Mephitis mephitis
Moufette (Stricto sensu), Sconce (Stricto sensu), Skunk (Stricto sensu), Chinche, Moufette rayée, Moufette méphitique
Répartition géographique
- Viverra memphitis (Linneaus, 1758)[1](Protonyme)
- Viverra mephitis (von Schreber, 1776) (Protonyme valide) [2]
- Mustela Mephitis (Boddaert, 1785) [2]
- Viverra mephitica (G. K. Shaw, 1792) [2]
- Viverra nigra (C. W. Peale & Palisot de Beauvois, 1796) [2]
- Mephitis chinga (Tiedemann, 1808) [2]
- Mephitis dimidiata (G. Fischer, 1814) [2]
- Mephitis Americana (A. G. Desmarest, 1818) [2]
- Mephitis chinche (Muirhead, 1819) [2]
- mustela americana (A. G. Desmarest, 1821) [2]
- Viverra mephritis (J. E. Gray, 1821) [2]
- Mephitis chincha (Lesson, 1827) [2]
- Mephitis Americana, var. Hudsonica (J. Richardson, 1829) [2]
- Mephitis mesomelas (H. Lichtenstein, 1832) [2]
- Mephitis varians (J. E. Gray, 1837) [2]
- Mephitis fetidissima (Boitard, 1841) [2]
- Mephitis olida (Boitard, 1841) [2]
- Mephitis putida (Boitard, 1841) [2]
- Mephitis vulgaris (C. F. Cuvier, 1842) [2]
- Mephitis (Americana) bivirgata (C. H. Smith, 1842) [2]
- Chincha Americana (Lesson, 1842) [2]
- Mephitis occidentalis (S. F. Baird, 1857) [2]
- Mephitis mesomeles (Gerrard, 1862) [2]
- Mephitis varians var. e. chinga (J. E. Gray, 1865) [2]
- Mephitis mephitica (A. Murray, 1866) [2]
- Mephitis varians var. b. mephitica (J. E. Gray, 1869) [2]
- Mephitis varians var. a. mesomelas (J. E. Gray, 1869) [2]
- Mephitis varians var. c. varians (J. E. Gray, 1869) [2]
- Mephitis frontata (Coues, 1875) [2]
- Mephitis texana (Low, 1879) [2]
- Mephitis estor (C. H. Merriam, 1890) [2]
- Mephitis mephitica elongata (Bangs, 1895) [2]
- Mephitis mephitica scrutator (Bangs, 1896) [2]
- Mephitis occidentalis holzneri (Mearns, 1897) [2]
- Mephitis avia (Bangs, 1898) [2]
- Mephitis elongata (Bangs, 1898) [2]
- Mephitis spissigrada (Bangs, 1898) [2]
- Mephitis foetulenta (D. G. Elliot, 1899) [2]
- Mephitis mesomelas varians (V. O. Bailey, 1905) [2]
- Mephitis mephitica newtonensis (B. Brown, 1908) [2]
- Mephitis dentata (E. Brass, 1911) [2]
- Mephitis minnesotae (E. Brass, 1911) [2]
- Mephitis occidentalis occidentalis (L. Kellogg, 1916) [2]
- Mephitis mephitis elongata (Harper, 1927) [2]
- Mephitis mephitis (Harper, 1927) [2]
- Mephitis mephitis hudsonica (E. R. Hall, 1934) [2]
- Mephitis occidentalis major (V. O. Bailey, 1936) [2]
- Mephitis occidentalis notata (V. O. Bailey, 1936) [2]
- Mephitis occidentalis spissigrada (V. O. Bailey, 1936) [2]
- Mephitis mephitis avia (Necker & Hatfield, 1941) [2]
- Mephitis mephitis minnesotae (Necker & Hatfield, 1941) [2]
- Mephitis mephitis estor (Lange, 1960) [2]
- Mephitis mephitis varians (S. Anderson, 1972) [2]
- Mephitis mephitis holzneri (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis major (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis mephitis (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis mesomelas (Wozencraft, 2005 [2]
- minnesotoe (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis nigra (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis notata (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis occidentalis (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis spissigrada (Wozencraft, 2005) [2]
- Mephitis mephitis holzerni (D. E. Wilson & Mittermeier) [2]
Mephitis mephitis, la Moufette, le Sconce ou le Skunk au sens strict, mais plus spécifiquement désignée sous le nom générique de Chinche ou encore plus communément sous les noms vulgaires de Moufette rayée ou plus techniques comme celui de Moufette méphitique, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des méphitidés.
Cette moufette (sous-famille des Méphitinés), espèce nominale de son genre Méphitis, ainsi que de l’ensemble des membres de sa famille, se rencontre en grand nombre dans une grande partie de l'Amérique du Nord, notamment dans le sud du Canada, aux États-Unis et dans le nord du Mexique. L'espèce est actuellement classée en préoccupation mineure par l'UICN en raison de sa vaste aire de répartition et de sa capacité à s'adapter aux environnements anthropisés[3].
