Autobus d'Île-de-France

réseau de transport

Les autobus d'Île-de-France forment un réseau de transport routier de personnes couvrant l'ensemble de la région Île-de-France, organisé par Île-de-France Mobilités et exploité par Keolis, Transdev, RATP Cap, CFTR et ATM.

Autobus d'Île-de-France
Image illustrative de l’article Autobus d'Île-de-France
Logo du réseau de bus d'Île-de-France.

Image illustrative de l’article Autobus d'Île-de-France
Un bus de la ligne 66 du réseau RATP, boulevard Victor Hugo, Clichy, en .

Situation Île-de-France
Type Autobus
Entrée en service 1662 : Carrosse à cinq sols
1828 : Omnibus
1906 : Autobus
Longueur du réseau 25 000 km[1]
Lignes 1 500[2]
Véhicules 10 500 autobus et autocars[2]
Fréquentation 5 millions de déplacements en bus chaque jour (2020)[2]
Propriétaire Île-de-France Mobilités
Autorité organisatrice Île-de-France Mobilités
Exploitant Les groupes ATM, Keolis, Transdev et RATP Cap Île-de-France à travers leurs filiales, Groupe Lacroix, Francilité (CFTR) et ses filiales, etc.
Site Internet Le réseau de bus d'Île-de-France Mobilités
Lignes du réseau (Bus) Autobus d'Île-de-France
Réseaux connexes TC en Île-de-France :
(RER) RER d'Île-de-France
Transilien Transilien
(M) Métro de Paris
(T) Tramway d'Île-de-France
(C) Téléphérique d'Île-de-France
(Bus) Autobus d'Île-de-France

La nuit, le réseau Noctilien prend le relais afin de maintenir en permanence une desserte minimale de Paris et de l'Île-de-France (proche et grande banlieue), au moins sur les grands axes.

Histoire

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Blaise Pascal expérimente à Paris les premiers transports en commun à partir de 1662. Il obtient en effet du roi Louis XIV le privilège de fonder une entreprise de carrosses publics qui exploite cinq routes, les « carrosses à cinq sols ». Cette entreprise périclite en 1677[3].

Il faut attendre environ cent cinquante ans avant de voir un système de transports en commun réapparaître dans la capitale. Les premiers omnibus font leur apparition en 1828, sur dix lignes régulières, qui connaissent un succès immédiat avec deux millions et demi de voyageurs en six mois.

Les premiers autobus parisiens étaient à impériale, sur le modèle des omnibus dont ils reprenaient la caisse. On voit ici le terminus de la ligne AL de la CGO à la gare des Batignolles.

Puis, la CGO, exploitant du réseau de surface parisien, introduit des autobus en 1906 sur son réseau. Ce mode de transport supplante rapidement les omnibus hippomobiles, grâce à leur rapidité et à leur confort accru. Avec la disparition de la plupart des tramways durant les années 1930 et de la dernière ligne en 1957, ils demeurent le seul mode de transport de surface à Paris jusqu'en 2006[note 1], année de mise en service, le , de la ligne 3a du tramway d'Île-de-France également appelée Tramway des Maréchaux sud.

Après une phase de déclin après la Seconde Guerre mondiale consécutive au développement des transports individuels et des années difficiles à partir des années 1970, à cause de l'évolution des modes de déplacement et des encombrements routiers en hausse constante, le bus a connu un lent renouveau grâce aux couloirs aménagés accélérant les dessertes et donc leur attractivité, à la création de lignes de desserte locale, les Traverses, et à la mise en place d'un label de qualité, le Mobilien.

Ouverture à la concurrence

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La loi relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (dite loi ORTF) du [4] change les rôles et les responsabilités dans l'organisation des transports franciliens et ouvre la voie à l'ouverture à la concurrence qui débute le par les réseaux de Grande couronne des opérateurs regroupés dans l'Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France (Optile). Les 135 contrats existants vont progressivement laisser place à 39 lots — et à autant de réseaux — attribués ainsi qu'à des appels d'offres qui seront remis en jeu à intervalles réguliers. Puis, ce sera au tour du réseau de la RATP à partir de 2024[5]. Île-de-France Mobilités en profite pour uniformiser ces réseaux sous ses seules couleurs, effaçant progressivement les identités visuelles des opérateurs (livrées, tenues des conducteurs, information voyageurs, etc.)[6].

