Mustelidae
Mustélidés
une Loutre (Lutra lutra), un Glouton (Gulo gulo),
une Hermine (Mustela erminea) et un Ratel (Mellivora capensis).
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Super-famille | Musteloidea |
Répartition géographique
Les Mustélidés (Mustelidae) sont une famille de mammifères carnivores caniformes, de la super-famille des Mustéloïdes. Ce sont des prédateurs, de taille variée (de 20 cm à plus de 2 m), avec un corps allongé et des pattes courtes. Ils possèdent des glandes sécrétrices développées, de chaque côté de l'anus, qui peuvent dégager une odeur musquée en cas d'attaque. Divisée en plusieurs sous-familles, la famille des Mustélidés comprend une soixantaines d’espèces réparties en une vingtaine de genres. Elle est proche de la famille des Méphitidés.
Taxonomie
modifierHistoire taxonomique
modifierOn peut dire que la classification d’animaux semblable à des « Belettes » ou à des « Fouines » a été conceptualisé pour la première fois dans la taxonomie moderne sous le nom de genre Mustela, dès la première édition du Systema Naturæ de Carl von Linné. Dans la première édition, le genre est représenté par des espèces appelées M. martes, M. zibellina, M. viverra, M. mustela et M. putorius. Les espèces issues de la dixième édition du Systema Naturæ (1758) sont [2] :
- La Saricovienne (Mustela lutris) ;
- La Loutre (Mustela lutra) ;
- Le Glouton (Mustela gulo) ;
- Le Coase (Mustela barbara) ;
- La Marte (Mustela Martes) ;
- Le Putois (Mustela putorius) ;
- Le Furet (Mustela furo) ;
- La Zibeline (Mustela zibellina) ;
- L’Hermine (Mustela erminea)[note 1].
Certaines espèces comme le Blaireau (Ursus meles) ou le Carcajou (Ursus luscus) s’étaient vues placées dans le genre Ursus[2], genre nominal pour la famille des Ursidés.
Par la suite, au cours de la fin du XVIIIe siècle, divers nouvelles subdivisions seront créé, notamment Lutra, Martes ou encore Meles, mais qui reste rattaché aux plantigrades.
XIXe siècle
modifierPour ce qui est du regroupement de genres, une famille en tant que tel, la première mention d’un tel « groupe » a été décrite pour la première fois en 1817 par le naturaliste saxon devenu sujet russe Gotthelf Fischer von Waldheim[3], toutefois, cette « famille » désignée par l’auteur sous le nom de Mustelinorum a une systématique totalement différente de la famille que l’on connaît actuellement et qui sert de base taxonomique pour les Mustélidés ainsi que les Mustélinés. La systématique de ce groupe est la suivante :
En 1821, le zoologiste britannique John Edward Gray tente de mettre un peu d’ordre dans la famille, allant des Belettes et Putois (Putorius), des Martes (Mustela), des Mouffettes (Mephitis) jusqu’aux Loutres (Lutra), les Blaireaux (Meles) et les Gloutons (Gulo) sont en revanche toujours dans la famille des Ursidés[4].
L’inclusion de ces plus gros genres se fera au cours des années 1830-1860, c’est au cours de cette période que les grandes sous-familles seront constituées, en 1838 Charles-Lucien Bonaparte théorise les subdivisions Melina et Lutrina pour les Blaireaux et les Loutres, mais ce sont ici des groupes de carnivores indépendants[5]. Dans un document publié en 1845, le même auteur intègre finalement le groupe des Melina dans la famille des Mustélidés[6]. D’autres auteurs ont tenté de classer les blaireaux parmi les Mustélidés, certains d’entre eux y ont même intégré la sous-famille des Ursinae[7].

Durant les années 1860, la systématique des mammifères connaît une période d'intenses révisions, portée par l'analyse minutieuse des pièces ostéologiques et des formules dentaires. Au cœur de cette dynamique, le zoologiste britannique John Edward Gray, alors conservateur des collections zoologiques au British Museum, propose en 1865 une refonte de la famille des Mustélidés dans les Proceedings of the Zoological Society of London[8]. Ce jalon initial permet d'introduire des critères morphologiques fins, isolant des caractères crâniens précis sous des appellations qui marqueront durablement l'histoire naturelle (à l'instar des sous-groupes ou genres Pekania, Neogale, Lutrogale ou Melogale). Cependant, la véritable rupture conceptuelle survient en 1869 avec la publication de son ouvrage magistral : le Catalogue of carnivorous, pachydermatous, and edentate Mammalia in the British museum[9]. Dans ce traité, Gray parachève sa vision en scindant radicalement l'ancienne grande famille unifiée en deux entités distinctes : La famille des Mustelidae (restreinte aux formes digitigrades, semi-aquatiques ou strictement marines), ainsi que la famille des Melinidae (érigée pour regrouper les formes plantigrades et fouisseuses, telles que les blaireaux et les mouffettes)[9].
- Section I. Acanthopoda
- Fam. 6. Mustelidae
- Tribe 1. Mustelina
- Martes
- (Skull elongate, narrow...)
- (The upper hinder tubercular grinder quadrate...) Martes.
- Le Pine-Marten (Martes abietum) ;
- Le American Sable (Martes americana) ;
- Le Japanese Sable (Martes melanopus) ;
- Le Sable (Mustela zibellina) ;
- Martes brachyura ;
- Martes japonica ;
- (Tail elongate, slender...) Pekania.
- Le The Wood-Shock / Fisher (Martes pennantii) ;
- (The upper hinder tubercular grinder quadrate...) Martes.
- (Skull swollen, flattened; nose short; upper cutting-teeth erect...) Foina.
- Le Beech-Marten (Martes foina) ;
- (Skull swollen, flattened; nose short, broad; upper cutting-teeth projecting...) Charronia.
- Le White-checked Weasel (Martes flavigula) ;
- (Skull elongate, narrow...)
- Putorius
- (Back uniform)
- Le Polecat (Putorius fœtidus) ;
- Putorius eversmannii ;
- Putorius nigripes ;
- (Back spotted or mottled)
- Le Vormela / Peregusna (Putorius sarmaticus) ;
- (Back uniform)
- Mustela
- (Back uniform)
- (Back uniform colour; tail black-tipped)
- Le Stoat / Ermine (Mustela erminea) ;
- Le Richardson's Stoat (Mustela richardsonii) ;
- Mustela agilis ;
- (Back and tail uniformly coloured) Gale.
- Le Weasel (Mustela vulgaris) ;
- Mustela boccamela ;
- Mustela alpina ;
- (Back uniform colour; tail black-tipped)
- (Back streaked)
- (Face with pale spot in front of ears; back uniform; tail-end black) Neogale.
- Le Black-faced Weasel (Mustela brasiliensis) ;
- Le Yellow-cheeked Weasel (Mustela xanthogenys) ;
- Mustela aureoventris ;
- (Back uniform)
- Vison
- (The upper tubercular grinder large...) Vison.
- Le American Vison (Vison lutreocephala) ;
- (The upper tubercular grinder small...) Lutreola.
- Le Mank, Nurec (Vison lutreola) ;
- Le Italse (Vison siberica) ;
- Vison canigula ;
- Vison horsfieldii ;
- Vison subhemachalana ;
- (The upper tubercular grinder large...) Vison.
