Snéfrou

pharaon égyptien

Snéfrou[note 2], connu également sous son nom hellénisé Soris (grec : Σῶρις par Manéthon), est le roi fondateur de la IVe dynastie de l'Égypte sous l'Ancien Empire. Il aurait régné quelques décennies entre la première moitié du XXVIIe siècle et la première moitié du XXVe siècle[note 1], succédant à Houni et précédant Khoufou (Khéops). Il a fait construire au moins trois pyramides monumentales, qui existent encore aujourd'hui, et a introduit des innovations majeures dans la conception et la construction de ces monuments.

Informations essentielles

Snéfrou
Image illustrative de l’article Snéfrou
Statue de Snéfrou au Musée égyptien du Caire.
Nom en hiéroglyphe
S29F35Z7A1
Transcription Snfrw
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur Houni
Dates de fonction XXVIIe siècle / XXVIe siècle / XXVe siècle AEC[note 1]
Successeur Khéops
Famille
Père Houni (?)
Mère Mérésânkh Ire
Conjoint Hétep-Hérès Ire (?)
Enfant(s) ♂ Khéops (?)
♀ Hétep-Hérès (?)
Enfants avec le 2e conjoint ♂ Néfermaât
♂ Râhotep
♂ Rânéfer
♂ Nyhep (?)
♂ Kanefer
♂ Netjeraperef
♂ Iynefer
♂ Âhaouka
♂ Ânkhkhâf (?)
♀ Néfertkaou
♀ Oumtetka
♀ Néferetnésou (?)
♀ Bounéfer (?)
Sépulture
Nom Pyramide rhomboïdale ou Pyramide rouge
Type Complexe pyramidal égyptien
Emplacement Dahchour, au sud de Saqqarah

Généalogie

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Ascendance

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Rien n'indique que le prédécesseur de Snéfrou, Houni, soit son père[1], bien que cela ne soit pas non plus totalement exclu[2],[3]. La mère de Snéfrou est connue grâce à plusieurs documents, notamment la pierre de Palerme, et est nommée Mérésânkh Ire[4],[1],[5],[2].

Épouses

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Aucune épouse n'est formellement connue pour Snéfrou, bien que le fait qu'il ait trois « fils aînés du roi » suggère qu'il ait eu au moins trois épouses. La seule hypothèse concerne la reine Hétep-Hérès Ire, connue pour être la reine du roi Khoufou (Khéops), le successeur de Snéfrou[6],[7]. L'incertitude est due au fait que la reine est connue par plusieurs documents, dont une bonne partie de son mobilier funéraire, et qu'aucun document n'atteste qu'elle portait les titres classiques des reines-épouses de la période, comme celui d'« épouse du roi » (ḥm.t nsw.t) ou celui de « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥr Stẖ)[6],[7].

L'hypothèse généralement admise est que Khéops est le fils de Snéfrou et qu'Hétep-Hérès Ire est donc l'épouse de ce dernier[8],[9]. Par exemple, Michel Baud avance qu'elle porte certains titres typiques des reines-épouses, comme « Suivant d'Horus » (ḫt-Ḥrw) et « Directeur des bouchers de la maison de l'acacia » (ẖrp sšmtj.w jmȝ.t/šntḏ.t), et que la présence du nom de Snéfrou sur le mobilier funéraire de la reine atteste de sa relation avec ce roi ; il justifie l'absence des titres emblématiques des reines-épouses par le fait que son mobilier funéraire est plus en rapport avec son statut de mère royale[6].

Vivienne Gae Callender n'est pas de cet avis majoritaire, à l'appui de plusieurs arguments. Elle indique par exemple que le long règne de Snéfrou suivi du long règne de Khéops pourrait en fait signifier que Khéops était plutôt de la génération des petits-enfants de Snéfrou. Elle ajoute que l'absence systématique des titres principaux des reines-épouses ainsi que celui de « fille du roi » (sȝ.t nsw.t), mais la présence de celui de « Fille du Dieu de sa chair » (sȝ.t nṯr n.(t) ẖ.t=f) pourraient en fait se comprendre par son statut de descendante de roi. Callender suppose qu'elle pourrait être une collatérale et/ou une belle-fille de Snéfrou[7].

Descendance

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Snéfrou est, comme dit précédemment, souvent considéré comme le père de Khéops[6],[8],[9], bien que cela ne soit pas partagé par l'ensemble des chercheurs, qui concèdent cependant un lien généalogique entre les deux rois[7],[10].

Plusieurs princes sont attribués à Snéfrou, bien que certaines filiations soient incertaines[note 3] ; les premiers fils semblent avoir été enterrés dans la nécropole de Meïdoum, non loin de la première pyramide que le roi s'est faite construire, tandis que les suivants semblent avoir été enterrés dans la nécropole de Dahchour, où se trouvent les deux autres pyramides du roi[9] :

  • Néfermaât, « fils aîné du roi » (sȝ nsw.t smsw) ; enterré à Meïdoum avec son épouse Itet, il porte de nombreux titres dont celui de vizir (ṯȝty) et de « Chef de tous les travaux du roi » (jmy-r(ȝ) kȝ.t nb.t (n.t) nsw.t)[12] ; il est très probablement le père du vizir et « Chef de tous les travaux du roi » Hémiounou ayant exercé sous le règne de Khéops[13] ; le premier a donc probablement dirigé, au moins pendant un certain temps, les chantiers des pyramides de son père, tandis que son fils a dirigé pendant un certain temps celui de Khéops,
  • Râhotep, « fils du roi de sa chair » (sȝ nsw.t ny ẖ.t=f) ; enterré à Meïdoum avec son épouse Néfret, il porte de nombreux titres, dont celui de « Grand des voyants » (wr mȝ)[14],
  • Rânéfer, « fils du roi » (sȝ nsw.t) ; enterré à Meïdoum, il est mal connu et son seul autre titre est celui de « Grand des Dix de Haute-Égypte » (wr mḏ s̆mˁw)[15],
  • Nyhep, « fils du roi » (sȝ nsw.t) ; enterré à Meïdoum, il est très mal connu et la datation de sa tombe est très incertaine[16],
  • Kanefer, « fils aîné du roi de sa chair » (sȝ nsw.t ny ẖ.t=f smsw) ; enterré à Dahchour, il possède de nombreux titres, dont celui de vizir[17], charge qu'il a exercée pendant le règne de Snéfrou ou de Khéops,
  • Netjeraperef, « fils du roi » (sȝ nsw.t) ; enterré à Dahchour, il possède de nombreux titres, dont celui de « Prêtre du débarcadère de Khâ-Snéfrou » (ḥm-nṯr ḫnt Ḫˁ-Snfrw), c'est-à-dire une prêtrise liée à l'une des pyramides de Snéfrou à Dahchour[18],
  • Iynefer, « fils du roi » (sȝ nsw.t) ; enterré à Dahchour, il possède quelques titres, dont ceux de « Gouverneur de Nekheb » (ḥry-tp Nḫb) et « Administrateur de Dep » (ˁḏ-mr Dp)[19],
  • Âhaouka, « fils du roi de sa chair, le bien-aimé de son père » (sȝ nsw.t ny ẖ.t=f mrr jt=f) ; il n'est attesté que par une statue découverte dans le temple bas du complexe funéraire de la pyramide rhomboïdale de son père et ne possède comme autre titre connu que « Prêtre-lecteur de son père » (ẖry-ḥb n jt=f)[20],
  • Ânkhkhâf, « fils aîné du roi de sa chair » (sȝ nsw.t ny ẖ.t=f smsw) ; Michel Baud n'exclut pas qu'il puisse s'agir d'un fils de Khéops ; enterré à Gizeh, il est vizir, « Chef de tous les travaux du roi » et « Surveillant de Ra-Shé-Khoufou » (jmj-r Rȝ-š-H̱wfw), montrant ainsi que, tout comme Hémiounou, il a dirigé, au moins pendant un certain temps, le chantier de la pyramide de Khéops[21].