C'est un animal principalement nocturne et solitaire, au régime omnivore et au comportement reproducteur polygame. En raison des sécrétions fétides de ses glandes anales très développées qu'elle utilise pour repousser les menaces, elle possède peu de prédateurs naturels, à l'exception notable des oiseaux de proie[4]. Partageant une longue histoire commune avec l’Homme, elle a été piégée et élevée en captivité pour sa fourrure[5] ou adoptée comme animal de compagnie[6]. La mouffette rayée est aujourd'hui l'un des animaux les plus reconnaissables de la faune nord-américaine, popularisée comme une figure incontournable des dessins animés et de la littérature jeunesse étasunienne et canadienne notamment[7].
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Mephitis mephitis (Schreber, 1776) selon Mammal Diversity Database ()[2] ;
- Nom normalisé anglais : Striped skunk ;
- Noms typiques en français : Moufette rayée (ou Mouffette rayée[8],[9]) ;
- Noms vulgaires : Moufette méphitique[10], Moufette puante[11], Moufette commune[12], Skunk commun, Moufette chinche[10], Moufette d’Amérique septentrionale[13] ;
- Noms vernaculaires : Chinche[13], Moufette (ou Mouffette), Mofette, Sconce, Skunk, Bête puante (vieilli), Enfant du Diable (désuet).
Noms vernaculaires
modifierLe substantif masculin skunk a deux racines d'origine algonquienne et iroquoienne, plus précisément seganku (abenaki) et scangaresse (huron-wyandot)[14],[15]. Le mot shee-gawk, issu du cri et de l'ojibwé, est à l'origine du nom de la ville de Chicago, qui signifie « terre de la moufette »[15].
| Groupe linguistique ou région | Nom autochtone |
|---|---|
| Abénaqui oriental | segôgw |
| Chipewyan | nool'-tsee-a |
| cri des plaines (en)[16] | sikâk, ᓯᑳᐠ |
| Cri des marécages (en), cri de Moose (en) et Eeyou[16] | šikâkw/shikaakw, ᔑᑳᒄ |
| Delaware | shkakw |
| Menominee | sekāk |
| Mesquakie, chaouanon | shekâkwa (sac) |
| Micmac | apikjilu |
| Ojibwé | zhigaag/zhgaagoo |
| Potawatomi | shegak |
| Chilcotin | guli |
| Wyandot | scangaresse |
| Lakota | mah-kah |
| Dakota | mah-cah |
Taxonomie
modifier
Dans son ouvrage Systema Naturae, l’antomiste suédois Carl von Linné décrit la moufette rayée sous le nom de Viverra memphitis[1]. Le zoologiste Arthur Holmes Howell confirmera en 1901 que Linné avait sciemment écrit « Memphitis » avec un « m » supplémentaire, et non « mephitis » (qui signifie « exhalaison pestilentielle » en latin), car cette orthographe particulière est répétée à plusieurs reprises dans ses notes manuscrites[17]. Hésitant sur sa propre classification, Linné supprime toutefois ce taxon dans la douzième édition de son Systema Naturae (1766) et fusionne ses références précédentes sous l'espèce Viverra putorius[18]. Il faut attendre 1776 pour que le naturaliste allemand Johann Christian von Schreber réhabilite l'espèce de la moufette rayée en la séparant à nouveau de la moufette tachetée. Tout en se basant sur les travaux de Linné de 1758, Schreber rejette explicitement la graphie originale memphitis et publie l'animal sous le nom de Viverra mephitis[19]. Bien que le principe de priorité de la nomenclature zoologique favorise habituellement le premier nom valide publié, la correction de Schreber a été si largement adoptée par la communauté scientifique au cours des siècles suivants qu'elle est restée le nom officiel, une exception validée par l'article 23.9 du Code international de nomenclature zoologique (principe d'inversion de préséance)[20].
Évolution et sous-espèces
modifierLes plus anciens fossiles attribuables au genre Mephitis ont été découverts sur le site de Broadwater, dans le Nebraska, et remontent au Pléistocène inférieur, il y a moins de 1,8 million d'années. Au Pléistocène supérieur, il y a 70 000 à 14 500 ans, la mouffette rayée était largement répartie dans tout le sud des États-Unis. Elle s'est ensuite étendue vers le nord et l'ouest à l'Holocène, il y a 10 000 à 4 500 ans, à la suite du retrait de la glaciation du Wisconsin[21].
