Réseaux d'autobus d'Île-de-France
Les réseaux d'autobus d'Île-de-France couvrent le territoire de la région Île-de-France. Organisé et financé par Île-de-France Mobilités, il constitue un réseau dense de transports en commun complémentaire des réseaux ferrés.
| Réseaux d'autobus d'Île-de-France | ||
Logo du réseau de bus d'Île-de-France. | ||
Un bus de type Iveco Urbanway 18 GNV de la ligne 95 à Paris, sur la place du Carrousel. | ||
| Situation | Île-de-France | |
|---|---|---|
| Type | Autobus | |
| Longueur du réseau | 25 000 km[1] | |
| Lignes | 1 500[2] | |
| Véhicules | 10 500 autobus et autocars[2] | |
| Fréquentation | 5 millions de déplacements en bus chaque jour (2020)[2] | |
| Propriétaire | Île-de-France Mobilités | |
| Autorité organisatrice | Île-de-France Mobilités | |
| Exploitant | RATP et les groupes ATM, Keolis, Transdev et RATP Cap à travers leurs filiales, Groupe Lacroix, Francilité (CFTR) et ses filiales, etc. | |
| Site Internet | Le réseau de bus d'Île-de-France Mobilités | |
| Lignes du réseau | ||
| Réseaux connexes | TC en Île-de-France : |
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Introduction
modifierDivers transporteurs exploitent pour le compte de l'autorité organisatrice Île-de-France Mobilités :
- des lignes à Paris intra-muros dont :
- 60 sont numérotées de 20 à 96, d'une part ;
- 5 sont identifiées de façon particulière, à savoir PC (98), Traverse Charonne (501), Traverse Bièvre-Montsouris (513), Traverse Batignolles-Bichat (518) et Traverse Ney-Flandre (519), d'autre part ;
- de très nombreuses lignes de banlieue en petite et grande couronne, numérotées à partir de 101 ;
- des services de lignes « urbaines », principalement dans des villes de banlieue, généralement avec une participation financière des collectivités concernées, pour la plupart numérotée dans la série 500 mais généralement désignées par un nom commercial, ainsi que les lignes Titus et Valouette ;
- des lignes de bus de nuit Noctilien ;
- des lignes de bus et car Express.
Réseaux de bus de Paris et petite couronne
modifierLe réseau de bus de la RATP
modifierLe réseau de bus et de cars de Paris et sa petite couronne a longtemps été exploité principalement par la RATP. En 2021, il était composé de 314 lignes dont 61 à Paris, 221 en petite couronne et 32 pour le service Noctilien[3]
Depuis , ce réseau, qui assurait la desserte de l'ensemble du territoire de la ville de Paris et la partie centrale de l'agglomération parisienne, est progressivement démantelé, et les lignes confiées à de nouveaux exploitants.
Lignes de jour
modifierJusqu'au inclus, la RATP exploite encore quelques lignes de jour dans Paris intra-muros, numérotées entre 20 et 99. En banlieue, elle exploite encore quelques lignes numérotées à partir de 101 :
- lignes de bus RATP de 20 à 99 ;
- lignes de bus RATP de 100 à 199 ;
- lignes de bus RATP de 200 à 299 ;
- lignes de bus RATP de 300 à 399[4].
La plupart de ces lignes sont remplacées durant la période nocturne par le réseau Noctilien, entre 0 h 30 et 5 h 30.
Lignes urbaines
modifierLa RATP exploite quatre des cinq lignes de bus Traverses de Paris.
Avec ses réseaux partenaires, elle exploite aussi le réseau de bus Titus, via la filiale Mobicité de RATP Cap Île-de-France.
Elle exploitait le réseau de bus Valouette ainsi que d'autres lignes dans certaines villes de banlieue ou agglomération devenues autorité organisatrice de proximité (AOP), avec une participation financière de celles-ci. Ces lignes sont listées ci-dessous en fonction de leur Établissement public territorial (EPT), et en dessous, les anciennes intercommunalités et les communes ayant ce statut au :
La commune de Puteaux est une AOP. |
La commune de Pantin est une AOP. |
Ouverture à la concurrence du réseau
modifierL'ouverture à la concurrence du réseau de bus RATP couvrant essentiellement Paris et sa petite couronne a eu lieu au , date à laquelle la RATP a perdu son monopole sur ce réseau[5]. Celle-ci a par ailleurs créé en une filiale destinée à répondre « aux appels d'offres de transport urbain et suburbain en Île-de-France, en particulier sur le réseau bus actuellement exploité par la RATP »[5] dénommée RATP Cap Île-de-France.
