IVe dynastie égyptienne

dynastie de l’Égypte antique
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La IVe dynastie de l'Ancien Empire d'Égypte est la dynastie qui a laissé les plus célèbres de tous les monuments égyptiens : les pyramides de Gizeh et le Sphinx. La dynastie couvre une période de plus d'un siècle au milieu du IIIe millénaire[note 1]. Elle est fondée par Snéfrou, le père de Khéops[2]. La fin de la dynastie est cependant plus confuse : premièrement, la parenté de Chepseskaf, le dernier roi clairement attesté de la dynastie, est inconnue[3],[4] ; deuxièmement, la position et le rôle qu'a eus la reine Khentkaous Ire sont sujets à débat[5] ; et troisièmement, plusieurs listes royales semblent attribuer huit rois à la dynastie, le dernier serait un roi inconnu par ailleurs dont le nom hellénisé est Thamphthis[6] (les autres listes royales sont lacunaires concernant la fin de la IVe dynastie).

IVe dynastie égyptienne
Égypte

v. 2675 AEC – 2545 AEC[1],[note 1]

Description de cette image, également commentée ci-après
Statue de Khéphren.
Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Memphis
Langue(s) égyptien ancien
Religion religion de l'Égypte antique
Histoire et événements
2675 AEC Avènement de Snéfrou
2545 AEC Fin du règne de Chepseskaf (ou Djédefptah ?)
Pharaon
2675-2636 AEC premier : Snéfrou
2551-2545 AEC dernier : Chepseskaf (ou Djédefptah ?)

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Souverains de la IVe dynastie

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Sources contemporaines

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Sources royales

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L'archéologie n'a livré que six noms de rois, dont les règnes sont absolument certains du point de vue des chercheurs. Il s'agit des six noms présents dans la liste d'Abydos, dont l'ordre chronologique ne fait l'objet d'aucun débat : Snéfrou, Khoufou (Khéops), Djédefrê (ou Râdjédef), Khâfrê (ou Khéphren), Menkaourê ou (Mykérinos) et Chepseskaf.

Fragment de pierre calcaire portant l'inscription no 21 et le mystérieux nom en cartouche de la Grande excavation, 1905, dessin de Alexandre Barsanti.

Un autre roi est attesté par la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan connue sous le nom de Grande excavation. Si ce nom est en général rendu Baka[note 2], comme le fils homonyme de Djédefrê, cela n'est pas certain, car son cartouche retrouvé sur le chantier de la pyramide et reproduit par le fouilleur Alessandro Barsanti lors de sa fouille du monument au début de XXe siècle, est de lecture incertaine. Quant à sa position chronologique, il y a débat entre les égyptologues : si certains placent ce règne entre celui de Djédefrê et Khéphren sur la base d'une analyse architecturale comparative (la pyramide inachevée est plus proche de celle de Djédefrê que de celle Khéphren)[8],[9],[7],[10], cette hypothèse est réfutée par d'autres, notamment Roman Gundacker qui indique que, si la pyramide de Djedefrê est plus proche de celle de Snéfrou à Meïdoum que de celle de Khéops, celle de Khéphren est plus proche de celle de Khéops que de celle de Djedefrê, on ne peut donc en déduire la position chronologique exacte de ce souverain[11].

Sources privées

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Des listes privées datant du début de la Ve dynastie mentionnent également les rois sous lesquels leurs commanditaires respectifs ont vécu, dont les derniers rois de la IVe dynastie[12] :

Ces listes semblent montrer que la dynastie n'était constituée que de six rois (Snéfrou et Khéops étant bien situés en tant que prédécesseurs de Djédefrê), excluant ainsi la possibilité qu'il y ait eu un ou deux autres rois dans la dernière partie de la dynastie. Cependant, la pyramide de Zaouiet el-Aryan prouve bien qu'il y a bien eu a minima un septième roi. Il est possible que les rois cités dans ces listes privées ne soient que les rois sous lesquels ces fonctionnaires ont vécu des étapes importantes de leur carrière, ce qui ne serait pas étonnant dans le cas où le roi ou les deux rois non cités ont eu des règnes de très courtes durées. Si cet argument est valable pour Sekhemkarê et Netjerpounésout, cela reste plus incertain pour Ptahchepsès Ier, car il semble citer le roi éphémère Chepseskarê de la Ve dynastie[14],[15], ce qui pourrait signifier que, si un roi éphémère avait régné à la toute fin de la IVe dynastie, Ptahchepsès Ier l'aurait nommé sur sa stèle fausse porte.

