Couillet

section de Charleroi, Wallonie (Belgique)

Couillet (en wallon Couyet) est une section de la ville belge de Charleroi située en Wallonie dans la province de Hainaut. Au XIXe siècle et au XXe siècle, la localité a été un grand centre industriel de production charbonnière, métallurgique et chimique.

Couillet
Couillet
L'ancienne maison communale.
Blason de Couillet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Charleroi
Code postal 6010
Code INS 52011F
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Couilletois(e)[1]
Population 11 589 hab. (1/1/2025[2])
Densité 2 318 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 39″ nord, 4° 28′ 02″ est
Superficie 500 ha = 5,00 km2
Localisation
Localisation de Couillet
Localisation de Couillet dans la commune de Charleroi
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Couillet

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Elle compte environ 11 500 habitants en 2022.

Toponymie

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Le toponyme de Couillet est issu de l'Antiquité. Il vient de Culiacum (déjà mentionné en l'an 840), c'est-à-dire le domaine de Culius (nom gallo-romain)[3]. Le toponyme du quartier des Fiestaux est quant à lui issu de « fastigium altum », le haut sommet ou faîte[4].

Géographie

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Géographie physique

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Le paysage de Couillet est assez vallonné, son altitude se situant entre 100 m et 200 m. Le nord de la localité est bordé par la Sambre qui marque la limite avec Montignies-sur-Sambre. Des anciens terrains industriels sont situés le long de la Sambre.

Les coteaux de la Sambre et le plateau de Couillet à la limite de Loverval sont notamment constitués en sous-sol de roche calcaire. Une carrière y a été exploitée par la Société Solvay pour la fabrication de la soude caustique (procédé Solvay). Dans les dépressions karstiques à la limite avec Châtelet, on trouve des dépôts sableux de la Formation de Couillet qui contiennent de minces couches argileuses. Dans le passé, le sable fin argileux de la Formation de Couillet était destiné aux fonderies. Mélangé avec le sable d’Erquelinnes sous-jacent, il servait au moulage des pièces métalliques[5].

La présence dans le sous-sol de Couillet de houille à proximité de la Sambre a également permis le développement d'une activité minière et de charbonnages (Puits Sainte-Marie à Fiestaux et Puits no 5 dit du « Pêchon », à la limite avec Marcinelle).

Quartiers

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Couillet est divisé en plusieurs quartiers :

  • Le village est un quartier situé au nord, là où se trouve la maison communale. Selon Yves Lardinois, en 1843, le passage du chemin de fer (ligne Charleroi-Namur) a divisé le quartier en deux[6]. Le village ne sera désormais relié au sud de la localité que par deux embranchements carrossables et deux passages souterrains pour les piétons[6]. Lardinois souligne qu'en 1827, une verrerie a été construite, accompagnée de deux rangées de maisons pour loger les ouvriers qualifiés. En 1828, la firme Fontaine Spitaels a érigé quatre hauts-fourneaux et 200 fours à coque[6]. Yves Lardinois indique qu'une école a été ouverte en 1831, près de la maison communale[6]. En 1905, la verrerie a fermé ses fours, et les terrains ont été expropriés par l'État belge pour y aménager le « quai de bois » ainsi qu'une partie de la gare de formation de Charleroi-Central[6] ;
  • Couillet-centre, un quartier situé en face du chemin de fer où se trouve l'église Saint-Basile. Yves Lardinois indique que ce qui est devenu le quartier central faisait à l'origine partie du quartier du Village[7]. Avec la construction de la ligne de chemin de fer, l'aménagement de la route de Châtelet a été à l'origine de la naissance de ce nouveau quartier[7]. À partir de 1866 selon Yves Lardinois, les constructions se multiplièrent et les emplacements disponibles devinrent rares. Ce quartier devint progressivement le cœur de la vie économique et culturelle de Couillet, abritant la plupart des sociétés locales[7];
  • Couillet-queue, un quartier situé au sud traversé par la nationale 5, tire son nom d'un vaste vivier. Les affluents des ruisseaux de Loverval, Nalinnes et du Ry de Couillet formaient une queue de poisson jusqu'en 1825, selon Yves Lardinois d'où l'appellation « La queue du Vivier »[8]. Entre 1845 et 1865, la deuxième section de la commune portait le nom de « La Queue »[9];
  • Les Fiestaux, le plus ancien quartier de la commune, est le lieu où l'on a découvert les premières traces de présence humaine[10]. Dès 1845 selon Lardinois, le Fiestaux couvre déjà un tiers de la superficie de la commune, s'étendant entre 140 et 190 mètres d'altitude[11];
  • Les Fougères (ou Hublinbu), situé au sud-ouest à la limite avec Marcinelle ;
  • La Citadelle, situé sur les hauteurs du quartier du Fiestaux, entre les rues de Gilly et de Villers ;
  • Le Bavéry, situé à l'est, là où se trouvait l'ancienne Amicale Solvay, aurait été un bois traversé par un ruisseau. On suppose qu'il aurait pu appartenir à une famille nommée Bavet ou Bavay[12]. Selon Yves Lardinois, l'implantation des industries le long de la Sambre et la création de la ligne ferroviaire entre Charleroi et Namur, avec la gare de « Couillet-Montignies », ont entraîné une augmentation de la population[12]. Lardinois décrit qu'après la Première Guerre mondiale, le quartier du Bavery est devenu la zone la plus commerçante de la localité[13],
  • Le Coucou. Sur le plan cadastral d'après les recherches de Yves Lardinois, cette appellation apparaissait déjà en 1863 et comprenait une quarantaine d'habitations[13],
  • L'Amérique, il se situe à droite de la nationale 5, quartier qui possède une cité du même nom,
  • Bois des Cloches, situé à proximité avec le R3,
  • Les Quatre-Bras, au carrefour de la nationale 5,
    • Les Hauchies. C'est au croisement actuel des rues Destrée, Bellière et Huart-Chapel à Marcinelle, ainsi qu'à Châtelet, qu'une chaussée datant de l'époque romaine traversait le ruisseau à gué[14]. Selon Yves Lardinois, Après 1825, le chemin de Dinant fut renommé chemin de Philippeville, car il reliait la nouvelle route de Philippeville aux cinq chemins actuels et bien connus de Couillet[15].
  • La cité du Congo est située dans le quartier des Fiestaux. Selon Yves Lardinois, cette cité a été édifiée par la société coopérative « La Cité Jardin » en 1928, en 1934, 124 maisons furent construites aux rues des Carrières, de la Corniche, et Joseph Wauters[16]. À la suite de l'augmentation de la population, de nouvelles écoles et une plaine de jeux furent créées à l'initiative de l'administration communale[16].
  • Cité Solvay, située au sud du R3.
  • Cité de l'Amérique, il se situe dans le quartier de la Queue. Édifiée en 1922 qui est composée selon Yves Lardinois de 99 maisons unifamiliales[17].

