1965 en dadaïsme et surréalisme
Cet article présente les faits marquants de l'année 1965 en dadaïsme et surréalisme.
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Éphémérides
modifierJuin
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Michel Sanouillet soutient sa thèse Dada à Paris (publiée chez Jean-Jacques Pauvert) à la Sorbonne devant Marcel Duchamp, Man Ray et Philippe Soupault.
Il reçoit les félicitations du jury à l'unanimité et les sarcasmes de lettristes venus perturber la séance[1].
Octobre
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André Breton, Le Surréalisme et la peinture, nouvelle édition revue et corrigée avec jaquette décorée d'une reproduction du tableau de Yves Laloy, Les Petits pois sont verts... les petits poissons rouges.... Achevé d'imprimé le , aux éditions Gallimard[2].
Novembre
modifier- Dans le journal Paris-Match, André Breton réfute la version de Françoise Gilot qu'elle a donné de la dernière rencontre avec Picasso en 1946 : « ... et je n'ai jamais refusé de lui serrer la main non plus qu'hésité à le faire. »[3]
Décembre
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Vernissage de la XIe exposition internationale du surréalisme intitulée L'Écart absolu, en hommage au socialiste utopiste Charles Fourier, à Paris, galerie de la revue L'Œil[4].
À cette occasion, il est distribué le tract Tranchons-en qui proteste contre : « l'effritement vertigineux des notions morales les plus élémentaires [et] le rabais généralisé de la culture. »[5]
- Création collective du Désordinateur : armoire anthropomorphe munie d'une vitre sans tain et de boutons sur lesquels le visiteur était invité à appuyer éclairant ainsi un objet correspondant à un texte du catalogue[6],[7].
Cette année-là
modifier- Ruth Henry fait paraître en Allemagne la première anthologie de textes surréalistes traduits par ses soins[8].
Œuvres
modifier- Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo & Antonio Recalcati
- Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp, huile sur toile, composition de huit tableaux qui suscitent une déclaration hostile du groupe surréaliste parisien Troisième degré de la peinture[9].
- Robert Benayoun
- Érotique du surréalisme, essai aux éditions Jean-Jacques Pauvert
- Jean Benoît
- Bona
- Le Gardien du seuil, huile sur toile[12]
- Victor Brauner
- La Mère des mythes, deux huiles sur toile sur panneau de bois découpée, à la forme grossière d'un animal[13]
- André Breton
- Le Surréalisme et la peinture, essai[14]
- Gabriel Der Kervokian
- Devine ou je te rends fou, huile sur toile[15]
- Níkos Engonópoulos
- Scène amoureuse d'épopée grecque, huile sur toile[16]
- Max Ernst
- Harpe éolienne : première pensée, tableau-objet[17]
- Jane Graverol
- Giovanna
- La Carte absolue[20]
- Yves Laloy
- Les Petits pois sont verts… les petits poissons rouges…, huile sur toile[21].
Cette peinture illustre la jaquette de l'ouvrage de Breton, Le Surréalisme et la peinture.
- Les Petits pois sont verts… les petits poissons rouges…, huile sur toile[21].
- René Magritte
- L'Homme et la forêt, huile sur toile[22]
- Joyce Mansour
- Carré blanc, poèmes[23]
- Marie-Laure de Noailles
- Fécondité, huile sur toile. « Je serai toujours cette absurdité qu'on appelle « une femme du monde ». »[24]
- Man Ray
- Ma bête noire et ma boîte noire (peintures naturelles), acrylique sur masonite, boîte en bois[25]
- Ugo Sterpini
- Fauteuil à la main armée, bronze[26]
- Dorothea Tanning
- Femme dans une plume, stylo-bille bleu sur papier sous passe-partout[27]
Notes et références
modifier- ↑ Michel Sanouillet, Dada à Paris, CNRS éditions, Bayeux, 1965, édition remaniée et augmentée de 2005 (ISBN 2-271-06337-X), p. XII.