Un certain nombre de filles sont connues :

  • Néfertkaou, explicitement décrite comme « fille aînée du roi Snéfrou de sa chair » (nsw.t-bjty Snfrw sȝ.t=f-nsw.t n.t ẖ.t=f) ; elle n'est connue que par les tombes à Gizeh de son fils Néfermaât, vizir de Khéops, et de son petit-fils Snéfroukhaf, « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ẖtmw bjty), auprès desquels elle est peut-être enterrée[22],
  • Hétep-Hérès, « fille aînée du roi de sa chair sa bien-aimée » (sȝ.t nsw.t n.t ẖ.t=f sms.t mry.t=f) ; épouse d'Ânkhkhâf, elle est également « Prêtresse de Snéfrou » (hm.t-nṯr Snfrw) ; de par son homonymie avec la reine Hétep-Hérès Ire, elle est souvent considérée comme sa fille, contrairement à son époux ; tout comme Ânkhkhâf, elle pourrait être une fille de Khéops, nommée comme sa grand-mère[23],
  • Oumtetka, « fille du roi de sa chair sa bien-aimée » (sȝ.t-nsw.t n.t ẖ.t=f mry.t=f) ; elle n'est attestée que par une statue découverte dans le temple bas du complexe funéraire de la pyramide rhomboïdale de son père[24],
  • Néferetnésou, « fille du roi » (sȝ.t-nsw.t) et « connue du roi » (rḫ.t nsw.t) ; également « prêtresse de Snéfrou » (hm.t-nṯr Snfrw), elle n'est connue que par la stèle fausse porte de son fils Kaemqed, lui aussi « prêtre de Snéfrou » (hm-nṯr Snfrw) et enterré non loin de la pyramide rhomboïdale de Snéfrou ; son titre de « connue du roi » pourrait faire d'elle plutôt une petite-fille de Snéfrou, attachée au culte de son grand-père, à moins qu'il ne s'agisse que d'un titre honorifique[25],
  • Bounéfer, « fille du roi de sa chair » (sȝ(.t) nsw.t (n.t) ẖ.t=f) et « connue du roi » (rḫ.t nsw.t) ; elle n'est connue que par deux montants de porte, probablement de sa tombe, retrouvés près des tombes des fils de Snéfrou enterrés à Meïdoum ; son titre de « connue du roi » pourrait faire d'elle plutôt une petite-fille de Snéfrou[26] (elle pourrait alors être une fille de l'un des fils de Snéfrou enterrés à Meïdoum, notamment Rânéfer et Nyhep, dont les enfants, s'ils en ont eu, ne sont pas connus).

Les reines de Khéops, Mérititès Ire et Hénoutsen, ont parfois été considérées comme des filles de Snéfrou :

  • Mérititès Ire possède, en plus des titres caractéristiques des épouses royales, ceux de « fille du Dieu » (sȝ.t nṯr), « grande du sceptre-hétès de Snéfrou » (wr.t ḥts n.t Snfrw) et « grande du sceptre-hétès de Khoufou » (wr.t ḥts n.t Ḫwfw) ; ces titres ont été diversement interprétés (fille de Snéfrou et épouse de Khéops ; concubine de Snéfrou reversée dans la harem de Khéops), mais, comme le souligne Michel Baud et Vivienne Gae Callender, aucun élément ne permet de faire de Mérititès Ire la fille de Snéfrou[27],[28] ; Callender ajoute cependant que l'état très fragmentaire des documents mentionnant la titulature de la reine n'interdit pas le titre de « fille (aînée) du roi (de sa chair) »[29],
  • Hénoutsen n'est attestée que par une stèle d'époque saïte (soit près de deux millénaires après l'époque de Khéops) découverte près de la pyramide G1C, sur laquelle elle est décrite comme la « fille du roi » Khéops ; bien que décrite comme fille de ce roi, elle a parfois été considérée comme la fille de Snéfrou[30] car les pyramides G1A à G1C sont celles des épouses de Khéops et non de ses filles ; en réalité, si rien n'interdit que cette documentation tardive soit le reflet d'une documentation d'Ancien Empire aujourd'hui disparue, rien ne le montre non plus ; par ailleurs, une reine, dont le nom est perdu, est attestée sur un relief du mastaba du prince Khoufoukhaf Ier et à laquelle a souvent été identifiée Henoutsen ; or, cette reine non plus ne porte aucun titre de filiation royale, bien que la titulature de la reine soit très lacunaire[31],[32].

La durée exacte du règne de Snéfrou est inconnue. Le Canon royal de Turin, liste royale datant du Nouvel Empire, lui attribue un règne de 24 ans[33]. La liste royale dressée par Africanus, copie fautive de l'œuvre Ægyptiaca du prêtre égyptien Manéthon qui vécut au IIIe siècle avant l'ère commune, lui attribue 29 ans de règne[34]. Ces durées, issues des listes royales écrites des siècles, voire millénaires, après la IVe dynastie, sont à prendre avec précaution.

Les années de règne de la IVe à la VIe dynastie étaient comptés en numérotant les recensements de bétail depuis le début de chaque règne ; ces recensements avaient lieu plus ou moins tous les deux ans[note 4], avec semble-t-il des exceptions, notamment les 7e et 8e recensements de bétail du règne de Snéfrou qui ont été consécutifs selon le sixième registre des annales inscrites sur la pierre de Palerme[36],[37].