Couillet possède le bois de Boubier à la limite avec Châtelet.

Terril du Fiestaux, petit terril situé près du site de l'ancien puits du même nom.

Hydrographie

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Couillet est principalement traversé par la Sambre au nord de la localité dans laquelle viennent se jeter le ruisseau de Saint-Hubert (qui naît à Loverval), le ruisseau des Haies (issu de l'étang du centre de délassement de Marcinelle-Loverval), le ruisseau de Nalinnes, le ruisseau de Loverval et le Ry de Couillet qui sépare Couillet de Marcinelle.

Démographie

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Évolution de la population[18],[19]
1801 1846 1900 1947 1977[Note 1] 2001
332 2 124 9 872 12 931 13 234 11 373

Histoire

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Antiquité et Moyen-Âge

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Le village est très ancien et semble avoir été occupé depuis l'Antiquité ainsi que l'attestent différentes fouilles archéologiques et son toponyme. Culiacum est cité pour la première fois sous le nom de « Culiacum ad Sabium » (Culiacum sur Sambre) dans une charte en faveur du chapitre de l'abbaye de Nivelles en 840. Il est de nouveau cité en 966 dans un diplôme d'Othon Ier. Géographiquement, il était implanté sur les collines qui bordent la rivière Sambre, lieu qui portait le nom de « Fiest-haut »[20].

Temps Modernes

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Couillet possédait autrefois un moulin banal dépendant de la seigneurie de Couillet‑Marcinelle. Installé au Warchat, il exploitait les eaux réunies des ruisseaux de Saint‑Hubert et du Fond des Haies, parfois nommé Amérique, dont la retenue artificielle formait un vivier d’importance notable. Yves Lardinois souligne que ce dispositif hydraulique constituait l’un des éléments économiques structurants du territoire[21]. Lorsque Couillet devint une paroisse autonome, les habitants de Marcinelle continuèrent à y faire moudre leur grain, ce qui provoqua des tensions récurrentes entre les deux communautés. Un accord fut finalement établi en 1791 : Marcinelle reprit la propriété du moulin et s’engagea à verser des redevances annuelles aux ayants droit[21].

Au début du XIXe siècle, la construction des routes de Philippeville et de Gilly, sur des talus élevés, réduisit fortement l’étendue du vivier, même si la réserve d’eau resta suffisante pour actionner la roue et servit ponctuellement de bassin de baignade. Le moulin devint progressivement une charge financière pour Marcinelle, qui décida en 1841 de vendre l’ensemble du domaine, comprenant près de deux hectares d’étang et de prairies[21]. La mort du dernier meunier, Gustave Saintes, en 1885, mit fin à l’activité meunière. Le site fut ensuite converti en tannerie dotée d’une fonderie à suif, une activité abandonnée peu avant 1914. Lardinois rappelle que cette reconversion illustre la diversification industrielle de Couillet à la fin du XIXe siècle[21]. Par la suite, l’administration communale acquit les bâtiments pour y loger des familles modestes, avant de procéder à la démolition progressive des vestiges du moulin. Les dernières traces disparurent en 1960, clôturant définitivement l’histoire de l’un des anciens équipements économiques du village[22].

« La Tourette » à l'angle de la place Communale et la rue du Village.