- Gymnopus
- Le Kathiah (Gymnopus kathiah) ;
- Gymnopus leucocephalus ;
- Gymnopus strigidorsus ;
- Gymnopus africanus ;
- Martes
- B. Subplantigrade (Gulonina)
- C. Plantigrade
- Galera
- Le Tiara (Galera barbata) ;
- Grisonia
- Galera
- Tribe 2. Lutrina
- A. (Tail simple, conical, depressed, rounded on the sides)
- a. (The palms and soles of the feet bald between the pads...)
- (Muzzle entirely covered with hair...)
- Barangia
- (The muzzle partially hairy...)
- Lontra
- (Muzzle bald on the upper edge...)
- Lutra
- (Forehead and nose of skull flat...)
- (Europe)
- Le Otter (Lutra vulgaris) ;
- Lutra nudipes ;
- (Asia)
- (Europe)
- (Forehead and nose of skull convex...) Lutrogale.
- (Asia)
- (America)
- (Forehead and nose of skull flat...)
- a. (The palms and soles of the feet bald between the pads...)
- Nutria
- Lutronectes
- c. (Feet oblong, rather elongate; toes rather slender...)
- Aonyx
- (African. Claws very rudimentary. Anahyster)
- (Asiatic. Claws rudimentary, blunt. Aonyx)
- Le Indian Aonyx (Aonyx leptonyx) ;
- Aonyx indigitata ;
- Aonyx aurobrunnea ;
- Aonyx
- d. (The under surface of the feet... sprinkled with scattered soft hairs...)
- e. (The palms and soles of the feet hairy between the pads...)
- B. (Tail elongate, rather depressed, with a cord-like ridge on each side)
- A. (Tail simple, conical, depressed, rounded on the sides)
- Tribe 3. Enhydrina
- Enhydris
- Le Kalan / Sea-Otter (Enhydris lutris) ;
- Enhydris
- Tribe 1. Mustelina
- Fam. 6. Mustelidae
- Section II. Dog-footed Carnivora (Cynopoda)
- Fam. 7. Melinidae
- A. Plantigrade
- Tribe 4. Melina
- a. (Palate much produced behind...)
- Arctonyx
- Le Balisoar (Arctonyx collaris) ;
- Arctonyx
- b. (Palate moderately produced behind...)
- Meles
- (Skull larger; nose compressed. Taxus / Eumeles)
- Le Badger (Meles taxus) ;
- Le The Tumpha (Meles leucurus) ;
- (Skull short; nose broad. Eumeles)
- (Skull oblong, elongate...) Pseudomeles.
- (Skull larger; nose compressed. Taxus / Eumeles)
- Meles
- Taxidea
- Le American Badger (Taxidea americana) ;
- Mydaus
- a. (Palate much produced behind...)
- Tribe 5. Mellivorina
- Mellivora
- Le Ratel (Mellivora ratel) ;
- Mellivora indica ;
- Mellivora leuconota ;
- Mellivora
- Tribe 6. Mephitina
- Conepatus
- Mephitis
- (Tail as long as body)
- (Tail longer than the body)
- Spilogale
- Le Little Striped Skunk (Spilogale interrupta) ;
- Tribe 4. Melina
- B. Subdigitigrade
- Tribe 7. Zorillina
- Zorilla
- Le The Zorille (Zorilla striata) ;
- Zorilla frenata ;
- Zorilla
- Tribe 8. Helictidina
- Helictis
- (Flesh-tooth large; aperture in front of orbits moderate. Melogale)
- Le Nyentek (Helictis orientalis) ;
- Le The Oker (Helictis nipalensis) ;
- (Flesh-tooth small; aperture in front of orbits very large)
- (Flesh-tooth large; aperture in front of orbits moderate. Melogale)
- Helictis
- Tribe 7. Zorillina
- A. Plantigrade
- Fam. 7. Melinidae
Cette réorganisation en deux blocs et la création de nouvelles divisions, comme le genre de loutre japonaise Lutronectes ou l'adjonction de l'espèce Lutra Swinhoei, influenceront directement les taxonomistes du début du XXe siècle. Comme le soulignera plus tard Reginald Innes Pocock en 1921, les « tribus » de Gray serviront de fondations directes pour l'établissement des sous-familles modernes (Mustelinae, Melinae, Mephitinae, etc.) intégrées par la suite dans les classifications de référence[10].
XXe siècle
modifierDans sa révision globale de 1921, Reginald Innes Pocock remanie en profondeur la classification des Mustélidés en s'appuyant sur les caractères externes et les organes génitaux, défendant le morcellement de la famille en groupes parfois monotypiques pour mieux refléter leurs affinités réelles. Il propose ainsi plusieurs nouvelles sous-familles : les Lataxinae (remplaçant les Enhydrina pour le genre marin Latax), les Tayrinae (isolant la tayra des grisons), les Lyncodontinae (dédiés à Lyncodon en raison de ses spécificités podales et crâniennes) et les Grisoninae (pour les genres Grison et Grisonella). Parallèlement, il restreint les groupes existants : les Mustelinae sont limités aux hermines, belettes et putois (Mustela, Gale, Plesiogale, Putorius, Vormela) selon la structure de leur bulle tympanique et de leur baculum ; les Martinae (Martes, Charronia) en sont séparés par leurs bulles auditives et leurs mâchoires plus longues ; tandis que les Melinae ne comprennent plus que Meles et Arctonyx. Enfin, Pocock valide l'autonomie des Helictidinae (blaireaux-furets Helictis et Melogale), des Mydainae (Mydaus), des Taxidiinae pour le Taxidée américain Taxidea), des Mellivorinae pour le ratel et des Mephitinae, pour les différents genres de mouffettes, reliant les blaireaux via les télagons (Mydaus)[10].
En rupture avec le morcellement proposé par Pocock en 1921, George Gaylord Simpson opère en 1945 une synthèse d'inspiration résolument conservatrice. Constatant que la multiplication de sous-familles monotypiques ou fondées sur de simples convergences d'adaptations nuit à l'utilité pratique de la classification, il réduit la diversité des groupes actuels à seulement cinq grandes sous-familles majeures. C'est ainsi que la sous-famille centrale des Mustelinae absorbe de nombreuses structures autrefois isolées, y plaçant en synonymie les anciennes sous-familles de Pocock comme les Martinae, Guloninae, Grisoninae, Tayrinae, Ictonychinae et Lyncodontinae. De la même manière, le grand genre Mustela est redéfini pour inclure les anciens taxons Putorius, Lutreola, Gale, etc., unifiant sous une même égide les belettes, putois et visons. La sous-famille des Melinae regroupant les blaireaux, subit un regroupement analogue en intégrant de force les Taxidiinae, Mydainae et Helictidinae, Simpson jugeant impossible ou du moins prématuré de diviser les blaireaux en lignées autonomes. Enfin, les loutres sont stabilisées au sein des Lutrinae, un bloc consolidé qui avale la sous-famille marine des Lataxinae (et son genre Latax, renommé Enhydra), tandis que le grand genre Lutra englobe désormais Lontra et Hydrictis (anciennement Hydrogale). Ce modèle condensé et unifié à cinq branches, complété par les Mellivorinae pour le ratel et les Mephitinae pour les mouffettes, pose les fondations directes de la stabilité taxonomique moderne, qui sera reprise fidèlement par la toute première édition du Mammal Species of the World[11].