Sources de la tradition historique égyptienne

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Les rois de la IVe dynastie sont cités dans plusieurs listes royales égyptiennes, retrouvées dans des états lacunaires ou bien d'interprétations délicates.

Les listes

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Les plus anciennes mentions des rois de la IVe dynastie remontent au Moyen Empire : une inscription rupestre découverte dans le Ouadi Hammamat et un conte que l'on nomme Les magiciens à la cour du roi Khéops et qui a été retrouvé écrit sur le papyrus Westcar. L'inscription rupestre est en fait cinq noms inscrits chacun dans un cartouche : Khoufou, Djédefrê, Khâfrê, Hordjédefrê et Baefrê[12]. Quant au conte, il s'agit d'un récit dans lequel cinq prodiges sont rapportés à Khoufou, les quatre premiers étant rapportés chacun par un fils du roi : le premier est perdu mais devait être Djédefrê, les suivants sont dans l'ordre Khâfrê, Baoufrê et Hordjédef. Les noms de la liste du Ouadi Hammamat et ceux du conte sont donc identiques, à la graphie près de certains d'entre eux et à l'ordre entre Baoufrê et Hordjédef[16]. Parmi ces cinq noms, les trois premiers (Khoufou, Djédefrê, Khâfrê) ont effectivement été rois ; Hordjédef est bien connu pour être un fils de Khoufou mais il n'a jamais été roi, il était plutôt connu comme un sage aux périodes ultérieures, auteur présumé des Instruction d'Hordjédef selon la tradition égyptienne ; quant à Baoufrê / Baefrê, il n'est attesté nulle part ailleurs que ces deux documents.

Cartouches de six pharaons de la IVe dynastie relevés sur la Liste d'Abydos.

La période suivante où des rois de la IVe dynastie sont mentionnés est des listes royales du Nouvel Empire. Si le roi Snéfrou, fondateur de la dynastie, est cité dans la liste de Karnak (XVIIIe dynastie), montrant ainsi son importance aux yeux de ses lointains successeurs, ce sont surtout les listes d'Abydos[note 3], de Saqqarah[note 4], d'Abousir[16],[note 5] et du Canon royal de Turin[note 6], datant toutes de l'époque ramesside, qui citent l'ensemble de la dynastie. Cependant, elles sont à prendre avec précaution car elles datent de près d'un millénaire après la IVe dynastie.

La dernière source historique d'importance est l'œuvre de Manéthon, Ægyptiaca, écrite cette fois près de deux millénaires après la IVe dynastie. Malheureusement, ce document est aujourd'hui perdu, et seules des copies plus tardives, et souvent divergentes, sont connues. Concernant la IVe dynastie, deux listes principales existent : la copie de d'Africanus[19] et celle d'Ératosthène[20], elle-même perdue mais transmise par l'intermédiaire d'une copie d'Apollodore d'Athènes[note 7]. Les noms écrits sur ces listes étant écrits en grec et non en égyptien ancien, leur identification avec les noms contemporains est parfois délicate.

Interprétation

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L'ensemble de ces listes donne l'impression que la dynastie était constituée de huit rois[note 8], dont six sont clairement attestés et chronologiquement bien situés les uns par rapport aux autres. Malheureusement, l'état lacunaire des listes royales du Nouvel Empire (à l'exception de la liste d'Abydos, intacte mais ne citant que les six rois bien attestés) est un frein à l'étude chronologique de la IVe dynastie. Malgré les lacunes, les éléments conservés permettent de supposer que trois traditions présentes au Nouvel Empire : abydéenne (représentée par la liste d'Abydos), héliopolitaine (représentée par la liste d'Abousir et issue de la tradition du papyrus Westcar, intégrant donc les rois fictifs Baoufrê/Baefrê et Hordjédef) et memphite (représentée par la liste de Saqqarah et le Canon royal de Turin et dans laquelle le roi Baka, solarisé en Bakarê, et le roi fictif Djédefptah / Ptahdjédef sont intégrés à la place des rois fictifs Baoufrê/Baefrê et Hordjédef)[24].

