïlandaise, comme Diamonds Carmelo Team Boxing ou Osman Gym, accueillent des pratiquants de tous niveaux dans des salles spécialisées situées principalement rue du Puits Communal et rue de Lambusart. La boxe anglaise est représentée par le Boxing Club Garcia, tandis que d’autres disciplines martiales complètent l’offre : le Kung Fu Tang Lang (KFTLC), le Krav Maga au Club Zed, ou encore le Judo Club Arashi Wainage, implanté rue du Wainage. Ces clubs, souvent animés par des entraîneurs reconnus localement, participent à des compétitions régionales et organisent régulièrement des stages[58].

Les sports collectifs occupent également une place importante. Le Volley Farciennes rassemble des équipes engagées dans les compétitions provinciales, tandis que le club de basketball Royal Éclairs Pont‑de‑Loup s’appuie sur une longue tradition sportive dans l’entité. Le football est représenté par le Sporting Club Farciennes, basé rue du Marais, engagé en compétitions provinciales hennuyères et disposant d’une structure stable accueillant jeunes et adultes. Ce club constitue aujourd’hui l’héritier principal de la pratique footballistique locale après la disparition en 2019 du Royal Châtelet‑Farciennes SC, autrefois actif au stade des Marais[59].

À côté de ces disciplines, Farciennes accueille des pratiques plus techniques ou récréatives. La gymnastique est représentée par la Royale Nervienne, un club historique proposant gymnastique artistique, psychomotricité et activités pour enfants. La pétanque, très ancrée dans la sociabilité locale, est portée par le Pétanque Club Le Pays Noir, situé à Pironchamps. Ces clubs contribuent à la vie communautaire en organisant tournois, rencontres amicales et événements conviviaux[58].

L’ensemble de ces associations bénéficie des infrastructures du hall omnisports, qui met à disposition salles multisports, espaces destinés aux sports de combat, salle de danse et vestiaires modernes. Ce complexe constitue le cœur logistique du sport farciennois, accueillant entraînements, compétitions, stages et activités interclubs tout au long de l’année[60].

La piscine de Farciennes.

La piscine de Farciennes, appelée centre aquatique Siréna, est un équipement public moderne inauguré le après la transformation complète de l’ancienne piscine communale fermée en 2014 pour raisons de sécurité. Le complexe résulte d’une collaboration entre Farciennes et Châtelet afin de doter la région d’une infrastructure aquatique contemporaine et polyvalente. Il comprend deux bassins de nage, un espace ludique avec jeux aquatiques et toboggan, un centre wellness, une salle de fitness et une cafétéria, formant un ensemble destiné aussi bien à l’apprentissage qu’au sport et au bien‑être. Conçu pour accueillir un large public, il vise également une forte mission éducative : environ 2 000 élèves y sont attendus chaque semaine pour l’apprentissage de la natation. Depuis son ouverture au public en juin 2024, Siréna connaît une fréquentation soutenue, confirmant son rôle de pôle aquatique régional[61],[62].

Vie associative

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Le Centre culturel de Farciennes occupe une place centrale dans cette dynamique. Reconnue par la Fédération Wallonie‑Bruxelles, cette asbl développe des projets d’expression, de participation et d’éducation permanente, proposant spectacles, concerts, ciné‑clubs, ateliers créatifs, projets citoyens et animations intergénérationnelles. L’institution joue un rôle structurant dans l’accès à la culture et dans la participation des habitants, en particulier grâce à des actions délocalisées dans les quartiers durant la période de rénovation de ses infrastructures[63].

La commune accueille également un ensemble d’associations à vocation sociale, éducative ou environnementale. L’AMO Visa Jeunes, implantée rue de la Liberté, accompagne les jeunes et leurs familles par des actions de prévention éducative et sociale menées directement dans leur milieu de vie, favorisant l’autonomie et l’intégration. L’ASBL Le Bois Monard, active dans la sensibilisation à la nature, organise des activités pédagogiques et gère un espace boisé communal de cinq hectares destiné à la découverte de l’environnement. Le CHAF (Centre pour handicapés adultes de Farciennes), ouvert depuis 1998, propose un accompagnement résidentiel, un centre de jour et un service de logement supervisé pour adultes en situation de handicap mental, avec une approche centrée sur le projet de vie individuel[64].

La vie associative farciennoise s’appuie également sur des dispositifs publics tels que le Plan de Cohésion Sociale (PCS), qui œuvre à la lutte contre la précarité, au renforcement des liens sociaux et à la participation citoyenne. Le PCS organise des activités gratuites, des ateliers de sensibilisation, des événements intergénérationnels et un accompagnement administratif, tout en assurant une présence de proximité dans les quartiers. Ses actions contribuent à la cohésion sociale et à l’inclusion des publics fragilisés[65].

Les mouvements de jeunesse à Farciennes se concentrent autour du Patro Saint‑Joseph, unité mixte proche du centre communal et rattachée à la Fédération Nationale des Patros. Il accueille enfants et adolescents, organise activités hebdomadaires et camps, et suit la pédagogie patronnée centrée sur le vivre‑ensemble et la prise de responsabilités.

Les mouvements de jeunesse à Farciennes se structurent autour d’un ensemble d’acteurs institutionnels et associatifs qui encadrent, accompagnent et mobilisent les jeunes dans des dynamiques citoyennes, éducatives et culturelles. Le Conseil communal des Jeunes constitue l’organe participatif central : composé de jeunes de 13 à 21 ans élus lors de campagnes locales, il sert de relais entre la jeunesse et l’administration communale, permettant aux conseillers de proposer des projets, de débattre et de découvrir le fonctionnement démocratique local. Les réunions bimensuelles à la Casa favorisent l’apprentissage de la citoyenneté active et de la responsabilité[66].

Au cœur du quartier de l’Isle, La Casa représente un espace d’accueil et d’expression pour les 15‑25 ans. Pensé et aménagé par les jeunes eux‑mêmes, ce lieu offre un cadre de rencontre, d’ateliers créatifs ou éducatifs, d’accompagnement administratif et de construction de projets citoyens ou culturels. Il fonctionne en partenariat avec le Plan de Cohésion Sociale, Unisson, Sambre et Biesme, Oxyjeunes et le Centre culturel, constituant un pôle structurant de la vie juvénile farciennoise[67].

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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  1. Pironchamps était un ancien hameau de la commune de Pont-de-Loup, aujourd'hui intégré dans l'entité de Aiseau-Presles.

Références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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