Aux prémisses de la taxonomie contemporaine, en 1982, la première édition de Mammal Species of the World gérait la famille des Mustélidés de manière beaucoup plus large qu'aujourd'hui, y incluant notamment les différents genres de mouffettes et les télagons[12]. Selon cette édition, la famille comprenait 5 sous-familles, 23 genres répartis en plusieurs sous-genres et 65 espèces :
- Sous-famille des Lutrinae
- Aonyx
- (Sous-genre Aonyx)
- (Sous-genre Amblonyx)
- La Loutre cendrée (Aonyx cinerea) ;
- Enhydra
- La Loutre de mer (Enhydra lutris) ;
- Lutra
- (Sous-genre Lutra)
- La Loutre de rivière (Lutra canadensis) ;
- La Loutre marine (Lutra felina) ;
- La Loutre à longue queue (Lutra longicaudis) ;
- La Loutre d'Europe (Lutra lutra) ;
- La Loutre du Chili (Lutra provocax) ;
- La Loutre de Sumatra (Lutra sumatrana) ;
- (Sous-genre Hydrictis)
- (Sous-genre Lutrogale)
- (Sous-genre Lutra)
- Pteronura
- Aonyx
- Sous-famille des Melinae
- Arctonyx
- Meles
- Le Blaireau (Meles meles) ;
- Melogale
- Mydaus
- Le Blaireau de Java (Mydaus javanensis) ;
- Le Blaireau de Palawan (Mydaus marchei) ;
- Taxidea
- Le Blaireau américain (Taxidea taxus) ;
- Sous-famille des Mephitinae
- Sous-famille des Mellivorinae
- Sous-famille des Mustelinae
- Eira
- La Martre à tête grise (Eira barbara) ;
- Galictis
- Le Petit grison (Galictis cuja) ;
- Le Grison d'Allemand (Galictis vittata) ;
- Gulo
- Ictonyx
- La Zorille commune (Ictonyx striatus) ;
- Lyncodon
- Martes
- (Sous-genre Martes)
- La Martre d'Amérique (Martes americana) ;
- La Fouine (Martes foina) ;
- La Martre des pins (Martes martes) ;
- La Martre du Japon (Martes melampus) ;
- La Zibeline (Martes zibellina) ;
- (Sous-genre Charronia)
- (Sous-genre Pekania)
- Le Martre de Pennant (Martes pennanti) ;
- (Sous-genre Martes)
- Mustela
- (Sous-genre Mustela)
- La Belette de montagne (Mustela altaica) ;
- L’Hermine (Mustela erminea) ;
- La Belette de Colombie (Mustela felipei) ;
- La Belette à longue queue (Mustela frenata) ;
- Le Belette à ventre jaune (Mustela kathiah) ;
- La Belette (Mustela nivalis) ;
- La Belette malaise (Mustela nudipes) ;
- Le Vison de Sibérie (Mustela sibirica) ;
- La Belette à dos rayé (Mustela strigidorsa) ;
- (Sous-genre Grammogale)
- (Sous-genre Lutreola)
- Le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ;
- La Belette d’Indonésie (Mustela lutreolina) ;
- (Sous-genre Putorius)
- Le Putois d'Eversmann (Mustela eversmanni) ;
- Le Putois à pieds noirs (Mustela nigripes) ;
- Le Putois (Mustela putorius) ;
- (Sous-genre Vison)
- Le Vison d'Amérique (Mustela vison) ;
- (Sous-genre Mustela)
- Poecilictis
- Poecilogale
- Vormela
- Eira
Taxonomie actuelle
modifierLa taxonomie contemporaine des Mustélidés a été affectée par plusieurs bouleversement majeurs : Le premier étant ce qui aboutira à la création d’une famille distincte : les Mephitidés[13], dont les Moufettes conservent leur sous-famille des Méphitidinae, et les Télagons, séparés de leurs cousins américains par 19 millions d’années d’évolution, se voient placés dans leur propre sous-famille des Mydainae.
Des premières études propose de créer la sous-famille des Helictidinae suite à une étude de Sato et al en 2004[14].
Une études génétiques publiées par Koepfli et al. en 2008 a eu un certain retentissement[15], si l’étude est plus connue pour avoir décelée des caractéristiques communes entre le Glouton et les Martres, aboutissant à la réutilisation de la sous-famille des Gouloninae, ainsi que de le rétablissemen( du genre Pekania en 2014[16]. L’étude a également montré que l’espèce Taxidea taxus, que l’on appelait alors sous le nom de « Blaireau américain » était en fait bien éloigné phylogénétiquement des véritables blaireaux du genre Meles[15],
et par Law et al. en 2018[17] proposèrent une nouvelle classification définitive en huit sous-familles : Les Mustélinés, les Lutrinés, les Guloninés, Les Hélictidinés, Les Mélinés, les Mellivorinés pour le ratel, ainsi que les Taxidiinés pour le Taxidée américain.
Liste des espèces
modifier| Sous-famille | Tribu | Genre | Sous-genre et subdivisions | Espèce (Nom binominal, auteur et noms vernaculaires) | Répartition et description | Statut UICN |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mustelinae Batsch, 1788 Mustélinés |
Mustela Linnaeus, 1758 |
Sous-genre Pocockictis Kretzoi, 1947 |
Mustela nudipes Desmarest, 1822 Nudipède Belette à pieds nus |
Habitat : Forêts tropicales d'Asie du Sud-Est. Mustélidé de taille moyenne au pelage d’un doré éclatant contrastant fortement avec sa tête et l'extrémité de sa queue blanche. |
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| Mustela strigidorsa Gray, 1853 Belette à dos rayé |
Habitat : Tropiques d'Asie du Sud-Est. Se distingue par une fine raie argentée le long du dos et une ligne ventrale jaunâtre. |
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| Mustela lutreolina Robinson & Thomas, 1917 Belette d'Indonésie |
Habitat : Forêts de montagne (Java, Sumatra). Ressemble superficiellement à un vison par sa coloration sombre uniforme, confinée aux forêts de haute altitude, il est extrêmement rare. |
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| Mustela kathiah Hodgson, 1835 Belette à ventre jaune Cataquil |
Habitat : Forêts d'altitude de l'Himalaya. Espèce agile au pelage dorsal brun foncé violacé et au ventre jaune brillant, adaptée aux zones montagneuses. Est connue pour sa capacité à tuer des proies plus grande qu’elle comme des moutons. |
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| Mustela (Clade des Hermines) | Mustela erminea Linnaeus, 1758 Hermine (Stricto sensu) Hermine d'Eurasie |
Répartition : Eurasie et Alaska. Diversité génétique élevée. Célèbre pour sa mue hivernale blanche et le pinceau noir terminal noir et constant sur sa queue. |
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| Mustela richardsonii Bonaparte, 1838 Hermine d'Amérique |
Amérique du Nord (Canada et USA). Espèce distincte de M. erminea. Morphologiquement proche de l'hermine d'Eurasie mais s'en distingue par des critères crâniens et génétiques spécifiques. |
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| Mustela haidarum (Preble, 1898) Hermine Haïda |
Haida Gwaii et archipel Alexandre. Espèce distincte confirmée. Lignée insulaire hautement spécialisée et endémique de la côte pacifique nord-américaine. |
|||||
| Mustela russelliana Thomas, 1911 |
Habitat : Régions montagneuses du Sichuan (Chine). Espèce confinée aux altitudes d'Asie centrale. Sa génétique étrange interroge les chercheurs. |
|||||
| Mustela (Clade des Belettes) | Mustela nivalis Linnaeus, 1766 Belette (Stricto sensu) Petite belette |
Habitat : Holarctique. Plus forte hétérozygotie du genre. Le plus petit mammifère carnivore du monde, au corps extrêmement svelte adapté à la chasse aux rongeurs dans leurs galeries. |