Il y a des débats parmi la communauté égyptologique sur l'évaluation des attestations des dates du règne de Snéfrou. En effet, à l'exception des 2e, 7e et 8e recensements de bétail qui sont attestés sur la pierre de Palerme, ainsi que de deux marques de construction sur deux mastabas de Dahchour-Centre, toutes les autres dates attestées du règne de Snéfrou sont des marques de construction sur des blocs des complexes funéraires de Snéfrou[38]. Cependant, la lecture de ces dates fait débat : ainsi, la plus haute date proposée pour la pyramide de Meïdoum a été le 23e recensement, ce que Aurore Ciavatti conteste, donnant comme date la plus haute clairement attestée l'« année après le 18e recensement »[39], date déjà donnée par Paule Posener-Kriéger[40] ; la plus haute date proposée pour la pyramide de rouge a été le 24e recensement[41],[42], mais cette date est réfutée par Aurore Ciavatti qui considère que la lecture de cette date est trop incertaine, laissant l'« année du/après le 16e recensement, 3e mois de Akhet » comme étant la date la plus haute absolument certaine sur ce monument[43]. Suite à la réévaluation d'Aurore Ciavatti de l'ensemble des dates du règne de Snéfrou, seules les années suivantes sont attestées[44] :

  • Année du 2e recensement (pierre de Palerme, fragment Caire IV),
  • Année du 7e recensement, (pierre de Palerme, fragment Palerme, recto, registre 6),
  • Année du 8e recensement, (pierre de Palerme, fragment Palerme, recto, registre 6),
  • Année du 15e recensement, (une marque de construction, pyramide rouge),
  • Année après le 15e recensement, (une marque de construction, pyramide de Meïdoum),
  • Année du 16e recensement, (deux marques de construction, deux mastabas de Dahchour-Centre),
  • Année du 17e recensement, (six marques de construction, pyramide de Meïdoum),
  • Année après le 18e recensement, (une marque de construction, pyramide de Meïdoum).

En conséquence, la date la plus basse, en prenant en compte un rythme bisannuel à l'exception de l'« Année après le 8e recensement » qui est inexistante selon la pierre de Palerme, donne une règne d'au minimum 36 ans[45] ; en considérant comme correcte la lecture d'un 24e recensement, alors le règne serait d'au minimum 47 ans[45].

Années conservées sur la pierre de Palerme

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Le règne de Snéfrou est conservé sur deux fragments de la pierre de Palerme : une première partie sur le fragment du Caire no 4 et une seconde sur le fragment de Palerme, plus précisément sur le sixième registre du recto.

Sur le registre supérieur du fragment du Caire no 4, deux « cases-années » sont partiellement préservées[46] :

  • « ... sa chapelle (?) ... le domaine de Snéfrou : palmiers-dattiers (?) ... argent et lapis-lazuli ; deuxième recensement (du cheptel) ; trois coudées »[note 5],
  • « ... le per-our ... le per-nou, le sanctuaire-sénout ... (la statue nommée) “Nebmaât...” ; trois coudées cinq paumes »[note 6].

Ce qui reste du sixième registre sur le fragment de Palerme montre cinq « cases-années » encore visibles[36] :

  • « ... ; [création] des deux enfants [royaux] ; ... »[note 7],
  • « Construction d'un bateau de 100 coudées “Louanges des Deux Terres” et de 60 bateaux royaux “Néhès” (de) cèdre ; frapper la Nubie, amener (en tribut) 7000 captifs vivants, hommes et femmes, 200 000 petits animaux ; construction de la muraille du sud et de la muraille du nord (appelés) “Les demeures de Snéfrou” ; apport de 40 navires chargés (?) (de) bois de cèdre ; deux coudées deux doigts »[note 8],
  • « Création de trente-cinq domaines avec leurs peuples (et) cent vingt-deux fermes d'élevage ; construction d'un bateau “Adoration des Deux Terres” (de) pin de cent coudées et de deux bateaux (de) cèdre de cent coudées ; septième recensement (du cheptel) ; cinq coudées une paume un doigt »[note 9],
  • « Érection (du bâtiment) “Snéfrou haut de la couronne blanche” à la base (?) de la porte-Sud (et du bâtiment) “Snéfrou haut de la couronne rouge” à la base (?) de la porte-Nord ; fabrication des portes du palais royal en pin ; huitième recensement (du cheptel) ; deux coudées deux paumes deux et trois quarts de doigts »[note 10],
  • « ... du roi ... »[note 11].

Sur le registre intermédiaire du fragment du Caire no 4, une seule « case-année » est partiellement préservée[47] :

  • « Apparition du roi en tant que nésout ; quatrième course du taureau Apis ; création (d'une statue de) l'Horus Nebmaât ; ... qui a été rapporté de Libye : 1 100 captifs vivants (et) 23 000 têtes de petit bétail ; ... Ita (?) ... ; ... [coudées] deux paumes »[note 12].

Expéditions à l'étranger

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Les expéditions à l'étranger étaient de plusieurs natures : il y avait premièrement les expéditions commerciales, puis les expéditions pour rapport des matières premières des carrières et des mines, et enfin les expéditions visant à capturer et ramener des étrangers et leurs bétails. Le règne de Snéfrou s'est illustré dans ces trois domaines.

Commerce

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Ainsi, comme écrit précédemment sur la pierre de Palerme, dans la « case-année » précédant le septième recensement[note 13], quarante des navires construits cette année partirent pour le Levant et ramenèrent près du bois de cèdre du Liban. Cette mention suggère un commerce florissant avec Byblos, principal fournisseur de bois pour la construction navale, la fabrication de meubles et les matériaux de construction[48]. Un navire en bois de cèdre de Snéfrou, nommé “Louanges des Deux Terres”, est le premier exemple connu d'un navire désigné par son nom.

Campagnes militaires

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La même « case-année » indique qu'une expédition fut envoyée en Nubie et qu'un tribut composé de 7 000 captifs vivants, hommes et femmes, et de 200 000 petits animaux. Cependant, plusieurs chercheurs pensent que ces mentions ne décrit pas une conquête militaire, mais plutôt un tribut, pratique attestée par des inscriptions dans un style très stéréotypé[note 14], mais aussi des images datant de la période prédynastique. Toutefois, les chiffres avancés pour le tribut doivent être interprétés avec prudence, car ils étaient presque identiques dans la quasi-totalité des inscriptions conservées de l'Ancien Empire[48]. D'autres chercheurs sont convaincus de l'historicité de ce récit et soulignent la mention concernant la fondation des deux “Demeures de Snéfrou” la même année, qu'ils identifient comme des bastions ou des palais royaux. Le bastion sud pourrait être identique à Bouhen, principalement connu au Moyen Empire, tandis que le bastion nord reste plus mystérieux[48]. Deux inscriptions rupestres à Khor el-Aquiba, face à Karanog (en), au nord de la deuxième cataracte du Nil, apportent des informations complémentaires sur cette campagne. La première date du début de la campagne. Elle nomme un haut fonctionnaire de la cour, Khaibaoubati, comme commandant et estime les effectifs de l'armée égyptienne à 20 000 soldats. La seconde inscription a été ajoutée après le retour de l'armée et fait également état de 7 000 Nubiens capturés. Cette fois, un autre haut fonctionnaire de la cour, Saou-Ibi, est désigné comme commandant. Les inscriptions ne permettent pas de déterminer si le commandement suprême a changé au cours de la campagne (peut-être en raison du décès de Khaibaoubati) ou s'il a été partagé entre les deux officiers[49]. Il se peut que cette expédition ait contribué à diffuser la culture matérielle dite du "groupe A" dans cette région.

La seconde campagne, également attestée sur l'un des fragments de la pierre de Palerme et cette fois-ci dirigée contre la Libye, eut lieu vers la fin du règne de Snéfrou. Elle se termina par la capture de 1 100 Libyens et la saisie de 23 000 têtes de bétail[47],[note 15]. La campagne en Libye a eu lieu bien plus tardivement dans le règne que la campagne de Nubie car elle apparait sur le registre intermédiaire du fragment no 4 du Caire, c'est-à-dire la même ligne que le septième registre du fragment de Palerme[47].