Jusqu'en 1796, Couillet fait partie de la Principauté de Liège. C'est sur la colline du Fiest-haut que les religieux prémontrés bâtissent en 1161 la première église de Couillet dédiée à Sainte-Catherine. Au début du XVe siècle, l'église Sainte-Catherine ainsi qu'un grand nombre de maisons sont brûlés par le comte Jean III de Namur en lutte avec la Principauté de Liège[20]. Selon Yves Lardinois, la paroisse fut dévastée et dépeuplée mais elle est réunie à celle de Marcinelle. En 1520, les habitants sollicitent la séparation de la communauté de Couillet et celle de Marcinelle[23]. Un château[Note 2] est construit en 1545 à quelques mètres de l'église[23][Note 3]. En 1579, Couillet redevient une paroisse autonome de celle de Marcinelle et le prince-évêque de Liège en fait une seigneurie distincte[4]. En 1660, l'établissement d'une fonderie est autorisé à Couillet. Les derniers seigneurs de Couillet avant la Révolution française sont les de Thibaut. De l'époque seigneuriale, il reste des châteaux dont l'un est nommé « La Tourette », donjon bâti au XVIe siècle que l'on trouve au bas de la place communale, l'autre avec ses tourelles se situe à côté de l'endroit dénommé « Les verreries »[20]. En 1796, les guerres engendrées par la Révolution française ont pour conséquence l'annexion de la Principauté de Liège (et donc de Couillet) au territoire français. Les révolutionnaires français rebaptisent le village en « Violette-sur-Sambre », voulant d'une part marquer la rupture avec le passé principautaire et d'autre part associer Couillet à son aspect encore poétique et agreste. En 1825, on ne recense que 395 habitants, Couillet n'étant alors qu'un village mi-agricole, mi-forestier.

Époque Contemporaine

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Locomotive à vapeur « Fedora » produite à Couillet par la SA de Marcinelle et Couillet pour la société Decauville.

Au début du XIXe siècle, l'aspect de Couillet change radicalement avec le début de la révolution industrielle. Des charbonnages s'installent aux Festiaux et à la limite de Marcinelle et y extraient la houille. En 1835, un grand complexe sidérurgique s'installe dans la vallée de la Sambre, construit par la Société des Hauts-Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. Cette usine est alors la plus grande fabrique de fer de la Belgique construite sous la forme de sept grands hauts-fourneaux dédiés à la fonte au coke, complétés par un vaste atelier de construction et un laminoir. Sortent notamment de ces usines les locomotives à vapeur Couillet-Hainaut vendues en Belgique et dans le monde entier. Le combustible vient des houillères de Marcinelle[24]. Le minerai est acheminé via la rive droite de la Sambre et les voies ferrées.

Le secteur aujourd’hui appelé Centre de Couillet relevait autrefois du territoire du Village. Selon Yves Lardinois, la création de la ligne ferroviaire Charleroi–Namur et le développement de la route de Châtelet entraînèrent progressivement la formation d’un noyau urbain distinct. Aux environs de 1857, l’endroit demeurait peu bâti : il comprenait le vieux moulin, le château Cartier, le bâtiment du Lion Belge et quelques habitations dispersées entre le chemin de fer, la rue de la Rampe, la route de Gilly et la rue du Coucou[7]. Un changement majeur intervint en 1860 lorsque Basile Parent, administrateur du réseau ferroviaire français, acquit plus de soixante hectares, dont une part importante dans cette zone. D’après Yves Lardinois, il y fit construire une brasserie, une place aujourd’hui connue sous son nom, ainsi qu’un ensemble de maisons bourgeoises, ouvrières et commerciales destinées à organiser l’essor du quartier. L’ouverture au culte de l’église en 1868 entraîna la création d’une paroisse indépendante, renforçant l’identité propre du Centre, tandis que le chemin de fer y établissait un arrêt nommé Couillet‑Centre[7]. À partir du milieu des années 1860, les constructions se multiplièrent rapidement, saturant les terrains disponibles. Le Centre devint alors le principal foyer économique et culturel de Couillet, accueillant la majorité des sociétés locales et jouant un rôle structurant dans la vie urbaine, comme le souligne Yves Lardinois[7]. Dès le milieu des années 1860, les constructions se multiplièrent au point de saturer rapidement les terrains disponibles. Le quartier s’imposa alors comme le cœur économique et culturel de Couillet, accueillant la majorité des sociétés locales et devenant un pôle structurant de la vie urbaine[7].

Hauts-fourneaux, vers 1865. Extrait de l'atlas cadastral parcellaire de la Belgique, plus connu sous le nom de Plans Popp.

C'est également à Couillet qu'Ernest Solvay et son frère Alfred Solvay installent leur première usine de soude caustique en 1863[25] après avoir déposé un brevet pour le révolutionnaire Procédé Solvay. Ce n’est pas par hasard qu'ils s'installent à Couillet : il s'agit d'un centre mondial de l’industrie du verre qui consomme énormément de soude[26]. Des années 1900 aux années 1980, la carrière de roche calcaire des Festiaux est exploitée par la Société Solvay pour la fabrication de la soude. Les réserves de calcaire s'épuisant aux Festiaux, Solvay arrête la production de carbonate de soude à l'usine de Couillet en 1993[27].

En 1889, l'aciérie Martin-Siemens qui utilise le Procédé Martin-Siemens est construite à Couillet en vue de la fabrication de matériel de guerre tel que des tourelles blindées et des obus de différents calibres. S'y ajoute la construction en 1892 d'un convertisseur Bessemer, et en 1894 d'un laminoir de rouleaux[28]. Au début de la Première Guerre mondiale, le , l'armée allemande exécute 18 civils et détruit 406 bâtiments. L'unité en cause est le 19e division d'infanterie de réserve. Ces événements font partie des Atrocités allemandes en 1914[29]. Le , la commune a donné son nom à un traité signé au château de Parentville. Ce traité est en réalité une lourde indemnité de guerre imposée à la ville de Charleroi et aux communes environnantes par le général allemand Max von Bahrfeldt.