||||
| Mustela subpalmata Hemprich & Ehrenberg, 1833 Belette subpalmée Belette d'Égypte |
Description : Population de Belettes vivent au Nord de l’Égypte, son statut d’espèce est fortement débattu, mais est une espèce à part entière selon l’UICN. |
|||||
| Mustela mopbie Wei, Cao, He, Abramov, Wang, Fu, Li, Yang, Fu, Huang, Zhou, Wen & Ge, 2025 |
Monts Hengduan, Sichuan (Chine). Nouvelle espèce cryptique récemment identifiée par analyses moléculaires dans les zones montagneuses de Chine. |
|||||
| Mustela altaica Pallas, 1811 Belette altaïque Belette de montagne |
Habitat : Haute altitude et steppes rocheuses d'Asie. Espèce adaptée au froid montagnard, se nourrissant principalement de pikas. |
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| Mustela (Kolonokus) Satunin, 1914 | Mustela sibirica Pallas, 1773 Kolonock Vison de Sibérie |
Habitat : Asie. Goulots d'étranglement répétés durant le Pléistocène. Mustélidé de taille moyenne à mi-chemin entre la belette et le putois, au pelage fauve-orangé dont les poils de la queue sont traditionnellement utilisés pour fabriquer les pinceaux. |
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| Mustela itatsi Temminck, 1844 Itatsi Vison du Japon |
Natif du Japon. Plus trapu que le kolonock, il possède un pelage brun-orangé plus sombre. |
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| Mustela (Lutreola) J.A. Wagner, 1841 | Mustela lutreola (Linnaeus, 1761) Loutrelle Vison d'Europe |
Position révisée (2025) : Habitat : Zones humides d'Europe. Mustélidé semi-aquatique très rare et menacé, semblable à N. vison lui donnant son nom, caractérisé par une tache blanche sur les lèvres supérieure et inférieure. |
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| Mustela (Putorius), Cuvier 1817 | Mustela putorius Linnaeus, 1758 Putois (Stricto sensu) Putois d'Europe |
Habitat : Forêts claires, zones humides et bocages. Érosion génétique identifiée. Pelage sombre laissant entrevoir un sous-poil clair, arborant un masque facial blanc et noir contrasté. Lent et pataud, il repousse ses agresseurs par des cris stridents ainsi que ses glandes odorantes. |
||||
| Mustela furo Linnaeus, 1758 Furet |
Répartition mondiale (Domestique). Hétérozygotie très faible. Forme domestiquée du putois, sélectionnée depuis l'Antiquité pour la chasse aux rongeurs et aux lapins. Devenu un animal de compagnie dans tous les pays industrialisés. |
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| Mustela eversmanii Lesson, 1827 Putois d'Eversmann Putois des steppes |
Habitat : Steppes et milieux ouverts d'Eurasie. Forte homozygotie. Plus clair et plus lourd que le putois d'Europe, grand prédateur de sousliks et de hamsters. |
|||||
| Mustela nigripes (Audubon & Bachman, 1851) Putois à pieds noirs Putois d'Amérique |
Habitat : Prairies d'Amérique du Nord. Diversité génétique extrêmement faible. Espèce hautement spécialisée dépendant presque exclusivement des chiens de prairie pour sa survie et son habitat. |
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| Neogale Gray, 1865 |
Neogale (Neovison) Baryshnikov & Abramov, 1997 Vison, à proprement dit |
Neogale vison (Schreber, 1777) Vison (Stricto sensu) Vison d'Amérique |
Caryotype réduit (2n=30). Espèce introduite mondialement. Grand Mustélidé semi-aquatique d’Amérique du Nord semblable à la Loutrelle, mais plus gros et agressif, il ne possède généralement du blanc que sur la lèvre inférieure. Élevé intensivement pour sa fourrure estimée, il envahit les cours d’eau du monde entier. |
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| Neogale frenata Lichtenstein, 1831 Belette à longue queue |
Habitat : Milieux ouverts et zones semi-boisées. Grand Mustélidé américain dotée d'une très longue queue à l'extrémité noire et d'un ventre jaunâtre. Puissant et adaptable, mue pendant l’hiver comme l’hermine. |
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| Neogale (Grammogale) Cabrera, 1940 |
Neogale africana (Desmarest, 1818) Belette des tropiques Belette d’Amazonie |
Habitat : Bassin amazonien. Espèce sud-américaine méconnue, brune avec une bande ventrale longitudinale rousse ou blanche. |
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| Neogale felipei Robert J. Izor & de la Torre, 1978 Belette de Colombie |
Habitat : Andes (Colombie et Équateur). L'un des carnivores les plus rares du Nouveau Monde, possédant des pattes palmées adaptés aux cours d'eau de montagne. |
|||||
| Lutrinae Bonaparte, 1838 Lutrinés Loutres (Lato sensu) |
Lutra Brisson, 1762 Loutres, à proprement dites |
Lutra Brisson, 1762 Loutres, à proprement dites |
Lutra lutra (Linnaeus, 1758) Loutre (Stricto sensu) Loutre d'Eurasie |
Espèce semi-aquatique emblématique d'Eurasie au corps allongé, montrant d'excellente aptitude à la nage. Régime alimentaire piscivore. |
||
| Lutra sumatrana (Gray, 1865) Loutre de Sumatra Barano |
Espèce rare d'Asie du Sud-Est se distinguant par sa truffe entièrement recouverte de poils. |
|||||
| Lutra (Aonyx) Lesson, 1827 Loutres à joues blanches |
Aonyx capensis (Schinz, 1821) Loutre du Cap Loutre à joues blanches du Cap |
Grande loutre africaine aux pattes presque dépourvues de griffes et de palmure, spécialisée dans la capture de crustacés. |
||||
| Aonyx congicus (Lönnberg, 1910) Loutre du Congo Loutre à joues blanches du Congo |
Proche de la loutre du Cap, elle est adaptée aux forêts denses et aux marais du bassin du Congo. |
|||||
| Lutra (Amblonyx) Rafinesque, 1832 |
Aonyx cinereus (Illiger, 1815) Loutre cendrée |
La plus petite espèce de loutre au monde, très sociale et dotée d'une grande dextérité avec ses pattes avant rudimentaires. Fait l’objet d’un trafic illégal massif en Asie, où elle est massivement exportée dans les Bars à Thème en Corée et au Japon notamment. |
||||
| Lutra (Lutrogale) Gray, 1865 |
Lutrogale perspicillata (I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1826) Loutre à pelage lisse Simung |
Grande loutre asiatique au pelage ras et doux, au comportement social développé et coopératif. Un grand allié des pêcheurs depuis des siècles. |
||||
| Hydrictis Pocock, 1921 |
Hydrictis maculicollis (Lichtenstein, 1835) Loutre à cou tacheté |
Petite loutre africaine, reconnaissable aux taches claires parsemant sa gorge. |
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| Enhydra Fleming, 1828 Enhydres |
Enhydra lutris (Linnaeus, 1758) Énhydre marine Loutre de mer |
Espèce exclusivement marine du Pacifique Nord, célèbre pour ouvrir les coquillages à l'aide de pierres en guise d'outils. Animal peu agressif et maladroit sur terre, il fut massacré pour sa fourrure au cours des siècles derniers. |
||||
| Lontra Gray, 1843 |
Lontra canadensis (Schreber, 1777) Loutre du Canada Loutre d’Amérique du Nord |
Grande loutre robuste et adaptable, occupant une vaste variété d'habitats aquatiques nord-américains. |