La carte des 39 nouveaux périmètres figure sur le site d'Île-de-France Mobilités[7]. La liste détaillée est consultable sur l'article consacré à l'ouverture à la concurrence des transports en commun en Île-de-France.

Réseau actuel

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Les autobus d'Île-de-France, ce sont un nombre très important de lignes, permettant la desserte de l'ensemble de la région parisienne, de jour comme de nuit. Ces dernières sont organisées et financées par Île-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports de la région Île-de-France.

En 2016, Île-de-France Mobilités a lancé une grande consultation citoyenne en partenariat avec la mairie de Paris et la RATP, dénommée « Grand Paris des Bus »[8].

Le basculement vers le nouveau réseau de Paris intra-muros s'est fait sans difficulté notable en une nuit, entre le 19 et le , à l'exception de quelques rares mesures anticipées dans le cadre de la mise en service du prolongement du tramway T3b à la porte d'Asnières intervenue le [9].

Autorité organisatrice

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Île-de-France Mobilités organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs d'Île-de-France, qui sont assurés par la RATP, la SNCF et les compagnies de bus privées regroupées dans l'association Optile.

Elle définit entre autres les conditions générales d'exploitation, crée les titres de transport et fixe les tarifs. Elle définit aussi l'offre de transport et le niveau de qualité des services dans le cadre de contrats signés avec les entreprises.

Île-de-France Mobilités peut déléguer tout ou partie de ses attributions à des collectivités territoriales ou à leurs groupements, qui deviennent alors autorités organisatrices de proximité, pour des services définis par convention[10]. C'est le cas de nombreuses navettes et lignes urbaines organisées par des communes ou des établissements publics territoriaux (voir ci-dessous).

Livrée STIF

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Le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) a adopté une livrée commune pour les bus franciliens, à base de gris métallisé dit « vif-argent » et avec la signature du STIF en bas des vitres.

Chaque exploitant ou chaque réseau peut ensuite personnaliser cette livrée pour y inclure son logo car le « vif-argent » a été conçu pour pouvoir s'harmoniser avec toutes les autres couleurs pouvant être contenues par les éventuels marquages locaux complémentaires[11]. Cette livrée a été réalisée par Sennse, une agence spécialisée dans les transports[12].

Les réseaux arborent progressivement la nouvelle livrée à la suite de la signature des « contrats de type 2 », nouveaux modes de collaboration qui se mettent en place entre le STIF et les transporteurs, faisant suite aux « contrats de type 1 », signés en 2007. Le « contrat de type 2 » doit préparer la mise en concurrence des opérateurs, qui devait intervenir à partir de 2016 en Île-de-France[13].

Livrée Île-de-France Mobilités

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Depuis 2018, l'ensemble des nouveaux autobus arbore une livrée bleue d'Île-de-France Mobilités concomitamment au changement de nom de l'ancien STIF et aux « contrats de type 3 ». Contrairement à la livrée STIF, la livrée Île-de-France Mobilités ne donne aucune distinction entre les transporteurs à l'exception de leur logo ainsi que de la présence éventuelle de logos « Express » ou de ceux des collectivités locales.

Réseaux et lignes franciliennes

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En Île-de-France, le réseau des autobus et autocars est composé de lignes à dessertes urbaines et interurbaines, pouvant être à haut niveau de service, Express, de substitution routière, touristiques ou de transport à la demande.

Réseaux de jour

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Heuliez GX 137 L sur la ligne 3727 du réseau IDFM Sénart, assurant la boucle de la gare de Lieusaint - Moissy, attendant à son terminus du même nom, à Lieusaint, en .