Des analyses phylogénétiques du gène du cytochrome b et des données microsatellites de l'espèce, réalisées en 2012, ont indiqué qu'il existe quatre phylogroupes de mouffette rayée. Le premier a émergé de la région du Texas et du Mexique au cours du Rancholabréen, avant la glaciation illinoienne, et a colonisé le sud-est des États-Unis. Le deuxième, également originaire de la région du Texas et du Mexique, s'est étendu vers l'ouest jusqu'aux Montagnes Rocheuses pendant la période glaciaire illinoienne. Deux sous-clades ultérieurs se sont formés au cours de l'interglaciaire sangamonien, de part et d'autre de la Sierra Nevada. Le sous-clade ayant colonisé le Grand Bassin s'est ensuite étendu vers l'est à travers le nord des montagnes Rocheuses pendant l'Holocène, recolonisant les Grandes Plaines et entrant en contact avec le phylogroupe méridional. Un contact secondaire similaire, bien que moins important, s'est produit lorsque ce même sous-clade s'est mêlé aux membres du phylogroupe oriental à l'est du Mississippi[21].
Phylogénie
modifierPhylogénie des Méphitinés basée sur le superarbre de Nyakatura & Bininda-Emonds (2012)[22], modifié au niveau du genre Conepatus pour positionner la Moufette de Humboldt sur une branche adjacente au Cinghe, conformément aux affinités génétiques discutées par Schiaffini et al. (2013)[23], ainsi que l’étude de M. McDonough et al. (2021)[24] :
| Mephitinae |
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Sous-espèces
modifier| Sous-espèce | Description | Répartition | Synonymes |
|---|---|---|---|
| Mephitis mephitis mephitis Schreber, 1776 (Sous-espèce nominale) Mouffette commune Moufette du nord-est[27] |
Sous-espèce de grande taille, dotée d'une queue courte et mince, et d'un pelage noir marqué de motifs blancs réguliers[28]. | Est du Canada : Nouvelle-Écosse, Québec et nord de l'Ontario. | M. americana (Desmarest, 1818), chinche (Fischer, 1829), mephitica (Shaw, 1792), vulgaris (F. Cuvier, 1842) |
| Mephitis mephitis avia Bangs, 1898 |
Semblable à M. m. mesomelas, mais dotée d'un crâne légèrement plus grand[28]. | Région des prairies de l'Illinois, ouest de l'Indiana et est de l'Iowa. | newtonensis Brown, 1908 |
| Mephitis mephitis elongata Bangs, 1895 Moufette allongée |
Sous-espèce de taille moyenne pourvue d'une très longue queue. Les bandes blanches sont généralement très larges[28]. | De la Floride à la Caroline du Nord, et dans les massifs montagneux jusqu'en Virginie-Occidentale ; vers l'ouest sur la côte du Golfe jusqu'au fleuve Mississippi. | |
| Mephitis mephitis estor Merriam, 1890 |
De petite taille, elle ressemble à M. m. varians mais possède une queue plus courte et un crâne plus petit. Les bandes blanches sont particulièrement larges le long du dos et de la queue[28]. | Arizona, ouest du Nouveau-Mexique, Sonora, Chihuahua et nord de la Basse-Californie ; vers le sud dans la Sierra Madre jusqu'au sud du Chihuahua. | |
| Mephitis mephitis holzneri Mearns, 1898 |
Semblable à M. m. occidentalis, mais plus petite[28]. | Sud de la Californie, depuis les environs de la baie de Monterey vers le sud jusqu'en Basse-Californie ; vers l'est jusqu'à la Sierra Nevada et la chaîne de San Bernardino. | |
| Mephitis mephitis hudsonica Richardson, 1829 Mouffette de la baie d'Hudson Moufette du Nord[27] |
Sous-espèce de très grande taille, dotée d'une queue de dimensions moyennes et particulièrement fournie[28]. | Ouest du Canada, du Manitoba à la Colombie-Britannique ; vers le sud aux États-Unis jusqu'au Colorado, au Nebraska et au Minnesota. | americana (Lesson, 1865), chinga (Tiedemann, 1808), minnesotoe (Brass, 1911) |
| Mephitis mephitis major Howell, 1901 |
Probablement la plus grande des sous-espèces. Elle est semblable à M. m. occidentalis, mais présente des pattes arrière plus longues et un crâne plus lourd[28]. | Est de l'Oregon, nord de la Californie et Nevada ; vers l'est jusqu'aux montagnes Wasatch dans l'Utah. | |
| Mephitis mephitis mesomelas Lichtenstein, 1832 Mouffette mésomèle |
Une sous-espèce de très petite taille caractérisée par une queue courte[28]. | Rive ouest de la vallée du Mississippi, depuis le sud de la Louisiane jusqu'au Missouri ; vers l'ouest le long de la côte du Texas jusqu'à l'île Matagorda ; et remontant la vallée de la rivière Rouge au moins jusqu'à Wichita Falls. | mesomeles (Gerrard, 1862), scrutator (Bangs, 1896) |