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| Lontra annectens (Major, 1897) Loutre méso-américaine |
Amérique centrale, du Mexique au Panama Espèce néotropicale à mi-chemin entre la grande espèce nord-américaine et les espèces sud-américaines, liée aux réseaux fluviaux d'Amérique centrale. |
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| Lontra longicaudis (Olfers, 1818) Loutre à longue queue Loutre d'Amérique du Sud |
Espèce polyvalente d'Amérique du Sud fréquentant aussi bien les rivières en milieu forestier que les côtes maritimes. |
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| Lontra provocax (Thomas, 1908) Loutre du Chili Huillín |
Menacée par la fragmentation de son habitat dans les réseaux fluviaux du Chili et d'Argentine. |
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| Lontra felina (Molina, 1782) Loutre féline Chungungo |
Petite loutre marine des côtes rocheuses du Pacifique Sud-Est, morphologiquement adaptée aux remoues violents. |
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| Pteronura Gray, 1837 Ptéronure |
Pteronura brasiliensis (Zimmermann, 1780) Saricovienne du Brésil Loutre géante |
La plus grande des loutres, hyper-sociale et bruyante, grand prédateur des rivières amazoniennes. |
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| Ictonychinae Pocock, 1921 |
Ictonychini Pocock, 1921 Zorilles (Lato sensu) |
Ictonyx Kaup, 1835 Zorilles proprement dites |
Ictonyx Kaup, 1835 Zorille, à proprement dite |
Ictonyx striatus (Perry, 1810) Zorille (Stricto sensu) Zorille commune |
Mustélidé africain au pelage rayé noir et blanc très semblable à une moufette, est capable d'émettre des sécrétions anales très nauséabondes pour se défendre. |
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| Poecilictis Thomas & Hinton, 1920 |
Poecilictis libyca (Hemprich & Ehrenberg, 1833) Zorille de Libye |
Plus petite que la zorille commune, elle est hautement adaptée à la vie dans les déserts d'Afrique du Nord. |
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| Poecilogale Thomas, 1883 Poecilogale |
Poecilogale albinucha (Gray, 1864) Poecilogale à nuque blanche Zorille à nuque blanche |
Mustélidé longiligne d'Afrique subsaharienne, doté d'une tête blanche s'étendant en bandes claires sur le dos. |
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| Vormela Blasius, 1884 |
Vormela peregusna (Güldenstädt, 1770) Pérousca Zorille marbrée |
Semblable à un putois, se distingue par une coloration tachetée ou marbrée jaune et brune unique, habitant les steppes d'Eurasie. Il est extrêmement rare. |
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| Lyncodontini Pocock, 1921 |
Lyncodon Gervais, 1845 Lyncodon |
Lyncodon patagonicus (de Blainville, 1842) Lyncodon de Patagonie Belette de Patagonie |
Petit carnivore méconnu des plaines de Patagonie, pourvu d'un pelage grisâtre et d'une nuque blanche-jaunâtre. |
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| Galictis Bell, 1826 Grisons (Lato sensu) |
Galictis vittata (Schreber, 1776) Grison (Stricto sensu) Grand grison |
Petit Mustélidé sud-américain présentent un contraste saisissant entre son dos gris and sa face inférieure noire, séparés par une ligne blanche évoquant le ratel. |
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| Galictis cuja (Molina, 1782) Petit grison Cuja |
Plus petit que le Grison, il partage la même coloration contrastée mais occupe des milieux plus ouverts. |
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| Helictidinae Gray, 1865 Hélicres |
Melogale I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1831 Mélogales |
Melogale moschata (Gray, 1831) Mélogale de Chine |
Petit Mustélidé d'Asie au masque facial complexe, grand consommateur de vers de terre et d'insectes. Creuse des terriers à la manière des blaireaux. |
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| Melogale orientalis (Horsfield, 1821) Mélogale de Java |
Endémique des forêts de montagnes et zones cultivées des îles de Java et Bali. |
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| Melogale everetti (Thomas, 1895) Mélogale d'Everett |
Espèce localisée et restreinte aux forêts montagneuses du mont Kinabalu à Bornéo. |
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| Melogale subaurantiaca (Swinhoe, 1862) Mélogale de Taïwan |
Taiwan Espèce endémique de l'île de Taïwan, adaptée aux forêts et aux zones riches en arbres. |
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| Melogale cucphuongensis Nadler et al., 2011 Mélogale de Cuc Phuong Blaireau-furet du Vietnam |
Découvert récemment au Vietnam, caractérisé par des particularités crâniennes distinctives. | |||||
| Melogale personata I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1831 Mélogale masquée Blaireau-furet de Birmanie |
Semblable au mélogale de Chine mais généralement plus grand avec une bande dorsale blanche plus longue. |
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| Guloninae Gray, 1825 Gouloninés |
Gulo Pallas, 1780 Gloutons (Lato sensu) |
Gulo gulo (Linnaeus, 1758) Glouton (De facto) Carcajou |
Mustélidé terrestre massif des zones subarctiques, réputé pour sa force et son endurance. |
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| Eira C. E. H. Smith, 1842 |
Eira barbara (Linnaeus, 1758) Tayra (De facto) Martre à tête grise |
Grand mustélidé agile et omnivore des forêts d'Amérique centrale et du Sud, doté d'une longue queue. |
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| Pekania Gray, 1865 Pékans |
Pekania pennanti (Erxleben, 1777) Pékan (De facto) Martre de Pennant |
Grand prédateur forestier nord-américain, l'un des rares animaux capables de chasser le porc-épic ou parfois même des renards et des lynxs. |
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| Martes Garsault, 1764 Martes proprement dites. |
Sous-genre Martes (Clade eurasiatique) | Martes martes (Linnaeus, 1758) Martre (Stricto sensu) Martre des pins |
Europe et Asie du Sud-Ouest, de l'Irlande à l'ouest, à l'est jusqu'à l'Oural et en Anatolie, en Transcaucasie, en Mésopotamie et dans le nord de l'Iran. Habitudes arboricoles, se distingue de la fouine par son poitrail orangé. |
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| Martes zibellina (Linnaeus, 1758) Zibeline Martre zibeline |
Russie, Kazakhstan oriental, Chine, Corée du Nord et Hokkaidō, au Japon. Recherchée historiquement pour la finesse exceptionnelle de sa fourrure sombre. |
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| Sous-genre Martes (Branche distincte du clade Holarctique) | Martes melampus (Wagner, 1840) Marte à pieds noirs Martre du Japon |
Îles du Hondo, Introduite au sud-ouest d'Hokkaïdo, une hypothétique sous-espèce vivrait en Corée. Ressemble à la zibeline, change d’apparence en été et en hiver. |