Un découpage des 1 500 lignes diurnes en réseaux de bus locaux, exploités par la RATP et par les groupes ATM, Keolis, Transdev, RATP Cap Île-de-France et CFTR (Francilité), a été effectué par l'autorité organisatrice régionale, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence. Ces différents réseaux de bus locaux qui couvrent l'ensemble de la région Île-de-France sont dénommés :

Liste des réseaux d'autobus d'Île-de-France (au )
RéseauTranche de numérotation des lignes de bus du réseau
IDF Mobilités - Argenteuil - Boucles de Seine64xx
IDF Mobilités - Bièvre4xx
IDF Mobilités - Bord de Marne1xx, 2xx, 3xx, 5xx et BDM
IDF Mobilités - Boucles Nord de Seinexx, 1xx, 2xx, 3xx, 5xx, L'Audonienne et Le Bus du Port
IDF Mobilités - Brie et 2 Morin24xx et 77xx
IDF Mobilités - Centre et Sud Yvelines52xx, 53xx et 78xx
IDF Mobilités - Cergy-Pontoise Confluence12xx
IDF Mobilités - Cœur d'Essonne45xx et 91xx
IDF Mobilités - Croix du Sud1xx, 2xx, 3xx et 5xx
IDF Mobilités - Défense Saint Cloudxx, 1xx, 2xx, 3xx et 4xx
IDF Mobilités - Essonne Sud Est43xx
IDF Mobilités - Essonne Sud Ouest44xx et 91xx
IDF Mobilités - Évry Centre Essonne42xx, 91xx et Tzen 4
IDF Mobilités - Express Roissy35x et 95xx
IDF Mobilités - Fontainebleau - Moret34xx
IDF Mobilités - Grand Melun36xx
IDF Mobilités - Grand Versailles62xx
IDF Mobilités - Haut Val-d'Oise13xx et 95xx
IDF Mobilités - Île-de-France Ouest51xx, 52xx, 78xx et 91xx
IDF Mobilités - Mantois54xx et 782x
IDF Mobilités - Marne et Brie2xx, 3xx, 4xx, 6xx, 7xx et 77xx
IDF Mobilités - Marne et Seine4xx
IDF Mobilités - Marne-la-Vallée22xx et EVE
IDF Mobilités - Massy-Juvisy1xx, 2xx, 3xx et 4xx
IDF Mobilités - Meaux et Ourcq23xx et 77xx
IDF Mobilités - Ourcqxx, 1xx, 2xx, 3xx et Tzen 3
IDF Mobilités - Paris Saclay46xx et 91xx
IDF Mobilités - Pays Briard4xx, 31xx et 77xx
IDF Mobilités - Pays de Montereau33xx et 77xx
IDF Mobilités - Plaine Saint-Denisxx, 1xx, 2xx et 3xx
IDF Mobilités - Poissy - Les Mureaux65xx et 78xx
IDF Mobilités - Pompadour1xx, 2xx, 3xx et TVM
IDF Mobilités - Provinois - Brie et Seine32xx et 77xx
IDF Mobilités - Rive Droitexx, 1xx, 2xx et 3xx
IDF Mobilités - Rive Gauchexx, 1xx, 2xx, 3xx et PC
IDF Mobilités - Roissy Est21xx
IDF Mobilités - Roissy Ouest16xx et 93xx
IDF Mobilités - Saint-Germain Boucles de Seine63xx et 78xx
IDF Mobilités - Saint-Quentin-en-Yvelines51xx
IDF Mobilités - Seine Orlyxx, 1xx, 2xx, 3xx 4xx, Licorne et Tzen 5
IDF Mobilités - Sénart37xx, 77xx, Tzen 1 et Tzen 2
IDF Mobilités - Terres d'Envol6xx et 93xx
IDF Mobilités - Val d'Yerres Val de Seine41xx et 91xx
IDF Mobilités - Val Parisis14xx
IDF Mobilités - Vallée du Loing - Nemours35xx et 77xx
IDF Mobilités - Vallée de Montmorency15xx
IDF Mobilités - Vélizy Vallées61xx
IDF Mobilités - Vexin11xx et 95xx