- ↑ « Considérablement augmentée » selon Jean-Louis Bédouin, André Breton, 1950, édition de 1993, éditions Seghers, collection Poètes d'aujourd'hui (ISBN 2-232-10444-3), p. 183 et André Breton, Œuvres complètes, tome 4, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2008 (ISBN 978-2-07-011692-8), p. XXXIX.
- ↑ André Breton : la beauté convulsive, éditions du Centre Pompidou, Paris 1991 (ISBN 2-85850-567-5), p. 430.
- ↑ Description et photographies de l'exposition dans Henri Béhar, « XIe Exposition internationale du surréalisme. L’Écart absolu 1965 », dans Didier Ottinger (dir.), Dictionnaire de l'objet surréaliste (exposition, Paris, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, 30 octobre 2013-3 mars 2014), Gallimard, Centre Pompidou, (ISBN 978-2-07-014181-4), p. 116-120.
- ↑ André Breton : la beauté convulsive, p. 430.
- ↑ Béhar 2013, p. 117.
- ↑ L'Écart absolu (catalogue d’exposition), (SUDOC 201783320, lire en ligne)
- ↑ Georgiana Colvile, Scandaleusement d'elles : trente-quatre femmes surréalistes, Jean-Michel Place, (ISBN 2-85893-496-7), p. 118.
- ↑ Breton, OC4, p. XXXIX.
- ↑ Collection Langlois. Reproduction dans Adam Biro et René Passeron, Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs, Office du livre/Presses universitaires de France, (ISBN 2-13-037280-5), p. 24.
- ↑ Reproduction dans René Passeron, Surréalisme, 2005, éditions Terrail/Edigroup (ISBN 2-87939-297-7), p. 253 la photographie est de Denise Bellon. Dans le film de Michel Zimbacca, Ni d'Eve ni d'Adam (1966), Jean Benoît apparaît quelques secondes dans ce costume du Nécrophile. En complément de programme du DVD L'Invention du monde de M. Zimbacca, Jean-Louis Bédouin & Benjamin Péret, réédition de 2010.
- ↑ Reproduction dans Obliques no 14-15, éditions Borderie, Nyons, 1977, p. II.
- ↑ Collection Alexandre Iolas, Paris. Reproduction dans Sarane Alexandrian, L'Art surréaliste, éditions Hazan, 1969, p. 205 Titrée La Mère des rêves dans Surréalisme, 2024, catalogue de l'exposition du centenaire, Centre Pompidou (ISBN 978-2-84426-988-1), p. 120 & p. 121.
- ↑ Voir Octobre.
- ↑ Citée dans Biro & Passeron, p. 124.
- ↑ Reproduction dans Biro & Passeron, p. 145
- ↑ Collection privée. Reproduction dans Alexandrian, p. 202.
- ↑ 22 × 16 cm. Collection Mony Vibescu. Reproduction dans (fr + en) Alix Agret (dir.) et Dominique Païni (dir.), Surréalisme au féminin ? (catalogue de l'exposition présentée du 31 mars au 10 septembre 2023 au Musée de Montmartre-Jardins Renoir), In fine/Musée de Montmartre, (ISBN 978-2-38203-116-2), p. 53.
- ↑ Citée dans Biro & Passeron, p. 192.
- ↑ Colvile, p. 112.
- ↑ 60 × 92 cm. Collection André Breton jusqu'à sa dispersion en 2003. Œuvre visible sur .
- ↑ Reproduction dans Xavier Canonne (dir.), Histoire de ne pas rire : le surréalisme en Belgique, Fonds Mercator & Bozar books, Bruxelles 2024, p. 234.
- ↑ Colvile, p. 186.
- ↑ Reproduction et citation dans L'Œil no 779, octobre 2024, p. 100.
- ↑ 45 × 9 × 52,7 cm. Reproduction dans Beaux Arts Magazine no 132, mars 1995, p. 43.
- ↑ Reproduction dans Alexandrian, p. 229.
- ↑ 25 × 14 cm. Collection Mony Vibescu. Reproduction dans Agret & Païni, p. 74.