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| Sous-genre Martes (Clade américain) | Martes americana (Turton, 1806) Marte d'Amérique Martre des Hurons |
De l'Alaska arctique à l'est jusqu'à Terre-Neuve, au sud jusqu'à New York. Mustélidé forestier agile vivant principalement dans les forêts de conifères nord-américaines. |
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| Martes caurina (Merriam, 1890) Marte caurine Martre de Merriam |
Sud-Est de l'Alaska jusqu'au centre de la Californie, à l'est jusqu'au nord du Nouveau-Mexique. Proche de la martre d'Amérique, elle occupe les forêts de la côte ouest du continent. |
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| Sous-genre Martes (Branche basale) | Martes foina (Erxleben, 1777) Fouine Martre des hêtres |
Espagne et Portugal à l'ouest, à travers l'Europe centrale et méridionale, le Moyen-Orient et l'Asie centrale, jusqu'aux montagnes de l'Altaï et du Tian Shan et au nord-ouest de la Chine. Habitudes plus terrestres et opportunistes, s'adaptant bien aux milieux urbains ; possède un poitrail blanc bilobé. |
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| Sous-genre Charronia | Martes gwatkinsii (Horsfield, 1851) Martre des Nilgiri Martre de l'Inde du Sud |
Sud de l'Inde. Espèce rare et endémique des collines du sud de l'Inde, au pelage sombre et à la gorge jaune vif. |
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| Martes flavigula (Boddaert, 1785) Marte à gorge jaune |
Afghanistan et Pakistan, dans l'Himalaya en Inde, au Népal and au Bhoutan, péninsule coréenne, sud de la Chine, Taïwan et extrême est de la Russie. La plus grande des martres, chassant parfois en groupe de grands animaux comme de jeunes cervidés ou encore des chats. |
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| Melinae Bonaparte, 1838 Blaireaux (Lato sensu) |
Meles Brisson, 1762 Blaireaux proprement dits |
Clade européen | Meles meles (Linnaeus, 1758) Blaireau (Stricto sensu) Blaireau d'Europe |
Toute l'Europe et certaines parties de l'Asie à l'ouest de la Volga. Animal fouisseur robuste et trapu aux bandes faciales noires et blanches caractéristiques, vivant en clans sociaux dans de grands terriers. |
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| Meles canescens Blanford, 1875 Blaireau de Perse Blaireau d'Asie du Sud-Ouest |
Transcaucasie, Kopet Dag, Turkménistan, Kirghizistan, Iran, Levant, Tadjikistan, Russie, Mésopotamie, Afghanistan, Asie Mineure, îles de Crète et de Rhodes. Plus petit que le blaireau d'Europe, arborant un pelage gris plus terne. |
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| Meles leucurus (Hodgson, 1847) Blaireau à queue blanche Thumpha |
Asie centrale. Coloration globale plus claire et bandes faciales plus fines s'estompant derrière les oreilles. |
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| Clade asiatique | Meles amurensis Schrenck, 1859 Blaireau d'Asie |
Asie septentrionale, Sibérie : Russie, Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Mongolie. Petite espèce sombre du groupe des blaireaux asiatiques, aux structures crâniennes plus lisses. |
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| Meles anakuma Temminck, 1844 Blaireau du Japon Anakuma |
Endémique du Japon, absent de la grande île d'Hokkaidō. Mœurs nocturnes, pelage tournant vers le brun et beige. Moins social que son cousin européen, il hiberne durant les mois les plus rudes. Il peut grimper aux arbres. |
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| Arctonyx Cuvier, 1825 Balisaurs (Lato sensu) |
Arctonyx collaris F. G. Cuvier, 1825 Balisaur (Stricto sensu) Grand balisaur |
Sud du continent asiatique, Extrême Est de l’Inde, Bhoutan, Chine, Viêt Nam, Laos, Thaïlande, Péninsule Malaise (Asie du Sud-Est). Grand Méliné rare et méconnu, doté d'un groin mobile semblable à celui d'un porc, utilisé pour déterrer sa nourriture. |
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| Arctonyx hoevenii (Hubrecht, 1891) Balisaur de Sumatra |
Île de Sumatra. Espèce plus petite et sombre, confinée aux zones montagneuses de l'île de Sumatra. |
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| Arctonyx albogularis (Blyth, 1853) Balisaur à gorge blanche Blaireau à gorge blanche |
Partie Est de l’Asie, Inde, Bhoutan, Chine, Mongolie (Asie du Sud et de l'Est). Se distingue par une gorge blanche et un pelage plus dense adapté aux climats tempérés d'Asie orientale. |
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| Mellivorinae Gray, 1865 |
Mellivora Storr, 1780 Ratels |
Mellivora capensis (Schreber, 1776) Ratel (De facto) Ratel du Cap |
Carnivore d'une endurance et d'une férocité légendaire, pouvant même repousser les grands félins, doté d'une peau épaisse quasi-insensible aux morsures et piqûres. |
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| Taxidiinae Pocock, 1920 Taxidinés |
Taxidea Waterhouse, 1839 Taxidée |
Taxidea taxus (Schreber, 1777) Taxidée américain Blaireau d'Amérique |
Gros Mustélidé d'Amérique du Nord, semblable à un blaireau, au corps très aplati, prédateur redoutable et ultra-rapide pour déterrer les rongeurs des plaines. |
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Phylogénie
modifierArbre phylogénétique de la famille des Mustelidae, présentant les relations entre les différentes sous-familles actuelles, ainsi que la résolution au niveau spécifique ou générique de plusieurs groupes majeurs.
Cette synthèse intègre les données de plusieurs études génomiques majeures :
- La structure basale des sous-familles repose sur la phylogénie multigénique de Koepfli et al. (2008)[15] ;
- La phylogénie interne des loutres (Lutrinae) suit Koepfli et al. (2008)[15] complétée par les données de de Ferran et al. (2024) concernant les espèces néotropicales[21] ;
- Le détail de la lignée des Mustelinae (genres Mustela et Neogale) découle de la génomique comparative de Totikov et al. (2025)[22] ;
- Les relations internes au genre Meles synthétisent les travaux biogéographiques de Kinoshita et al. (2017) et morpho-anatomiques de Dangerfield et al. (2026)[23] ;
- Les relations internes au genre Melogale selon Nadler et al. (2011)[24].
| Mustelidae |
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Description
modifierLes mustélidés ont généralement un corps allongé, souple et effilé, aux pattes courtes, aux oreilles courtes et rondes et à la fourrure épaisse[25], excepté les blaireaux et les gloutons aux corps trapus et plus maladroits. La fourrure est principalement de couleur brune ou noire, certaines espèces ont des taches, des rayures ou des dessins de gorge.
À l'exception de la l’Énhydre marine[26], ils ont des glandes olfactives anales qui produisent une sécrétion à forte odeur que les animaux utilisent pour la signalisation sexuelle et le marquage de territoire.