Expéditions minières

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Deux éléments attestent de l'organisation d'expéditions minières au Sinaï, où se trouvent des gisements de turquoise et de cuivre sous le règne de Snéfrou, dans la continuité des dynasties précédentes. Toutefois, il semble que le règne de Snéfrou marque un changement majeur dans la manière d'organiser ces expéditions. En effet, il semble que pendant les premières dynasties, les expéditions contournaient le golfe de Suez[51] pour redescendre vers le ouadi ‘Ameyra de la fin de la période prédynastique jusqu'au début de la IIe dynastie[52] puis, une fois le site semble-t-il épuisé, vers le ouadi Maghara pendant la IIIe dynastie[53]. Si Snéfrou continue d'utiliser les ressources du ouadi Maghara, comme l'attestent les deux inscriptions rupestres représentant Snéfrou tuant un Bédouin[54], son règne marque une rupture majeure dans la voie d'accès à ces ressources. En effet, au cours de son règne a lieu la création d'un énorme port au Ouadi el-Jarf, côté continent, permettant d'accéder au port-forteresse d'El-Markha, situé en face côté Sinaï[55],[note 16].

Il semble que la décision de construire un tel port a été prise car le golfe de Suez est accessible depuis le site de Meïdoum, lieu de construction de la première pyramide du roi Snéfrou, via le ouadi Arabah[57],[58]. Le choix de ce site en particulier est probablement dû à la présence d'eau potable et à l'absence de récif corallien, facilitant d'une part l'utilisation du port pendant une longue durée et d'autre part la navigation depuis et vers le port[57]. Ce port a été utilisé uniquement pendant les règnes de Snéfrou et de Khéops[56] ; en effet, au plus tard sous Khéphren[56], le port de départ est transféré à Ain Soukhna, accessible directement depuis Memphis, capitale administrative de la période et lieu de construction de l'ensemble des pyramides royales de l'Ancien Empire (à l'exception de la pyramide de Meïdoum susmentionnée)[57],[note 17].

Politique intérieure

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Le règne de Snéfrou est marqué par l'intégration des fils du roi dans la haute administration et la haute prêtrise. Le manque d'information concernant les dynasties précédentes ne permet pas d'évaluer l'ampleur des potentiels changements dans l'organisation de l'administration, mais il s'avère qu'aucun fils royal n'est attesté à la tête d'une grande administration avant son règne. Sous celui-ci, deux fils royaux accèdent aux plus hautes fonctions : Rahotep a exercé la charge de grand des voyants, la plus haute fonction de l'un des plus grands temples d'Égypte à cette époque, le temple de Rê à Héliopolis[14] ; Néfermaât (A) a quant à lui exercé la charge de vizir, la plus haute fonction administrative et judiciaire[12]. Deux autres fils exercèrent également la charge de vizir pendant le règne de Khéops : Kanefer et Ânkhkhâf ; de même, deux de ses petits-fils également la charge de vizir : Hémiounou, fils de son fils Néfermaât (A)[60], et Néfermaât (B), fils de sa fille Néfertkaou[61].

Monuments et statues

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Statues

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Les seules représentations sculpturales de Snéfrou connues sont les fragments de statues découverts dans le temple de la vallée de la pyramide rhomboïdale : ces fragments sont les restes de six statues qui ornaient à l'origine les six chapelles du temple[62]. L'une d'elles a pendant longtemps été exposée au Musée égyptien du Caire (inv. JE 98943), puis a été transférée au Grand Musée égyptien. C'est un portrait en calcaire du corps du roi, placé debout, dos collé à ce qui semble être un socle vertical. Ce « socle » ressemble à un lit du fait qu'il est plus volumineux au niveau de la tête qu'au niveau du corps. Snéfrou porte la couronne blanche, symbole de pouvoir en Haute-Égypte, ainsi qu'un collier-ousekh. Il est également vêtu d'un « kilt », auquel est attachée une ceinture où apparait son cartouche. Aujourd'hui, la partie droite du corps a disparu. Cette sculpture est d'autant plus précieuse qu'elle est non seulement la seule statue de Snéfrou, mais qu'elle est endommagée.

Reliefs

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Snéfrou est représenté sur plusieurs reliefs au cours de l'histoire.

Il y a notamment celui retrouvé au Sinaï, à Ouadi Maghara, bâti en grès, qui représente Snéfrou, d'une taille plus grande que l'ennemi bédouin agenouillé qu'il est en train de battre avec sa massue[63]. Il symbolise la victoire du roi face aux bédouins pour préserver les mines de cuivre et de turquoise dans l'ouest du Sinaï. Ce relief a pour but de montrer l'accomplissement d'un des rôles du roi : sécuriser les routes commerciales grâce au contrôle des tribus rebelles. En face de Snéfrou, le dieu Horus arbore la double couronne de Haute et Basse-Égypte, et se tient sur un serekh qui renferme le nom d'Horus du roi. Les autres titres et noms de Snéfrou entourent son image.

Deux autres représentations de Snéfrou se trouvaient être les deux stèles érigées dans le temple haut du complexe funéraire associée à la pyramide rhomboïdale

Le temple de la vallée de la pyramide rhomboïdale était en fait composée de nombreux bas-reliefs ou en ronde-bosse. Étaient représentées notamment plusieurs nomes dans lesquels étaient situées les fondations royales alimentant le culte funéraire du roi ; si seulement douze nomes de Haute-Égypte étaient représentés, il ne reste qu'un seul nome de Basse-Égypte conservé dans les décors fragmentaires[64]. La seconde partie du temple de la vallée, séparée de la première partie par une cour, est composée de deux rangées de cinq piliers et de six chapelles (celles où se trouvaient les statues mentionnées précédemment) ; cette partie était couverte de représentations, notamment des scènes de la fête-sed du souverain et une scène de fondation du roi en compagnie de la déesse Seshat[62]. Deux autres représentations de Snéfrou se trouvaient être les deux stèles érigées dans le temple haut, plus précisément au pied de la pyramide elle-même[65] : le roi est représenté assis sur son trône, vêtu de la tenue de la fête de la fête-sed, portant la couronne-pschent et tenant dans sa main le nekhekh. Les deux stèles sont aujourd'hui brisées, et la partie supérieure, décorée, de l'une d'elles enrichit aujourd'hui le Musée égyptien du Caire (inv. JE 89289).

Il est également possible qu'il soit le commanditaire d'une stèle aujourd'hui au Louvre (E 25982) portant le nom d'Horus Qahedjet qui a été datée originellement de la fin de la IIIe dynastie et souvent identifiée à Houni. Toutefois, selon une étude de Pierre Tallet, la découverte d'ancres au Ouadi el-Jarf datant du règne de Khéops et portant le titre Qa-Hedjet montre que Qa-Hedjet était un titre utilisé pendant la IVe dynastie. Ainsi, Pierre Tallet propose que Qa-Hedjet aurait été utilisé sur la stèle en tant que nom d'Horus par Snéfrou car elle aurait été placée dans l'un des monuments funéraires de ce dernier[note 18]), c'est-à-dire à un endroit où l'identité du propriétaire de la stèle n'aurait fait aucun doute. Une seconde stèle équivalente aurait été placée dans le même monument mais au lieu de la couronne blanche Hedjet, le roi aurait porté la couronne rouge Decheret et le titre inscrit dans un serekh aurait été Qa-Decheret. L'érection de ces deux stèles auraient d'ailleurs été célébrée au point de figurer sur la pierre de Palerme dans la case correspondant au 8e recensement du règne[67].