| Mephitis mephitis nigra Peale et Palisot de Beauvois, 1796 Moufette de l’Est[27] |
De taille moyenne, elle se distingue par une queue plus longue que celle de la sous-espèce nominale M. m. mephitis[28]. | Nouvelle-Angleterre et États du milieu de l'Atlantique ; vers le sud jusqu'à la Virginie ; vers l'ouest jusqu'à l'Indiana. | bivirgata (C. E. H. Smith, 1839), dentata (Brass, 1911), fetidissima (Boitard, 1842), frontata (Coues, 1875), olida (Boitard, 1842), putida (Boitard, 1842) |
| Mephitis mephitis notata Hall, 1936 |
Semblable à M. m. occidentalis, mais pourvue d'une queue plus courte, d'un crâne plus lourd et de rayures plus étroites[28]. | Sud de l'État de Washington et nord de l'Oregon, à l'est de la chaîne des Cascades. | |
| Mephitis mephitis occidentalis Baird, 1858 Moufette occidentale |
De grande taille, elle ressemble à M. m. hudsonica mais possède une queue plus longue et un crâne plus étroit[28]. | Nord et centre de la Californie, depuis les environs de la baie de Monterey vers le nord, à l'ouest de la Sierra Nevada et de la chaîne des Cascades, jusqu'à la vallée de la Willamette dans l'Oregon. | notata (Howell, 1901 et al.), platyrhina (Howell, 1901) |
| Mephitis mephitis spissigrada Bangs, 1898 Moufette du passage Puget[27] |
Semblable à M. m. occidentalis, elle s'en distingue par une queue plus courte et une proportion plus importante de blanc sur le corps et la queue[28]. | Rives du Puget Sound et région côtière de l'État de Washington et du nord de l'Oregon. | foetulenta (Elliot, 1899) |
| Mephitis mephitis varians Gray, 1837 |
Sous-espèce de grande taille à très longue queue, dont les motifs du pelage s'apparentent étroitement à ceux de M. m. hudsonica[28]. | Sud et ouest du Texas, est du Nouveau-Mexique et régions adjacentes du Mexique ; vers le nord dans l'Oklahoma, le Colorado, le Kansas et le Nebraska. | texana (Low, 1879) |
Description
modifierLa mouffette rayée est un animal trapu aux membres courts, doté d'une petite tête conique et d'une longue queue très fournie[29]. Les mâles adultes sont 10 % plus grands que les femelles ; les individus des deux sexes mesurent entre 52 et 77 cm de longueur totale et pèsent habituellement entre 1,8 et 4,5 kg, bien que certains spécimens puissent atteindre 5,5 kg[14]. La démarche est plantigrade et la plante des pattes nues[14], et ils ne sont ni aussi larges ni aussi plats que ceux des conépates[29]. Les pattes antérieures sont armées de cinq longues griffes courbées adaptées pour creuser, tandis que celles des pattes postérieures sont plus courtes et plus droites[14].
Les motifs de couleur de la fourrure varient considérablement, mais consistent généralement en une base noire avec une rayure blanche partant de la tête qui se divise au niveau des épaules pour se poursuivre le long des flancs jusqu'à la croupe et à la queue. Certains spécimens présentent une tache blanche sur la poitrine, tandis que d'autres portent des rayures blanches sur la face externe des membres antérieurs[14]. Des mutations de couleur brune ou crème surviennent parfois[15].
Comme toutes les mouffettes, la mouffette rayée possède deux glandes anales très développées, situées de chaque côté de l'anus, contenant chacune environ 15 millilitres de musc[30], ce qui lui fournit un système de défense chimique face aux prédateurs[31]. Cette sécrétion huileuse et de couleur jaune est composée d'un mélange de thiols fortement odorants (des analogues soufrés d'alcools, appelés « mercaptans » dans les sources plus anciennes), qui peuvent être projetés à une distance de plusieurs mètres. L'odeur de cette excrétion a été comparée par Ernest Thompson Seton à un mélange de parfum musqué, d'essence d'ail, de soufre en combustion et de gaz d'égout, le tout « multiplié par mille »[15], bien que Clinton Hart Merriam ait affirmé qu'elle n'est pas « un dixième » aussi offensive que celle produite par le vison d’Amérique et la petite belette[30]. S'il est projeté dans les yeux, ce composé peut provoquer une sensation de brûlure temporaire[14].
Écologie
modifierHabitat
modifierLa mouffette rayée fréquente une grande variété d'habitats, en particulier les forêts mixtes, les buissons et les champs ouverts parsemés de ravins boisés et d'affleurements rocheux. Certaines populations, notamment dans le nord-ouest de l'Illinois, préfèrent les zones cultivées aux zones non vierge de toutes traces humaines[4].