Les mustélidés ont un régime alimentaire principalement carnivore, bien que certains mangent parfois des matières végétales. Bien que n'ayant pas des dentitions identiques, ils possèdent néanmoins certaines dents communes, telles que les carnassières, typiques des carnivores, formées par la quatrième prémolaire supérieure et la première molaire inférieure. Celles-ci sont particulièrement tranchantes chez les carnivores spécialisés comme les belettes, alors chez d'autres mustélidés, elles sont très robustes et forment de véritables cisailles broyeuses pour casser des matériaux durs. La loutre de mer, la loutre à joues blanches et la loutre sans griffes, qui se nourrissent principalement de crustacés, ont de solides dents carnassières qui ressemblent à des molaires. Un autre trait caractéristique est une molaire supérieure qui cisaille la viande et qui est tournée de 90° vers l'intérieur de la bouche[27],[28].
La plupart des reproductions de mustélidés impliquent une diapause embryonnaire[29]. L'embryon ne s'implante pas immédiatement dans l'utérus, mais reste dormant pendant un certain temps. Aucun développement n'a lieu tant que l'embryon reste détaché de la muqueuse utérine. En conséquence, la période de gestation normale est prolongée, parfois jusqu'à un an. Cela permet aux jeunes de naître dans des conditions environnementales favorables. La reproduction a un coût énergétique important, il est donc avantageux pour la femelle d'avoir de la nourriture disponible et un temps doux. Les jeunes ont plus de chances de survivre si la naissance a lieu après le sevrage de la progéniture précédente.
Les Mustélidés dans le monde
modifierEurope
modifierEn France
modifierLes mustélidés jouent un rôle important dans le réseau trophique en tant que petits prédateurs contrôlant notamment les populations de rongeurs (souvent très prolifiques, et vecteurs ou réservoirs de diverses maladies). Ils sont suivis par diverses associations, ONG et l'OFB qui a publié des cartes de répartition nationale puis en 2006 une première carte d'abondance relative de six mustélidés en France métropolitaine à l'échelle des petites régions agricoles de France. Ces cartes résultent d'une modélisation des données provenant des « carnets de bord petits carnivores » de l’OFB (protocole mis en place en 2001 pour tous ses agents départementaux de l'office). Un modèle statistique prend en compte l'effort d’observation et les probabilités de détection pour produire des indices de densité[30].
Des Visons américains échappés d'élevage ou relâchés par des éleveurs depuis les années 1920 sont devenus invasifs et ont contribué à faire reculer le Vison d’Europe. Il y avait en France en 1959 environ 600 visonnières (fermes d'élevage à fourrure) en France, et lors d'une tempête, environ 12 000 visons américains se sont échappés en une nuit d'une visonnière du Morbihan[31].
| Nom binominal, auteur, nom vernaculaire officiel et illustration | Statut biogéographique | Statut UICN régional |
|---|---|---|
| Mustela putorius Linnaeus, 1758 Putois d'Europe |
Autochtone (Métropole)[32] | |
| Mustela lutreola (Linnaeus, 1761) Vison d'Europe |
Allochtone (Métropole)[33] | |
| Mustela nivalis Linnaeus, 1766 Belette d'Europe |
Autochtone (Métropole)[35] Allochtone / Introduit (Corse)[36] |
|
| Mustela erminea Linnaeus, 1758 Hermine |
Autochtone (Métropole)[37] | |
| Neogale vison (Schreber, 1777) Vison d'Amérique |
Allochtone / Introduit (Métropole)[38] | |
| Galictis vittata (Schreber, 1776) Grison |
Autochtone (Guyane)[39] | |
| Lutra lutra (Linnaeus, 1758) Loutre d'Europe |
Autochtone (Métropole)[41] | |
| Lontra longicaudis (Olfers, 1818) Loutre à longue queue |
Autochtone (Guyane)[42] | |
| Pteronura brasiliensis (Gmelin, 1788) Loutre géante |
Autochtone (Guyane)[43] | |
| Lontra canadensis (Schreber, 1777) Loutre de rivière |
Autochtone (Saint-Pierre-et-Miquelon : disparu, puis erratique)[44] | |
| Martes foina Erxleben, 1777 Fouine |
Allochtone (Naturalisé en métropole)[33] | |
| Martes martes Linnaeus, 1758 Martre des pins |
Autochtone (Métropole)[47] | |
| Meles meles Linnaeus, 1758 Blaireau européen |
Autochtone (Métropole)[48] |
Amérique du Nord
modifierAu Canada
modifier| Nom binominal, auteur, nom vernaculaire officiel et illustration | Habitat et distribution géographique | Statut de conservation |
|---|---|---|
| Mustela richardsonii Bonaparte, 1838 Hermine |
Habitat : Varié (forêts, lisières, milieux humides) Distribution : Presque tout le Canada (incluant le Québec), à l'exception des Prairies et de l'île d'Anticosti. |
|
| Mustela haidarum Preble, 1898 Hermine Haïda |
Habitat : Forêts tempérées humides côtières Distribution : Endémique de l'archipel de Haida Gwaii (Colombie-Britannique). |
* COSEPAC : Menacée (Légalement inscrite sous Mustela erminea haidarum)[49] |
| Mustela erminea Linnaeus, 1758 Hermine (sens strict) |
Habitat : Toundra et forêts boréales ouvertes Distribution : Au Canada, restreinte à l'extrême nord-ouest (Yukon). Également en Alaska et Eurasie. |
|
| Mustela frenata Lichtenstein, 1831 Belette à longue queue |
Habitat : Clairière Distribution : Sud du Canada. |
|
| Mustela nivalis Linnaeus, 1766 Belette pygmée |
Habitat : Varié Distribution : Yukon au Labrador, à l'exception du sud de l'Ontario et du Québec. |
|
| Neogale vison (Schreber, 1777) Vison d'Amérique |
Habitat : Rivières et milieux humides Distribution : Générale sous la limite des arbres. |
|
| Martes americana (Kerr, 1792) Martre d'Amérique |
Habitat : Forêts mixtes et de conifères Distribution : Des Rocheuses à Terre-Neuve-et-Labrador (disparue dans plusieurs endroits de l'Est). |
* COSEPAC : Menacée (population de Terre-Neuve)[50] |
| Pekania pennanti (Erxleben, 1777) Pékan |
Habitat : Forêts de conifères et de feuillus Distribution : Colombie-Britannique aux provinces Maritimes. |
|
| Gulo gulo Linnaeus, 1758 Carcajou |
Habitat : Forêt boréale et toundra Distribution : Générale, disparue au sud du Canada à l'est des Rocheuses. |
* COSEPAC : En voie de disparition (population de l'Est)[51] ; Préoccupante (population de l'Ouest)[52] |
| Taxidea taxus (Schreber, 1777) Blaireau d'Amérique |
Habitat : Champs Distribution : Sud des Prairies, centre-sud de la Colombie-Britannique et extrême sud de l'Ontario. |
* COSEPAC : En voie de disparition (sous-espèces jacksoni et jeffersonii)[53],[54] ; Non en péril (sous-espèce taxus)[55] |
| Lontra canadensis (Schreber, 1777) Loutre de rivière |
Habitat : Rivières, lacs et marais Distribution : Générale sous la ligne des arbres à l'exception des Prairies. |
|
| Enhydra lutris (Linnaeus, 1758) Loutre de mer |
Habitat : Mer côtière Distribution : Côte des îles de Vancouver et Goose. |
* COSEPAC : Préoccupante[56] (réintroduite entre 1969 et 1972). |
Les Mustélidés et l’Homme
modifierEnjeux sanitaires
modifierMustélidés et COVID-19
modifierIl existe une soixantaine d'espèces de mustélidés ; elles occupent dans le monde des habitats très divers[57], terrestres (prairies, steppes, toundra, forêts) et aquatiques (marins et d'eau douce)[58]. Quelques mustélidés sauvages se sont habitués aux villes et à la proximité de l'Homme (ex : fouine ou localement loutres et blaireaux). Le furet est quant à lui élevé en grand nombre comme NAC (nouvel animal de compagnie) ou animal destiné à la chasse dans les terriers.