Architecture

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À l'exception de ses tombes, qui seront abordées ci-après, Snéfrou n'est connu de manière certaine que pour l'érection de la pyramide de Seïlah, petite pyramide provinciale parmi les sept connues et dont le rôle reste incertain[note 19]. Si le commanditaire de l'ensemble de ces sept pyramides provinciales reste discutée[68] (l'autre candidat étant le roi Houni), Snéfrou est probablement le commanditaire de plusieurs d'entre elles : Franck Monnier a par exemple indiqué que les pyramides de Zaouiet el-Meïtin et d'Edfou sont probablement celles de Snéfrou[69] ; selon Michel Baud, le fait que la pyramide de Sinki, près d'Abydos, ait été laissée inachevée pourrait être due à l'abandon du programme de pyramides provinciales, Snéfrou ayant assurément commandité celle de Seïlah, il pourrait alors être à l'origine de celle de Sinki[70].

Sépultures

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La pyramide rouge de Snéfrou

Pour ce qui est des constructions monumentales, Snéfrou a sans doute introduit l'ère des grandes pyramides, celle de la IVe dynastie. L'égyptologue Zahi Hawass, dans son ouvrage Trésors des Pyramides, écrit :

« Avec le long règne de Snéfrou, le premier roi de la quatrième dynastie, « l’âge des pyramides », l’époque des grands bâtisseurs de pyramides commence. C'est l'une des périodes les plus magnifiques et les plus glorieuses de la culture égyptienne. Outre l'architecture, l'art de la sculpture, le relief et la peinture atteignent leur point culminant. En sciences naturelles et en médecine, les fondements des connaissances et des pratiques sont établies et resteront valables pendant des siècles jusqu'à l'époque grecque. »

Cette citation suggère que l'apport artistique et savant de Snéfrou dépasse celui des pharaons antérieurs. En effet, l'ère des pyramides ne commence pas avec Snéfrou, mais avec Djéser, le premier pharaon de la IIIe dynastie. À l'origine de la première pyramide d'Égypte, bâtie par le célèbre architecte Imhotep, Djéser n'est pas vraiment considéré comme le grand précurseur de cette ère. Zahi Hawass pense que Snéfrou a eu un apport artistique plus prestigieux que Djéser, ce qui accentue son importance au sein de l'histoire de l'Égypte antique.

Snéfrou se fait construire plusieurs pyramides au sud de Saqqarah :

C'est durant son règne que les pyramides d'Égypte atteignent le stade ultime de leur évolution, en devenant des pyramides à faces lisses.

Ordre des phases de construction des pyramides

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L'architecture des pyramides

La pyramide de Meïdoum a été construite en trois phases[71],[72] :

  • une pyramide à sept degrés construite en lits déversés, notée E1,
  • une pyramide à huit degrés construite en lits déversés, notée E2,
  • une pyramide à faces lisses d'une pente de 51° 50′[71] ou 52° 40′[73] construite en lits horizontaux et atteignant une hauteur d'environ 91,84 mètres[72],[note 20], notée E3 ; il est à noter que cette phase a été construite avec des pierres locales, provenant des mêmes carrières d'où sont originaires les pierres des phases E1 et E2, et des pierres des carrières d'el-Maasara, provenant des mêmes carrières utilisées pour les pyramides de Dahchour ; ce fait est très probablement dû à l'épuisement de la source locale de pierres[74],[75].

La pyramide satellite de Meïdoum est dévastée ; il ne reste en effet d'une fosse et trois assises en lits déversés sur les côtés est et ouest. La reconstitution de la pyramide ne fait pas l'unanimité : Vito Maragioglio et Celeste Rinaldi ont proposé comme reconstitution une pyramide à quatre degrés, tandis que Franck Monnier privilégie une pyramide à faces lisses avec une pente de 60° (soit la même pente que le premier projet de la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud)[76].

La pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud, construite en au moins[note 21] trois phases :

  • une première pyramide PL1 à faces lisses d'une pente de 58°[77] ou 60°[78], prévue initialement d'une hauteur d'environ 125,64 mètres[77],
  • une extension de la pyramide PL2 à faces lisses d'une pente d'environ 54° 31′, construite en lits déversés et prévue initialement d'une hauteur d'environ 131,92 mètres[77],[note 22], et effectivement construite jusqu'à une hauteur d'environ 49 mètres[79],[note 23],
  • suite au sinistre, la partie supérieure de la pyramide PL3 a été finalisée en lits horizontaux[72],[note 24] avec une nouvelle pente, conduisant à une hauteur de 105,07 mètres[77].

La pyramide satellite de Dahchour-Sud semble quant à elle construite en une seule phase : une pyramide à faces lisses d'une pente de 44° 30′ (soit la même pente que le premier projet de la pyramide rouge de Dahchour-Nord)[82] construite en assises horizontales pour une hauteur d'environ 26 mètres[83],[84]. L'état de la pyramide ne permet pas de savoir si l'intérieur de la pyramide comporte un noyau à degrés[85].

La pyramide rouge de Dahchour-Nord semble quant à elle construite en une seule phase : une pyramide à faces lisses d'une pente de 43° 36′[86] ou 44° 44′[87] construite en assises horizontales pour une hauteur de 104,49 mètres[88],[note 25]. L'état de la pyramide ne permet pas de savoir si l'intérieur de la pyramide comporte un noyau à degrés[85].

Les appartements funéraires

L'agencement des appartements funéraires de la pyramide de Meïdoum et de la pyramide rouge de Dahchour-Nord sont très proches : constituée d'un couloir descendant puis horizontal, puis de deux petites chambres successives décalées l'une de l'autre, puis d'une chambre, située en hauteur par rapport aux deux premières. La pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud est différente et a la particularité d'être constituée de deux entrées, chacune menant à un appartement funéraire indépendant de l'autre (jusqu'au creusement d'un boyau par les constructeurs eux-mêmes) et constitué d'un couloir puis d'une simple chambre[89].

Les modes de fermeture rapprochent la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud et sa pyramide satellite de la pyramide de Khéops : en effet, un système de deux herses a été mis en place dans l'appartement supérieur de la pyramide rhomboïdale, un système analogue de trois herses devait obturer à l'origine le couloir ascendant de la pyramide de Khéops[90],[91],[note 26], système de herses remplacé par un système de blocs bouchons copié de celui que l'on retrouve dans la pyramide satellite de Dahchour-Sud[92].