Alimentation
modifierBien qu'elle soit principalement insectivore, la mouffette rayée est suffisamment opportuniste pour intégrer d'autres animaux et même des matières végétales à son régime alimentaire. Les insectes les plus fréquemment consommés sont les sauterelles, les coléoptères, les grillons, les chenilles, d'autres larves d'insectes et les abeilles[32]. Son régime comprend également d'autres invertébrés comme des vers, des écrevisses et divers arthropodes[32]. Durant l'hiver et le printemps, la mouffette rayée complète son alimentation avec des vertébrés tels que la souris à pattes blanches, des campagnols, ainsi que des œufs et des poussins d'oiseaux nichant au sol[4]. Elle est également connue pour consommer des amphibiens, des reptiles, des charognes et des poissons[32]. Les populations qui peuplent les zones côtières de la Californie se nourrissent notamment de crabes et de poissons échoués[33]. Bien qu'elle ne soit pas adaptée pour poursuivre des proies agiles, au moins un individu a été observé en train de chasser des lapins de Nouvelle-Angleterre jusque dans leurs terriers[15]. Elle consomme aussi des matières végétales selon la saison, comme des pommes, des myrtilles, des cerises noires, des coquerets, du maïs et des solanacées[4].
Les mouffettes rayées utilisent leurs griffes acérées afin de déchiqueter les souches d’arbre pourries à la recherche de larves, creuser le sol pour dénicher des insectes et maîtriser leurs proies. Leur habitude de fouissage laisse de petits trous bien visibles dans le sol, ce qui trahit fréquemment leur présence dans une zone[34].
Prédation
modifierEn raison de sa redoutable capacité défensive, la mouffette rayée a peu d'ennemis naturels. Les mammifères prédateurs évitent généralement les mouffettes, à moins d'y être contraints par la faim. Parmi ces prédateurs occasionnels figurent le Puma, le Coyote, le Lynx roux, le Taxidée, ainsi que les renards roux et les Urocyons. Les oiseaux de proie, notamment l'Aigle royal, le Pygargue à tête blanche et le Grand-duc d'Amérique, comptent parmi ses prédateurs les plus efficaces, bien qu'ils risquent toujours d'être incommodés ou aveuglés par la sécrétion projettée de leur proie[4].
Maladies
modifierLa mouffette rayée est l'un des principaux vecteurs du virus de la rage, se classant juste derrière le Raton laveur aux États-Unis, où elle représente 25 % des cas annuels. Les mouffettes sont les hôtes principaux de la maladie dans le centre-nord et le centre-sud des États-Unis ainsi qu'au Canada. Les cas de rage chez cette espèce sont généralement épizootiques et récurrents. Elles sont également des hôtes pour le Parvovirus canin et peuvent souffrir de leptospirose[35]. Une mouffette rayée du Texas a également été identifiée comme hôte d'un ver acanthocéphale intestinal, Pachysentis canicola[36].
Cycle de vie
modifierReproduction et développement
modifier
La mouffette rayée est polygame et se reproduit normalement une fois par an, bien que les femelles d'un an qui n'ont pas réussi à s'accoupler puissent entrer dans un second cycle œstral un mois après le premier. La saison des amours a généralement lieu entre la mi-février et la mi-avril, bien qu'elle soit plus tardive aux latitudes plus élevées. Avant la copulation, les testicules des mâles augmentent de volume pendant les mois de janvier et février, atteignant leur taille maximale en mars. Durant cette période, les mâles parcourent de vastes distances à la recherche de femelles, couvrant parfois jusqu'à 4 km par nuit[14].
Lorsqu'un mâle localise une femelle, il s'approche d'elle par l'arrière et lui lèche les organes génitaux, puis la mord à la nuque avant de copuler. Un même mâle peut s'entourer d'un harem de plusieurs femelles, avec lesquelles il s'accouple et qu'il défend contre ses rivaux pendant une période d'environ 35 jours. Une fois la période d'accouplement terminée, les femelles gestantes se confinent dans leur terrier, tandis que les mâles tentent de reconstituer leurs réserves de graisse[14].

La gestation dure environ 59 à 77 jours, et les petits naissent entre la mi-mai et le début du mois de juin. Les portées comptent généralement de 2 à 12 petits, avec une moyenne de 5 ou 6[34], bien qu'une portée exceptionnelle de 18 petits a été observée en Pennsylvanie. Les nouveau-nés naissent aveugles et avec une fourrure clairsemée, pesant entre 25 et 40 grammes. Leurs yeux s'ouvrent après environ trois semaines, et ils sont sevrés au bout de 42 à 56 jours[14]. Bien que leur appareil glandulaire ne soit pas encore totalement développé, les jeunes adoptent instinctivement la posture défensive caractéristique dès cet âge lorsqu'ils se sentent menacés[15]. À partir de ce moment, ils commencent à accompagner leur mère à l'extérieur du terrier et deviennent pleinement indépendants après deux mois et demi[14].