Vue de Couillet, lithographie de 1895 conservée au British Museum.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le des bombardiers moyens B26 Marauder américains attaquent la gare de formation de Couillet qui vu la dispersion des bombes causent de graves dégâts dans la localité avoisinante, Bouffioulx. Après la Seconde Guerre mondiale, l'artiste céramiste couilletois Achille Petrus fait revivre à Couillet la céramique d'art dans la lignée du mouvement anglais Arts & Crafts qui prône la réhabilitation des techniques et des traditions de l’artisanat d’art. Particulièrement développée avant les années 1960 grâce aux aciéries et aux charbonnages, la localité n'est plus que le reflet de son lustre passé depuis la fermeture de ses industries lourdes et extractives. L'usine Solvay est désormais complètement rasée. Seul subsiste le Casino Solvay, dernier vestige de la volonté sociale d'Ernest Solvay qui attend une nouvelle affectation. En 1977, Couillet fusionne avec 14 autres communes pour former l'entité de Charleroi.

Depuis la fin du XXe siècle, un des défis sur le territoire de Couillet est la réaffectation des anciens terrains industriels. Ceux-ci sont notamment réemployés à de nouveaux projets à vocation environnementale ou commerciale. En 2013, est construit à Couillet un grand centre de tri automatisé des déchets PMC dénommé Valtris qui dépend de l'Intercommunale de collecte et de destruction des immondices (ICDI) de la région de Charleroi désormais appelée Tibi. En , le centre Valtris de tri de déchets est modernisé, permettant grâce à sa technologie de pointe, de séparer en 14 fractions distinctes le contenu du sac bleu de près de 1,7 million d’habitants des zones intercommunales de la province de Namur, de la province du Brabant wallon, de la province de Luxembourg et de la région de Charleroi[30]. En 2014, le centre commercial Bellefleur s'implante dans le centre de Couillet à proximité immédiate du Ring belge R3 qui traverse la commune depuis la fin des années 1980. Son nom fait référence à la Bellefleur ou le châssis à molette des charbonnages en hommage au passé minier de la commune. En 2024, un incendie limité touche le centre de tri Valtris à Couillet, sans détails précis sur l’origine ni l’impact[31]. En 2026, un autre incendie majeur frappe la zone extérieure de stockage PMC : fumée noire, alerte BE‑Alert, trafic ferroviaire perturbé, et piste d’une batterie comme cause probable. Aucun blessé[32].

Armoiries

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Blason de Couillet
Blasonnement : De gueules à trois étoiles à six rais d'or, au chef de même chargé d'une aigle issante de sable, couronnée d'or, becquée et languée de gueules[33].



Liste des bourgmestres jusqu'en 1977

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Liste des maires et bourgmestres avant l'indépendance de la Belgique.

  • De 1792 à 1797 : Paul Des Champs (bourgmestre puis maire).
  • De 1797 à 1800 : Joseph Lebon (maire).
  • De 1800 à 1817 : Jean Baptiste Bosquet (maire puis bourgmestre).
  • De 1817 à 1824 : Théodore François de Thibault (bourgmestre).
  • De 1824 à 1830 : Frédéric de Dorlodot (bourgmestre).

Liste des bourgmestres depuis l'indépendance de la Belgique jusqu'au rattachement de Couillet à Charleroi :

  • 1830 - 1848 : Frédéric de Dorlodot ;
  • 1848 - 1855 : Fortuné Danhieux ;
  • -  : Ambroise Bolle (Parti libéral) ;
  • -  : Alexandre de Thibault (Parti libéral) ;
  • -  : Louis Rainson (Parti libéral) ;
  • -  : Gustave Quinet (Parti catholique) ;
  • -  : François Debroux, bourgmestre faisant fonction (POB) ;
  • -  : Charles Pehon, bourgmestre faisant fonction (Parti libéral) ;
  • -  : Edmond Deschamps (POB) ;
  • -  : Eugène Van Walleghem, député-bourgmestre, (POB-PSB) ;
    • -  : Edmond Deschamps, bourgmestre faisant fonction, (POB) ;
    • 1942 -  : Couillet est intégré dans le Grand Charleroi (ne pas confondre avec le « Grand Charleroi » d'après la fusion des communes de 1977) ;
  • -  : Georges Xavier Monard, bourgmestre faisant fonction puis bourgmestre, (PSB) ;
  • -  : Georges Lambermont, (PSB).

Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural, monuments et curiosités