Les voûtes des chambres ont suivi une évolution technique[93] :

  • la voûte en encorbellement à deux pans a été utilisée pour l'ensemble des chambres de la pyramide de Meïdoum et celles de la pyramide rouge de Dahchour-Nord, ainsi que pour l'escalier menant à la chambre de l'appartement inférieur de la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud,
  • la voûte en encorbellement à quatre pans a été utilisée pour l'ensemble des chambres de la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud ainsi que pour la « Grande Galerie » de la pyramide de Khéops,
  • la voûte en chevrons a été utilisée pour la « chambre de la reine » et la « chambre du roi ».

La portée des chambre a également suivi une évolution[94] :

  • pour la pyramide de Meïdoum :
    • les chambres inférieures ont une portée de 4 coudées,
    • la chambre supérieure a une portée de 5 coudées,
  • pour la pyramide rouge de Dahchour-Nord :
    • les chambres inférieures ont une portée de 7 coudées,
    • la chambre supérieure a une portée de 8 coudées,
  • pour la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud :
    • la chambre inférieure a une portée de 9,5 coudées
    • la chambre supérieure a une portée de 10 coudées,
  • pour la pyramide de Khéops :
    • la « chambre de la reine » et la « chambre du roi » ont une portée de 10 coudées,
    • la dernière chambre de décharge, sous la voûte en chevrons, a une portée de 12 coudées.
Les marques de chantier

Les marques de chantier retrouvées sur les blocs des pyramides indiquent certaines informations, comme le nom de l'équipe d'ouvriers ayant mis en place le bloc, ou bien une date qui, à l'époque, était exprimée en « année du Xe recensement du bétail » ou en « année après le Xe recensement du bétail ». Pour cette dernière catégorie, on trouve les informations suivantes :

  • les marques de chantier de la phase E3 de la pyramide de Meïdoum[note 27]), retrouvées dans le coin nord-ouest, indiquent plusieurs dates, pour la plupart à la lecture incertaine mais encadrées entre l'année du 10e+x recensement et l'année après le 18e recensement[96],[note 28],
  • sept marques de chantier retrouvées sur des bloc de fondation du temple d'accueil de la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud indiquent toutes l'« année du 15e resencement » ou l'« année après le 15e resencement »[98],
  • une marque de chantier retrouvée sur un bloc de parement de la pyramide satellite de la pyramide rhomboïdale de Dahchour-Sud ; la lecture de cette marque est cependant incertaine, la certitude est qu'elle donne une date postérieure au 10e recensement[99],
  • des marques de chantier sur des blocs de la pyramide rouge de Dahchour-Nord[100], dont notamment :
    • une marque sur un bloc de fondation du coin sud-ouest indiquant l'« année du 15e recensement »[101],
    • une marque sur un bloc au-dessus de la 12e assise (environ 9 mètres[102]) indiquant l'« année du/après le 15e recensement, 2e mois de Péret, 14e jour »[103],
    • une marque sur un bloc entre des 16e et 17e assises (environ 12 mètres[102]) indiquant l'« année du/après le 16e recensement, 3e mois de Akhet »[43],
    • des marques de chantier indiquant un 24e recensement seraient attestées sur des débris retrouvés au pied de la pyramide[41],[102], mais les marques sont trop incertaines pour assurer une telle lecture[104].

Interprétations

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Sur la base des techniques de construction (faces lisses ou non, lits déversés ou horizontaux, dates inscrites), l'interprétation générale est la suivante[105],[106] :

  • la pyramide à degrés de Meïdoum E1 est construite,
  • la pyramide à degrés de Meïdoum E2 est construite,
  • le premier projet de la pyramide de Dahchour-Sud PL1 est commencé, mais n'est pas achevé du fait du changement de projet ; en parallèle, la pyramide satellite de Meïdoum est construite,
  • le second projet de la pyramide de Dahchour-Sud PL2 est commencé, mais n'est pas achevé à cause du sinistre,
  • l'enrobage de la pyramide de Meïdoum E3, la pyramide de Dahchour-Nord, la pyramide satellite et le complexe funéraire de Dahchour-Sud sont construits, ainsi que la partie supérieure de la pyramide de Dahchour-Sud avec une pente plus faible PL3.

Cependant, les architectes Gilles Dormion et Jean-Yves Verd'hurt ont proposé une nouvelle chronologie, appuyée notamment par les éléments suivants :

  • l'analyse des appartements funéraires des pyramides (voûtes, portées, agencement) montre clairement l'ordre suivant : Meïdoum → Dahchour-Nord → Dahchour-Sud (→ Khéops)[107],
  • l'analyse de l'extérieur des pyramides (orientation des assises, dates des marques de chantier) montre clairement l'ordre suivant : Meïdoum → Dahchour-Sud → Dahchour-Nord (→ Khéops)[107],
  • les pyramides de la période ont toutes été construites en tant que pyramides à degrés puis complétées, « enrobées », en pyramides à faces lisses : ils appuient leur hypothèse par le fait que toutes les pyramides dont la structure interne est connue possèdent un noyau interne à degrés[108].

Ainsi, ils proposent la chronologie suivante[109] :

  • la pyramide à degrés de Meïdoum E1 est construite,
  • la pyramide à degrés de Meïdoum E2 est construite,
  • la pyramide à degrés de Dahchour-Nord est construite,
  • la pyramide à degrés de Dahchour-Sud est construite,
  • le premier projet d'enrobage de la pyramide de Dahchour-Sud PL1 est construite et achevée,
  • le second projet d'enrobage de la pyramide de Dahchour-Sud PL2 est commencé, mais n'est pas achevé à cause du sinistre,
  • la partie supérieure de la pyramide de Dahchour-Sud avec une pente plus faible PL3 est construite,
  • l'enrobage de la pyramide de Meïdoum E3 est construit,
  • l'enrobage de la pyramide de Dahchour-Nord est construit.

Titulature

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Postérité

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Ancien Empire

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Snéfrou bénéficiait d'un culte funéraire important durant l'Ancien Empire. À la fin de la VIe dynastie, on recense 18 prêtres et fonctionnaires funéraires associés à ce culte. Quatre d'entre eux sont originaires de Gizeh, un d'Abousir, un de Meïdoum et douze de Dahchour. Cette dernière ville était manifestement le centre de la vénération de Snéfrou[110]. Si l'on considère uniquement le nombre de prêtres et fonctionnaires funéraires connus, ce culte n'était certes pas le plus important pour un roi de la IVe dynastie. À titre de comparaison, on en compte 73 pour Khéops[111] et 32 pour Khéphren[112]. Cependant, ce culte a perduré bien plus longtemps. Alors que le culte funéraire de Khéops et de Khéphren déclinait progressivement durant la VIe dynastie, le roi Pépi Ier a même promulgué un décret accordant des privilèges spéciaux aux fonctionnaires de Snéfrou à Dahchour[113]. Le culte persista durant la Première Période intermédiaire et connut un nouvel essor au Moyen Empire[114].

Un tel culte funéraire revêtait toujours une grande importance économique, car de nombreux domaines agricoles furent établis pour fournir les offrandes. Seize de ces domaines ont été identifiés pour Snéfrou. De plus, onze toponymes dérivés de son nom ont été recensés[115].