Terriers
modifierLa mouffette rayée peut creuser ses propres terriers, bien qu'elle s'approprie volontiers ceux abandonnés par d'autres animaux si l'occasion se présente. Ces terriers ne sont normalement utilisés qu'à la fin de l'automne, en hiver et au début du printemps, tandis que les femelles ayant des petits non sevrés y ont recours à la fin du printemps et en été. Dans les zones cultivées, les mouffettes rayées creusent souvent leurs terriers dans les haies de bordure, probablement parce qu'elles y sont moins susceptibles d'être dérangées par les machines agricoles ou le bétail. En hiver, il est fréquent qu'un même terrier soit occupé par plusieurs femelles et un unique mâle[4]. Durant cette période, la mouffette rayée économise son énergie en abaissant sa température corporelle de 38 °C à 32 °C. Bien qu'elle puisse chercher de la nourriture pendant de courtes périodes en hiver, elle dépend principalement de ses réserves de graisse par temps froid et peut perdre jusqu'à 50 % de son poids corporel[37].
Relations avec les humains
modifierDans la culture
modifier
La mouffette rayée est fréquemment présente dans les mythes et les traditions orales des Autochtones des États-Unis. Certains récits tentent d'expliquer les motifs de ses rayures ou l'origine de son odeur. Les mouffettes occupent divers rôles dans ces légendes et peuvent être représentées comme des héros, des méchants, des esprits farceurs ou des monstres. Pour le peuple Muscogee, la mouffette symbolisait la loyauté familiale et la défense des êtres chers. Les Winnebagos l'utilisaient quant à eux pour symboliser la vanité, représentant un être beau à l'extérieur mais laid à l'intérieur[38].
La mouffette rayée a été qualifiée d'« emblème de l'Amérique » par Ernest Thompson Seton. Elle est très présente dans la culture populaire moderne, faisant l'objet de diverses chansons de jazz et de funk, comme le Skunk Song de Cab Calloway ou Some Skunk Funk des Brecker Brothers. Le lien entre la mouffette et ces genres musicaux s'explique notamment par le fait que le terme *funk* désigne à l'origine une odeur forte. La chanson humoristique Dead Skunk de Loudon Wainwright III a également connu une grande popularité au début des années 1970. Les mouffettes sont aussi des personnages populaires dans les contes pour enfants, les bandes dessinées et les dessins animés, notamment le personnage de Pépé le putois chez Warner Bros. Cartoons et celui de Fleur chez Disney dans le film d'animation Bambi (1942), leur odeur musquée en faisant souvent un sujet de crainte et d'ostracisme[38].
Liste de personnages de mouffettes dans la culture
modifierCet animal est apprécié dans la culture populaire où il a inspiré de nombreux personnages du cinéma d'animation américain ou mondial :
- Fleur (dans Bambi, 1942)
- Pépé le putois (dans les Looney Tunes, 1945)
- Little 'Tinker (en) (film de Tex Avery, 1948)
- Skunk (dans The Real Story of O Christmas Tree, 1992)
- Fifi Le Fume (dans Les Tiny Toons, 1992)
- Éloïse (dans Franklin, 1997-2004)
- Carlita (dans Barbie et le Lac des cygnes, 2003)
- Stella (dans Nos voisins, les homes, 2006)
- Skunk (dans Skunk Fu!, 2007)
- Milo Skunk (dans Les Mystères d'Alfred, 2010)
- Mitzi (épisode Sue Syndrome, saison 3, épisode 23) et Pepper Mildred Clark (dans Littlest Pet Shop, 2012)
- Skinnet (dans Lego Legends of Chima : Le Voyage de Laval, 2015)
- Aningar (dans Vampire Skunk, 2015)
- La mouffette (saison 3, épisode 72 de PAW Patrol : La Pat' Patrouille, 2016)
- Sage Skunk (dans Enchantimals (en), 2017)
- Petunia (dans Happy Tree Friends)
- Tupudu (dans Les Contes de la forêt verte, 1973)
Piégeage et utilisation de la fourrure
modifierLa mouffette rayée est l'un des animaux à fourrure les plus recherchés d'Amérique du Nord. Elle occupait autrefois le deuxième rang des espèces les plus chassées pour leur peau, juste après le Rat musqué. Sa fourrure possède une valeur élevée, étant à la fois durable et dotée d'un riche éclat, bien que cette dernière caractéristique s'atténue avec l'usure et l'exposition à la lumière du soleil. Les pelages de mouffette sont divisés en quatre qualités, les plus prisées étant celles présentant la plus grande proportion de noir. Ces qualités sont ensuite subdivisées en valeur selon leur provenance géographique ; les plus précieuses proviennent des régions septentrionales, où la fourrure est plus fine et plus sombre[5]. Les mouffettes sont réputées faciles à piéger, retournant parfois d'elles-mêmes vers des pièges où elles ont déjà été capturées. Comme il est difficile de les tuer sans qu'elles ne libèrent leur excrétions (ce qui endommagerait la fourrure), les trappeurs leur assénaient généralement un coup paralysant au bas du dos ou les noyaient lorsqu'elles étaient capturées dans un piège en boîte[15].