Synthèse

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Histoire

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Avènement de la dynastie

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Le premier roi de la IVe dynastie est Snéfrou. Les conditions de son avènement ne sont pas connues : grâce à la pierre de Palerme, nous savons que sa mère se nommait Mérésânkh. Il a souvent été supposé que cette femme était une concubine du roi Houni, dernier roi de la IIIe dynastie, ce qui ferait de Snéfrou le fils d'un roi[25],[26] ; cependant, cette théorie n'est pas certaine[27]. Le découpage dynastique entre les IIIe et IVe dynasties n'est en tout cas pas attesté avant les écrits de Manéthon plus de deux millénaires après le règne de Snéfrou.

Règne de Snéfrou

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Snéfrou semble avoir régné plus d'une quarantaine d'années. Il mena une politique active dans le développement du pays par la création de nombreuses fondations royales, dont certaines étaient peut-être accompagnées d'une pyramide provinciale. Il mena également une activité active à l'international en menant des razzias en Nubie et en Libye et en lançant des expéditions minières vers le Sinaï. Il construisit même un nouveau port énorme sur la côte de la mer Rouge, au Ouadi el-Jarf, permettant d'abriter et de stocker entre deux expéditions les bateaux utilisés pour traverser le golfe de Suez vers Tell Ras Budran, au sud-ouest du Sinaï, évitant ainsi de contourner ce golfe comme le faisaient les expéditions des rois des dynasties précédentes. Ces différentes activités ont permis à ce roi de construire près de trois complexes pyramidaux : celui de Meïdoum, celui de la pyramide rhomboïdale et celui de la pyramide rouge, toutes deux à Dahchour[2]. Ce roi a gardé une figure légendaire aux époques postérieures, étant même divinisé au Moyen Empire, devenant le modèle du souverain parfait pour des rois comme Amenemhat Ier[25].

Règne de Khéops

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Le fils et successeur de Snéfrou, Khéops, est connu comme le roi commanditaire de la grande pyramide à Gizeh, nécropole royale qu'il inaugure. Cependant, presque rien n'est connu de ce souverain, si ce n'est qu'il régna visiblement un peu plus d'un quart de siècle et qu'il continua la politique de son père au Sinaï, en continuant d'utiliser le port du Ouadi el-Jarf. C'est d'ailleurs dans ce port qu'ont été découverts les plus anciens papyrus, dits le Journal de Merer, décrivant certaines activités réalisées dans le cadre de la fourniture du chantier de la pyramide royale en calcaire fin de Tourah. Une autre découverte très importante liée à son règne est celle du trousseau funéraire de la mère du roi Hétep-Hérès Ire, trouvé près de la pyramide du roi à Gizeh. Contrairement à son père, Khéops souffre d'une mauvaise image dans la postérité (notamment le récit d'Hérodote à la Basse Époque)[28].

Fils de Khéops

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À Khéops succède son fils Djédefrê, dont peu de choses sont connues également. Il est le commanditaire de la pyramide royale la plus septentrionale d'Égypte, celle d'Abou Rawash. La durée de règne de ce souverain n'est pas connue, certains affirmant qu'il régna moins d'une dizaine d'années, d'autres que son règne était plus proche d'une vingtaine d'années. Toujours est-il que son successeur est son frère Khéphren[3], à moins que l'éphémère commanditaire de la pyramide de Zaouiet el-Aryan, Bikhéris, soit son successeur direct[10].

Le règne de Khéphren n'est pas non plus bien connu, malgré un règne d'environ un quart de siècle. Il continua la politique de ses prédécesseurs d'exploitation du Sinaï si ce n'est qu'il abandonna le port du Ouadi el-Jarf pour celui d'Ain Soukhna, d'une taille plus modeste (peut-être les Égyptiens ont-ils jugé celui du Ouadi el-Jarf surdimensionné ?). Le roi est commanditaire d'une pyramide de taille à peine inférieure à celle de son père et située juste au sud-ouest de celle-ci à Gizeh. La particularité du complexe funéraire du souverain est le Grand Sphinx orienté vers le Soleil levant et accompagné d'un temple solaire[3].

Fin de la dynastie

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La fin de la dynastie est plus floue. Si l'éphémère Bikhéris est parfois placé après Khéphren[29], le roi suivant est en tout cas Mykérinos, le commanditaire de la troisième pyramide de Gizeh. La longueur du règne de Mykérinos est inconnue, mais si elle est traditionnellement donnée comme étant une vingtaine d'années, l'état de son complexe funéraire pourrait indiquer une durée bien plus courte[3],[30].