Réseaux et lignes de proximité

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En complément de ces réseaux, des navettes et lignes urbaines, non comprises dans les lots mis en concurrence, sont organisées par des communes ou des intercommunalités par délégation d'Île-de-France Mobilités, qui continue d'en assurer une partie du financement. La collectivité en choisit l'exploitant. Longtemps assurées pour la plupart par la RATP sous des indices de la série 500, ces lignes ont été reprises entre 2019 et 2026 par d'autres exploitants, dont Origami et Paris Seine Mobilités (RATP Cap Île-de-France), Transdev, Autocars Dominique, Grisel ou Bluestation[14].

Les principaux sont les lignes de bus Traverses de Paris, les lignes de bus Grand Paris Seine Ouest, le réseau de bus Vallée Sud Bus, le réseau de bus Titus à Rosny-sous-Bois, les navettes des établissements publics territoriaux Est Ensemble et Paris Ouest La Défense, et La Navette de la communauté d'agglomération Paris-Saclay. S'y ajoutent des services communaux comme le Buséolien à Puteaux, Les Abeilles à Levallois-Perret, La Navette à Clichy, Choisybus à Choisy-le-Roi ou Olfi à Ozoir-la-Ferrière. Le réseau de bus Valouette a disparu le , une partie de ses lignes étant reprise par les communes.

Certaines communes organisent en outre, hors de tout conventionnement, leurs propres navettes, par exemple à Domont, Gonesse ou Livry-Gargan (voir la liste).

Réseau Noctilien

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Autobus et autocars Noctilien à la gare de Lyon en 2016.

Un réseau de cinquante-deux lignes[note 2] de bus de nuit, nommé « Noctilien », est exploité par la RATP et par les groupes Keolis, Transdev et RATP Cap Île-de-France, en lieu et place de la SNCF, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence.

Ce service est le fruit de la fusion des anciens réseaux Noctambus (RATP) et Bus de Nuit (SNCF). Il fonctionne de 0 h 30 environ à 5 h 30 du matin environ, dans Paris et la quasi-totalité de l'Île-de-France (petite et grande couronne).

Lignes à haut niveau de service

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Autobus bi-articulé Van Hool ExquiCity 24 Electric d'une Tzen 4 d'Île-de-France Mobilités.

En Île-de-France, il y a également des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), lignes de bus conçues et exploitées dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre, et utilisant un site propre. Parmi lesquels, on trouve les lignes 393, 1620, 3702, TVM, T Zen...

Lignes Express

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Autocar Iveco Bus Crossway Line d'une ligne Express A14 d'Île-de-France Mobilités.

Île-de-France Mobilités met en service de nouvelles lignes d'autobus/autocar destinées à faciliter les liaisons de pôle à pôle et de rocade, principalement en grande couronne.

Lignes de substitution

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Autobus Iveco Bus Urbanway 12 GNV d'une RER A en gare de Nogent-sur-Marne d'Île-de-France Mobilités.

La RATP et SNCF Voyageurs assurent dans le cadre de leurs activités, durant la journée, l'exploitation de lignes de bus de substitution aux tramways et aux trains, à la suite de fermetures de gares, de lignes ou portions de lignes, ou afin de faire face à un arrêt prématuré dans la soirée de l'exploitation ferroviaire d'une portion de ligne.

Les lignes de tram-train et de tramway qui ne sont pas exploitées par la RATP disposent de leurs propres bus de remplacement : les lignes T4, T11 et T14 par Stretto, et les lignes T12 et T13 par RATP Cap Arc Sud et Ouest[15].

Lignes touristiques

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Les bus touristiques d'Île-de-France sont constitués de plusieurs lignes régulières, à vocation touristique dont les lignes 40 et Tootbus Paris ainsi que les Navettes Disneyland Paris. D'autres circuits privés à arrêts multiples, comme Big Bus Paris, circulent également dans la capitale en dehors de la tarification francilienne[16].