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L'église Saint-Laurent (IXe – XXe siècle)[34].
  • L'église Saint-Laurent, bâtie à partir du XIe siècle, repose sur les restes d'un sanctuaire carolingien. L'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle par Auguste Cador, qui modifie l'ensemble. L'église a été restaurée de 1949 à 1950 par l'architecte Simon Brigode.
  • L’ancienne maison communale de Couillet est un édifice public du quartier du Village, établi près de l’église Saint‑Laurent. Construite après l’acquisition en 1880 d’une parcelle de quatorze ares, elle résulte d’un concours international remporté en 1881 par l’architecte Salembier, dont le projet fut évalué à quatre‑vingt‑quatre mille francs[35]. Les travaux, confiés aux entrepreneurs Nonnon et Lhote, débutèrent en juillet 1881 et furent marqués par des difficultés de terrain et des litiges techniques, tranchés en faveur de la commune en 1882. Le bâtiment, conçu en relation directe avec l’ancien groupe scolaire, se distingue par sa masse architecturale, ses caves voûtées, sa façade à trois travées et son perron à double volée, ainsi que par une tourelle aujourd’hui privée de son lanternon[36]. Il porte plusieurs plaques commémoratives liées à la Seconde Guerre mondiale. Jugé inadapté aux besoins contemporains, il fut au centre d’un ambitieux projet de nouvel Hôtel de Ville et de centre culturel élaboré entre 1959 et 1968, dont seule la partie culturelle, réalisée par l’architecte Albert Guyaux, fut finalement inaugurée en 1972[37].
  • La « Tourette »[38],[39], bâtie au XVIe siècle et remanié et transformer durant les siècles suivants, bâtiment de briques et de pierre avec une tour d'angle qui se situe sur la place Communale[40].
Maison Guildhof.
  • La maison Guildhof, datant de 1560[41],[42]se situe rue du Village[43].
  • Le château Parent ou de Parentville, sur les hauteurs de Couillet ancienne demeure de Basile Parent. Racheté en 2016 par la province de Hainaut, il est destiné à devenir le siège des activités sociales de la province.
L'église Saint-Basile.
  • L'église Saint-Basile. Elle fut construite par la générosité de Basile Parent. Édifice néo-gothique en brique et calcaire bâti par l'architecte Auguste Quinet de 1865 à 1867[44]. Fermée par les autorités communales de Charleroi pour cause de crainte d'effondrements en 2000.
  • Domaine et château de Parentville. Selon Yves Lardinois, en 1860, Basile Parent, originaire de Couillet et ayant fait fortune en France, achète aux héritiers de Cartier-Bosquet 28 hectares de terres qu'il destine à ses frères et sœurs restés au village. Il fait construire le château de Parentville[45]. Il abrite actuellement le Centre de culture de l'ULB.
  • L'Amicale Solvay à Couillet et à Jemeppe-sur-Sambre. Bâtie en 1937 à 1939 par l'architecte Cozac[46] et abritait avant une piscine et un casino.
  • L'église Notre-Dame du Rosaire, construite en 1914 par l'architecte Hector Piérard[47], se situe dans le quartier de l'Amérique.
  • L'église du Sacré-Cœur, construite en 1954[48], dans le quartier des Fiestaux.
  • Différentes locomotives à vapeur Couillet-Hainaut sont encore en activité dans des lieux ouverts au tourisme :

Monuments

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  • Le monument aux morts, édifié en 1920[53] et installé en 1925[54],[55] à proximité de l'église Saint-Basile.
  • Le monument du traité de Couillet, rue de Villers.
  • Le monument aux victimes des bombardements et aux fusillés en 1944. Il est situé dans le quartier de la Sibérie sur le territoire de Bouffioulx, chemin du Bois.
  • Plaques commémoratives de la guerre de 1940-1945[56],[57] imposées sur l'hôtel de ville.

Curiosités

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  • Les vestiges du monument allemand installé après la bataille de la Sambre de 1914 et détruit après l'Armistice de 1918.
  • Le château d'eau, édifié en 1960, il se situe à la limite avec Loverval.
  • Les chevalements du puits no 5 dit du « Pêchon ». Sur l'ancien site du charbonnage de Monceau-Fontaine.

Culture

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La statue de Persée et le centre culturel de Couillet.

L'imposante statue métallique trônant devant le centre culturel de Couillet et représentant Persée est l'œuvre de l'artiste Giuseppe Miggiano. Centre culturel de Couillet, inauguré en 1971. Il se situe à l'entrée du parc près de l'église Saint-Basile.

Le centre culturel

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La centre culturel de Couillet, souvent identifié localement à travers des institutions comme le Cercle wallon de Couillet, occupe une place notable dans la vie associative et artistique de cette section de Charleroi. Installé rue Émile Vandervelde, il s’agit d’un pôle culturel de proximité où se mêlent traditions wallonnes, théâtre amateur et activités socioculturelles destinées à un public varié. L’établissement est particulièrement connu pour son théâtre amateur, qui bénéficie d’une solide réputation régionale, comme en témoigne son accueil favorable auprès du public local[60].

Bibliothèque

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Bibliothèque de Couillet, route de Philippeville dans le bâtiment où se trouve l'académie de Couillet.

Folklore

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Marche Saint-Laurent, tous les deuxièmes dimanches d'août, cette marche est créée en 2012[61],[62].

Lieux publics

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Parc et espace vert

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Parc communal de Couillet, fut aménagé en 1925 à l'usage public[63]. Situé sur la place Basile‑Parent à Couillet, constitue un petit espace vert de quartier intégré au tissu urbain de Charleroi. Il s’organise autour d’une zone herbeuse ouverte, ponctuée d’arbres isolés et de quelques massifs, formant un lieu de détente de proximité. Le parc est accessible en permanence, ce qui en fait un point de passage fréquent pour les habitants du quartier et les usagers des services communaux environnants. Son aménagement simple allées courtes, bancs, aire centrale dégagée reflète sa fonction de parc de village plutôt que de grand espace paysager. Les avis recueillis soulignent son caractère calme et pratique, apprécié pour de courtes pauses ou comme lieu de rencontre locale[64].

La localité possède plusieurs espaces verts sur son territoire notamment en face de l'Établissement Communal d’Enseignement de Promotion Sociale de Couillet, près de l'école du Fond Jacques dans le quartier du Fiestaux et le Centre de Délassement et du bois du Prince qui se trouvent sur le territoire de Marcinelle et de Loverval.