Moyen Empire

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Culte funéraire à Dahchour

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Le culte funéraire de Snéfrou se poursuivit au Moyen Empire. Dix prêtres et fonctionnaires funéraires de Dahchour sont attestés pour cette période. De plus, de nombreux monuments y ont été découverts, dans lesquels Snéfrou est invoqué aux côtés d'autres divinités dans des formules sacrificielles. Il semble donc qu'il ait déjà été vénéré comme un dieu à part entière au Moyen Empire. Cependant, les fonctionnaires de Dahchour le considéraient également comme leur suzerain suprême, dont le culte constituait en fin de compte le fondement de leur propre existence[116].

Inscriptions et monuments de la péninsule du Sinaï

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Snéfrou était également vénéré dans la péninsule du Sinaï au Moyen Empire. Au ouadi Maghara, et plus particulièrement dans et autour du temple d'Hathor de Sarabit al-Khadim, de nombreuses stèles, statues et tablettes d'offrandes furent érigées en son honneur, et des inscriptions rupestres y furent ajoutées. Snéfrou y était vénéré à la fois comme une divinité protectrice et comme le « roi primordial » qui, selon la croyance égyptienne, ouvrit le Sinaï à l'Égypte. Cette dernière affirmation, cependant, est peu susceptible de correspondre aux faits historiques et semble plutôt se fonder sur l'image rupestre de Snéfrou au ouadi Maghara[117].

Littérature

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Certains rois de l'Ancien Empire sont restés dans la mémoire des Anciens Égyptiens au travers de la littérature. Parmi eux, Snéfrou est cité à plusieurs reprises. On trouve notamment les récits suivants.

Instructions pour Kagemni

Les Instructions pour Kagemni ne nous sont parvenus que partiellement. Le papyrus Prisse, qui les contient, date de la XIIe dynastie, mais ces enseignements pourraient remonter à la IXe/Xe dynastie. Snéfrou n'y joue aucun rôle actif ; le personnage principal est Kagemni, qui a adopté les maximes décrites dans ces enseignements et est promu vizir après la mort de Houni et l'accession au trône de Snéfrou. Un vizir du nom de Kagemni est effectivement attesté historiquement, mais il n'a vécu que sous le règne du roi Téti, au début de la VIe dynastie, et est donc anachroniquement placé ici au début de la IVe dynastie[118].

Prophétie de Néferti

La Prophétie de Néferti est un récit qui remonte au début de la XIIe dynastie, sous le règne d'Amenemhat Ier. Présentée comme une ancienne prophétie, elle visait à légitimer l'accession au trône de ce roi, sans lien de parenté avec la précédente famille royale de la XIe dynastie. L'histoire se déroule à la cour de Snéfrou, qui écoute le prêtre-lecteur Néferti évoquer les événements futurs. Néferti commence par brosser un tableau sombre de l'avenir : le Nil s'assèche, des étrangers s'installent au nord du pays et le dieu soleil Rê se détourne de l'humanité. Il conclut cependant sa prophétie par la promesse d'un sauveur qui rétablira l'ordre dans le pays. Ce sauveur est décrit comme le fils d'une Nubienne et se nomme Ameny, ce qui ne laisse aucun doute : il s'agit d'Amenemhat Ier[119]. Dans ce récit, Snéfrou est dépeint comme un souverain extrêmement affable. Il s'adresse toujours à ses subordonnés en les appelant « camarades » et « amis ».

Les magiciens à la cour du roi Khéops

Le récit conservé sur le papyrus Westcar, récit parfois nommé Les magiciens à la cour du roi Khéops ou encore Les cinq prodiges du papyrus Westcar, est généralement attribué à la XIIe dynastie[120], bien qu'il puisse en fait dater de la XIIIe dynastie[121]. L'histoire se déroule à la cour royale et met en scène Khéops, le personnage principal. Pour tromper son ennui, il se fait raconter des histoires merveilleuses par ses fils. Quatre d'entre eux apparaissent et relatent des exploits de magiciens. Le troisième récit, narré par le prince Baoufrê, relate une excursion en bateau de Snéfrou sur un lac. Vingt jeunes femmes, vêtues seulement de filets, prennent les rames. Lorsque l'une d'elles laisse tomber un pendentif en forme de poisson à l'eau, Snéfrou appelle son prêtre lecteur, Djadja-em-ânkh (en), qui récupère le pendentif en lançant un sortilège qui inverse les eaux du lac, les recouvrant partiellement. L'affabilité de Snéfrou est ici encore plus manifeste que dans la prophétie de Néferti[120]. S'il entretient des relations très familières avec ses subordonnés, son successeur Khéops, en revanche, est dépeint comme extrêmement sérieux et, parfois même, blasphématoire.

Nouvel Empire

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Le culte de Snéfrou à Dahchour semble avoir disparu durant le Nouvel Empire. Le culte sur le mont Sinaï prit également fin. Seul un fragment d'inscription subsiste de Sarabit al-Khadim. Cependant, la pyramide de Meïdoum devint un lieu de pèlerinage entre la XVIIIe et la XXe dynastie. De nombreux graffitis hiératiques dans le temple funéraire témoignent de la vénération de Snéfrou. Après la XXe dynastie, cette vénération cessa également, et durant la XXIIe dynastie, des tombes furent finalement construites dans les décombres entourant la pyramide[122].

Période ptolémaïque

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Les derniers documents égyptiens mentionnant Snéfrou datent du IIe siècle avant l'ère commune. Une stèle et un sarcophage appartenant à deux prêtres revêtent une importance particulière. Parmi leurs nombreux titres figure celui de « Prêtre du roi Snéfrou de Haute et Basse-Égypte ». Les deux prêtres venaient de Saqqarah, et il est probable que Snéfrou ait assumé le rôle de proto-roi et de dieu local de la nécropole au cours de cette phase tardive de l'histoire égyptienne et qu'il ait peut-être eu un site de culte près du Sérapéum[123].

