Les martyrs des Carmes ou martyrs de Septembre désignent des personnes qui furent arrêtées par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé lors des massacres de Septembre 1792. Ces martyrs comprennent 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs, qui ont été entassés dans diverses maisons religieuses transformées en prisons : les Carmes, l'Abbaye, la Force, puis exécutés sommairement à partir du . Plus d'un millier de prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d’entre eux, on a pu établir qu'ils sont morts certainement à cause de leur foi. Tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ[1].

Contexte historique

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Les prémices de la crise religieuse

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Avant la réunion des états généraux de 1789, les rédacteurs des cahiers de doléances ne remettent pas en cause l'autorité de l'Église catholique et parlent avec sympathie des curés de paroisse. Ils demandent cependant des réformes telles que la fin des privilèges fiscaux, des droits seigneuriaux, des dîmes, une meilleure répartition des revenus ecclésiastiques par limitation des richesses des évêques et attribution d'un traitement décent aux prêtres en paroisse, la remise en ordre du clergé régulier, en particulier la suppression de la commende et la fermeture des abbayes dépeuplées. Seuls 25 cahiers, sur plus de 1 300, demandent des mesures anticléricales comme la suppression des vœux monastiques prônée par les philosophes. Cependant la composition des états généraux va amener rapidement des mesures extrêmes. Aux côtés d'adversaires résolus de l'Église catholique, agnostiques, déistes, anticléricaux, on trouve parmi les députés catholiques des personnes plus ou moins gagnées aux idées des philosophes et de la « libre pensée ». Parmi les croyants sincères, on trouve des députés se rattachant au jansénisme, au richérisme et au gallicanisme, courants de pensée hostiles l'autorité du pape, et favorables à une domination de l'État sur le champ religieux[2].

Le , l'Assemblée nationale constituante nomme un « Comité ecclésiastique » pour l'étude des propositions concernant la religion. Le 28 octobre : l'Assemblée décide que « l'émission des vœux dans tous les monastères est suspendue ». Le 2 novembre : par 568 voix contre 346, l'Assemblée adopte un décret mettant les biens du clergé « à la disposition de la Nation, à charge de pourvoir, d'une manière convenable, aux frais du culte, à l'entretien de ses ministres et au soulagement des pauvres »[2].

Le , en créant les départements, l'Assemblée enlève aux évêques la surveillance de l'éducation publique et la confie aux administrations départementales[2].

Une réforme radicale : la Constitution civile du clergé

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Le , le Comité ecclésiastique est porté de 15 à 30 membres ; sur les 15 nouveaux, un seul est opposé aux réformes radicales, les autres étant acquis aux principes qui conduiront à la Constitution civile du clergé. Le 13 février, l'Assemblée adopte le décret supprimant les vœux dans tous les monastères. Le , l'Assemblée vote la loi portant réorganisation de l'Église en France dite « Constitution civile du clergé » créant pratiquement une Église gallicane : « Vous êtes payés par l'État, vous êtes ses fonctionnaires, vous n'avez qu'à obéir ! » déclare Mirabeau[2].

Le , un bref du Pape Pie VI conjure Louis XVI de s'opposer à la loi du . Le , une loi contraint tous les « prêtres fonctionnaires » à prêter le serment de « maintenir de tout leur pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée et acceptée par le Roi » ; ceux qui refuseraient seront tenus pour démissionnaires de leurs fonctions et remplacés ; s'ils continuent à les exercer, ils seront considérés comme perturbateurs de l'ordre public et rebelles. Le 28 novembre, environ un tiers des prêtres députés prêtent le serment. Les autres refusent. Le , sans réponse définitive de Rome, Louis XVI ratifie la loi sur le serment. Le , la loi du 27 novembre sur le serment est publiée. 7 évêques sur 160 prêtent le serment, les prêtres « jureurs » ou « assermentés » et les non jureurs « insermentés » ou « réfractaires » seront en nombre variable selon les paroisses et les diocèses. L'Église de France va ainsi se trouver coupée en deux : une Église constitutionnelle séparée du Pape et une Église fidèle au Pape qui sera progressivement obligée d'entrer dans la clandestinité. Dans sa grande majorité, la population reste attachée à l'Église fidèle au Pape, et manifeste le plus grand mépris pour les prêtres assermentés[2].

