SNCV Groupe du Hainaut
Le groupe du Hainaut est un ancien réseau d'autobus et de tramway qui a fonctionné dans la province de Hainaut et ses provinces limitrophes en Belgique entre et . Il a été remplacé par les réseaux respectif des TEC Charleroi et Hainaut.
| SNCV Groupe du Hainaut | ||
| Situation | ||
|---|---|---|
| Type | Autobus et tramway | |
| Entrée en service | ||
| Fin de service | ||
| Écartement des rails | métrique (1 000 mm) | |
| Exploitant | SNCV | |
| Réseaux connexes | Groupe du Brabant, Groupe des Flandres, Groupe de Namur-Luxembourg | |
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Histoire
modifierCréation du groupe (1936)
modifierLe groupe du Hainaut est créé en pour coordonner les différents groupes existants dans la province, à savoir, les groupes du Centre, de Charleroi, de Mons-Borinage et de Tournai[1].
L'une des premières action du groupe est d'harmoniser la numérotation des ligne de la province comme suit[1] :
- 1 à 29 pour le groupe de Mons-Borinage ;
- 30 à 40 pour le groupe du Centre ;
- 41 à 92 pour le groupe de Charleroi.
Le groupe de Tournai utilise les numéros 1, 3, 4, 5 et 6, en effet, il est isolé des trois autres, seule la ligne 411/1 alors indépendante du groupe de Tournai relie le précédant au groupe de Mons-Borinage[2].
La suppression du réseau ferré à Tournai (1952-1956)
modifierContexte
modifierLa période de l'après-guerre voit en Belgique comme ailleurs en Europe de l'Ouest une explosion du trafic automobile et une forte baisse de la fréquentation des lignes vicinales. Cette forte baisse de la fréquentation et des coûts d'exploitation et d'entretien des lignes ferrées élevés poussent en 1947 la SNCV alors en fort déficit à s'interroger quant-à l'avenir de ses lignes. Celle-ci décide d'abord de supprimer les lignes peu rentables, le plus souvent rurales et à traction autonome pour les remplacer par des autobus mais face au développement toujours important du transport individuel et à une vision du tramway comme mode de transport dépassé ces décisions de suppression vont progressivement s'étendre aux villes de taille moyenne puis à l'ensemble du réseau ferré. Après un essai à Bruges entre 1950 et 1951, les réseaux des villes de taille moyenne comprenant Louvain, Malines, Namur et Tournai sont progressivement supprimés à partir de 1952, ces suppressions s'accompagnent de la mise en service d'un réseau d'autobus urbains[3],[4].
La suppression des tramways du groupe de Tournai va se dérouler en quatre vagues entre et .
La première vague de suppressions (1952)
modifierLes premières suppressions ont lieu le , les lignes électriques 1 Tournai - Toufflers, 4 Tournai - Hertain et 6 Tournai - Rumillies ainsi que la ligne 665 Tournai - Wez-Velvain exploitée par autorail sont supprimées et remplacées par des autobus sous les mêmes numéros à l'exception de l'autorail 399 qui devient l'autobus 7[5],[6]. La conversion à l'autobus s'accompagne d'une modification des itinéraires des lignes dans la ville[7] :
- la ligne 1 n'emprunte plus le quai Sakharov, le pont et le boulevard Delwart jusqu'au Rond-Point mais le nouveau pont de Fer puis les rues du Cygne, du Bourdon Saint-Jacques, Saint-Jacques, de La Madeleine et l'avenue de Troyes pour rattraper l'itinéraire du tramway au Rond-Point ;
- la ligne 4 est déviée entre la rue Royale et la Grand-Place par la rue de Monnel, la place Clovis, la rue de Pont et le nouveau Pont-à-Ponts, les rues des Puits de l'Eau, de la Tête d'Or et la rue de la Wallonie[note 1] ;
- la ligne 7 est déviée entre la rue Royale et la rue Général Piron par le même itinéraire que la ligne 4 jusqu'au Beffroi puis par la rue Saint-Martin, l'avenue Montgomery, la chaussée de Willemeau puis la rue Général Piron pour rattraper l'itinéraire du tramway à hauteur de l'actuelle rue de Barges.
À la même date, la ligne urbaine 3 supprimée en suite à la destruction du pont Notre-Dame est remplacée par une ligne d'autobus urbain sous le même indice. À partir de la gare, elle emprunte le même itinéraire que la ligne 7 jusqu'au Quartier Sud. Elle abandonne la desserte du Cimetière du Sud à Tournai tandis que côté Nord à Kain, elle ne dépasse pas La Tombe contrairement au tram électrique qui allait à l'Alouette[5],[6].
