Manifestes surréalistes

Les manifestes surréalistes sont une série de textes à vocation descriptive et prescriptive de ce qu'est ou devrait être le surréalisme ainsi que les autres mouvements artistiques s'y rattachant. Ces publications traitent en général des diverses manières d'expliquer le surréalisme par l’art et des différentes revendications politiques qui en émanent.

Série d'articles portant sur
dada et le surréalisme

Le premier manifeste surréaliste, qui lance le mouvement du même coup, est le Manifeste du surréalisme d'André Breton paru le à Paris. Après le lancement du mouvement surréaliste, de nombreux autres groupes artistiques à travers le monde ont eux-mêmes publié des manifestes en s'inspirant des revendications surréalistes.

Historique des manifestes

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Manifeste du surréalisme (1924)

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Manifeste du surrealisme couverture
Manifeste du surrealisme couverture

Ce texte était à l'origine conçu comme une préface à Poisson soluble, publié la même année[1].

Hétéroclite, le texte rassemble divers idées et principes d'écriture, qu'Élisabeth Kennel-Renaud regroupe autour de huit thèmes[2] :

  • hommage à l'imagination ;
  • appel à l'émerveillement ;
  • foi en la résolution du conflit entre rêve et réalité ;
  • principe de l'écriture automatique ;
  • définition du surréalisme ;
  • images surréalistes ;
  • collages de fragments de phrases ;
  • attitude non conformiste.

Breton définit le surréalisme :

« Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale[3]. »

Réimprimé sans changement en 1929, le Manifeste fut toutefois augmenté d'une préface[4] et de la Lettre aux voyantes de 1925[5].

Second Manifeste du surréalisme (1929)

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Dans son étude, Élisabeth Kennel-Renaud différencie huit thèmes principaux[2] :

  • caractère factice des vieilles antinomies ;
  • le surréalisme ne se réclame d'aucune morale ;
  • critique de certains surréalistes ;
  • rappel des fondements ;
  • appel à l'implication sociale ;
  • mise en garde contre l'endoctrinement politique ;
  • attirance pour l'ésotérisme ;
  • refus du succès mercantile.

Ce Second manifeste reçoit une réplique cinglante de Robert Desnos[6].

Par la suite, André Breton tentera de remettre dans leurs contextes respectifs les conflits qu'il a pu avoir avec quelques artistes et il écrira en 1946 un Avertissement pour la réédition du second manifeste. Il garde cependant ses positions[7].

Pour un art révolutionnaire indépendant (1938)

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Prolégomènes à un troisième manifeste du surréalisme ou non (1942)

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C'est un texte bref, d'une dizaine de pages et entrecoupé d'« intermèdes », que Breton écrit pendant la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 1962, ces trois textes de Breton sont publiés ensemble sous le titre Manifestes du surréalisme.

À la suite d'une mise en liquidation en de la société Aristophil, le manuscrit du Manifeste du surréalisme est annoncé dans une vente aux enchères à Drouot[8].

Après une intervention des pouvoirs publics, le document est classé comme trésor national, et retiré de la vente[9], puis acquis en 2021 par la Bibliothèque nationale de France avec le Second Manifeste du surréalisme[10].

Refus global (1948)

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Notes et références

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  1. André Breton, Œuvres complètes, t. I, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 1332.
  2. 1 2 Élisabeth Kennel-Renaud, Analyse du Manifeste.
  3. André Breton, op. cit., t. 1, p. 328.
  4. Préface à la réimpression du manifeste (1929).
  5. André Breton, op. cit., t. 1, p. 1398.
  6. Ce texte est intitulé par Robert Desnos Troisième manifeste du surréalisme [PDF].
  7. Avertissement pour la réédition du second manifeste (1946).
  8. Voir sur lemonde.fr, 14 novembre 2017.
  9. Le Figaro 18/12/2017 « Trésors nationaux, les manuscrits de Sade et de Breton sont retirés de la vente Aristophil », le .
  10. « Acquisitions exceptionnelles : les manuscrits d'André Breton et du marquis de Sade », BnF.

Voir aussi

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Éditions et ressources

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Articles connexes

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Liens externes

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