Notes et références

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  1. 1 2 En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de règne est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté du règne, plusieurs chercheurs ont fait chacun des propositions ; on trouve par exemple :
  2. ↑ Translittération de snfr-wj, signifiant « Il m'a perfectionné », de Ḥr-nb-Mȝˁ.t-snfr-wj, signifiant « Horus, Seigneur de Maât, m'a perfectionné ».
  3. ↑ Deux problèmes majeurs concernent les titres de filiation royale et leurs détenteurs : le premier problème est que ces titres pouvaient, d'une part attribués à des roturiers et être donc purement honorifiques, et d'autre part, être attribués à des petits-enfants royaux[11] ; le second problème est la datation souvent incertaine des monuments et documents qui attestent de l'existence de ces princes et princesses.
  4. ↑ Les années des recensements sont alors notées rnpt zp X, soit littéralement « Année de la Xe occasion », et les années intercalaires sont alors notées rnpt m-ḫt zp X, soit littéralement « Année après la Xe occasion »[35].
  5. ↑ ... ḥw.t.f... pr Snfrw bn(r)wt ... ḥḏ ḫsbḏ ; zp 2 ṯnwt ; mḥ 3
  6. ↑ ... pr-wr ... pr-nw snwt ... Nb-Mȝˁ.t (statue du roi) ... ; mḥ 3 šsp 5
  7. ↑ ... ; [mst] sȝty-[bjt]y ; ...
  8. ↑ šd dšr mr(w) dwȝ-Tȝ.wy mḥ-l00 sjstjw (?)-dp[t]-nsw.t 60 ḥ.wy (?) Nḥs jnt ; sqr(w)-ˁnḫ 7000 ˁwt (?) 200 000 ; qd jnb rsj tȝ-mḥw ḥwwt-Snfrw ; jnt dpt 40 mḥ (?) ˁš ; mḥ 2 ḏbˁ.wy
  9. ↑ jrt ḥw.t-z (?) 35 š-kȝ 122 ; šd dšr ˁš dwȝ-Tȝ.wy mḥ-100 mr(w) mh-100 2 ; zp 7 ṯnwt ; mḥ 5 šsp 1 ḏbˁ
  10. ↑ sˁḥˁ q(ȝj)-ḥḏt Snfrw tp(j)-r sbḫt rsj (qȝj-)dšrt Snfrw tp(j)-r sbḫt ; mḥtt jrt ˁȝw ˁḥ-nsw.t ˁš ; zp 8 ṯnwt ; mḥ 2 šsp 2 ḏbˁ 2¾
  11. ↑ ... ns[w.t] ...
  12. ↑ ḫw (?) ḫˁ(t)-nsw.t ; zp 4 pḥrr Ḥpw ; ms ... (serekh + statue du roi avec la couronne blanche) ; ... jnw m Ṯḥnw sqr(w)-ˁnḫ 1 100 ˁwt 23 000 ... (cartouche ?) ... ; [mḥ] ... šsp 2
  13. ↑ C'est-à-dire l'année que les Égyptiens avaient très probablement nommée « Année après le sixième recensement ».
  14. ↑ « Tant de prisonniers vivants et tant de petits animaux » (probablement principalement des moutons, des chèvres, des pintades et des oies)[48].
  15. ↑ Le nombre de têtes de bétail n'est pas certain ; ainsi, Alessandro Roccati a interprété les inscriptions en donnant 13 100 têtes[50].
  16. ↑ L'utilisation du port du Ouadi el-Jarf pendant le règne de Snéfrou n'est attestée que par une empreinte de sceau ; le reste des inscriptions datent du règne de Khéops[56].
  17. ↑ Le site d'Ain Soukhna a d'ailleurs été utilisé pendant tout le reste de l'Ancien Empire, ainsi qu'au Moyen Empire (en parallèle du port de Mersa Gaouasis) et à la XVIIIe dynastie[59].
  18. ↑ Plus précisément dans le temple haut du complexe funéraire de la pyramide rhomboïdale, non loin des deux grandes stèles brisées[66].
  19. ↑ Plusieurs hypothèses ont été émises : lieu de représentation du roi, représentation du Benben, symbole de l'unité politique et religieuse du pays, ou encore cénotaphes des épouses royales.
  20. ↑ Franck Monnier indique que la hauteur finale devait atteindre environ 94,50 mètres[73].
  21. ↑ L'état de la pyramide ne permet pas de savoir si l'intérieur de la pyramide comporte un noyau à degrés.
  22. ↑ Franck Monnier indique que la hauteur finale des deux projets initiaux devait atteindre environ 136 mètres[78].
  23. ↑ La hauteur de changement de pente est différente selon les auteurs : Gilles Dormion et Jean-Yvers Verd'hurt indiquent 49,07 mètres[79], tandis que Franck Monnier indique 47,04 mètres[80] et Miroslav Verner indique « environ 45 mètres »[81].
  24. ↑ Franck Monnier indique que les assises de la partie supérieure de la pyramide sont en lits déversés, mais avec un relativement faible angle de 3° 30′[80].
  25. ↑ Franck Monnier indique que la hauteur finale devait atteindre environ 109,54 mètres[87].
  26. ↑ Ce système de trois herses du couloir ascendant ne doit pas être confondu avec le système de trois herses situé juste avant la « chambre du roi », qui a quant à lui été conservé mais dont le fonctionnement est différent de celui du couloir ascendant.
  27. ↑ Certains blocs pourraient cependant provenir d'une phase précédente et déposés sur le coin nord-ouest par les carriers qui ont réutilisés les blocs de la pyramide[95].
  28. ↑ Plusieurs marques ont été recensées, et les interprétations initiales allaient du 13e au 18e recensements[97], tandis que d'autres interprétations des marques, proposées notamment par Michel Baud, Roman Gundacker et Miroslav Verner, donnaient une plage pouvant aller du 6e au 23e recensement[96]. Aurore Ciavatti, sur la base des photographies d'origine, et avec un logiciel de traitement d'images (logiciel indisponible dans les années 1980 et début 1990 lors de la publication initiale), a permis de réévaluer l'ensemble des marques et d'en trouver de nouvelles que Paule Posener-Kriéger n'avait pas publiées du fait d'une trop forte incertitude de sa part[96].

Références

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Bibliographie

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Bibliographie sur la famille royale

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Bibliographie sur les pyramides

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  • Gilles Dormion et Jean-Yves Verd'hurt, La Chambre de Snéfrou. Analyse architecturale de la pyramide "rhomboïdale"., Arles, Actes Sud, coll. « La Bibliothèque de l'égyptologue », , 240 p. (ISBN 978-2-330-06090-9) ;
  • Gilles Dormion et Jean-Yves Verd'hurt, La Chambre de Khéphren. Analyse architecturale., Arles, Actes Sud, coll. « La Bibliothèque de l'égyptologue », , 208 p. (ISBN 978-2-330-10903-5) ;
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  • (en) Ali el-Khouli, Paule Posener-Kriéger et Geoffrey Thorndike Martin, Meidum, Sydney, Australian Center of Egyptology, (ISBN 0-85837-751-9) ;
  • (en) Dietrich Klemm et Rosemarie Klemm, The Stones of the Pyramids: Provenance of the building stones of the Old Kingdom pyramids of Egypt, Berlin, New York, De Gruyter, , 167 p. (ISBN 978-3110221237) ;
  • Franck Monnier, L'ère des géants : Une description détaillée des grandes pyramides d'Égypte, Paris VIe, Éditions De Boccard, , 268 p. (ISBN 978-2-7018-0493-4) ;
  • Franck Monnier, « The satellite pyramid of Meidum and the problem of the pyramids attributed to Snefru », The Journal of Ancient Egyptian Architecture, no 3,‎ , p. 1-23 ;
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  • (de) Rainer Stadelmann, « Die Pyramiden des Snofru in Dahschur. Zweiter Bericht über die Ausgrabungen an der nordlichen Steinpyramide, mit einem Exkurs über Scheintüren oder Stelen im Totentempel des AR », Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Kairo, no 39,‎ , p. 225-241 ;
  • (en) Miroslav Verner, The Pyramids : The Archaeology and History of Egypt’s Iconic Monuments, Le Caire, New York, The American University in Cairo Press, (1re éd. 1997 (tchèque), 2001 (anglais)), 464 p. (ISBN 978-9774169885).

Autres références

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Voir aussi

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Liens externes

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