- Autobus Brossel A92 DHLS/Jonckheere №895 sur la ligne 3 à Kain La Tombe devant la chapelle du même nom.
- L'autorail №273 attend le départ sur la ligne 668 vers Frasnes aux nouveaux quais terminus de la place Crombez (voir la section suivante), tandis qu'un autobus Chevrolet GT30/Jonckheere circule sur la ligne 3 (la photo étant prise entre 52 et 54, il peut également s'agir de la ligne 5).
Mode : Ab = autobus ; TA = tram autorail ; TE = tram électrique ; TV = tram vapeur.
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Modification des voies aux abords de la gare (1952)
modifierEn , parallèlement aux premières suppressions et suivant un projet établi en , l'implantation des voies est remaniée à la place Crombez et sur les boulevard adjacents, les voies sur les boulevards des Nerviens et des Déportés sont reportées sur les avenues Leray et Van Cutsem avec la création d'une voie de garage sur le parc Bersoniate le long de l'avenue Leray tandis qu'en parallèle, la voie de garage au sud-est de la place Crombez est supprimée et le garage double établi devant la gare est remplacé par une simple voie aboutissant avec les autobus aux nouveaux quais d'embarquement construits sur la partie nord du parc Crombez[note 2],[5],[9].
- Nouvelle implantation des voies, vue d'ensemble.
- /, détail du garage et de la place.
- /, détail des nouveaux quais des bus et du tram.
- Vue de la place Crombez depuis l'avenue Leray avec la nouvelle voie d'accès à la place et le garage (à gauche de la photo).
La seconde vague (1953)
modifierLe , la ligne 3 est prolongée depuis le Quartier Sud pour former une boucle de et vers le Beffroi[réf. nécessaire] par les rues Général Piron, Allard l'Olivier, de la Citadelle, de Barges, le boulevard du Roi Albert, la rue Vauban, la place du Palais de Justice, les rues des Filles-Dieu, d'Espinoy, la place Reine Astrid et la rue du Parc jusqu'au Beffroi[réf. nécessaire][note 3],[10]. Quelques années plus tard (attesté au ), la ligne est à nouveau prolongée depuis Kain La Tombe au nord par deux antennes, l'une vers l'Alouette et l'autre vers Kain Centre tandis que de d'avril à août un service spécial sous l'indice 3/ est mis en route qui depuis la gare dessert le Mont-Saint-Aubert[8].
En a lieu la seconde vague de suppressions, la ligne 670 Tournai - Courtrai est supprimée le pour être remplacée par l'autobus 2 (tableau 987) puis la ligne 672 Tournai - Péruwelz est supprimée à son tours le pour être remplacée par l'autobus 8 (tableau 989). La conversion à l'autobus s'accompagne là aussi d'une modification des itinéraires des lignes dans la ville, la ligne 2 emprunte alors le même itinéraire que la ligne 1 tandis que la ligne 8 est déviée entre la gare et la porte de Marvis par les rues Royale et Monnel, la place Clovis puis les rues du Quesnoy, Saint-Brice et de Marvis[7]. La même année, le , la ligne Hérinnes - Pecq qui était exploitée pour le compte de la SNCV par Daniel Bouffa est reprise en mains propres, la section Pecq - Hérinnes est abandonnée tandis que la ligne est prolongée à Tournai par l'itinéraire de la ligne 2 et exploitée sous l'indice 2/ (tableau 985)[5],[8]. Enfin le , la ligne 8 est prolongée de la gare de Péruwelz à Bon-Secours[5].
La troisième vague et le développement du réseau urbain (1954)
modifierLe , la ligne urbaine 5 supprimée comme la ligne 3 en suite à la destruction du pont Notre-Dame est remplacée par une ligne d'autobus urbain sous le même indice. Partant de la place de Warchin, elle emprunte le Vieux Chemin d'Ath, les rues Boucher et Jean-Baptiste Carnoy pour arriver à la Verte Feuille d'où elle emprunte l'itinéraire du tramway jusqu'au carrefour des rues Royale et du Becquerelle d'où elle suit cette dernière arrive à la place du même nom puis emprunte le quai Dumon, le pont de Fer, les rues du Cygne, de Courtrai, du Curé Notre-Dame pour arriver place Paul-Émile Janson pour reprendre l'itinéraire de l'ancien tramway jusqu'au Tir National[5].