Et dans le même temps, des centaines ou milliers de « fermes à fourrures » existent de par le monde, principalement en Chine, en Europe et en Amérique du Nord qui concentrent de dizaines de millions de visons et autres mustélidés dans des cages et des environnements favorables aux épidémies.
En 2020, les élevages de visons sont les élevages d'animaux qui ont été les plus touchés par le virus SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19. Si ce virus devait se répandre parmi les mustélidés sauvages, ces derniers pourraient devenir un réservoir permanent d'infection pour d'autres espèces animales, comme ce fut le cas pour la rage transmise aux ratons laveurs et aux mouffettes[59], ou encore avec la tuberculose bovine transmise aux blaireaux[60] ou avec la paratuberculose, transmissible à de nombreux ruminants sauvages et parfois transmise à des humains immunitairement déprimés.
Début septembre 2020, avant que la situation se dégrade encore dans les élevages de visons (six
pays touchés début : Danemark, Pays-Bas, Espagne, Suède, Italie et États-Unis)[61], Costanza Manes & ses collègues, du Centre d'excellence « One Health », de l'Université de Floride alertaient et estimaient qu'« il est important de prioriser les études chez les mustélidés sur leur rôle putatif comme réservoirs et amplificateurs de l'infection par le SRAS-CoV-2 chez les animaux et par la suite chez les humains. Le développement de stratégies de surveillance et d'intervention appropriées permettra de déterminer si les mustélidés sont l'un des maillons clés de la chaîne du déclenchement d'un événement historique sans précédent : une panzootie ». D'autant que les élevages industriels de visons, et autour d'eux une partie de la population de visons sauvages sont, depuis les années 1980, de plus en plus touchés par la maladie aléoutienne, une virose induite par un parvovirus qui s'est répandue dans les élevages[62] et qui peut aussi infecter d'autres mustélidés tels que furet, loutre, putois, martre des pins (…) et au-delà renard et raton-laveur et qui est connue pour affaiblir l'immunité des animaux infectés par ce virus.
Dans certains pays comme la France, les mustélidés sont souvent considérés comme nuisibles et chassés, voire déterrés et tués sans précautions sanitaires, ce qui expose les chasseurs et leurs chiens à des contacts avec le sang et des sécrétions contaminantes. A l'automne 2020, les chasseurs français ont en outre été exemptés de confinement quand il s'agit de chasser des espèces dites « nuisibles »[63].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Il s’agit est l’espèce-type de ce genre, la belette (Mustela nivalis) ne sera décrite que dans la douzième édition du Systema Naturæ en 1766.
Références
modifier- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
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- ↑ Mémoires de la Société impériale des naturalistes de Moscou, vol. 4, Moscou, Impr. de l'Université impériale, (ISSN 1560-0432, OCLC 27295549, lire en ligne)
- ↑ (en) John Edward Gray, On the Natural Arrangement of Vertebrose Animals, vol. 15, (lire en ligne), p. 296–310
- ↑ (la) Charles-Lucien Bonaparte, Synopsis Vertebratorum Systematis, vol. 2, (lire en ligne), p. 111
- ↑ (it) Charles-Lucien Bonaparte, Catalogo metodico dei mammiferi europei, Milan, Coi Tipi di Luigi di Giacomo Pirola, , 7 p. (DOI 10.5962/bhl.title.77311, lire en ligne)
- ↑ (en) The Analyst : monthly journal of science, literature, and the fine arts, vol. 4, Londres, Simpkin, Marshall, and Co., , 70 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) John Edward Gray, Proceedings of the Zoological Society of London, vol. 1865, Londres, Academic Press, , 100-154 p. (lire en ligne), « Revision of the genera and species of Mustelidae contained in the British Museum »
- 1 2 (en) John Edward Gray, Catalogue of carnivorous, pachydermatous, and edentate Mammalia in the British museum, Londres, British Museum (Natural History). Department of Zoology, , 79-142 p. (DOI 10.5962/bhl.title.8305, lire en ligne)
- 1 2 (en) Reginald Innes Pocock, « On the External Characters and Classification of the Mustelidæ », Proceedings of the Zoological Society of London, vol. 91, no 4, , p. 803-837 (lire en ligne)
- ↑ (en) George Gaylord Simpson, The Principles of Classification and a Classification of Mammals, vol. 85, New York, American Museum of Natural History, , 227 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) James H. Honacki, Kenneth E. Kinman et James W. Koeppl, Mammal species of the world : a taxonomic and geographic reference, Lawrence, Kan., Allen Press & Association of Systematics Collections, (ISBN 0-94292-400-2, lire en ligne), p. 256-264
- ↑ (en) Dragoo and Honeycutt et Honeycutt, Rodney L, « Systematics of Mustelid-like Carnivores », Journal of Mammalogy, vol. 78, no 2, , p. 426–443 (DOI 10.2307/1382896
, JSTOR 1382896) - ↑ (en) Jun J. Sato, Tetsuji Hosoda, Mieczysław Wolsan et Hitoshi Suzuki, « Molecular Phylogeny of Arctoids (Mammalia: Carnivora) with Emphasis on Phylogenetic and Taxonomic Positions of the Ferret-badgers and Skunks », Zoological Science, vol. 21, no 1, , p. 111-118 (ISSN 0289-0003, DOI 10.2108/0289-0003(2004)21[111:MPOAMC]2.0.CO;2, lire en ligne)
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Voir aussi
modifierBibliographie
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Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives au vivant :
- Animal Diversity Web
- BioLib
- Dyntaxa
- EPPO Global Database
- EU-nomen
- Fauna Europaea
- Paleobiology Database/ex FW
- Global Biodiversity Information Facility
- iNaturalist
- Interim Register of Marine and Nonmarine Genera
- Mammal Species of the World
- NBN Atlas
- Nederlands Soortenregister
- New Zealand Organisms Register
- Paleobiology Database
- Système d'information taxonomique intégré
- The Taxonomicon
- World Register of Marine Species
- ZooBank
- Ressource relative à la santé :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Références taxonomiques
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- (en) North American Mammals : Mustelidae (consulté le )
- (en) NCBI : Mustelidae (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Tree of Life Web Project : Mustelidae (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Mustelidae Fischer 1817 (consulté le )
- (en) WoRMS : Mustelidae Fischer, 1817 (+ liste genres + liste espèces) (consulté le )








































































































