Le successeur de Mykérinos est Chepseskaf, dont les liens généalogiques avec ses prédécesseurs sont complètement inconnus. Il est le commanditaire d'un étonnant monument à Saqqarah, considéré par les Égyptiens comme une pyramide mais ressemblant plus à un grand mastaba[3],[31]. Après un court règne, il laisse le trône à Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie, à moins que l'éphémère Thamphthis (ou Djédefptah), attesté uniquement dans les listes royales, l’ait remplacé[6].

Un autre personnage important de la fin de la dynastie est la reine Khentkaous Ire, enterrée dans un monument particulier près du temple de la vallée du complexe funéraire de Mykérinos et portant le titre de « mère de deux rois de Haute et Basse-Égypte ». La place exacte de cette reine dans la généalogie royale est inconnue, mais elle joua sans aucun doute un rôle très important : il est en effet possible qu'elle soit liée d'une manière ou d'une autre avec Mykérinos et qu'elle soit la mère de deux rois, peut-être Chepseskaf et Ouserkaf, ce qui montrerait que la division dynastique, là aussi attestée uniquement à partir de Manéthon, est artificielle[32].

État, société, culture

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Apparition du vizir

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Un vizir (tjaty), nommé par le roi, prend la responsabilité de l'administration centrale, assisté de « directeurs de missions » qui assurent la liaison avec l'administration provinciale. Chef de la justice, il préside la « maison des champs » (agriculture) et la « maison blanche » (trésor). Il dirige les archives royales, contrôle la police, les travaux publics, les transports fluviaux. En tant que juge suprême, il doit mettre en pratique la Maât (déesse de la Vérité et de la Justice, fille de Rê, principe de l'ordre universel établi par le démiurge), dont il porte l'effigie autour du cou.

Le premier vizir est le prince Néfermaât, fils du roi Snéfrou.

Économie et société

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Le développement du bas-relief dans les mastabas de pierre des fonctionnaires à partir de la IVe et surtout sous la Ve dynastie nous livre un tableau des activités des domaines bénéficiaux (per-djet) des particuliers, des activités agricoles et de l'artisanat : diversité des productions agricoles (blé, orge, lin), pêche, permanence des techniques néolithiques (houe, araire, faucilles à lame de silex), expériences de domestication des animaux du « désert » et des marais (scènes de gavage des étables et volières), grands troupeaux de bovins et ovins dans les pâturages de bordure de la zone marécageuse limitrophe du Nil et dans le delta.

La construction des pyramides serait devenue une nécessité économique, occupant les paysans pendant la crue du Nil, et politique, induisant la création du premier État centralisé. Sous Snéfrou, à la pyramide de Meïdoum, abandonnée en cours de construction à la suite de son effondrement, succède la construction de celles de Dahchour, (rhomboïdale et rouge). Des papyrus datant du règne de Khéops, dont le journal de bord d'un inspecteur nommé Merer qui approvisionnait en pierre le chantier de la pyramide, ont été découverts par Pierre Tallet au Ouadi el-Jarf en 2013[33].

C'est durant cette dynastie qu'officie Peseshet, première femme médecin connue au monde.

Art et culture

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Deux époux et leur fils : exemple de l'art de la IVe dynastie (Louvre, A44).

Le « style memphite » se distingue par un classicisme altier qui se manifeste dans l'harmonie des lignes droites et de larges masses symétriques.

Sur le site de Gizeh, on érige les pyramides des trois reines de la dynastie.