Dessertes aéroportuaires

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Outre les lignes régulières et Noctilien qui les desservent, les aéroports franciliens disposent de navettes spécifiques :

Les anciennes lignes Roissybus et Orlybus et les cars Le Bus Direct ne circulent plus.

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Des établissements mettent à disposition du public des navettes gratuites de desserte, hors du réseau d'Île-de-France Mobilités. C'est le cas de la Cartoucherie de Vincennes, reliée à la station Château de Vincennes les soirs de représentation[17], ainsi que des hôtels desservis par les navettes Disneyland Paris ou des hôtels de la plateforme de Roissy.

Lignes de transport à la demande

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Un Mercedes-Benz Sprinter Mobility 23 sur la ligne TàD Vallée de Chevreuse à Rambouillet d'Île-de-France Mobilités.

En Île-de-France, des services de transport à la demande (TàD) complètent les lignes régulières là où leur fréquentation ne justifierait pas une desserte fixe. Île-de-France Mobilités en organise trois :

  • le TàD Île-de-France Mobilités, ouvert à tous sur réservation ;
  • le PAM, réservé aux personnes à mobilité réduite ;
  • les Bus Soirée, qui prennent le relais des lignes régulières en soirée, sans réservation.

D'autres services existent à l'initiative de collectivités, en dehors de ce cadre.

TàD Île-de-France Mobilités
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Anciennement appelé Flexigo, le service de transport à la demande d'Île-de-France Mobilités est assuré le plus souvent par minibus. Il est exploité par des entreprises telles que Keolis, Transdev ou RATP Cap Île-de-France, dans le cadre de contrats de délégation de service public.

Le premier service francilien de ce type, Allobus, naît en 1998 pour desservir la nuit et le week-end la plate-forme de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Il devient Filéo en 2010, et la dénomination TàD Île-de-France Mobilités est créée le . Au , le service est proposé sur quarante-deux territoires, principalement en grande couronne[18].

Sa fréquentation a été multipliée par onze entre 2019 et 2024. En , Île-de-France Mobilités annonce un « acte 2 » du transport à la demande, qui prévoit l'ouverture de trois nouveaux bassins, autour de Coulommiers, de Nemours et dans le nord du Val-d'Oise, et le renforcement des dix services les plus utilisés[19].

Le service fonctionne uniquement sur réservation, selon deux modes[20] :

  • la ligne virtuelle : comme sur une ligne de bus classique, le tracé et les arrêts sont définis, mais le bus ne circule que si des voyageurs ont réservé ;
  • la zone : aucun tracé n'est défini ; sur un périmètre donné, le voyageur accède à un ou plusieurs arrêts, et l'itinéraire du bus dépend des demandes.

Île-de-France Mobilités octroie ce label et finance les services qui respectent onze critères[21], parmi lesquels :

  • l'absence de redondance avec les lignes régulières ;
  • la performance économique du service et l'optimisation des moyens ;
  • des points d'arrêt déterminés et une plage horaire précisée à l'avance ;
  • le recours à la centrale de réservation régionale ;
  • l'application de la tarification francilienne.
Logo du service.

Le PAM, sigle de « Pour aider à la mobilité », est un service de transport à la demande destiné aux personnes à mobilité réduite, financé par la région Île-de-France, par Île-de-France Mobilités et par les départements[22]. D'abord organisé en agences départementales, créées entre 2003 et 2011[23], il est unifié à partir de 2021 : le « PAM Francilien », avec sa tarification et sa centrale de réservation uniques, les remplace entre et . Depuis le marché attribué le , son exploitation est confiée à Citémobil pour l'ouest de la région et à Keolis Mobilité Paris pour l'est[24].

Bus Soirée
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Depuis les années 2010, Île-de-France Mobilités a créé des lignes « Bus Soirée », anciennement appelées Flexo. Elles partent des gares et fonctionnent en général entre 21 h et 1 h du matin, en relais des lignes régulières. Il n'est pas nécessaire de réserver : à la montée, l'usager indique au conducteur son arrêt de descente, dans une zone définie propre à chaque ligne.