L'élevage de la mouffette a véritablement commencé à la fin des années 1890, à une époque où la demande étrangère pour leurs peaux était forte et où le piégeage intensif avait largement raréfié les spécimens les plus précieux, majoritairement noirs. L'élevage en captivité des mouffettes s'est avéré relativement simple par rapport à celui du vison et de la martre, car les mouffettes s'apprivoisent plus facilement et ont des besoins alimentaires moins spécialisés[5]. L'accent a été mis sur la sélection génétique des individus les plus dociles et les plus sombres[15]. Avant la Première Guerre mondiale, les peaux de mouffette étaient principalement expédiées vers l'Europe, jusqu'à ce que l'amélioration des méthodes de désodorisation et de traitement des peaux suscite un intérêt croissant pour leur consommation sur le marché nord-américain[5]. Malgré la facilité d'élevage et de gestion, l'élevage de la mouffette n'était pas excessivement rentable, le prix relativement bas des peaux ne compensant pas les coûts d'entretien. Néanmoins, élever des mouffettes était considéré comme une bonne pratique pour les éleveurs amateurs de fourrure qui souhaitaient par la suite passer à des espèces plus lucratives telles que les martres, la zibeline, le vison ou le renard argenté[15].
- Peaux de fourrure de mouffette rayée.
- Traces de pas dans la neige.
Détention et captivité
modifierLa mouffette rayée s'apprivoise facilement et était souvent gardée dans les granges au XIXe siècle siècle pour éliminer les rats et les souris[5]. La sélection artificielle a permis l'émergence de diverses mutations de couleur, notamment le noir, le brun chocolat, le gris fumé et blanc, l'abricot, l'albinos, le blanc pur, le lavande, le champagne et l'acajou[6].
Autres utilisations
modifier
La mouffette rayée était régulièrement consommée par les trappeurs et les peuples autochtones, à condition que l'animal ne soit pas trop vieux ou qu'il n'ait pas projeté son excrétion avant d'être tué[15]. Le zoologiste américain Clinton Hart Merriam a décrit la viande de mouffette comme étant blanche, tendre, douce et plus délicate que celle du poulet[30]. Cette viande était également prisée par les immigrants chinois, qui achetaient par ailleurs les vésicules biliaires de mouffette à des fins médicinales[33].
Sa graisse était autrefois réputée pour faire un excellent lubrifiant[15].
Les excrétions ont été utilisées comme remède traditionnel contre l'Asthme, malgré l’odeur particulièrement forte[29].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Striped skunk » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 Carl von Linné, Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, t. 1, Holmiae, Laurentii Salvii, , 44 p. (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ UICN, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 (en) Wade-Smith, J. et Verts, B. J., « Mephitis mephitis », Mammalian Species, no 173, , p. 1–7
- 1 2 3 4 5 Lantz, D. E. (1923). Economic value of North American skunks. Washington, D.C.: U.S. Dept. of Agriculture.
- 1 2 Cipriani, D. (2011) "Skunks are affectionate, intelligent pets for owners who offer the proper care". Critters USA. pp. 2-6
- ↑ J. Feinstein, Field Guide to Urban Wildlife, Stackpole Books, (ISBN 0811705854), p. 67
- ↑ « Mouffette rayée », sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 682
- 1 2 Auguste Ménégaux (dir.) (ill. Wilhelm Kuhnert), La Vie des animaux illustrée : Les Mammifères, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1902-1904, 525 p., in-4, p. 491
- ↑ Henry de Varigny, Histoire et mœurs des animaux : Singes, prosimiens, chiroptères, carnivores, vol. I : Mammifères, Paris, J. Rueff, , p. 630
- ↑ Encyclopédie du monde animal : [750 espèces dans leur milieu], Paris ; Bruxelles ; Montréal, Sélection du Reader’s Digest, (ISBN 2-7098-0284-8, lire en ligne)
- 1 2 Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Frédéric Cuvier, Histoire naturelle des mammifères : avec des figures originales, coloriées, dessinées d'après des animaux vivans, Paris, A. Belin, 1824-1842, 7 t. (lire en ligne), (numéro de page)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) Rosatte, R. (dir.) et Lawson, S. (dir.), Wild Mammals of North America; biology, management and conservation, Baltimore, Johns Hopkins University Press, , 692-707 p. (lire en ligne), « Skunks »
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Seton, E. T. (1909). Life-histories of northern animals : an account of the mammals of Manitoba. New York City: Scribner. pp. 966-994
- 1 2 Voir l'article principal Cri (langue).