Cimetières

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Le cimetière de Couillet-Fisteaux.

Le cimetière de Couillet, se présente comme un ensemble funéraire structuré en deux sites principaux Couillet Centre et Couillet Fiestaux qui témoignent de l’évolution urbaine et sociale du quartier. Implanté au cœur d’un tissu résidentiel ancien, le cimetière de Couillet Centre, sis Rue du Cimetière 16, occupe une position traditionnelle au sein du village historique. Il rassemble 521 tombes répertoriées, dont une grande majorité a été photographiée et indexée, ce qui en fait un lieu de mémoire particulièrement documenté. L’organisation des sépultures, typique des cimetières wallons du XIXe siècle et du début du XXe siècle, mêle monuments familiaux, stèles modestes et concessions plus récentes, reflétant la diversité sociale de la population locale.

À quelques centaines de mètres, le cimetière de Couillet Fiestaux, établi Rue de Villers, constitue un second espace funéraire. Son implantation dans le hameau de Fiestaux illustre l’ancien morcellement de Couillet en plusieurs noyaux d’habitat. Ce cimetière, plus intime, conserve des sépultures anciennes qui témoignent de lignées locales et de l’histoire rurale du secteur.

Enseignement

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L'école du Fond Jacques.

Réseau communal de Charleroi

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La localité possède des écoles qui sont dans le réseau communal : Fond Jacques, Fougères, La Colline (maternelle), Les Petits Loups (maternelle), école du , Centre (école Alphonse Vaisière)[65], académie de Couillet et CECS, route de Philippeville.

Autres écoles

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École Notre-Dame de Loverval section Couillet (maternelle et primaire), école fondamentale libre Saint-Joseph.

Économie

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Vue panoramique des usines métallurgiques du Hainaut.

Sous l'Ancien Régime, Couillet était un village semi-agricole et semi-forestier[66]. Au fil du temps, la localité a évolué vers une vocation industrielle (verreries, hauts-fourneaux, charbonnages).

La présence dans le sous-sol de Couillet de houille a permis dans un premier temps le développement d'une activité minière et de charbonnages (Puits Sainte-Marie à Fiestaux, fermé en 1956 et Puits no 5 dit du « Pêchon », à la limite avec Marcinelle, siège de la société Monceau-Fontaine). Bénéficiant d'un approvisionnement bon marché à proximité, l'industrie métallurgique s'est ensuite installée. C'est ainsi qu'on trouvait à Couillet, les Usines Métallurgiques du Hainaut et la Société anonyme des Hauts-Fourneaux et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. Ces deux secteurs d'activité ont connu le déclin qui ont entraîné à la fermeture des charbonnages et des usines dans les années 50 et 70. Du Puits no 5 dit du « Pêchon », ne restent que les deux chevalements du puits. La fermeture des industries a entraîné une décroissance de la population.

L'usine Solvay en 1939.

En 1863, Couillet est la première commune belge qui voit l'installation de la première usine appartenant à la Société Solvay & Cie spécialisée dans la chimie. La carrière des Festiaux a été exploitée des années 1900 aux années 1980 par la Société Solvay pour alimenter cette usine en vue de la fabrication de la soude caustique (procédé Solvay). En 1998, l'usine historique est désaffectée, Solvay y arrêtant la seule activité qui y subsistait, la production de chlorure de calcium.

En 2013, est construit à Couillet un grand centre de tri automatisé des déchets PMC dénommé Valtris qui dépend de l'Intercommunale de collecte et de destruction des immondices (ICDI) de la région de Charleroi désormais appelée Tibi. En , le centre Valtris de tri de déchets est modernisé, permettant grâce à sa technologie de pointe, de séparer en 14 fractions distinctes le contenu du sac bleu de près de 1,7 million d’habitants des zones intercommunales de la province de Namur, de la province du Brabant wallon, de la province de Luxembourg et de la région de Charleroi[30].

Commerces

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Couillet dispose de commerces de quartier et d'un grand centre commercial Bellefleur en bordure du Ring R3. Le centre commercial Bellefleur, situé le long de la route de Philippeville à Couillet, constitue l’un des pôles commerciaux majeurs du sud de Charleroi. Développé par Equilis, il s’étend sur 26 000 m2 et résulte d’une combinaison d’extension neuve et de réaffectation d’un site existant, formant un ensemble cohérent et moderne. Son nom rend hommage au passé industriel de la région, en référence aux anciens chevalements miniers surnommés « la belle fleur »[67].

Le site accueille un large éventail d’enseignes nationales et internationales, couvrant la mode, l’équipement de la maison, les loisirs, la restauration et les services. Parmi les enseignes phares figurent Carrefour Market, JBC, ZEB, Krëfel, Chaussea, Lunch Garden, Jysk, Poltronesofà, Jack & Jones, ainsi que de nombreuses autres boutiques spécialisées telles que AVA, Orchestra, Tape à l’Œil, Cash Converters ou Maisons du Monde[68].

L’architecture du centre se distingue par une identité visuelle forte inspirée du patrimoine carolorégien : l’usage de références graphiques et structurelles évoquant la roue d’acier emblématique souligne la volonté d’ancrer le complexe dans son environnement historique. Cette intégration s’accompagne d’une implantation stratégique sur un axe routier majeur, facilitant l’accès depuis Charleroi et ses environs[67].