Le les lignes 668 Tournai - Ath et 669 Ath - Flobecq sont supprimées et remplacées par des services routiers. Par ailleurs la même année, le , une seconde ligne urbaine d'autobus est mise en service reprenant l'itinéraire de l'ancienne ligne 5 entre Warchin, Rumillies Verte Feuille et le Tir National à Tournai[11].
La dernière ligne (1956)
modifierRéorganisation du réseau urbain de Tournai et naissance du Tournai City (1990)
modifierEn , la SNCV réorganise le réseau existant et créé de nouvelles lignes, les numéros sont abandonnés pour des lettres[note 4] tandis que suite au choix des habitants, le réseau prend le nom de Tournai City. Le réseau réorganisé comprend alors les lignes suivantes[12],[13] :
| Histoire | Nom | Desserte |
|---|---|---|
| Nouvelle ligne | O | Kain Centre - TOURNAI Gare - Hôpital Civil - ORCQ Terminus |
| O/ | KAIN Centre - TOURNAI Gare - Hôpital Civil - Résidence Carbonnelle | |
| Ancienne boucle de Warchin | W | Orcq Terminus - TOURNAI Gare - 4 Coins Saint-Jacques - Grand-Place - Warchin - Rumillies - TOURNAI |
| Nouvelle ligne | R | TOURNAI Résidence Carbonnelle - Gare - Rumillies - Warchin - TOURNAI Grand-Place - 4 Coins Saint-Jacques - Gare |
| V | TOURNAI Gare - Centre - Marvis - Prison - Chercq - Vaulx | |
| Z | TOURNAI Gare - Grand-Place - Résidence Carbonnelle - FROYENNES Zoning | |
| K | FROYENNES Zoning - TOURNAI Centre - Gare - KAIN |
Le réseau est repris en par le nouvellement créé TEC Hainaut.
Notes et sources
modifierBibliographie
modifierMonographies
modifier- Freddy Lemaire et Jean Simonet, Le rail en tournaisis 1835-1985, Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, , 205 p.
Notes
modifier- ↑ L’itinéraire de la ligne sur le plan publié en n'étant pas très clair, le horaires de la ligne confirme bien le passage par cet itinéraire (tableau 984)[8].
- ↑ Lemaire et Simonet dans leur plan page 185 représentent un second garage sis avenue Van Cutsem[9], hors aucun document ne semble attester de ce second garage tandis qu'une carte postale attestant de l'existence du premier sis avenue Leray montre qu'une rangée d'arbre occupait déjà l'emplacement supposé de ce second garage.
- ↑ Lemaire et Simonet ne parle que d'un prolongement par la Guinguette et la rue Allard l'Olivier, l'existence de cette boucle par le palais de Justice n'est attestée qu'en [7].
- ↑ Les lignes régionales conservent, elles leurs numéros.
Crédits internes
modifierRéférences
modifier- 1 2 « 9.6 Hainaut: Groupe du Hainaut 1937 to the present », p.95-101 dans (en) WJK Davies, 100 years of the Belgian vicinal 1885-1985, Light Rail Transit Association, , 227 p. (ISBN 0-900433-97-3, lire en ligne)
- ↑ Freddy Lemaire et Jean Simonet, Le rail en tournaisis 1835-1985, Tournai, Société Royale d'Histoire et d'Archéologie de Tournai, , 205 p.
- ↑ Avancez S.V.P.! op. cit., p. 52-54
- ↑ (nl) « De struktuurhervorming » [« La réforme structurelle »], sur zone01.be.
- 1 2 3 4 5 6 Lemaire et Simonet, Chapitre 11 : La mort du tram tournaisien (1945-1954), p.161-165
- 1 2 3 « Tournai dispose d'autobus pour ses transports urbains », Nos vicinaux, no 39, , p. 14 (lire en ligne)
- 1 2 3 Société nationale des chemins de fer vicinaux, Réseau de Tournai autobus, 1950s (lire en ligne)
- 1 2 3 Indicateur officiel → , Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) (lire en ligne)
- 1 2 Lemaire et Simonet, Tournai 1952-1954. (plan), p.185
- ↑ Lemaire et Simonet, Annexe C : Chronologie des tramways dans la région de Tournai, p.192-199
- ↑ Cette ligne va subir de nombreuses modifications au cours des années suivantes. Elle n'existe plus aujourd'hui ayant été remplacée par les lignes de bus du Tournai City.
- ↑ TEC Hainaut, « Tournai City 25 ans, Le Journal », sur rapportannuel.letec.be,
- ↑ « Le Tournai City 03.06.1991. Collecties », sur zone01.be (consulté le ).