Notes et références

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  1. 1 2 En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de la dynastie est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté de la dynastie, et plusieurs chercheurs ont fait chacun des propositions ; on trouve par exemple :
    • 2660 à 2470 AEC selon Dodson,
    • 2649 à 2513 AEC selon Redford,
    • 2614 à 2479 AEC selon von Beckerath,
    • 2613 à 2498 AEC selon Shaw,
    • 2613 à 2494 AEC selon Agut et Moreno-Garcia,
    • 2600 à 2450 AEC selon D. Arnold,
    • 2575 à 2465 AEC selon Allen,
    • 2573 à 2454 AEC selon Málek,
    • 2543 à 2436 AEC selon Hornung, Krauss et Warburton.
  2. ↑ D'autres propositions incluent Sethka par Aidan Mark Dodson[7].
  3. ↑ La liste d'Abydos nomme, pour la IVe dynastie, les noms suivants : Snéfrou, Khoufou, Djédefrê, Khâfrê, Mykérinos, Chepseskaf. Le roi suivant sur la liste étant Ouserkaf, elle ne nomme bien que six rois pour cette dynastie[16].
  4. ↑ La liste de Saqqarah nomme, pour la IVe dynastie, les noms suivants : Snéfrou, Khoufou, Djédefrê, Khâfrê et cinq noms en lacune[16].
  5. ↑ Cette liste, très fragmentaire et peu connue, n'est conservée que sur un fragment conservé au Musée égyptien de Berlin (inv. 1116). Ce fragment montre cinq figures royales, chacune accompagnée d'un cartouche endommagé. Si l'interprétation des traces des noms a longtemps fait débat, il semble qu'il s'agisse des noms de certains rois de la IVe dynastie et du début de la Ve dynastie : [Snéfrou], Djédefrê, Menkarê (Mykérinos), Hor[djédef] et Ouser[kaf]. Gundacker suppose que ce fragment devait faire partie d'une liste bien plus importante. Dans chaque registre, les noms devaient se trouver sur deux lignes, selon une lecture alternant chacune des deux lignes, ce qui explique l'absence de Khéops, Khéphren, Chepseskaf, un quatrième nom de la IVe dynastie ainsi que Sahourê de la Ve dynastie qui devaient se trouver chacun sous les rois du fragment[17].
  6. ↑ Le Canon royal de Turin nomme, pour la IVe dynastie, les noms suivants : Snéfer (c'est-à-dire Snéfrou), deux noms en lacune, Khâ... (c'est-à-dire Khâfrê) et quatre noms en lacune. Les noms suivants sont ...ka..., cinq lacunes, Menkahor, Djédou et Ounas. La chronologie de la Ve dynastie étant bien connue, il est certain que ce nom ...ka... renvoie à Ouserkaf, premier roi de la Ve dynastie. Ainsi, selon cette liste, la IVe dynastie était constituée de huit rois[16],[18].
  7. ↑ La véracité de cette succession de copie n'était pas certaine, on parle souvent de Pseudo-Ératosthène[21].
  8. ↑ La table de Saqqarah liste un neuvième roi à la fin de la dynastie et dont le nom est perdu. Cette liste étant la seule à avoir livré un neuvième nom, il s'agit peut-être d'une erreur, à moins que ce ne soient les autres listes qui soient toutes fautives. Jürgen von Beckerath a proposé le roi Niouserrê comme détenteur de ce neuvième cartouche, il pense qu'il est possible que Niouserrê ait été simplement égaré au début de la Ve dynastie[22] ; en effet, il est complètement absent de la liste malgré le fait qu'il soit considéré comme l'un des grands rois de l'Ancien Empire et est par exemple présent dans la liste de Karnak, établie pendant le règne de Thoutmôsis III. Une autre possibilité, proposée par Roman Gundacker, est que les huit premiers noms soient identiques à ceux du Canon royal de Turin et ceux de Manéthon, tandis que le neuvième soit issu d'une tradition populaire, à savoir Hordjédef[23].

Références

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  1. ↑ Tallet et al. 2023, p. 418.
  2. 1 2 Tallet et al. 2023, p. 102.
  3. 1 2 3 4 5 Tallet et al. 2023, p. 103.
  4. ↑ Verner 2014, p. 18.
  5. ↑ Verner 2014, p. 20-24.
  6. 1 2 Verner 2014, p. 20.
  7. 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 50.
  8. ↑ Edwards 1994, p. 97–105.
  9. ↑ Dobrev 1999, p. 20-21.
  10. 1 2 Monnier 2017, p. 164-165.
  11. ↑ Gundacker 2015b, p. 164, note 322.
  12. 1 2 (en) « Listes mineures » (consulté le )
  13. ↑ Dorman 2002, p. 95-110.
  14. ↑ Dorman 2002, p. 108-110.
  15. ↑ Gundacker 2016, p. 74-79.
  16. 1 2 3 4 5 Gundacker 2015a, p. 59.
  17. ↑ Gundacker 2015a, p. 33-67.
  18. ↑ Gundacker 2015b, p. 136-137.
  19. ↑ (en) « Fourth Dynasty of Egypt »
  20. ↑ (en) « The kings list of Eratosthenes »
  21. ↑ Gundacker 2015b, p. 86.
  22. ↑ von Beckerath 1997, p. 158.
  23. ↑ Gundacker 2015a, p. 153.
  24. ↑ Gundacker 2015a, p. 51-57.
  25. 1 2 Grimal 1994, p. 90.
  26. ↑ Vercoutter 1992, p. 265.
  27. ↑ Tallet et al. 2023, p. 101.
  28. ↑ Tallet et al. 2023, p. 102-103.
  29. ↑ Grimal 1994, p. 98.
  30. ↑ Verner 2014, p. 10-17.
  31. ↑ Verner 2014, p. 17-19.
  32. ↑ Verner 2014, p. 20-25.
  33. ↑ Tallet 2019, p. 54-59.