Service de santé

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Les services de santé à Couillet s’articulent autour d’une offre de première ligne structurée et centrée sur l’accessibilité, la pluridisciplinarité et la continuité des soins. L’acteur principal en est la Maison médicale Les Genêts, implantée rue Bois des Cloches, qui fonctionne selon un modèle au forfait et propose une prise en charge globale intégrant médecine générale, soins infirmiers, kinésithérapie, accompagnement psychologique et soutien social. L’équipe, composée de médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologue, assistant social et personnel d’accueil, assure un suivi coordonné du patient et met l’accent sur la dimension physique, psychique et sociale de la santé. Elle offre également un service spécialisé d’aide aux victimes de violences conjugales, assuré par une intervenante sociale, garantissant écoute, orientation et accompagnement confidentiels[69],[70].

La structure s’inscrit dans une logique de médecine de proximité, accessible aux habitants de Couillet et des quartiers voisins, et défend des valeurs de solidarité, justice sociale, citoyenneté et respect de l’autonomie. Elle intègre des actions de promotion de la santé et des activités communautaires visant à renforcer les ressources locales et la participation des habitants. Les consultations médicales sont assurées en semaine, tandis que les soins infirmiers sont disponibles sept jours sur sept, permettant une continuité de service[71].

Maison de repos

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La Résidence Au R’cwè du Vî Clotchi, située rue de Gilly à Couillet, est un établissement d’hébergement pour personnes âgées géré par le CPAS de Charleroi. Elle accueille 116 résidents dans une structure mêlant maison de repos (MRPA) et maison de repos et de soins (MRS), permettant la prise en charge de personnes valides, semi‑valides, en perte d’autonomie ou atteintes de pathologies telles qu’Alzheimer ou Parkinson[72],[73]. L’architecture du bâtiment associe confort moderne et ambiance chaleureuse, avec des espaces communs climatisés, des salons conviviaux, une bibliothèque, un fumoir intérieur, un jardin et une terrasse favorisant la détente. L’environnement urbain est adouci par la présence d’espaces verts, tandis que la proximité des commerces et des transports en commun facilite les visites et les sorties[74].

Les chambres individuelles, au nombre de 116, sont toutes équipées d’une salle de bain privative et d’un système d’appel, garantissant intimité et sécurité. Certaines disposent d’un accès Internet. L’établissement propose une prise en charge médicale complète : médecin coordinateur, infirmières et aides‑soignants de nuit, kinésithérapeute, psychologue, ergothérapeute et logopède. Les soins sont adaptés à chaque résident selon une démarche personnalisée[73],[72]. La vie quotidienne est rythmée par une restauration préparée sur place, élaborée avec l’aide d’un service diététique, ainsi que par un large éventail d’activités : ateliers mémoire, musique, gymnastique, projections de films, conférences, ateliers cuisine, jeux de société ou encore célébrations d’anniversaires. L’établissement dispose également d’un espace beauté (coiffure, pédicure, esthétique), d’équipements thérapeutiques tels que la balnéothérapie ou un espace Snoezelen, et d’un jardin thérapeutique[73],[74]. La résidence est sécurisée par un contrôle des entrées et sorties, une permanence 24h/24 et un système d’appel d’urgence. Un parking visiteurs est disponible, renforçant l’accessibilité du site. L’ensemble vise à offrir un cadre de vie stable, serein et socialement stimulant, où le bien‑être des résidents constitue la priorité[75].

Transports

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Gare de Couillet vers Châtelet.

Le transport ferroviaire actuel à Couillet s’articule autour de la gare locale située rue de la Gare, intégrée au réseau de la SNCB et desservant principalement l’axe Charleroi–Namur, l’un des corridors structurants du trafic régional. Cette halte, équipée d’automates de vente et d’un parking, assure une fonction de mobilité de proximité en reliant Couillet au centre de Charleroi ainsi qu’aux localités de la vallée de la Sambre. Les voyageurs y accèdent à des trains dont les départs et arrivées sont consultables en temps réel, permettant de suivre les voies, les retards éventuels et les correspondances disponibles. Les services proposés incluent également la connexion avec les lignes de bus locales, renforçant la multimodalité du site. Le trafic y est assuré par les trains du réseau intérieur belge, dont les horaires sont mis à jour en continu via le planificateur de voyage de la SNCB, qui signale aussi les perturbations, travaux ou modifications de circulation. L’ensemble fait de la gare de Couillet un point d’accès fonctionnel au réseau ferroviaire national, adapté aux déplacements quotidiens et aux liaisons régionales[76],[77].

La localité de Couillet est traversée par la ligne 130 de Charleroi à Namur dite ligne de la Basse-Sambre passe dans les communes de Charleroi, Couillet, Châtelet-Châtelineau, Farciennes, Tamines, Auvelais (Sambreville), Jemeppe-sur-Sambre, Floreffe et Namur.

Le transport par bus à Couillet, aujourd’hui intégré au réseau TEC Charleroi, se caractérise par une organisation dense et structurée autour de plusieurs arrêts stratégiques, dont COUILLET Centre et COUILLET Queue, identifiés comme points de passage majeurs du sud-est de Charleroi. Ces arrêts constituent des nœuds locaux où convergent des lignes urbaines et interurbaines, assurant la liaison entre Couillet, le centre de Charleroi et les communes périphériques. Les données disponibles montrent que les lignes 12, 13, 18 et 138b desservent régulièrement l’arrêt Couillet Centre, tandis que les lignes 19 et 451 passent par Couillet Queue, avec des directions variées allant de Charleroi à Gerpinnes ou encore Philippeville et Couvin. Les horaires consultés indiquent une fréquence soutenue, avec des départs espacés de quelques minutes aux heures de pointe, notamment pour les lignes 18 et 19, qui relient Couillet à la Gare Centrale de Charleroi[78],[79].