Le , dans un bref adressé aux évêques, le Pape déclare schismatique la Constitution civile, demande des renseignements exacts tout en restant ouvert à la négociation[2].

Liste des béatifiés

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La liste exhaustive des béatifiés est disponible sur le site de l'association pour le Souvenir des Bienheureux Martyrs de 1792 à Paris[3].

La liste ci-dessous, qui n'est pas exhaustive, précise les fonctions de 94 béatifiés :

  • Jean Marie du Lau d'Allemans, archevêque d'Arles
  • François-Joseph de La Rochefoucauld-Bayers, évêque de Beauvais
  • Pierre-Louis de La Rochefoucauld-Bayers, évêque de Saintes, frère du précédent
  • Vincent Abraham, de Charleville, curé de Sept-Saulx, au diocèse de Reims
  • André Angar, de Paris, vicaire à la paroisse Saint-Sauveur
  • Jean-Baptiste-Claude Aubert, de Paris, curé de Notre-Dame de Pontoise, au diocèse de Rouen
  • François Balmain, de Luzy, au diocèse de Nevers, ancien jésuite, confesseur des Filles de Sainte-Croix de Rueil
  • Jean-Pierre Bangue, de Vuillafans, au diocèse de Besançon, chapelain de l'hôpital Saint-Jacques, à Paris
  • Louis Barreau de La Touche, du Mans, bénédictin de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes
  • Louis-François-André Barret, de Carpentras, vicaire à la paroisse Saint-Roch à Paris
  • Joseph Bécavin, de Carquefou, au diocèse de Nantes
  • Charles-Jérémie Béraud du Pérou, de Meursac, au diocèse de Saintes, ancien jésuite, vicaire général de Saintes
  • Jacques-Jules Bonnaud, du Cap-Français, à Saint-Domingue, ancien jésuite, vicaire général de Lyon
  • Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, de Pradelles, au diocèse du Puy, vicaire général de Viviers
  • Jean-François Bousquet, de Ginestas, au diocèse de Narbonne
  • Jean-François Burté, de Rambervillers, au diocèse de Saint-Dié, supérieur des Cordeliers, à Paris
  • Claude Cayx, dit Dumas, de Martel, au diocèse de Cahors, ancien jésuite, directeur des Ursulines de Saint-Cloud
  • Jean Charton de Millou, de la paroisse Saint-Nizier, à Lyon, ancien jésuite, confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement
  • Claude Chaudet, du diocèse d'Aix, au service de la paroisse Saint-Nicolas des Champs, à Paris
  • Ambroise-Augustin Chevreux, d'Orléans, bénédictin, supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, député à l'assemblée nationale
  • Nicolas Cléret, de Barfleur, au diocèse de Coutances, chapelain des Incurables, à Paris
  • Claude Colin, de Charenton, "maître spirituel" de l'Hôtel-Dieu de Paris
  • Bernard-François de Cucsac, de Toulouse, sulpicien, supérieur du séminaire de philosophie de Saint-Sulpice
  • François Dardan, d'Isturitz, au diocèse de Bayonne, confesseur au Collège de Sainte-Barbe
  • Guillaume-Antoine Delfaut, de Daglan, au diocèse de Sarlat, ancien jésuite, curé de Daglan, député à l'assemblée nationale
  • Mathurin-Victor Deruelle, de Paris, chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais
  • Gabriel Desprez de Roche, de Decize, au diocèse de Nevers, vicaire général de Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus
  • Thomas-Nicolas Dubray, de Beauvais, au service de la paroisse Saint-Sulpice à Paris
  • Thomas-René Dubuisson, de Laval, au diocèse du Mans, curé de Barville, au diocése d'Orléans ; François Dumasrambaud de Calandelle, de La Chaussade, au diocèse de Limoges, aumônier de l'évêque de Limoges
  • Henri-Hippolyte Ermès, de Paris, vicaire à Saint-André des Arts
  • Armand de Foucauld de Pontbriand, de Celles, au diocèse de Périgueux, vicaire général d'Arles, abbé commendataire de Solignac
  • Jacques Friteyre-Durvé, de Marsac, au diocèse de Clermont, ancien jésuite, chanoine de Saint-Paul d'Estrées, missionnaire à Paris
  • Claude-François Gagnères des Granges, de Chambéry, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy
  • Jacques-Gabriel Gallais, de Longué, au diocèse d'Angers, sulpicien, supérieur du séminaire des Robertins, à Vaugirard
  • Pierre Gauguin, d'Esvres, au diocèse de Tours, sulpicien, au séminaire d'Issy
  • Louis-Laurent Gaultier, de Bazouges-la-Pérouse, au diocèse de Rennes, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy
  • Georges Girault, de Rouen, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François (Père Séverin), confesseur des franciscaines de Sainte-Élisabeth
  • Jean Goizet, de Niort, au diocèse de Poitiers, curé de Notre-Dame de Niort
  • André Grasset de Saint-Sauveur de Montréal (Canada), chanoine de Sens
  • Pierre-Michel Guérin, de La Rochelle, sulpicien, directeur au séminaire de Nantes
  • Jean-Antoine Guilleminet, de Bédarieux, au diocèse de Béziers, au service de la paroisse Saint-Roch
  • François-Louis Hébert, de Crouttes, au diocèse de Bayeux, eudiste, coadjuteur du supérieur général des eudistes et confesseur du roi Louis XVI
  • Jacques-Étiene-Philippe Hourier, de Mailly-Maillet, au diocèse d'Amiens, sulpicien, directeur au séminaire de Laon
  • Jean-Baptiste Janin, de Sourdeval-la-Barre, au diocèse de Coutances, aumônier de l'hôpital de la Salpétrière
  • Jean Lacan, du diocèse de Rodez, aumônier de l'hôpital de la Pitié
  • Pierre Landry, de Niort, au diocèse de Poitiers, vicaire à Notre-Dame de Niort
  • Claude-Antoine-Raoul de La Porte, de Brest, au diocèse de Léon, ancien jésuite, curé de Saint-Louis de Brest
  • Robert Le Bis, de Saint-Amand, au diocèse de Coutances, curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas, au diocèse de Paris
  • Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de La Ville-Crohain, de Rennes, confesseur des bénédictines de la rue de Bellechasse
  • Olivier Lefebvre, de Grentheville, au diocèse de Bayeux, chapelain des Dames de la Miséricorde, à Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus
  • Urbain Lefèvre, de Tours, ancien membre de la Société des Missions étrangères de Paris
  • François Lefranc, de Vire, au diocèse de Bayeux, eudiste, professeur au Collège de Lisieux
  • Charles-François Le Gué, de Rennes, ancien jésuite
  • Jacques-Joseph Le Jardinier Delandes, de Laigle, au diocèse de Séez, curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, au diocèse de Coutances
  • Jacques-Jean Lemounier, de Mortagne, au diocèse de Séez, vicaire à Notre-Dame de Mortagne
  • Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat, de Châteauneuf, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, confesseur des religieuses de la Visitation de la rue du Bac
  • François-César Londiveau, de Saint-Calais, au diocèse de Mans, vicaire à Saint-Martin d'Évaillé
  • Louis Longuet, de Saint-Germain-Langot, au diocèse de Bayeux, chanoine de Saint-Martin de Tours
  • Jacques-François de Lubersac Saint-Germain, de Chalais, au diocèse de Limoges, aumônier de Madame Victoire, tante du roi Louis XVI
  • Marie-Auguste Luzeau de La Mulonnière, de Sucé, au diocèse de Nantes, sulpicien, ancien directeur au séminaire d'Angers
  • Gaspard-Claude Maignien, d'Amance, au diocèse de Besançon, curé de Villeneuve-les-Sablons, au diocèse de Rouen
  • Jean-Philippe Marchand, de Marçay, au diocèse de Saintes, vicaire à Notre-Dame de Niort, au diocèse de Poitiers
  • René-Julien Massey, de Rennes, bénédictin de Saint-Maur, procureur du monastère Saint-Florent de Saumur
  • Louis Mauduit, de Chevillon, au diocèse d'Orléans, vicaire général de Sens
  • François-Louis Méallet de Fargues, de Vitrac, au diocèse de Saint-Flour, vicaire général de Clermont
  • Jacques-Alexandre Menuret, de Montélimar, au diocèse de Valence, supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales, à Issy
  • Jean-Jacques Morel, de Prez-sous-Noréaz, du canton de Fribourg en Suisse, capucin (frère Apollinaire), vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice
  • Jean-Baptiste Nativelle, de Guilberville, au diocèse de Bayeux, vicaire à Saint-Martin de Longjumeau
  • René Nativelle, frère aîné du précédent, vicaire à Saint-Denis d'Argenteuil
  • Antoine-Matthias-Augustin Nogier, du Puy, chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques
  • Joseph-Thomas Pazery de Thorame, d'Aix, chanoine de Blois
  • Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, frère cadet du précédent, chanoine et vicaire général de Toulon
  • Pierre-François Pazery de Thorame, oncle des deux précédents, vicaire général d'Arles
  • Pierre Ploquin, de Villandry, au diocèse de Tours, vicaire à Druye
  • Jean-Baptiste-Michel Pontus, de Néville, au diocèse de Coutances, sulpicien, vicaire à la paroisse Saint-Sulpice
  • René-Nicolas Poret, du Mesnil-Touffray, au diocèse de Bayeux, curé de Saint-Martin de Boitron, au diocèse de Séez
  • Julien Poulain-Delaunay, de Ver-sur-mer, au diocèse de Bayeux, assistant du curé de Saint-Gilles de Caen
  • Pierre-Nicolas Psalmon, de Rouen, sulpicien, vicaire général de Troyes pour les prêtres de ce diocèse vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen
  • Jean-Robert Queneau, d'Angers, curé de Saint-Doucelin d'Allones
  • Claude Rousseau, de Paris, sulpicien, directeur au séminaire de Laon
  • François-Urbain Saline de Niart, de Neuf-Brissach, au diocèse de Strasbourg, chanoine de Saint-Lizier de Couserans
  • Jean-Henri-Louis Samson, d'Avranches, vicaire à Saint-Gilles de Caen, au diocèse de Bayeux
  • Jean-Antoine Savine, d'Embrun, sulpicien, supérieur des Clercs de Saint-Sulpice
  • Jean-Antoine-Barnabé Seguin, de Carpentras, vicaire et supérieur des clercs à Saint-André des Arts
  • Jean-Baptiste Tessien, de Fontaine-les-Ribouts, au diocèse de Chartres, sulpicien, prédicateur à Paris
  • Loup Thomas, dit Bonnotte, d'Entrains-sur-Nohain, au diocèse d'Auxerre, ancien jésuite, confesseur des Ursulines à Paris
  • François Vareilhe-Duteil, de Felletin, au diocèse de Limoges, ancien jésuite, pensionnaire à la maison Saint-François de Sales, à Issy
  • Pierre-Louis-Joseph Verrier, de Douai, au diocèse de Cambrai, retiré à la maison Saint-François de Sales, à Issy
  • Louis-Alexis-Matthias Boubert, diacre, d'Amiens, économe des Clercs de Saint-Sulpice
  • Antoine-François-Dieudonné de Ravinel, diacre, de Bayon, au diocèse de Nancy, séminariste à Saint-Sulpice
  • Jacques-Augustin Robert de Lézardière, diacre, de Challans, au diocèse de Luçon, séminariste à Saint-Sulpice
  • Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq, de Boulogne-sur-mer, frère des Écoles chrétiennes (frère Salomon), secrétaire général de l'Institut, à Paris.
  • Auguste-Denis Nézol, laïc, de Paris, professeur à la Maison Dubourg, à Issy.
  • Charles-Régis Mathieu de la Calmette, comte de Valfons

Références

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  1. ↑ « Bx martyrs des Carmes (+1792) », sur eglise.catholique.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 « Histoire d'un massacre », sur martyrsde1792.com
  3. ↑ « Association pour le Souvenir des Bienheureux Martyrs de 1792 à Paris », sur martyrsde1792.com (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • François Bluche, Septembre 1792. Logique d’un massacre, R. Laffont, 1986
  • Renée Casin, Les catholiques et la Révolution française, Résiac, 1989
  • Charles Chauvin, Le clergé à l'épreuve de la Révolution, Desclée de Brouwer, 1989
  • Ivan Gobry, Martyrs de la Révolution française, Perrin, 1989
  • Dictionnaire des Martyrs de la Révolution, Argé, 1990
  • Numéro 69 de la revue Dieu est Amour, « Les martyrs de la Révolution française », Téqui, 1984
  • Collectif, 1792. Les massacres de septembre (les Carmes, l’Abbaye, Saint-Firmin), catalogue raisonné de l'exposition de 1992

Articles connexes

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Liens externes

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