Bibliographie

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  • Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Paris, Le Livre de Poche, , 668 p. (ISBN 978-2253065470) ;
  • Jean Vercoutter, L'Égypte et la vallée du Nil : Des origines à la fin de l'Ancien Empire, t. 1, Presses universitaires de France, (ISBN 978-2-13-044157-1) ;
  • Damien Agut et Juan Carlos Moreno-Garcia, L'Égypte des pharaons : De Narmer à Dioclétien, Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », , 848 p. (ISBN 978-2-7011-6491-5 et 2-7011-6491-5) ;
  • Pierre Tallet, Frédéric Payraudeau, Chloé Ragazzoli et Claire Somaglino, L'Égypte pharaonique : Histoire, société, culture, Malakoff, Armand Colin, , 482 p. (ISBN 978-2-200-63527-5) ;
  • Franck Monnier, L'ère des géants : Une description détaillée des grandes pyramides d'Égypte, Paris VIe, Editions de Boccard, , 268 p. (ISBN 978-2-7018-0493-4) ;
  • (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun: Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology, , 306 p. (ISBN 978-8073085414) ;
  • (de) Jürgen von Beckerath, Chronologie des pharaonischen Ägypten. Die Zeitbestimmung der ägyptischen Geschichte von der Vorzeit bis 332 v. Chr., Mayence, von Zabern, coll. « Münchner ägyptologische Studien » (no 46), (ISBN 3-8053-2310-7) ;
  • (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
  • (en) Peter F. Dorman, « The Biographical Inscription of Ptahshepses from Saqqara: A Newly Identified Fragment », The Journal of Egyptian Archaeology, no 88,‎ , p. 95-110 (DOI https://doi.org/10.1177/030751330208800107, lire en ligne) ;
  • (de) Roman Gundacker, « Das Fragment Ägyptisches Museum Berlin als Teil einer bislang verkannten Königsliste: ‚Die Königsliste von Abusir‘ », Wiener Zeitschrift für die Kunde des Morgenlandes, Vienne, no 105,‎ 2015a, p. 33-67 (lire en ligne) ;
  • (de) Roman Gundacker, « The Chronology of the Third and Fourth Dynasties according to Manetho’s Aegyptiaca », dans Peter Der Manuelian, Thomas Schneider, Towards a New History for the Egyptian Old Kingdom: Perspectives on the Pyramid Age, BRILL, coll. « Harvard Egyptological Studies », 2015b, p. 76-199 ;
  • (de) Roman Gundacker, « Die (Auto) Biographie des Schepsesptah von Saqqarah.: Ein neuer Versuch zur Rekonstruktion der Inschrift und ein Beitrag zur stilistischen Grundlegung des wiederhergestellten Textes », Lingua Aegyptia - Journal of Egyptian Language Studies, no 23,‎ , p. 61-105 (lire en ligne) ;
  • Vassil Dobrev, « La IVe dynastie: un nouveau regard », Égypte, Afrique & Orient, no 15,‎ , p. 2-28 ;
  • (en) I.E.S. Edwards, « Chephren’s Place among the Kings of the Fourth Dynasty », dans Christopher Eyre (dir.), Anthony Leahy (dir.), and Lisa Montagno Leahy (dir.), The Unbroken Reed. Studies in the Culture and Heritage of Ancient Egypt in Honour of A. F. Shore, Londres, Egypt Exploration Society, coll. « Occasional Publications » (no 11), , 97-105 p. ;
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Voir aussi

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Liens externes

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