Le réseau se distingue également par son rôle de connexion entre zones urbaines et semi-rurales : les lignes interurbaines comme la 451, reliant Charleroi à Couvin via Philippeville, témoignent de l’importance de Couillet comme point de transit régional. Les arrêts sont situés principalement le long de l’Avenue Ernest Solvay, de la Route de Philippeville et de la Rue du Lion Belge, axes structurants du quartier. Les informations de trafic publiées par le TEC montrent que Couillet fait régulièrement l’objet d’adaptations temporaires, notamment lors de travaux, comme en attestent les déviations prévues pour les lignes 14 et 20 lors d’un chantier à la rue de l’Armée Française[80]. Ces perturbations, bien que ponctuelles, illustrent la sensibilité du réseau aux contraintes urbaines locales.

La localité est desservie par la Nationale 5 (Bruxelles à Gué-Hossus à la frontière) et le grand périphérique de Charleroi le R3, Couillet est aussi desservie par la Nationale 572 (Gilly-Haies à Couillet-Queue), pour rejoindre la Nationale 5 et la Nationale 576 (Couillet-Hauchies à Châtelet-Bouffioulx).

Sports et vie associative

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  • Club de Tennis de Table Buffalo Couillet.
  • Club de Tennis de Table Phoenix Couillet
  • Football : Racing Charleroi Couillet Fleurus et SC Montignies au stade du Fiestaux et au stade Les Tourterelles.
  • Karaté : Wakai Team[81].

Infrastructures

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  • Stade Les Tourterelles.
  • Stade du Fiestaux, où se trouve la plaine de jeux Eugène Van Walleghem. En 1937, l'administration communale inaugure la première plaine de jeux, encadrée par des instituteurs et institutrices. Pendant la guerre, la société Solvay décide d'assurer elle-même l'ouverture de la plaine de jeux, qui connaît un grand succès durant la période de ravitaillement. En 1950, la plaine quitte Couillet, et trois moniteurs sont chargés d'accompagner les enfants à celle de Marcinelle. En 1961, l'administration communale entreprend la construction d'un complexe pour accueillir la plaine de jeux, avec une inauguration des nouveaux locaux cette année-là[82].

Vie associative

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La vie associative de Couillet s’inscrit dans le tissu social de Charleroi en combinant structures de proximité, initiatives citoyennes et services d’accompagnement ancrés dans les quartiers. Elle se caractérise par un ensemble d’organisations actives dans les domaines social, culturel, éducatif et jeunesse, dont plusieurs sont implantées directement dans l’entité. Parmi les pôles les plus visibles figure la Maison des Jeunes de Couillet, située rue Maximilien‑Luce, qui propose des activités d’expression, d’accompagnement et de socialisation destinées aux adolescents et jeunes adultes ; elle constitue un lieu structurant pour la participation des jeunes à la vie locale[83]. Le secteur social est représenté par l’antenne du CPAS de Couillet, rue de Gilly, qui assure un soutien administratif, financier et psychosocial aux habitants, et par le service jeunesse du CPAS, actif à l’échelle de Charleroi mais accessible aux Couilletois, qui développe des actions d’insertion et d’accompagnement pour les publics jeunes en difficulté[84],[85].

La vie associative locale inclut également des organisations spécialisées, comme Eqla, active dans l’accompagnement des personnes aveugles et malvoyantes et implantée à proximité immédiate de Couillet, qui propose des services d’inclusion, de formation et de soutien social[86]. D’autres associations culturelles ou communautaires, telles que COCAD asbl, participent à la dynamique associative en développant des projets interculturels et des activités de cohésion sociale dans le bassin carolorégien, fréquenté par les habitants de Couillet. À l’échelle de la ville, la Maison de la Participation et des Associations joue un rôle de soutien transversal en offrant un accompagnement aux collectifs citoyens, aux comités de quartier et aux associations locales, ce qui contribue indirectement à structurer et renforcer les initiatives couilletoises[87].

Personnalités liées à Couillet

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Lithographie de Basile Parent par Charles Baugniet (1861).

Notes et références

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  1. Fusion de communes en Belgique.
  2. Le château a été démoli en 1906 pour faire place aux ateliers et forges.
  3. C'est l'église Saint-Laurent.
  4. Esquisse sur papier fort pour la réalisation d'une fresque, d'une tapisserie, d'un vitrail.

Références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Redécouvrir son quartier sous un autre regard... Charleroi : Section de Couillet, Charleroi, Espace Environnement, , 18 p. (lire en ligne)
  • n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0 et 978-2-8700-9588-1, OCLC 312155565, lire en ligne)
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  • Emmanuel Brutsaert (Rédacteur en chef), Gilbert Menne (Secrétaire d'édition) et Johan De Meester (Mission photographique), Histoire et patrimoine des communes de Belgique : Province du Hainaut, Bruxelles, Éditions Racine, , 608 p. (ISBN 978-2-87386-599-3), p. 148-149
  • Yves Lardinois, Regard sur Couillet, iph éditions, , 110 p. (ISBN 2-930336-73-0).
  • André Lépine, « Les charbonnages du Pays noir en cartes postales anciennes », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 503,

Liens externes

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