- ↑ Arthur Holmes Howell, « Revision of the skunks of the genus Chincha », North American Fauna, no 20, , p. 18 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Carl von Linné, Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, t. 1, Holmiae, Laurentii Salvii, , 64–65 p. (lire en ligne)
- ↑ Johann Christian von Schreber, Die Säugthiere in Abbildungen nach der Natur, mit Beschreibungen, t. 3, Erlangen, , 444 p. (lire en ligne)
- ↑ ICZN, « International Code of Zoological Nomenclature - Article 23.9: Reversal of precedence », sur nhm.ac.uk (consulté le )
- 1 2 (en) H. D. Barton et S. M. Wisely, « Phylogeography of striped skunks (Mephitis mephitis) in North America: Pleistocene dispersal and contemporary population structure », Journal of Mammalogy, vol. 93, no 1, , p. 38–51 (DOI 10.1644/10-MAMM-A-270.1)
- ↑ Katrin Nyakatura et Olaf R. P. Bininda-Emonds, « Updating the evolutionary history of Carnivora (Mammalia): a new species-level supertree complete with divergence time estimates », BMC Biology, vol. 10, (DOI 10.1186/1741-7007-10-12, lire en ligne
) - ↑ Mauro I. Schiaffini, Magalí Gabrielli, Francisco J. Prevosti, Yamila P. Cardoso, Diego Castillo, Roberto Bó, Emma Casanave et Marta Lizarralde, « Taxonomic status of southern South American Conepatus (Carnivora: Mephitidae) », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 167, no 2, , p. 327–344 (DOI 10.1111/zoj.12006)
- ↑ (en) Molly M. McDonough, Adam W. Ferguson, Robert C. Dowler, Matthew E. Gompper et Jesús E. Maldonado, « Phylogenomic systematics of the spotted skunks (Carnivora, Mephitidae, Spilogale): Additional species diversity and Pleistocene climate change as a major driver of diversification », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 163, , p. 107266 (DOI 10.1016/j.ympev.2021.107266)
- ↑ Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- 1 2 3 4 (en) Rudolph Martin Anderson, Catalogue of Canadian Recent Mammals, Ottawa, Edmond Cloutier, King's Printer and Controller of Stationery, coll. « Biological Series / Bulletin (National Museum of Canada) » (no 31), , 102e éd. ((https://archive.org/details/bulletin102nati/page/36/mode/2up)), p. 36
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (en) A. H. Howell, Revision of the skunks of the genus Chincha, Washington, Government Printing Office, U. S. Department of Agriculture, (lire en ligne)
- 1 2 3 Coues, E. (1877). Fur-bearing animals: a monograph of North American Mustelidae, in which an account of the wolverene, the martens or sables, the ermine, the mink and various other kinds of weasels, several species of skunks, the badger, the land and sea otters, and numerous exotic allies of these animals, is contributed to the history of North American mammals. Geological and Geographical Survey of the Territories (U.S.). pp. 195-235.
- 1 2 3 (en) C. Hart Merriam, The mammals of the Adirondack region, northeastern New York, New York, Henry Holt and Co., , 69-87 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) Berenbaum, M. R., « The chemistry of defense: theory and practice », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 92, no 1, , p. 2–8 (ISSN 0027-8424, PMID 7816816, PMCID 42807, DOI 10.1073/pnas.92.1.2, Bibcode 1995PNAS...92....2B)
- 1 2 3 (en) « Mephitis mephitis (Striped skunk) », sur Animal Diversity Web
- 1 2 Ingles, L. G. (1947). Mammals of California. Stanford University Press. pp. 69-76 . (ISBN 080471195X)
- 1 2 (en) « Striped Skunk », sur www.esf.edu, Adirondack Ecological Center - SUNY ESF - College of Environmental Science and Forestry (consulté le )
- ↑ (en) Newman, C. (dir.) et Byrne, A. W., Biology and Conservation of Musteloids, Oxford University Press, , 249 p. (ISBN 978-0-19-875980-5), « Musteloid diseases: implications for conservation and species management »
- ↑ (en) Omar M. Amin, Anshu Chaudhary, Richard A. Heckmann, Julie Swenson et Hridaya S. Singh, « Redescription and Molecular Characterization of Pachysentis canicola Meyer, 1931 (Acanthocephala: Oligacanthorhynchidae) from the Maned Wolf, Chrysocyon brachyurus (Illiger, 1815) in Texas », Acta Parasitologica, vol. 67, no 1, , p. 275–287 (PMID 34345996, DOI 10.1073/pnas.92.1.2)
- ↑ (en) Kurta, A., Mammals of the Great Lakes Region, University of Michigan Press, (ISBN 0472064975), p. 246
- 1 2 (en) Miller, Alyce L., Skunk, Reaktion Books Ltd., , 97, 134–146, 117–121 (ISBN 978-1-78023-490-8)
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Mephitis mephitis (consulté le )
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Mephitis mephitis Schreber, 1776
- (en) Brainmuseum : Mephitis mephitis
- (en) Catalogue of Life : Mephitis mephitis (Schreber, 1776) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Mephitis mephitis (Schreber 1776)
- (fr + en) ITIS : Mephitis mephitis (Schreber, 1776)
- (en) Animal Diversity Web : Mephitis mephitis
- (en) NCBI : Mephitis mephitis (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Mephitis mephitis (consulté le )
- (fr) La moufette rayée dans Faune et flore du pays (Canada)