En effet, dans le cadre de la mise en concurrence du réseau de bus RATP, la totalité des centres bus ont été regroupés en lots pouvant se rapprocher du périmètre des communautés de communes et d'agglomération du secteur, afin que les lignes de bus rattachées constituent de nouveaux réseaux de bus. De ce fait, les centres bus ont été réattribués à partir de fin 2024 à la RATP via sa filiale Cap Île-de-France comme à d'autres nouvelles entreprises concurrentes, filiales des autres entreprises actuellement implantées dans la région comme Keolis, Transdev, CFTR avec « Francilité », le groupement de Lacroix et de SAVAC par exemple.
Les réseaux actuels Île-de-France Mobilités
modifierLes futurs réseaux Île-de-France Mobilités
modifier| Réseau[note 1] | N° de DSP | Département | Exploitant retenu | Conseil d'administration d'attribution | Date de mise en service | Centres bus + autres réseaux éventuels actuels |
|---|---|---|---|---|---|---|
| IDF Mobilités - Rive Gauche | 48 | Paris | RATP Cap Rive Gauche | Lignes de bus des centres bus de Croix-Nivert, de Lebrun, de Malakoff et de Montrouge | ||
| IDF Mobilités - Rive Droite | 49 | Paris | RATP Cap Rive Droite | Lignes de bus des centres bus de Belliard, de Lagny et des Lilas |
Réseaux de bus de moyenne et grande couronne
modifierLe réseau de bus et de cars de la région permet la desserte de 1 100 des 1 300 communes d'Île-de-France, concentrant plus de 6 millions d'habitants. Pour ce faire, sont utilisés quotidiennement plus de 5 400 bus et cars, soit près de la moitié du parc de bus et de cars régional pour l'exploitation de plus de 1 200 lignes régulières, desservant près de 29 000 points d'arrêt, pour un chiffre d'affaires de 900 millions d'euros[9].
Dans le cadre de la mise en concurrence du réseau bus, la quasi-totalité des lignes de bus régionales ont été regroupées en lots pouvant se rapprocher du périmètre des communautés de communes et d'agglomération du secteur, constituant de nouveaux réseaux de bus attribués progressivement à de nouvelles entreprises, filiales des entreprises actuellement implantées dans la région : ATM, Keolis, Transdev, RATP Cap Île-de-France et la CFTR avec « Francilité », le groupement de Lacroix et de SAVAC.
Ci-dessous, la liste non exhaustive des autres réseaux existants hors processus de mise en concurrence.
- Communauté d'agglomération Paris-Saclay : La Navette Paris-Saclay, réseau de navettes exploitées par Autocars Dominique ;
- Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest : Grand Paris Seine Ouest exploité par RATP, RATP Cap Île-de-France MobiCité et la SAVAC ;
- Établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris : Vallée Sud Bus exploité par Transdev Vallée Sud Grand Paris ;
- Ville de Brie-Comte-Robert : BrieBus exploité par Transdev SETRA ;
- Ville de Rosny-sous-Bois : Titus exploité par RATP Cap Île-de-France MobiCité.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Dénomination du réseau de bus provisoire, en attente de confirmation et des transporteurs sélectionnés à préciser.
Références
modifier- ↑ CP Conseil du STIF, 11 décembre 2013, consulté le .
- 1 2 3 Réseau bus en 2020, consulté le .
- ↑ « Nombre de lignes de bus à Paris et en Île-de-France en 2021, selon le réseau », sur fr.statista.com, (consulté le ).
- ↑ Philippe-Enrico Attal, « La numérotation dans les transports parisiens », Historail, no 17, , p. 7-13.
- 1 2 « La RATP crée une filiale pour l'ouverture à la concurrence en Ile-de-France », sur LEFIGARO (consulté le ).
- 1 2 3 « ÎLE-DE-FRANCE MOBILITÉS DÉSIGNE LES OPÉRATEURS BUS DE TROIS LOTS EN PETITE COURONNE ET RÉATTRIBUE UN LOT EN GRANDE COURONNE », sur Île-de-France Mobilités, (consulté le )
- 1 2 3 4 « ÎLE-DE-FRANCE MOBILITÉS DÉSIGNE LES OPÉRATEURS BUS DE QUATRE LOTS EN PETITE COURONNE ET D'UN LOT EN GRANDE COURONNE »
, sur Île-de-France Mobilités, (consulté le ) - ↑ Île-de-France Mobilités - Calendrier prévisionnel / Échelonnement des procédures de DSP bus à Paris Petite Couronne
- ↑ « Optile en bref/Optile en chiffres », sur optile.com, données de 2020 (consulté le ).