Au , 36 services de ce type existent[25].

Autres services de TàD
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Des collectivités organisent également des services de transport à la demande en dehors du label TàD Île-de-France Mobilités :

Transports scolaires

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Un Iveco Bus Crossway Line Natural Power sur la ligne 2460 de la Cité Scolaire d'Île-de-France Mobilités.

Île-de-France Mobilités organise les transports scolaires dans la région. Les élèves disposent de trois types de desserte :

  • les lignes régulières, routières et ferrées, qu'ils empruntent avec le forfait imagine R, valable en illimité[29] ;
  • les circuits spéciaux scolaires, qui desservent les établissements que les lignes régulières ne couvrent pas[30] ;
  • un service de transport adapté, en porte à porte, pour les élèves et les étudiants en situation de handicap qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun[31].

Les circuits spéciaux scolaires sont réservés aux élèves inscrits et assurent un aller-retour par jour entre le domicile et l'établissement, avec la carte Scol'R. Île-de-France Mobilités peut en confier la gestion, par convention, à un organisateur local : Cœur d'Essonne Agglomération en gère ainsi sept. Le montant restant à la charge des familles est fixé par chaque commune[32]. Ces circuits sont régis par un règlement régional[33].

Points d'arrêt

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Poteaux d'arrêt des réseaux de bus Apolo 7 et RATP ().

Jusqu'en 1906, les arrêts des omnibus hippomobiles ne sont fixes qu'aux terminus ou pour quelques points singuliers du parcours. La compagnie générale des omnibus crée des arrêts fixes demeurant facultatifs pour faire face à l'augmentation constante du nombre de voyageurs. Ceux-ci conservent la possibilité de demander un arrêt au cours du trajet, mais dès 1907, cette possibilité est supprimée car son impact est trop important sur la vitesse commerciale déjà peu élevée des premiers autobus, ce qui conduit à une évasion de clientèle. Elle est toutefois maintenue pour les services de nuit[34].

Dès cette date, les arrêts sont tous matérialisés par des potelets indicateurs, où les conducteurs de bus ont l'obligation de déposer les clients ou de faire monter ceux qui les hèlent. Ces potelets changent d'aspect selon les époques et la situation géographique, en moulages lisses ou ouvragés, en acier ou en fonte[34]. Ces poteaux indiquent les lignes desservant cet arrêt, éventuellement avec les horaires des passages et leur tracé schématique. À la RATP, le sommet des potelets présentait toujours un parallélépipède, parfois trapézoïdal, qui mentionne de chaque côté les indicatifs de direction et les sectionnements de la ligne. Chaque extrémité comportait un panneau rond ou en trapèze où est riveté le ou les indices de lignes desservant l'arrêt, sur fond tranché jaune et rouge, toujours surmontée de la mention « faire signe au machiniste »[35].

Faisant partie du mobilier urbain, quand la voirie le permet, les arrêts peuvent comporter un ou plusieurs abris couverts (aubette, Abribus) pour se prémunir des intempéries, généralement vitrés, et parfois complétés de petits kiosques de vente de titres de transport[36]. Les abris permettent d'afficher un plan de réseau et d'y disposer des sièges.

Les arrêts de bus peuvent également être équipés de bornes d'information voyageurs afin d'informer en temps réel les voyageurs du temps d'attente avant l'arrivée des prochains bus et de les renseigner en cas d'incident ou de perturbation. Ils sont également souvent surélevés afin de permettre aux personnes à mobilité réduite de monter plus facilement dans les autobus équipés de planchers plats.

Lorsqu'un ensemble des lignes différentes disposent d'arrêts de bus regroupés dans un même ensemble en zone privée, d'une taille conséquente, donnant une correspondance avec un mode ferré de transport en commun et fournissant par exemple d'autres services comme l'achat de titres de transport, on parle alors de gare routière ou de pôle d'échanges dans son appellation moderne. Il en existe de nombreux en Île-de-France.

L'aspect des arrêts évolue avec les années, l'aluminium remplace la fonte et l'acier, les abris sont modernisés et l'esthétique est étudiée pour s'intégrer au mieux à l'environnement[37].

Lors des changements de chartes graphiques de la RATP, les panonceaux historiques jaune et rouge ont été remplacés par des dispositifs de couleur vert jade, et les abris de station appartenant à la RATP ont été progressivement supplantés par des abribus protégeant la quasi-totalité des arrêts, mais implantés pour le compte des communes concernées par des entreprises titulaires de marchés d'affichage publicitaire et de mobilier urbain.

À Paris, par exemple, environ 2 000 abribus sont fournis par JCDecaux dans le cadre d'une concession attribuée par la municipalité[38]. Les équipements actuels ont été installés entre et l'été 2015, remplaçant des anciens modèles datant de 1994[38]. JCDecaux est chargé de l'installation, de la maintenance et de la propreté des abribus et dispose du droit d'exploiter le marché publicitaire contre une redevance annuelle payée à la municipalité de 8,3 millions d'euros[38]. La RATP est responsable des plans, affiches et bornes d'information voyageurs reliées au système SIEL.

Exploitation du réseau

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Amplitude horaire

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Un Crossway LE à l'arrêt Marché d'intérêt national de Rungis de l'actuelle ligne 4121 du réseau de bus Val d'Yerres Val de Seine, qui a la particularité de fonctionner 24h/24.

Le réseau de transport routier de voyageurs francilien fonctionne chaque jour de l'année, 24 h sur 24, grâce à la coexistence de deux réseaux : le réseau diurne et le réseau nocturne (Noctilien).

La journée, dans une fourchette globalement comprise entre 5 h du matin et 1 h du matin, les lignes du réseau diurne fonctionnent. Certaines lignes des sous-réseaux ne fonctionnent pas en dehors des heures de pointe, en soirée (après 20 h 30/21 h ou après 22 h 30), les samedis et/ou les dimanches et fêtes. Sur certaines lignes, le service est prolongé d'une heure, les vendredis, samedis et veilles de fêtes.

La nuit, entre 0 h 30 et 5 h 30 du matin, les lignes du réseau nocturne (Noctilien) prennent le relais.

Matériel roulant

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Le matériel roulant du réseau est composé d'autobus de longueurs diverses et aménagés différemment selon les lignes et les besoins (pour lignes BHNS par exemple), et d'autocars.

Remisage et entretien
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Le remisage et l'entretien du matériel roulant est effectué au sein d'un « dépôt » appelé « centre opérationnel bus ». Cet espace plus ou moins vaste, peut être couvert ou à « ciel ouvert ». Les véhicules sont garés dans l'ordre de leur départ du lendemain. À la rentrée au centre bus, des capteurs indiquent au machiniste receveur où il doit garer sa voiture mais aussi reçoivent les signalements de réparations à effectuer.

En Île-de-France, chaque transporteur possède au moins un dépôt pour chaque réseau de bus local, où les conducteurs se rejoignent pour sortir les bus afin de globalement les mettre en service en début de journée et les rentrer au dépôt à la fin du service du conducteur ou de la ligne.

Information voyageurs

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Borne SIEL (RATP) d'un des arrêts de bus, Pont de Saint-Cloud - Albert-Kahn, arrêt situé Avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, station desservie par lignes 52, 72, 126, 160, 175 et 467 du réseau RATP, ainsi que la ligne 17 du réseau Île-de-France Ouest, en .
Écran d'information voyageurs à l'intérieur d'un autobus de la ligne 4153, en .
Aux arrêts
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Certains arrêts du réseau sont équipées de bornes d'information voyageurs en temps réel (par exemple les bornes SIEL à la RATP) afin d'informer en les voyageurs du temps d'attente avant l'arrivée des prochains bus et de les renseigner en cas d'incident ou de perturbation. Cette information est diffusée et mise à jour en temps réel en fonction de l'avancée du bus, permettant ainsi d'anticiper son temps de trajet ou de décider de ne pas attendre si le trafic rend l'attente trop longue.

Dans les autobus
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À l'intérieur des autobus de certaines lignes du réseau, des bandeaux lumineux ou écrans LCD informent les voyageurs du temps de trajet estimé avant l'arrivée aux principaux arrêts desservis, du nom du prochain arrêt à venir lorsque le bus est entre deux arrêts ou du nom de l'arrêt en cours lorsque le bus est à un arrêt, ainsi que de la destination du bus.

Des annonces sonores annoncent également à l'approche d'un arrêt le nom de celui-ci. Les annonces sonores peuvent également annoncer le changement de destination d'un bus.

Personnel d'exploitation

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On distingue deux catégories de personnel sur le réseau régional : les conducteurs-receveurs, ou machinistes-receveurs à la RATP, et les agents chargés du contrôle des titres de transport des voyageurs.

Tarification et financement

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Validateurs pour passes Navigo présents dans les bus et tramway.

La tarification des lignes d'autobus d'Île-de-France est unifiée et accessible avec les mêmes abonnements. Un ticket « bus-tram », qui remplace le ticket t+ au [39], permet un trajet simple quelle que soit la distance, avec une ou plusieurs correspondances possibles avec les autres lignes de bus et de tramway pendant une durée maximale de 1 h 30 entre la première et dernière validation. En revanche, un ticket validé dans un bus ne permet pas d'emprunter le métro, ni le Transilien et le RER. Bien que plus onéreux, le ticket « métro-train » ne permet pas d'emprunter en règle le réseau bus-tram[40],[41]. Depuis l'été 2026, il est possible de valider un ticket dans le bus par carte bancaire[42].

Les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les coûts réels de transport. Le différentiel est compensé par l'autorité organisatrice, Île-de-France Mobilités, présidée depuis 2005 par le président du conseil régional d'Île-de-France et composé d'élus locaux. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle aux transporteurs de la région grâce au versement mobilité payé par les entreprises et aux contributions des collectivités publiques[43].

Selon des chiffres internes de 2009 révélés en 2011, la RATP évaluait à 8,7 % (avec un pic à 20,2 % sur l'ancienne ligne 254 Saint-Denis – Pierrefitte[44]) le taux de fraude dans les bus de son réseau routier, soit un manque à gagner de 60 millions d'euros[45]. Certains voyageurs ont fondé des mutuelles informelles basées sur une cotisation de 5 à 7 euros par mois pour prendre en charge l'amende pour défaut de titre de transport (38 euros)[46].

Projets de développement

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Le développement du réseau francilien de transport routier de voyageurs conduit à la création de nouvelles lignes de bus à haut niveau de service.

Notes et références

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  1. ↑ La ligne 1 du tramway a ouvert en 1992 entre Bobigny et Saint-Denis
  2. ↑ Au 1er août 2023

Références

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  1. ↑ CP Conseil du STIF, 11 décembre 2013, consulté le .
  2. 1 2 3 Réseau bus en 2020, consulté le .
  3. ↑ Marc Gaillard, Du Madeleine-Bastille à Meteor, histoire des transports parisiens, p. 10.
  4. ↑ Loi n° 2009-1503 du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant diverses dispositions relatives aux transports.
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  44. ↑ La ligne a été supprimée en juillet 2013 lors de la mise en service de la ligne de tramway T5.
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  46. ↑ Ils se répartissent les risques, Louis Moulin, Le Parisien, 17 janvier 2011.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Dimitri Van Boque, L'autobus parisien 1905-1991, éditions Alcine, 1991, 461 pages.
  • Jean-Paul Machure et Philippe Vieillard, Autobus de Paris, éditions Massin, 1999, 172 pages.
  • Jean Tricoire, Le bus, un réseau dans la ville, éditions RATP, 2002, 112 pages.
  • Le patrimoine de la RATP, éditions Flohic, 1996 (ISBN 2-84234-007-8).

Articles connexes

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Liens externes

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